Millau : des lycéens à genoux pour dénoncer les violences

La vidéo de l’interpellation collective de plusieurs dizaines de lycéens de Mantes-la-Jolie – à genoux et mains sur la tête – diffusée vendredi dernier sur les réseaux sociaux a vivement fait réagir.

Des Millavois, Alain Bellebouche et Philippe Donaes, qui se définissent comme « des citoyens soutenant la cause des lycéens et des ‘’gilets jaunes’’ », ont lancé un appel ce week-end, toujours via les réseaux sociaux, pour manifester localement contre les violences de la semaine passée. Le rendez-vous a été donné hier matin à 11 heures devant la sous-préfecture de Millau.

Leurs revendications sont justifiées mais on est là pour les laisser faire et veiller à ce que ça ne dégénère pas

Une cinquantaine de lycéens ont répondu présent, encadrés par une poignée de ‘’gilets jaunes’’. « Aucun débordement » leur ont demandé les policiers en faction. « Leurs revendications sont justifiées mais on est là pour les laisser faire et veiller à ce que ça ne dégénère pas », confie Didier, un ‘’gilet jaune’’.

Symboliquement, les lycéens se sont agenouillés devant les grilles de la sous-préfecture, mains sur la tête quand d’autres ont préféré lever un poing. Des passants se sont greffés au mouvement.

Un lycée bloqué

Pendant ce temps-là, leurs camarades commençaient à bloquer l’entrée du lycée Jean-Vigo avec l’aide d’une dizaine de ‘’gilets jaunes’’ pour faire entendre des revendications plus larges. « Je suis en apprentissage dans les travaux publics, donc pas encore entièrement dans le monde du travail, sur mes deux dernières feuilles de paie, on me fait bien savoir que je serai imposé à partir de janvier prochain », s’insurge Robin.

Augmentations des taxes, l’éventuelle fin de la quasi-gratuité des universités, la réforme du baccalauréat, l’attitude du gouvernement : « Les raisons du blocage sont multiples », insiste Marilou, élève de 1re ES. Malgré la présence des forces de l’ordre, Pierre Pipien, proviseur de l’établissement, ainsi que Latifa Pierron, proviseure adjointe, tenaient à surveiller le mouvement « pour assurer la sécurité des élèves ». Les pompiers ont dû intervenir pour éteindre un petit feu de poubelle.

Derrière la barricade de palettes de bois érigée, une centaine de manifestants ont tenté de convaincre d’autres élèves – sur les 900 que compte l’établissement – de rejoindre le mouvement avant de reprendre symboliquement la posture à genoux. Les cours ont été assurés mais les manifestants entendent reconduire le mouvement, « toute la semaine s’il le faut ».

Source: https://www.midilibre.fr/2018/12/11/millau-des-lyceens-a-genoux-pour-denoncer-les-violences,5010352.php
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Montpellier : face à la hausse des frais d’inscription, les étudiants protestent à Paul-Valéry

L’Union des Etudiants Etrangers de Montpellier, soutenue par le SCUM et SOS Racisme 34, appelle à un rassemblement ce mardi 11 décembre à 10 h devant la Bibliothèque Universitaire de l’université Paul-Valéry Montpellier 3.

Ce rassemblement vise à protester contre toutes les politiques de sélection sociales mises en oeuvre par les universités et le gouvernement. »En effet, trois semaines après l’annonce de la hausse des frais d’inscription pour les étudiants étrangers, l’université Paul-Valéry s’apprête ce mardi à restreindre encore l’accès aux études en votant de nouveaux critères et quotas de sélection en Licence et Master. »

Source: https://www.midilibre.fr/2018/12/11/montpellier-face-a-la-hausse-des-frais-dinscription-les-etudiants-protestent-a-paul-valery,5011109.php
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Montpellier : accès partiellement bloqués à l’université Paul-Valéry qui en appelle à la solidarité

À l’initiative de l’intersyndicale locale CGT-FO-FSU-Solidaires-UNEF de l’Enseignement supérieur et de la recherche, une assemblée générale s’est réunie lundi 10 décembre au matin au campus Triolet. Elle a adopté une motion qui rappelle les revendications intersyndicales pour leur secteur (augmentation des salaires, non à la hausse des frais d’inscription pour les étrangers hors UE, abandon des attaques contre l’université publique) et appelle les personnels et étudiants « à affirmer, de manière concrète, leur solidarité avec les « gilets jaunes et les lycéens et à se mettre en grève le vendredi 14 décembre.

