Étudiant mort à CentraleSupélec : l’alcool est désormais interdit sur le campus

Fortement alcoolisé, Hugo, 21 ans, est mort après être tombé par la fenêtre de sa chambre, sur le campus de Centrale-Supélec à Gif-sur-Yvette. Sa famille porte plainte contre l’école qui a interdit l’alcool depuis jeudi.

Un drame terrible. Ce week-end, dans la nuit du 12 au 13 octobre, Hugo, étudiant à Centrale-Supélec à Gif-sur-Yvette (Essonne), une grande école d’ingénieurs, est tombé de la fenêtre de sa chambre, située au deuxième étage de sa résidence étudiante. Il est mort mardi matin à l’hôpital.

Jeudi 18 octobre, RTL révèle que la famille d’Hugo porte plainte contre la prestigieuse école pour non-assistance à personne en danger. Le logement dans lequel était le jeune homme lorsqu’il est tombé appartient à l’école. Il se trouve à 200 mètres des bâtiments dans lesquels ont lieu les cours. Sur RTL, Enzo, le frère jumeau d’Hugo, explique que ses parents et lui l’ont vu peu à peu «tomber dans une spirale infernale, faite de jeux d’alcool, de soirées à répétition et d’absences en cours». Il leur avait «confié qu’il était fatigué, qu’il en avait marre parce qu’il y avait des soirées tous les soirs». Et aussi que «si on ne prend pas part à ces soirées, on se retrouve seul dans son appartement». La famille du jeune homme souhaite que la mort d’Hugo soit utile et que l’école ainsi que les autres parents réagissent.

Voici ce qu’on sait. Hugo était allé dans des pré-soirées organisées dans les chambres du campus avant de se rendre à la grande soirée électro, QuadraBang, organisée dans les locaux de Centrale-Supélec. Son école accueillait 2500 étudiants ce soir-là lors de cette fête préparée par l’Association des résidents.

Refusé à l’entrée par les vigiles en raison de son comportement – il titubait selon, plusieurs témoins – il est reconduit par ses colocataires dans son appartement. Plus tard dans la soirée, c’est le drame. Pour une raison encore inconnue, il fait une chute de 7 mètres 50 par la fenêtre, à laquelle il ne survivra pas. Avait-il pris de la drogue en plus de l’alcool comme le soupçonnent certains de ses camarades de promotion au Figaro? L’enquête le dira.

» LIRE AUSSI – Frédérique Vidal lance un plan pour éviter les dérapages en week-end d’intégration

« De grandes mesures de sécurité sont prises sur le campus durant les soirées »Marie, étudiante à Centrale-Supélec

L’école a-t-elle tout fait pour éviter la mort de ce jeune de 21 ans seulement, étudiant dans l’une des plus grandes écoles de France? «Sous le choc», Romain Soubeyran, le directeur, a publié un communiqué jeudi pour présenter ses condoléances à la famille. Il assure qu’une enquête est en cours pour déterminer les circonstances exactes de ce drame. Il insiste sur le fait que l’école «avait mis en place ces dernières années et en liaison avec les représentants des organisations étudiantes, un ensemble de mesures destinées à prévenir les comportements excessifs et à limiter la consommation d’alcool».

» LIRE AUSSI – Après la mort de son frère, il milite pour plus de sécurité

Présent le soir du drame, Paul Cappuccio, président du bureau des étudiants (BDE), connaissait Hugo. «Nous sommes tous très touchés par ce qui est arrivé», dit-il avec émotion. Il tient toutefois à démentir les propos du frère d’Hugo: «Non, il n’y a pas de beuverie tous les soirs à CentraleSupélec». Il insiste aussi sur le fait que, depuis le décès d’un étudiant alcoolisé en 2005 à Centrale, toutes les soirées sont désormais très sécurisées. «Ce soir-là, il y avait une quarantaine de vigiles et une dizaine de membres de la Croix-Rouge».

Interdiction de la consommation d’alcool sur le campus de CentraleSupélec

Très affectée par la mort de son camarade, Marie, étudiante en deuxième année et présente le soir du drame, confirme aussi qu’il y avait un «important dispositif de sécurité». «Ce soir-là, j’ai vu les “staffeurs”, des étudiants de l’organisation qui ont l’obligation d’être sobre, patrouiller sur le campus. À chaque fois qu’ils croisaient des étudiants, ils leur demandaient s’ils allaient bien», se souvient la jeune femme. Ce sont d’ailleurs ces «staffeurs» qui ont découvert le corps d’Hugo au pied de la résidence.

Jeudi, Frédérique Vidal a ordonné l’interdiction de la consommation d’alcool sur le campus de CentraleSupélec. Il y a quelques jours, la ministre avait lancé une charte pour éviter les dérapages lors des week-ends d’intégration. Et Sébastien Marret, le frère d’un étudiant en dentaire de Rennes, mort l’an dernier pendant l’un d’eux, pointait la responsabilité des écoles et réclamait plus d’encadrement.

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/mort-a-centralesuplelec-pourtant-il-y-avait-un-enorme-dispositif-de-securite-ce-soir-la-_19880d18-d2a4-11e8-81a3-d8f987bd6afe/
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Étudiant mort à CentraleSupélec : « Pourtant, il y avait un important dispositif de sécurité»

Fortement alcoolisé, Hugo, 21 ans, est mort après être tombé par la fenêtre de sa chambre, sur le campus de Centrale-Supélec à Gif-sur-Yvette. Sa famille porte plainte contre l’école qui a interdit l’alcool depuis jeudi.

Un drame terrible. Ce week-end, dans la nuit du 12 au 13 octobre, Hugo, étudiant à Centrale-Supélec à Gif-sur-Yvette (Essonne), une grande école d’ingénieurs, est tombé de la fenêtre de sa chambre, située au deuxième étage de sa résidence étudiante. Il est mort mardi matin à l’hôpital.

Jeudi 18 octobre, RTL révèle que la famille d’Hugo porte plainte contre la prestigieuse école pour non-assistance à personne en danger. Le logement dans lequel était le jeune homme lorsqu’il est tombé appartient à l’école. Il se trouve à 200 mètres des bâtiments dans lesquels ont lieu les cours. Sur RTL, Enzo, le frère jumeau d’Hugo, explique que ses parents et lui l’ont vu peu à peu «tomber dans une spirale infernale, faite de jeux d’alcool, de soirées à répétition et d’absences en cours». Il leur avait «confié qu’il était fatigué, qu’il en avait marre parce qu’il y avait des soirées tous les soirs». Et aussi que «si on ne prend pas part à ces soirées, on se retrouve seul dans son appartement». La famille du jeune homme souhaite que la mort d’Hugo soit utile et que l’école ainsi que les autres parents réagissent.

Voici ce qu’on sait. Hugo était allé dans des pré-soirées organisées dans les chambres du campus avant de se rendre à la grande soirée électro, QuadraBang, organisée dans les locaux de Centrale-Supélec. Son école accueillait 2500 étudiants ce soir-là lors de cette fête préparée par l’Association des résidents.