L’attitude du gouvernement mise en cause

Les Unions départementales CGT, FSU et Solidaires, « condamnent fermement l’attitude du gouvernement qui répond par la répression aux revendications qui s’expriment partout dans tout le pays ».

Le mobilier obstrue l'accès aux bâtiments.
Le mobilier obstrue l’accès aux bâtiments. – DR

Ce mardi 11 décembre « sera une importante journée de mobilisation dans les lycées, contre les réformes Blanquer des voix générale, technologique et professionnelle, et pour l’abrogation de Parcoursup. Depuis plus d’une semaine, les lycéens font face à une répression policière d’une brutalité inouïe. Les lycéens sont nos futurs étudiants. Certains sont aussi nos enfants ». SUD Education appelle ainsi l’ensemble de leur communauté à soutenir de manière pratique les lycéens en rejoignant leurs rassemblements devant les lycées.

« Nous sommes solidaires du mouvement des « gilets jaunes », ainsi que des lycéens qui se mobilisent

« Nous sommes solidaires du mouvement des « gilets jaunes », ainsi que des lycéens qui se mobilisent et demandent eux aussi l’abrogation de Parcoursup et de la réforme Blanquer. Nous demandons l’arrêt de la répression contre les lycéens, ainsi que la levée des dispositifs policiers autour des établissements. »

Et l’intersyndicale d’appeler à la grève du vendredi 14 décembre et à rejoindre la manifestation l’après-midi (14 h Peyrou), puis à opérer la jonction avec les « gilets jaunes » le samedi 15 décembre.

Source: https://www.midilibre.fr/2018/12/11/montpellier-luniversite-paul-valery-vers-un-blocage-et-en-appelle-a-la-solidarite,5010988.php
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Sète : blocus au lycée Joliot-Curie

A Sète, c’est l’établissement le plus actif depuis une semaine dans le cadre du mouvement national de revendications des lycéens. Depuis ce mardi matin, donc, tous les accès au lycée Joliot-Curie sont bloqués par les élèves.

Source: https://www.midilibre.fr/2018/12/11/sete-blocus-au-lycee-joliot-curie,5011046.php
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Mouvement des lycéens : un « mardi noir » annoncé « dans tous les établissements »

Les lycéens ont entamé lundi 10 décembre leur deuxième semaine de perturbation pour dénoncer des mesures gouvernementales, avec quelque 450 établissements touchés (dont plusieurs dans l’Hérault et le Gard notamment), sur fond d’inquiétude des personnels pour leur sécurité et celle de leurs élèves. Ce mouvement, qui proteste notamment contre la réforme du bac, le système d’accès à l’enseignement supérieur et le service national universel (SNU), est né la semaine dernière dans le sillage de la colère protéiforme des « gilets jaunes ».

Des dizaines d’interpellations

Avec 450 établissements touchés, ce sont 10 % des lycées qui ont connu lundi blocages, barrages filtrants ou rassemblements devant leurs portes, selon les chiffres du ministère de l’Education. Cinq sites universitaires sont restés fermés. Divers incidents (feux de poubelles, jets de projectiles…) ont conduit à des dizaines d’interpellations, en banlieue parisienne et en province notamment, selon la police.

Signe d’une volonté de maintenir la pression, un syndicat lycéen, l’UNL-SD, a appelé à un « mardi noir » dans tous les établissements. Plusieurs organisations lycéennes demandent l’annulation des réformes sur le bac, le lycée, la voie professionnelle, des mesures actuellement mises en place ou en discussion. Elles veulent aussi l’abrogation de Parcoursup, le système d’accès dans les études supérieures entré en vigueur en 2018 pour succéder à APB et vivement contesté par une partie des syndicats enseignants et étudiants, mais soutenu par d’autres organisations représentatives.

Des « scènes de guérilla urbaine »

Ces blocages, parfois marqués par de vives tensions (caillassages, voitures renversées…), inquiètent les responsables d’établissements. « Les actes de violence se multiplient devant ou à proximité des établissements, liés directement aux mouvements de lycéens ou en marge de ceux-ci », déplore le SNPDEN, principal syndicat des chefs d’établissement. « Plus que d’un réel mouvement lycéen, il s’agit plutôt de lycéens qui rejoignent un mouvement », ajoute-t-il. « Presque partout, les manifestations se transforment rapidement en scènes de guérilla urbaine ».

La FCPE, première fédération de parents d’élèves (marquée à gauche), rapporte la crainte de parents face aux « feux de poubelle mais surtout face à l’usage disproportionné de la force par la police ». « Nous demandons aux parents d’aller sur les manifestations des élèves, non pas pour leur dire ce qu’il faut faire, mais pour les encadrer et les protéger », indique ainsi Rodrigo Arenas, coprésident de la fédération. « On a toujours condamné les attaques aux biens et aux personnes, mais beaucoup de collègues ont été effrayés par la violence de la répression » policière, souligne Frédérique Rolet, du Snes, syndicat d’enseignants qui soutient la lutte contre les réformes en cours.

Choqués de Mantes-la-Jolie

La FCPE, comme d’autres organisations, a été particulièrement choquée des images de l’arrestation de 151 jeunes à Mantes-la-Jolie (Yvelines), interpellés jeudi aux abords d’un lycée de la ville après de violents heurts lors d’un rassemblement. Lorsque les tensions sont trop fortes, les proviseurs décident de fermer leur lycée, en coordination avec les autorités académiques. « Ne pas se mettre en danger » et « décider sans hésiter la suspension des cours, seul moyen radical de revenir au calme », recommande le SNPDEN à ses adhérents.

Le SE-Unsa, autre syndicat enseignant, note « une inquiétude globale, pas seulement sur le mouvement lycéen ». Les professeurs se sentent démunis car « ils n’y voient pas clair du tout », déclare Stéphane Crochet, à la tête de l’organisation. « Il y a des échanges permanents entre les établissements, les rectorats et les préfectures pour évaluer les tensions », relève le ministère. « Les décisions, pour les suspensions de cours ou le recours aux forces de l’ordre, se prennent au cas par cas ».

Les jeunes se retrouvent mêlés à des casseurs

Les populations « qui souffrent le plus des cours qui sautent sont les élèves les moins privilégiés », rappelle de son côté Samuel Cywie, porte-parole de la Peep, autre fédération de parents d’élèves (marquée à droite). « Il y a peu de lycéens mobilisés, mais les flambées de violence lorsqu’il y a des blocages sont inquiétantes. Les jeunes se retrouvent mêlés à des casseurs qui en général n’appartiennent même pas à l’établissement ».

Source: https://www.midilibre.fr/2018/12/11/mouvement-des-lyceens-un-mardi-noir-annonce-dans-tous-les-etablissements,5010919.php
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En vidéo : retour sur les scènes de guerilla urbaine autour du lycée Jules-Guesde

Nouveau blocus du lycée Jules-Guesde ce lundi matin 10 décembre, vers 8 h 30, par certains élèves dénonçant la politique du gouvernement. Rapidement la situation s’est envenimée lorsque plusieurs dizaines d’individus ont mis le feu à des poubelles et des chariots à courses au milieu des voies du tram, juste en face de l’établissement. 

La situation a ensuite dégénéré entre ces individus et les lycéens, lorsque ces derniers ont tenté de stopper les incivilités. Des débuts de bagarre ont éclaté, obligeant les policiers à une intervention rapide pour disperser les jeunes gens.

D’autres incendies ont été provoqués à la station du tramway Jules Guesde, plus grave au moins une villa a été la proie de pilleurs, le propriétaire réussissant in extremis à leur faire prendre la fuite. Un homme invalide a été molesté et sérieusement blessé en tentant d’empêcher des individus de s’emparer de poubelles pour y mettre le feu, à l’angle de la rue Las Sorbes. 