Refusé à l’entrée par les vigiles en raison de son comportement – il titubait selon, plusieurs témoins – il est reconduit par ses colocataires dans son appartement. Plus tard dans la soirée, c’est le drame. Pour une raison encore inconnue, il fait une chute de 7 mètres 50 par la fenêtre, à laquelle il ne survivra pas. Avait-il pris de la drogue en plus de l’alcool comme le soupçonnent certains de ses camarades de promotion au Figaro? L’enquête le dira.

» LIRE AUSSI – Frédérique Vidal lance un plan pour éviter les dérapages en week-end d’intégration

« De grandes mesures de sécurité sont prises sur le campus durant les soirées »Marie, étudiante à Centrale-Supélec

L’école a-t-elle tout fait pour éviter la mort de ce jeune de 21 ans seulement, étudiant dans l’une des plus grandes écoles de France? «Sous le choc», Romain Soubeyran, le directeur, a publié un communiqué jeudi pour présenter ses condoléances à la famille. Il assure qu’une enquête est en cours pour déterminer les circonstances exactes de ce drame. Il insiste sur le fait que l’école «avait mis en place ces dernières années et en liaison avec les représentants des organisations étudiantes, un ensemble de mesures destinées à prévenir les comportements excessifs et à limiter la consommation d’alcool».

» LIRE AUSSI – Après la mort de son frère, il milite pour plus de sécurité

Présent le soir du drame, Paul Cappuccio, président du bureau des étudiants (BDE), connaissait Hugo. «Nous sommes tous très touchés par ce qui est arrivé», dit-il avec émotion. Il tient toutefois à démentir les propos du frère d’Hugo: «Non, il n’y a pas de beuverie tous les soirs à CentraleSupélec». Il insiste aussi sur le fait que, depuis le décès d’un étudiant alcoolisé en 2005 à Centrale, toutes les soirées sont désormais très sécurisées. «Ce soir-là, il y avait une quarantaine de vigiles et une dizaine de membres de la Croix-Rouge».

Interdiction de la consommation d’alcool sur le campus de CentraleSupélec

Très affectée par la mort de son camarade, Marie, étudiante en deuxième année et présente le soir du drame, confirme aussi qu’il y avait un «important dispositif de sécurité». «Ce soir-là, j’ai vu les “staffeurs”, des étudiants de l’organisation qui ont l’obligation d’être sobre, patrouiller sur le campus. À chaque fois qu’ils croisaient des étudiants, ils leur demandaient s’ils allaient bien», se souvient la jeune femme. Ce sont d’ailleurs ces «staffeurs» qui ont découvert le corps d’Hugo au pied de la résidence.

Jeudi, Frédérique Vidal a ordonné l’interdiction de la consommation d’alcool sur le campus de CentraleSupélec. Il y a quelques jours, la ministre avait lancé une charte pour éviter les dérapages lors des week-ends d’intégration. Et Sébastien Marret, le frère d’un étudiant en dentaire de Rennes, mort l’an dernier pendant l’un d’eux, pointait la responsabilité des écoles et réclamait plus d’encadrement.

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/mort-a-centralesuplelec-pourtant-il-y-avait-un-enorme-dispositif-de-securite-ce-soir-la-_19880d18-d2a4-11e8-81a3-d8f987bd6afe/
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Mort à CentraleSupélec : « Pourtant il y avait un énorme dispositif de sécurité »

Fortement alcoolisé, Hugo, 21 ans, est mort après être tombé par la fenêtre de sa chambre, sur le campus de Centrale-Supélec à Gif-sur-Yvette. Sa famille porte plainte pour non-assistance à personne en danger.

Un drame terrible. Ce week-end, dans la nuit du 12 au 13 octobre, Hugo, étudiant à Centrale-Supélec à Gif-sur-Yvette (Essonne), une grande école d’ingénieurs, est tombé de la fenêtre de sa chambre, située au deuxième étage de sa résidence étudiante. Il est mort mardi matin à l’hôpital.

Ce jeudi 18 octobre, RTL révèle que la famille d’Hugo porte plainte contre la prestigieuse école pour non-assistance à personne en danger. Le logement dans lequel était le jeune homme lorsqu’il est tombé appartient à l’école. Il se trouve à 200 mètres des bâtiments dans lesquels ont lieu les cours. Sur RTL, Enzo, le frère jumeau d’Hugo, explique que ses parents et lui l’ont vu peu à peu «tomber dans une spirale infernale, faite de jeux d’alcool, de soirées à répétition et d’absences en cours». Il leur avait «confié qu’il était fatigué, qu’il en avait marre parce qu’il y avait des soirées tous les soirs». Et aussi que «si on ne prend pas part à ces soirées, on se retrouve seul dans son appartement». La famille du jeune homme souhaite que la mort d’Hugo soit utile et que l’école ainsi que les autres parents réagissent.

Voici ce qu’on sait. Hugo était allé dans des pré-soirées organisées dans les chambres du campus avant de se rendre à la grande soirée électro, QuadraBang, organisée dans les locaux de Centrale-Supélec. Son école accueillait 2500 étudiants ce soir-là lors de cette fête préparée par l’Association des résidents.

Refusé à l’entrée par les vigiles en raison de son comportement – il titubait selon, plusieurs témoins – il est reconduit par ses colocataires dans son appartement. Plus tard dans la soirée, c’est le drame. Pour une raison encore inconnue, il fait une chute de 7 mètres 50 par la fenêtre, à laquelle il ne survivra pas. Avait-il pris de la drogue en plus de l’alcool comme le soupçonnent certains de ses camarades de promotion au Figaro? L’enquête le dira.

» LIRE AUSSI – Frédérique Vidal lance un plan pour éviter les dérapages en week-end d’intégration

« De grandes mesures de sécurité sont prises sur le campus durant les soirées »Marie, étudiante à Centrale-Supélec

L’école a-t-elle tout fait pour éviter la mort de ce jeune de 21 ans seulement, étudiant dans l’une des plus grandes écoles de France? «Sous le choc», Romain Soubeyran, le directeur, a publié un communiqué jeudi pour présenter ses condoléances à la famille. Il assure qu’une enquête est en cours pour déterminer les circonstances exactes de ce drame. Il insiste sur le fait que l’école «avait mis en place ces dernières années et en liaison avec les représentants des organisations étudiantes, un ensemble de mesures destinées à prévenir les comportements excessifs et à limiter la consommation d’alcool».

» LIRE AUSSI – Après la mort de son frère, il milite pour plus de sécurité

Présent le soir du drame, Paul Cappuccio, président du bureau des étudiants (BDE), connaissait Hugo. «Nous sommes tous très touchés par ce qui est arrivé», dit-il avec émotion. Il tient toutefois à démentir les propos du frère d’Hugo: «Non, il n’y a pas de beuverie tous les soirs à CentraleSupélec». Il insiste aussi sur le fait que, depuis le décès d’un étudiant alcoolisé en 2005 à Centrale, toutes les soirées sont désormais très sécurisées. «Ce soir-là, il y avait une quarantaine de vigiles et une dizaine de membres de la Croix-Rouge».

Interdiction de la consommation d’alcool sur le campus de CentraleSupélec

Très affectée par la mort de son camarade, Marie, étudiante en deuxième année et présente le soir du drame, confirme aussi qu’il y avait un «important dispositif de sécurité». «Ce soir-là, j’ai vu les “staffeurs”, des étudiants de l’organisation qui ont l’obligation d’être sobre, patrouiller sur le campus. À chaque fois qu’ils croisaient des étudiants, ils leur demandaient s’ils allaient bien», se souvient la jeune femme. Ce sont d’ailleurs ces «staffeurs» qui ont découvert le corps d’Hugo au pied de la résidence.

Jeudi, Frédérique Vidal a ordonné l’interdiction de la consommation d’alcool sur le campus de CentraleSupélec. Il y a quelques jours, la ministre avait lancé une charte pour éviter les dérapages lors des week-ends d’intégration. Et Sébastien Marret, le frère d’un étudiant en dentaire de Rennes, mort l’an dernier pendant l’un d’eux, pointait la responsabilité des écoles et réclamait plus d’encadrement.

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/mort-a-centralesuplelec-pourtant-il-y-avait-un-enorme-dispositif-de-securite-ce-soir-la-_19880d18-d2a4-11e8-81a3-d8f987bd6afe/
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Mort à CentraleSupélec : « Pourtant il y avait un énorme dispositif de sécurité ce soir-là »

La famille d’Hugo, 21 ans, qui a trouvé la mort lors d’une soirée étudiante durant la nuit du vendredi 12 au samedi 13 octobre, a décidé de porter plainte contre son école, Centrale-Supélec.

Un drame terrible. Ce week-end, dans la nuit du 12 au 13 octobre, Hugo, étudiant à Centrale-Supélec à Gif-sur-Yvette (Essonne), une école d’ingénieurs, est mort en tombant du balcon de sa chambre, située au deuxième étage de sa résidence étudiante. Plus tôt dans la soirée, il avait enchaîné les pré-soirées dans les différents appartements du campus avant de se rendre à la grande soirée électro organisée dans les locaux de Centrale-Supélec. Son école accueillait 2500 étudiants ce soir-là.

Refusé à l’entrée de la soirée par les organisateurs en raison de son comportement – il titubait selon, plusieurs témoins – il est reconduit par ses colocataires dans son appartement. Plus tard dans la soirée, c’est le drame. Il ouvre la fenêtre et fait une chute de 7 mètres 50, à laquelle il ne survivra pas.

» LIRE AUSSI – Frédérique Vidal lance un plan pour éviter les dérapages en week-end d’intégration

Ses parents portent plainte contre l’école

Ce jeudi 18 octobre, RTL révèle que la famille d’Hugo porte plainte contre la prestigieuse école pour non-assistance à personne en danger. Le logement dans lequel était le jeune homme lorsqu’il est tombé appartient à l’école. Il se trouve à 200 mètres des bâtiments dans lesquels ont lieu les cours.

« De grandes mesures de sécurité sont prises sur le campus durant les soirées »Marie, étudiante à Centrale-Supélec

L’école a-t-elle tout fait pour éviter ce drame? Selon Marie*, étudiante à Centrale-Supélec qui était présente le jour du drame, «de grandes mesures de sécurité sont prises durant les soirées étudiantes à Centrale depuis la mort d’un étudiant en 2005, lors d’une fête. Selon elle, «il y avait énorme dispositif de sécurité ce soir-là». Comme tous les étudiants, la jeune femme est très affectée: «Nous sommes traumatisés. Tout était fait pourtant pour que cela ne se reproduise plus. Par exemple, des étudiants membres des l’organisation, forcément sobres, font des tours durant toute la soirée sur le campus. Ils sont là pour veiller à ce qu’il n’y ait pas d’accident. Et ils interrogent les jeunes qu’ils croisent pour leur demander s’ils vont bien.»

«Il était fatigué, il en avait marre parce qu’il y avait des soirées tous les soirs»

Sur RTL, le frère jumeau d’Hugo explique qu’il lui avait «confié qu’il était fatigué, qu’il en avait marre parce qu’il y avait des soirées tous les soirs». La famille du jeune homme souhaite que la mort d’Hugo soit utile et que l’école ainsi que les autres parents réagissent.

La ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, a annoncé jeudi avoir demandé une enquête administrative sur le décès du jeune homme. Elle a également ordonné l’interdiction de la consommation d’alcool sur le campus de CentraleSupélec.

Il y a quelques jours, la ministre avait lancé un plan pour éviter les dérapages lors des week-ends d’intégration. Sébastien Marret, le frère d’un étudiant mort l’an dernier pendant l’un d’eux, pointait notamment la responsabilité des écoles: «C’est beaucoup trop facile de rejeter la faute sur les étudiants», arguait-il.

* Le prénom de l‘étudiante a été changé afin de préserver son anonymat.

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/mort-a-centralesuplelec-pourtant-il-y-avait-un-enorme-dispositif-de-securite-ce-soir-la-_19880d18-d2a4-11e8-81a3-d8f987bd6afe/
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Soutien scolaire : trouvez le cours qui vous convient

À distance, en groupe ou seul avec un prof, les formules de cours de soutien sont variées. // © Aurore Carric pour l'Etudiant
À distance, en groupe ou seul avec un prof, les formules de cours de soutien sont variées. // © Aurore Carric pour l’Etudiant

L’année scolaire est entamée et vous avez du mal à suivre le rythme dans une matière ? 
Voici différents outils adaptés à votre situation et à votre budget, il y en aura certainement un pour vous aider à faire grimper vos résultats.

Le cours à distance

Étude Dirigée : prenez des cours particuliers par webcam

Étude Dirigée vous propose des cours par webcam avec des professeurs dans près de 25 matières. Aide aux devoirs, soutien scolaire, cours : les enseignants s’adaptent à vos besoins. Une fois votre cours payé, vous choisissez l’horaire avec le professeur. Vous pouvez évaluer l’enseignant et noter vos progrès au fil des semaines. Le cours peut être individuel ou collectif, selon les préférences du professeur. Vous pouvez suivre votre cours depuis n’importe où : il suffit d’avoir une connexion Internet, une webcam et un micro. Les tarifs sont dégressifs : entre 5,50 et 8,50 € selon l’abonnement. Prévoyez aussi 5 € par mois pour accéder au service.

Speaking Agency : progressez en langues avec un professeur natif

Speaking Agency vous offre la possibilité d’échanger avec un enseignant originaire du pays dont vous souhaitez apprendre la langue. L’objectif : consolider vos bases et approfondir votre oral et votre orthographe. Les professeurs sont triés sur le volet selon leur expérience, leurs diplômes ou encore leurs références. Six langues sont enseignées via ce site, dont l’anglais, l’allemand et l’espagnol. Les cours ont lieu en fin de journée, le mercredi ou durant les vacances. Pour une heure de cours, comptez 39 €.