Les fonctionnaires de la Compagnie Départementale d’Intervention ont finalement intercepté huit individus avant que le calme ne revienne en fin de matinée. 

Source: https://www.midilibre.fr/2018/12/10/en-video-retour-sur-les-scenes-de-guerilla-urbaine-autour-du-lycee-jules-guesde,5009667.php
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Lyon : deux étudiants de l’Esdes créent une cafétéria zéro déchet

LES ETUDIANTS DU MOIS – Ils ont ouvert au sein de la Catho de Lyon un restaurant bio, en partenariat avec un traiteur de la région. Ils proposent des plats composés de produits de saison, avec un objectif zéro déchet. .

«Il n’a jamais été aussi simple de manger aussi sain!». C’est avec ce slogan que tous les jeudis, Romain Pavy et Téjas Vishwanath attirent les clients dans la cafette «Fresh N’Fast» aménagée au sous-sol de l’Université catholique de Lyon (Ucly). Rien ne semble arrêter ces deux étudiants, en master à l’Esdes, école de commerce de la Catho de Lyon. «Ce sont des entrepreneurs dans l’âme, un peu des chiens fous», s’amuse Olivier Maillard, directeur de l’Esdes.

Les repas sont servis dans des bocaux lavables.
Les repas sont servis dans des bocaux lavables.

Très préoccupés par les défis écologiques, Romain et Téjas ont fondé en 2017 The New Locals, une association proposant plusieurs projets liés au développement durable dans l’établissement. La rentrée 2018 a marqué un cap, avec l’ouverture de leur restaurant bio, en partenariat avec un traiteur de la région.

Une logistique ambitieuse

Couscous à la coriandre et aux légumes d’automne, muffin au chocolat et à la pistache, Ice tea maison: voici le menu de ce jeudi 6 décembre 2018. «Tous les plats sont concoctés avec des produits de saison, explique Téjas. Ils sont issus des Monts du Lyonnais, le but étant de privilégier les circuits courts». Étudiants de l’université catholique mais aussi professeurs ou travailleurs du quartier viennent découvrir les formules de Fresh N’Fast, disponibles à la commande sur le site. La Fast Box avec le plat du jour et la boisson est à 6,90 euros, et la Fresh Box avec un dessert en plus, coûte 8,90 euros.

«Nous avons fait une vingtaine d’entretiens avec des traiteurs, avant de tomber sur Antoine qui a accepté le projet»Romain, cofondateur de Fresh N’Fast

Pour la cuisine, Téjas et Romain ont créé un partenariat avec le traiteur Délibio implanté dans la région. «Nous avons fait une vingtaine d’entretiens avec des traiteurs, avant de tomber sur Antoine qui a accepté le projet», explique Romain. Ironie du sort, ils se sont rencontrés lors d’un apéro «coup de bol». Les deux étudiants avaient repéré cet événement réunissant des traiteurs autour de l’économie solidaire et sociale, et se sont joints au rendez-vous dans l’espoir de lier des contacts. Leur audace a porté ses fruits.

L’équipe compte une vingtaine de membres permanents.
L’équipe compte une vingtaine de membres permanents.

S’ils ne sont pas aux fourneaux, les deux créateurs de Fresh N’Fast s’occupent du conditionnement des repas, avec un objectif zéro déchet. «Rien n’est jetable», se félicitent-ils. «Avant le déjeuner, nous mettons les plats fournis par le traiteur dans des bocaux en verres individuels, que nous lavons ensuite avec les couverts en métal», explique Téjas. L’Ice tea maison est aussi dans des bouteilles en verre, et les serviettes sont en tissus. «Cela exige une sacrée logistique», concède Romain en souriant. Heureusement, tous les jeudis, plusieurs étudiants de l’université viennent en renfort pour la mise en bocaux, la distribution, et la plonge. L’équipe compte une vingtaine de membres permanents.