Lire aussi : Soutien scolaire : boostez votre niveau en langues

Cours.fr : optez pour des fiches de cours gratuites

Cours.fr vous propose des cours conçus par des enseignants en libre consultation. Chaque cours contient l’objectif, le développement avec un plan structuré en paragraphes, et un résumé des éléments clés qu’il faut avoir mémorisé à la fin du cours. Les fiches sont également illustrées par des schémas et des tableaux qui aident à la mémorisation. Une application Cours.fr vous permet aussi de poursuivre les révisions sur votre trajet vers l’école. Le contenu proposé est gratuit mais après cinq minutes de consultation, une inscription est exigée pour poursuivre la navigation.

Le cours individuel

Supadom : entraînez-vous pour le supérieur

Vous souhaitez vous préparer au mieux pour intégrer une classe préparatoire, une grande école ou l’université, Supadom vous met en relation avec des professeurs de matières scientifiques, d’économie ou encore de langues. Ces derniers se déplacent chez vous. Supadom possède un réseau d’enseignants présents à Paris mais aussi à Bordeaux, Marseille, Nantes ou Toulouse. Le tarif d’un cours oscille entre 19 et 23,50 € selon le niveau d’études, le lieu des cours ou encore le nombre d’heures commandées.

Lire aussi : Lycée : réussir votre rentrée en terminale

Kartable : faites des fiches de cours en ligne

Le site Kartable propose 1.500 cours et 50.000 exercices corrigés. En cliquant sur un niveau, le programme et les différents chapitres apparaissent par matière. Une fois la leçon lue, les exercices sont disponibles sous forme de QCM (questionnaires à choix multiples), de quiz, de problèmes ou de phrases à choix multiples. La pédagogie de Kartable est basée sur l’apprentissage structuré et la mémorisation par répétition. Pour ceux qui préfèrent réviser sur papier, les cours en PDF sont imprimables. Le site promet des fiches conformes aux programmes de l’Éducation nationale. Les tarifs varient entre 4,99 et 9,99 € par mois selon la durée d’engagement.

Omnicours : profitez des professeurs experts

Avec Omnicours, vous travaillerez avec des enseignants agrégés ou certifiés de l’Éducation nationale et des étudiants diplômés de grandes écoles. Vous indiquez votre matière, votre niveau, votre ville et une liste de professeurs apparaît, avec une fiche indiquant leurs diplômes et tarifs, et s’ils se déplacent à domicile ou non. Une fois le professeur choisi, il faut débourser 9 € pour être mis en relation avec lui. En revanche, pas de tarif unique : chaque enseignant fixe son propre prix.

Lire aussi : Bac : 6 conseils pour rédiger des fiches de révisions béton

Le cours collectif

Cours Legendre : suivez des stages de soutien scolaire

Pour réviser pendant les vacances ou préparer le bac, Legendre organise des stages avec des professeurs de l’Éducation nationale, de la seconde à la terminale, dans ses 30 centres répartis partout en France. Ces stages durent une semaine, à raison de deux heures par jour et par matière et par groupe de six à huit élèves. Il est possible de combiner plusieurs matières : mathématiques, français, physique, anglais, philosophie, ou encore cours de méthodologie. Une semaine de stage pour un élève de première en région parisienne coûtera par exemple de 289 € pour une matière à 769 € pour trois matières. À Grenoble, le tarif de la semaine oscillera entre 239 et 589 €.

Acadomia : travaillez en groupe

Si la dynamique de groupe vous stimule, Acadomia organise chaque semaine du renforcement scolaire pour les élèves de la troisième à la terminale. Acadomia promet des groupes de six élèves de même niveau et même filière pour assurer une bonne progression. Chaque séance dure deux heures et se focalise sur la matière choisie et sur le programme de l’année. Les cours ont lieu les mercredis, les samedis et les soirs après l’école dans les 110 centres Acadomia en France. Pour dix mois de soutien scolaire, le tarif minimum est de 112,20 € par mois.

Source: https://www.letudiant.fr/lycee/soutien-scolaire-quel-est-le-cours-qui-vous-convient.html
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Un viol, c’est ça

Je vais vous raconter sans concession mon viol.

À toutes les personnes qui ne souhaitent pas entendre, comprendre, vivre ou pour certain.e.s revivre ce type d’histoire, il est encore temps de quitter la page.

Sa chambre. Son univers. Ses objets. L’odeur de la pièce. La couleur des draps. L’emplacement du velux. La couleur du ciel au travers.

Je me souviens de tout jusque dans les moindres détails. Lui, non.

Dans le lit. On s’embrasse, on se caresse, on se cherche avec le langage du corps.

Il me découvre, je le découvre et à mesure, je me perds.

Est-ce vraiment mon désir ? Mon envie ? Mon attirance sexuelle ?

Ou est-ce que sentir son érection m’oblige à lui rendre la pareille ?

Tout cela glisse, ce faufile, s’entremêle en moi. J’essaye de me persuader que pour toutes les première fois avec un homme, chaque femme se dilate et se contracte dans cet écheveau de questions.

Il pince mes tétons. Fort.

Puis mes seins.

Il s’y agrippe comme une tique.

C’est bizarre d’avoir mal.

Il presse durement son corps contre le mien. Je suis bloquée. Alors je me crispe. Mon dos s’arque. Non de délice et d’extase mais pour éloigner son appendice turgescent.

Horreur et dégoût m’assaillent.

Mon âme se meurt

Il enfonce un doigt, puis deux. STOP.

Je dis très distinctement : « Non. »

Il continue.

Je gémis de douleur.

Il comprend l’inverse. ARRÊTE !

Il me déchire de l’intérieur, me ravage avec des mouvements brusques. Violents.

Ça me rappelle des films porno.

Ses doigts entrent et sortent de plus en plus vite.

J’ai l’impression d’avoir un burin chauffé à blanc en moi.

Cette partie de mon corps est meurtrie et une part de mon âme se meurt.

Ce qui m’a sauvé ? Ma vessie !

Dieu merci, j’avais la panse pleine et me suis liquéfiée.

Étendue, étalée, répandue et soulagée sur son lit. Dans ces draps gris. Merci terreur.

Il a cru que je devais être une femme fontaine. Que nenni.

J’ai enfin eu le courage de l’éjecter brusquement de mon corps.

Ce n’est pas fini.

Lui n’a pas fini. Il n’est pas fini.

Toujours en rut, l’œil lubrique, le corps tendu en suspens au dessus de moi :

« Tu ne peux pas me laisser comme ça. »

Il a les avant-bras à côté de mon visage.

Je sens dans mes entrailles et dans la moindre parcelle de son corps que je n’ai pas le choix.

À cet instant, je me souviens avoir pensé très froidement : il faut que je le branle sinon il va me violer.

Alors je l’astique. Mal.

Gauchement, un peu gourde, trop douce. Il me reprend la main et me fait serrer sa verge plus fort. On accélère.

C’est long.

Il sue.

Il gémit puis se soulage et se répand à son tour.

Son sperme gicle jusqu’à mon cou. Sur les suçons qu’il m’a faits précédemment.

J’en ai sur et entre les seins. Mes tétons sont enflés.

Mon ventre et mon nombril me font penser à un bassin de rétention.

Partout. Il y en à partout.

Je me sens sale. Sidérée, bloquée, choquée.

C’est dégueulasse, putain. Et ça pue.

Je ferme les yeux, me tends pendant qu’il m’essuie et qu’il efface les traces de son forfait.

J’ai envie de vomir, de fuir tout ce qui m’entoure.

Je descends aux toilettes. Pour faire le point. Ce n’est pas normal. C’est l’horreur.

Je ne me suis jamais sentie aussi impuissante, passive, absente et paradoxalement présente et témoin d’une scène de ma vie. J’ai 17 ans.

Je remonte. Il joue du piano. Je sens qu’il n’est pas satisfait.

On va manger en ville. Je touche à peine à mon assiette.

Il me fait gentiment savoir que c’est bête de payer deux kebabs pour rien. Il mange le mien.

On va au ciné et je le quitte la semaine suivante. Fin de l’histoire.

“Mathilde, c’est un viol”

J’ai revu mon violeur plusieurs fois après la séparation. Tout allait bien ; un peu étrange mais courtois et amical.

Un ou deux ans plus tard, j’ai voulu en discuter avec lui.

Je lui ai dit que je n’étais pas d’accord, que j’avais dit « non ».

Plusieurs fois.

Il ne comprenait pas. Pour lui ça ne s’était pas passé ainsi.

Fin de l’histoire, les années passent. Tout va bien.

Et puis je suis tombée malade. Littéralement.

Anorexie mentale.

Perte de poids, de cheveux, d’une dent, de temps, de vie, de chaleur et d’émotions.

Plus d’envie pour l’envie, plus de goût à la vie. Pour rien ni personne.

Il est venu m’en reparler.

Est-ce qu’il était en partie responsable ?

Est-ce qu’il avait joué un rôle dans ma chute ?

Je l’ai rassuré. Non, mon ami. Tout va bien. Ce n’est pas grave, ça va aller.

Je voulais juste qu’il me laisse tranquille.

Et puis nul n’est coupable ou responsable.

C’est une accumulation de plein de choses, voilà tout.

Les années passent.

La maladie progresse, se rétracte, va et vient.

Un peu comme une branlette, ou comme ces doigts dans ma chnek.

J’ai 23 ans. Pour la première fois je raconte la scène à quelqu’un. Mon meilleur ami.

Mon super-héros du quotidien.

On est dans sa voiture. Il pleut.

Pendant que les gouttes s’égrainent sur son pare-brise et que mon histoire ruisselle à travers mes lèvres, il écoute.

Fin de l’histoire.

Il prend une longue, très longue, vraiment très longue inspiration.

« Mathilde, c’est un viol. »

J’assimile. J’encaisse dans sa caisse.

« Un viol ? Mais y a pas eu pénétration. Et je sortais avec lui.
– Bah les doigts, tu crois que c’est quoi ? Puis t’as dit non. C’est un viol.
– Ah. »

Je suis en colère. En rage.

La haine m’anime et me consume quotidiennement.

Entre temps, j’ai appris que je n’avais pas été la seule.

Un peu plus d’alcool sur cette blessure.

Je ronge mon frein pendant un an encore.

Entre mon violeur, qui se revendique féministe, et moi, la tension monte. Inexorablement.

Elle devient insoutenable.

On en reparle une dernière fois.

Je vais droit au but puisqu’il me demande comment faire.

Il ne comprend pas d’où provient cette colère.

Je n’attends et ne veux de lui que des excuses.

Qu’il prenne conscience des faits.

Qu’il s’excuse auprès d’une autre.

Qu’il ne recommence plus jamais. Sinon…

Et si un jour il devient parent, qu’il éduque ses enfants en connaissance de cause.

Inutile de revenir sur le discours. J’ai obtenu ce que je voulais dans l’immédiat.

Ce dont peut-être sur le très long terme, je vais avoir besoin.

Pour me reconstruire.

Un peu.

Je voulais juste ses excuses.

“Non, c’est un peu oui quand même”

Pendant les #balancetonporc et le raz-de-marée médiatique qui a suivi, je me suis longuement demandé si je devais également le « balancer ».

Puis je me suis dit qu’il valait mieux donner du sens à cette histoire.

Pour moi en premier lieu. Et pour lui, peut-être. Et pour d’autres.

Il semblerait qu’il y ait une prise de conscience, lente certes, mais bien présente d’une culture du viol dans nos sociétés.

Dans certains cas, comme le mien, il m’a même fallu beaucoup de temps pour sortir du déni.

Bien confortable pour tout un chacun que de fermer les yeux sur un événement aussi sordide.

Parce que tout n’est pas aussi simple. Parce que se faire violer par son petit copain  n’était pas concevable dans mon esprit.

Parce que j’avais eu la chance d’avoir une éducation sexuelle irréprochable par ma mère, sur la question du consentement.

Parce qu’il n’y avait pas de tabou et que l’on parlait de tout avec elle. Parce qu’il était apprécié de tous. Parce que je me posais beaucoup de questions sur ma propre sexualité.

Parce que c’est tellement compliqué de l’évoquer, d’y penser, de revivre la scène encore et encore et encore.

Dans certains cas, cela peut prendre beaucoup de temps et d’énergie de prendre conscience des choses. D’accepter de ce dire que l’on a été violé. Qu’on est une victime. Point barre.

L’une de ses défenses était son éducation, justement.

Une phrase ou une blague échangée dans des repas de famille, ou entre potes.

« Oui mais tu sais… Une femme qui dit non, c’est un peu oui quand même. »

Bah non, crétin.

Mon con s’en souvient encore et ma tête aussi.

Ça s’appelle le stress post-traumatique.

Mathilde V., 24 ans, étudiante, Amiens

Crédit photo © Sexual Assault Voices of Edmonton (campagne de pub contre le viol – 2012)

Source: https://www.la-zep.fr/intimite/un-viol-cest-ca/
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Frédérique Vidal : « Les BTS et DUT ne remplissent plus leur rôle initial »

INTERVIEW – Frédérique Vidal, la ministre de l’Enseignement supérieur, lance ce jeudi 18 octobre une concertation nationale sur les formations courtes professionnalisantes. Elle livre au Figaro Étudiant les objectifs de cette réflexion.

«Nous devons garantir l’égalité d’accès aux filières courtes professionnalisantes.» Lors de son discours de conférence de presse de rentrée 2018, Frédérique Vidal, la ministre de l’Enseignement supérieur, a fait savoir sa volonté de travailler sur l’offre de formations professionnalisantes.

Ce jeudi 18 octobre, elle lance une concertation nationale sur le sujet. L’objectif: proposer de nouveaux parcours d’une, deux ou trois années offrant de nouvelles possibilités aux bacheliers, notamment ceux issus de filières technologiques et professionnelles. Pour le Figaro Étudiant, elle livre en exclusivité les détails de la concertation à venir.

Le Figaro Étudiant – Vous lancez aujourd’hui une concertation pour la création de nouvelles filières courtes professionnalisantes. Quel est l’objectif de cette réflexion?