«Rien n’est jetable. […]Avant le déjeuner, nous mettons les plats dans des bocaux en verres individuels»Téjas, cofondateur de Fresh N’Fast

Fresh N’Fast n’est qu’un pas de plus pour Romain et Téjas. Depuis la création de leur association The New Locals, ils n’ont cessé de multiplier les actions. Quitte, parfois, à bousculer la direction. «Lorsque nous sommes arrivés à l’école, il n’y avait pas de tri sélectif. Nous avons finalement réussi à faire changer les choses», raconte Téjas. Ils ont lancé un partenariat avec l’entreprise de recyclage La Cocotte à papier, pour installer des poubelles de tri dans les classes et les bureaux. Une initiative saluée par la direction. «Aujourd’hui, nous avons presque rattrapé notre retard», constate Benoît Lorel, directeur des programmes. L’an dernier, l’association s’est attelée aux défis énergétiques, proposant entre autres d’installer des panneaux solaires sur le toit d’un des bâtiments de l’Ucly.The New Locals organise aussi des conférences de sensibilisation aux défis écologiques et solidaires.

» LIRE AUSSI – Comment Aline, 21 ans, réduit six mois de déchets à ce sachet de trente centimètres

Des initiatives qui sont très formatrices

«Il faut rester tenace, car le terrain peut se révéler plus complexe qu’on ne le pensait», remarque Téjas. Pour lui comme pour Romain, «ces initiatives sont très formatrices.» Les deux jeunes avouent avoir plusieurs fois revu leurs ambitions à la baisse. «Au départ nous voulions développer le recyclage des déchets dans un autre pays», se souvient Romain. «Ensuite nous pensions récupérer des invendus bio, puis les transformer et les vendre», ajoute-t-il. Certains professeurs les ont finalement aidés à simplifier leur projet. «Ils nous ont aussi permis de passer à l’acte, alors que nous commencions à nous décourager», poursuit le jeune homme. Pour le directeur de l’Esdes, «l’école est un laboratoire de projets». Ces deux étudiants auront su en tirer parti.


Société, santé, environnement, éducation, énergie

» Découvrez les acteurs et initiatives du changement


Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/lyon-deux-etudiants-creent-une-cafette-zero-dechet-a-l-esdes_6a14eae0-fa30-11e8-b708-809203d3fe49/
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Lyon :deux étudiants de l’Esdes créent une cafette zéro déchet

Ils ont ouvert au sein de la Catho de Lyon un restaurant bio, en partenariat avec un traiteur de la région. Ils proposent des plats composés de produits de saison, avec un objectif zéro déchet. .

«Il n’a jamais été aussi simple de manger aussi sain!». C’est avec ce slogan que tous les jeudis, Romain Pavy et Téjas Vishwanath attirent les clients dans la cafette «Fresh N’Fast» aménagée au sous-sol de l’Université catholique de Lyon (Ucly). Rien ne semble arrêter ces deux étudiants, en master à l’Esdes, école de commerce de la Catho de Lyon. «Ce sont des entrepreneurs dans l’âme, un peu des chiens fous», s’amuse Olivier Maillard, directeur de l’Esdes.

Les repas sont servis dans des bocaux lavables.
Les repas sont servis dans des bocaux lavables.

Très préoccupés par les défis écologiques, Romain et Téjas ont fondé en 2017 The New Locals, une association proposant plusieurs projets liés au développement durable dans l’établissement. La rentrée 2018 a marqué un cap, avec l’ouverture de leur restaurant bio, en partenariat avec un traiteur de la région.

Une logistique ambitieuse

Couscous à la coriandre et aux légumes d’automne, muffin au chocolat et à la pistache, Ice tea maison: voici le menu de ce jeudi 6 décembre 2018. «Tous les plats sont concoctés avec des produits de saison, explique Téjas. Ils sont issus des Monts du Lyonnais, le but étant de privilégier les circuits courts». Étudiants de l’université catholique mais aussi professeurs ou travailleurs du quartier viennent découvrir les formules de Fresh N’Fast, disponibles à la commande sur le site. La Fast Box avec le plat du jour et la boisson est à 6,90 euros, et la Fresh Box avec un dessert en plus, coûte 8,90 euros.