Frédérique Vidal – Nous sommes partis de deux constats. Le premier c’est ce qu’a révélé le fonctionnement de la procédure d’entrée dans l’enseignement supérieur cette année: beaucoup de vœux se sont portés vers des filières sélectives courtes. Nous avons notamment pu constater une très forte demande des bacheliers professionnels et technologiques pour ces cursus. Il faut entendre ce que les jeunes souhaitent.

Puis, de l’autre côté, le monde professionnel exprime le besoin de recruter davantage de jeunes diplômés bac+2/bac+3.

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« Les BTS et les IUT sont très largement demandés par des bacheliers généraux, ce qui crée un effet d’éviction des bacheliers technologiques et professionnels »Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur

Lorsque l’on regarde ces deux constats, on se rend compte que les filières qui ont été pensées pour les bacheliers technologiques et autorisées à l’accès aux bacheliers professionnels – les BTS – et pensées pour les bacheliers technologiques – les DUT – et qui étaient donc censées former des jeunes au niveau de technicien supérieur, ne remplissent plus le rôle tel qu’il avait été initialement prévu. Elles alimentent de fait les filières à bac+5 par une très forte poursuite d’études. Les employeurs ont besoin des niveaux master à bac+5 certes, mais il leur manque des jeunes formés à bac+2/bac+3.

C’est de là que part notre réflexion: nous devons imaginer des filières courtes professionnalisantes qui répondent aux aspirations des bacheliers professionnels et technologiques et qui puissent répondre aux attentes du marché du travail.

Les BTS et les DUT ne remplissent pas leur mission?

Ils remplissent bien leur mission de formation. Mais au fur et à mesure des années, l’objectif a dévié de celui qui leur avait été initialement confié.

En effet, aujourd’hui, les BTS et les IUT sont très largement demandés par des bacheliers généraux, ce qui crée un effet d’éviction des bacheliers technologiques et professionnels. Nous avons mis en place cette année des quotas, pour qu’ils puissent accéder à ces filières plus facilement, les résultats sont là, mais ça n’est pas encore suffisant pour répondre à la demande des jeunes de façon pérenne.

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Il faut aussi prendre en compte la réalité de l’offre d’emploi sur les territoires. Aujourd’hui, les employeurs ne disent pas «il y a trop d’ingénieurs et pas assez de bac+2/bac+3», ils disent «nous voudrions plus de bac+2/bac+3». Ils n’arrivent pas à recruter sur les compétences particulières qu’ils recherchent, alors même que ce sont les métiers vers lesquels bon nombre de jeunes souhaiteraient aujourd’hui s’orienter. C’est aussi pour cette raison qu’il faudra développer encore l’apprentissage.

En résumé, on marche un peu sur la tête: les jeunes veulent des formations courtes professionnalisantes, les employeurs, les territoires ont besoin de jeunes formés dans ces métiers, mais le pont entre les deux ne fonctionne plus très bien.

Ces nouvelles filières ne concerneront-elles que les bacheliers professionnels et technologiques?

Non, elles pourraient concerner tous les bacheliers. Nous avons besoin de tous les métiers et nous avons besoin d’avoir des gens formés à tous les niveaux. Il faut sortir de cette logique en silos, c’est le plus important. C’est pour cela qu’il faut multiplier les passerelles et décloisonner les formations. Cela fait des années que l’on en parle, il faut maintenant passer aux actes.

«Aujourd’hui, les jeunes ont besoin de donner du sens à leur vie et il faut que nous les accompagnions »Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur

Notre esprit très cartésien associe la rapidité de mener à bien des études, à l’intelligence et à la capacité à faire des choses. Moi je ne suis pas du tout dans ce raccourci. Je suis persuadée que la valeur professionnelle de quelqu’un n’a absolument rien à voir avec le nombre d’années d’études qu’il a suivi en formation initiale.

Ce qui est important c’est que chacun se sente bien à sa place et contribue à un collectif. Aujourd’hui, les jeunes ont besoin de donner du sens à leur vie et il faut que nous les accompagnions.

Vous évoquez des formations «en deux ou trois ans», des formations en un an pourraient-elles également apparaître?

L’objectif est de travailler également sur la question des formations en un an. Parfois, après le baccalauréat, les jeunes ont besoin de bénéficier d’une formation qui permette de les spécialiser un peu plus dans un type de métier. Mais les compétences et les connaissances dont ils ont besoin, ils les ont acquises avec leur baccalauréat. Il faut juste qu’ils prennent connaissance de l’environnement professionnel dans lequel ils vont évoluer.

C’est une demande de beaucoup de jeunes, qui font une année d’études pour, disent-ils parfois, terminer de mûrir et recevoir des compétences complémentaires et qui ensuite, se servent de leur baccalauréat pour trouver de l’emploi. Nous pourrions mieux les accompagner pour éviter les phénomènes de «décrochage». C’est aussi une demande des employeurs.

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D’ailleurs, ce type de formation existe déjà à toute petite échelle. Cela s’appelle les formations complémentaires d’intérêt local. Ce sont des cursus qui sont à la fois théoriques et pratiques, avec notamment beaucoup de stages. Sur cette base, nous pouvons travailler et faire en sorte qu’elles puissent s’insérer dans des parcours de formation ou d’insertion professionnelle.

Nous allons également réfléchir ensemble à cela au niveau de chaque territoire car il faut aussi penser cela dans le cadre fixé par l’Europe des niveaux de diplômes supérieurs qui sont des sorties à bac+3/bac+5 ou bac+8. Cela va faire partie des discussions à venir, car pour l’heure, ces formations d’intérêt local ne sont pas diplômantes. C’est évidemment un frein.

Est-ce que de nouveaux BTS, de nouveaux DUT vont être créés après cette concertation, ou peut-on imaginer la naissance de nouveaux diplômes?

Cela fait partie des éventualités dont nous devons discuter. Il y a des diplômes qui, même s’ils ont évolué par rapport à leur mission initiale, sont identifiés pour ce qu’ils font aujourd’hui.

Il y a des besoins en termes de bac+1 et de niveau bac+2/+3. Au sein des établissements d’enseignement supérieur, il y a des composantes comme les IUT, les écoles internes, les IAE, qui travaillent depuis longtemps déjà en lien avec leurs territoires et les bassins d’emplois. Nous devons nous servir de ce qu’ils savent faire pour le déployer.

Où pourront être dispensées ces futures formations?

Dans un premier temps, c’est moins le lieu physique où elles seront dispensées qui nous intéresse, car il est secondaire. Ce qui est sûr, c’est que ce sera de l’enseignement supérieur, du post-bac. Une fois que l’on aura posé les grands principes de ce sur quoi nous sommes d’accord, nous devrons avoir une feuille de route pour décliner ces pistes localement.

« Nous avons également besoin de casser l’image genrée de certains métiers »Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur

C’est d’ailleurs ce que l’on a fait l’an dernier avec la loi orientation et réussite des étudiants (ORE) et Parcoursup. Je note que c’est grâce à cette plateforme d’orientation que nous avons pu mettre en évidence la véritable expression des envies des jeunes. Et c’est sur la base de ce constat que nous lançons cette concertation.

Quels sont les métiers et secteurs auxquels les jeunes ne sont pas forcément formés et qui pourraient inspirer la création de nouvelles formations?

Il y a de très fortes demandes dans le domaine du numérique, et cela ne va aller qu’en augmentant. Dans le secteur social ou dans l’aéronautique, c’est également le cas. Pour citer un exemple, nous connaissons aujourd’hui une pénurie de chaudronniers. Les jeunes ne visualisent pas forcément à quoi fait référence cette profession. Il faudrait donc que des professionnels puissent expliquer, ou mieux, que les jeunes puissent aller observer ce qu’est la réalité de ce métier aujourd’hui, qui n’a rien à voir avec l’image que l’on s’en fait et qui devrait être beaucoup plus attractif.

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Nous avons également besoin de casser l’image genrée de certains métiers. On peut parfois se faire une fausse idée de certaines professions en se disant qu’elles sont uniquement réservées aux hommes et d’autres aux femmes. Il faut faire tomber ces barrières.

L’objectif est-il de s’inspirer de ce qui est fait avec les formations professionnelles?

Je n’oppose pas la formation professionnelle à la formation générale. Nous ne devons pas faire de l’adéquationnisme dans la formation, ça n’a pas de sens. Les formations professionnelles existent pour un besoin précis et à un moment précis, qui est très court.

En revanche, il faut évidemment travailler avec le monde de l’emploi qui a une vision de ce que seront les métiers de demain. Le monde de l’enseignement supérieur doit imaginer les pédagogies et les contenus qui vont permettre de former les gens pour ces métiers d’avenir.

Vous allez vous rendre dans les régions pour interroger les acteurs locaux à propos de ce projet. Qu’attendez-vous d’eux?

L’organisation du travail en France repose beaucoup sur les PME (petites et moyennes entreprises) et les ETI (entreprises de taille intermédiaire). Évidemment les bassins d’emploi se situent au niveau des territoires. Il est donc très important de travailler autour des besoins afin que l’insertion professionnelle puisse se faire sur un territoire donné.

« Ceux qui sont prêts pourront inscrire leurs formations sur Parcoursup dès cette année »Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur

Lorsque je discute avec des responsables locaux, ils me disent que lorsqu’une société cherche à s’implanter, la première chose qu’elle leur demande c’est: «Qu’est-ce que vous avez comme formations? Est-ce que l’on pourra recruter nos collaborateurs, interagir dans les conseils de perfectionnement des écoles pour évoquer les formations dont nous aurons besoin?». Si les communes répondent oui, cela peut être un facteur déterminant pour l’implantation.

Quel va être le calendrier de cette concertation?

Nous avons demandé à avoir les conclusions pour la fin de l’année 2018. Tout cela va être co-construit avec les différents acteurs: écoles, BTS, IUT, universités, représentants des personnels, des étudiants, etc. Nous suivons la même méthode que pour la loi ORE: la concertation, qui permet aux acteurs de proposer des schémas qu’ils auront à cœur de mettre en œuvre ensuite.

Ceux qui seront prêts pourront démarrer tout de suite, ceux qui auront besoin d’un an de plus pourront se préparer.

On pourrait imaginer que certaines de ces nouvelles formations intègrent Parcoursup pour la session 2019?

Il pourra y en avoir, car sur certains sites, on ne part pas de rien. Ceux qui sont prêts pourront inscrire leurs formations sur Parcoursup dès cette année.

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En tout cas, nous sommes dans le bon timing puisque l’inscription des formations sur la plateforme se déroule avant la mi-janvier.

Y aura-t-il besoin de légiférer?

A priori, je ne pense pas. Normalement, nous sommes plus dans l’ordre du décret ou de la circulaire. Mais nous verrons où nous arrivons au bout de la concertation.

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/frederique-vidal-les-bts-et-dut-ne-remplissent-plus-leur-role-initial-_cdf67982-d219-11e8-8881-439875b4060d/
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Le duo Antsa et Mendrika gère études de santé et carrière de chanteuses

Antsa, 21 ans, et Mendrika Raheriarivelo, 24 ans, conjuguent musique et études avec brio. // © Mathieu Genon/Leemage
Antsa, 21 ans, et Mendrika Raheriarivelo, 24 ans, conjuguent musique et études avec brio. // © Mathieu Genon/Leemage

ELLES FONT LA UNE. Les sœurs Antsa et Mendrika Raheriarivelo ont connu un premier succès avec leur chanson « Je suis comme toi ». En parallèle de débuts prometteurs sur scène, elles mènent des études de médecine et de pharmacie.

Antsa et Mendrika ont la musique dans la peau depuis l’enfance. Inséparables, dès l’âge de 6 ans, elles ont suivi des cours au conservatoire de Redon : piano pour Antsa, guitare pour Mendrika. En tout, une dizaine d’années de formation. En parallèle, dès le collège, elles commencent à composer leurs propres mélodies. « Pour le chant, nous n’avons jamais pris de cours, c’était naturel ! », confie Antsa. Après le lycée, elles postent des vidéos de reprises de chansons sur YouTube et Facebook.

Médecine pour Mendrika, pharma pour Antsa

Les deux sœurs passent un bac S et se dirigent vers des études de santé. « J’aimais beaucoup la biologie, mais également l’idée de pouvoir soigner les autres, les aider », souligne Mendrika, en sixième année de médecine à Paris-Sud. Sa petite sœur la suit en faisant aussi une PACES (première année commune aux études de santé), mais s’oriente ensuite vers la pharmacie. « Le côté pratique me plaît. Il y a beaucoup de TP [travaux pratiques] et on applique directement ce qu’on apprend », ajoute Antsa, en troisième année de pharmacie à Paris-Descartes.

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En 2016, après leur victoire au concours sur Internet « Il était une voix », leur duo est repéré. Ce qui leur permet de chanter sur scène à l’Olympia, mais aussi de produire leur premier single, « Je suis comme toi », sorti en janvier 2018. Elles enchaînent de plus en plus de concerts et font notamment la première partie des Kids United devant plus de 20.000 personnes, à ­l’AccorHotels Arena, à Bercy, en décembre 2017.

Concilier études et concerts

« Nous avons déménagé à la rentrée 2017 de Nantes à Paris, pour moins nous fatiguer. Nos universités parisiennes ont accepté que nous réalisions notre année en deux ans », explique Mendrika. Un aménagement qui leur permettra notamment de préparer leur premier album, dont la sortie est prévue pour début 2019.

Source: https://www.letudiant.fr/etudes/medecine-sante/le-duo-antsa-et-mendrika-gere-etudes-de-sante-et-carriere-de-chanteuses.html
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Ils dénoncent la précarité étudiante en vidéo

Faïmath, 20 ans, Clémence, 22 ans, Mehdi, 22 ans, et Fanny, 20 ans : ensemble, ils ont réalisé un court-métrage. // © Florence Levillain pour L'Étudiant
Faïmath, 20 ans, Clémence, 22 ans, Mehdi, 22 ans, et Fanny, 20 ans : ensemble, ils ont réalisé un court-métrage. // © Florence Levillain pour L’Étudiant

ILS FONT LA UNE. Faïmath, Clémence, Mehdi et Fanny, ont réalisé un court-métrage sur la thématique des étudiants invisibles. Ce projet a été lauréat du concours du programme Ma1son de l’association Article 1 qui les encadre et leur permet d’être hébergés dans une résidence sociale.

« La vie d’étudiant, c’est la galère, personne ne te calcule » : c’est le constat du personnage principal du premier court-métrage de l’équipe du projet « Anonymes ». Fanny, Mehdi, Clémence et Faïmath ont décidé de parler des étudiants invisibles, comme ce jeune sans-abri, pour qui « les cours, c’est le seul espoir » de s’en sortir.

Un projet Ma1son

Tous les quatre sont logés dans une résidence sociale du programme Ma1son, de l’association Article 1. L’objectif de cette initiative est de permettre à des étudiants boursiers de participer à des projets de socialisation, d’apprentissage et d’engagement.

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« Des ateliers et des événements conviviaux sont organisés dans les résidences », précise Fanny, qui suit un cursus en histoire de l’art et archéologie. Engagée en service civique dans l’association pendant son année de césure, elle est accompagnée par Article 1 depuis trois ans dans ses études et pense travailler ensuite dans le secteur de la communication. L’idée de créer un projet audiovisuel vient de Mehdi, en M1 entrepreneuriat à Paris 1 : « Découvrir cet univers m’a donné envie de réaliser mon propre court-métrage. » Clémence, quant à elle, a rejoint l’équipe du projet car « le sujet de la précarité étudiante [la] touche de près ». « J’aimerais ensuite monter des projets liés à la santé », confie l’étudiante en management public à l’ISMAPP, à Paris.

Du scénario à la distribution

La petite équipe commence désormais à contacter des festivals et réfléchit à tourner un deuxième film sur la prostitution étudiante. « Le plus dur ? Obtenir les autorisations de filmer et trouver du matériel », souligne Faïmath, également en histoire de l’art et archéologie. De son côté, elle envisage ensuite de créer une plate-forme collaborative pour promouvoir l’art et l’arti­sanat africains. Ce projet aura essaimé sur les parcours de ces quatre lauréats du projet Ma1son… À suivre !

Source: https://www.letudiant.fr/etudes/ils-denoncent-la-precarite-etudiante-en-video.html
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Bac de français : point final pour l’écriture d’invention ?

Et si l'écriture d'invention disparaissait du bac français ? // © plainpicture/Tuomas Marttila
Et si l’écriture d’invention disparaissait du bac français ? // © plainpicture/Tuomas Marttila

La réforme du baccalauréat comprend une évolution des épreuves de français. Les premiers élèves qui les passeront, en 2020, ne devraient plus se voir proposer l’écriture d’invention à l’écrit. L’oral sera aussi différent. Nos explications.

Le nouveau bac de français, c’est pour 2020 ! Ainsi, ce sont les élèves actuellement en seconde qui étrenneront les nouvelles épreuves issues de la réforme de l’examen et plus largement du lycée. Notamment, l’épreuve anticipée de français en fin de première.

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À l’écrit : un commentaire ou une dissertation et… c’est tout

Le français constitue la première des cinq matières terminales que les élèves passeront, et qui compteront pour 60 % de la note totale à l’examen. Elle devrait subir quelques aménagements : le plus emblématique d’entre eux concerne l’écrit. Jusqu’à la session 2019, il est composé d’une question de corpus, puis d’un exercice d’écriture où le candidat choisit entre une dissertation, un commentaire de texte ou une écriture d’invention.

Or, la future épreuve écrite de la voie générale ne devrait plus proposer de questions de corpus ni d’écriture d’invention. Les candidats auraient le choix uniquement entre un commentaire de texte et un – ou deux – sujet(s) de dissertation. Terminés ceux, comme celui du bac S 2018, qui proposait de se mettre à la place d’un journaliste et de montrer qu’il était nécessaire de promulguer une « Déclaration des droits de l’animal », le tout en reprenant les caractéristiques d’un texte de Marguerite Yourcenar.

Le sujet d’invention disparaîtrait également de l’épreuve de la filière technologique. Seuls un commentaire de texte ou un exercice de résumé-discussion autour d’un ou de plusieurs texte(s) seraient proposés.

Les motivations de cette suppression ? Cet exercice serait trop en décalage, contrairement au commentaire ou à la dissertation, avec les attentes des formations de l’enseignement supérieur. Et permettrait ainsi de se concentrer pour mieux préparer la dissertation et le commentaire.

Lire aussi : Réforme du lycée : quelles spécialités pour quelles études ?

À l’oral : deux parties, dont une sur un dossier

L’épreuve orale aussi devrait évoluer et serait composée de deux parties.

La première qui comprendrait un commentaire linéaire – ligne par ligne – d’une partie d’un texte étudié en cours d’année choisie par l’examinateur, et une question de grammaire.

La deuxième consisterait en une discussion autour d’un dossier réalisé en seconde et en première. Celui-ci serait composé notamment des lectures et des écrits personnels produits en cours d’année (invention, critiques, etc.). L’examinateur évaluerait davantage les capacités orales, d’argumentation, que le dossier en lui-même.

Pas de piège pour la première année

Si vous êtes en seconde, vous êtes censés préparer le baccalauréat de français dès cette année. Or, ni les programmes, ni les épreuves ne sont arrêtés. Mais pas de panique : vous serez uniquement évalué sur quoi vous avez travaillé. Toutefois, vous étudiez déjà – ou vous allez le faire sous peu – la méthodologie de la dissertation et du commentaire.

Pour l’oral, si vous constituez votre dossier uniquement à partir de l’an prochain, l’épreuve ne portera que sur cette unique année de première. De même, vos enseignants vous exerceront au commentaire linéaire, si telle était bien l’option retenue, alors que ce point ne fait pas forcément partie du programme actuel.

En tout état de cause, les examinateurs ne vous piégeront pas et seront conscients de la préparation imparfaite que vous aurez reçue. Peut-être, pour cette première session, seront-ils même indulgents…

De nouvelles épreuves… et de nouveaux programmes

Les programmes de français – comme pour toutes les matières du lycée – seront modifiés dès la rentrée 2019. En français, il pourrait y avoir quatre objets d’études à étudier en seconde et première : la poésie, le théâtre, le récit et la littérature d’idées. Une quinzaine d’œuvres devraient être étudiées durant ces deux années, dont quatre – une par objet d’études – seraient les mêmes pour tous les élèves de France. Si cela était confirmé en janvier 2019, au moment de la publication officielle des nouveaux programmes, l’épreuve écrite du baccalauréat porterait probablement sur l’une de ces quatre œuvres.

Source: https://www.letudiant.fr/bac/bac-de-francais-point-final-pour-l-ecriture-d-invention.html
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