«Nous avons fait une vingtaine d’entretiens avec des traiteurs, avant de tomber sur Antoine qui a accepté le projet»Romain, cofondateur de Fresh N’Fast

Pour la cuisine, Téjas et Romain ont créé un partenariat avec le traiteur Délibio implanté dans la région. «Nous avons fait une vingtaine d’entretiens avec des traiteurs, avant de tomber sur Antoine qui a accepté le projet», explique Romain. Ironie du sort, ils se sont rencontrés lors d’un apéro «coup de bol». Les deux étudiants avaient repéré cet événement réunissant des traiteurs autour de l’économie solidaire et sociale, et se sont joints au rendez-vous dans l’espoir de lier des contacts. Leur audace a porté ses fruits.

L’équipe compte une vingtaine de membres permanents.
L’équipe compte une vingtaine de membres permanents.

S’ils ne sont pas aux fourneaux, les deux créateurs de Fresh N’Fast s’occupent du conditionnement des repas, avec un objectif zéro déchet. «Rien n’est jetable», se félicitent-ils. «Avant le déjeuner, nous mettons les plats fournis par le traiteur dans des bocaux en verres individuels, que nous lavons ensuite avec les couverts en métal», explique Téjas. L’Ice tea maison est aussi dans des bouteilles en verre, et les serviettes sont en tissus. «Cela exige une sacrée logistique», concède Romain en souriant. Heureusement, tous les jeudis, plusieurs étudiants de l’université viennent en renfort pour la mise en bocaux, la distribution, et la plonge. L’équipe compte une vingtaine de membres permanents.

«Rien n’est jetable. […]Avant le déjeuner, nous mettons les plats dans des bocaux en verres individuels»Téjas, cofondateur de Fresh N’Fast

Fresh N’Fast n’est qu’un pas de plus pour Romain et Téjas. Depuis la création de leur association The New Locals, ils n’ont cessé de multiplier les actions. Quitte, parfois, à bousculer la direction. «Lorsque nous sommes arrivés à l’école, il n’y avait pas de tri sélectif. Nous avons finalement réussi à faire changer les choses», raconte Téjas. Ils ont lancé un partenariat avec l’entreprise de recyclage La Cocotte à papier, pour installer des poubelles de tri dans les classes et les bureaux. Une initiative saluée par la direction. «Aujourd’hui, nous avons presque rattrapé notre retard», constate Benoît Lorel, directeur des programmes. L’an dernier, l’association s’est attelée aux défis énergétiques, proposant entre autres d’installer des panneaux solaires sur le toit d’un des bâtiments de l’Ucly.The New Locals organise aussi des conférences de sensibilisation aux défis écologiques et solidaires.

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«Il faut rester tenace, car le terrain peut se révéler plus complexe qu’on ne le pensait», remarque Téjas. Pour lui comme pour Romain, «ces initiatives sont très formatrices.» Les deux jeunes avouent avoir plusieurs fois revu leurs ambitions à la baisse. «Au départ nous voulions développer le recyclage des déchets dans un autre pays», se souvient Romain. «Ensuite nous pensions récupérer des invendus bio, puis les transformer et les vendre», ajoute-t-il. Certains professeurs les ont finalement aidés à simplifier leur projet. «Ils nous ont aussi permis de passer à l’acte, alors que nous commencions à nous décourager», poursuit le jeune homme. Pour le directeur de l’Esdes, «l’école est un laboratoire de projets». Ces deux étudiants auront su en tirer parti.


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Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/lyon-deux-etudiants-creent-une-cafette-zero-dechet-a-l-esdes_6a14eae0-fa30-11e8-b708-809203d3fe49/
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Nîmes : le président de l’université, Emmanuel Roux, quitte ses fonctions

Emmanuel Roux en a fait l’annonce officielle, avec émotion, ce lundi 10 décembre aux membres du Conseil d’Université, aux personnels et aux étudiants : « Cette désignation est pour moi une grande satisfaction mais elle marque aussi la fin d’une histoire, celle qui me lie à cet établissement depuis plus de quinze ans. Je le quitte toutefois avec le sentiment d’avoir œuvré de toutes mes forces à son bon développement. UNÎMES est aujourd’hui reconnue, plus solide, et sa trajectoire est clairement établie, bâtie autour de projets structurants et porteurs. Pour cela, je tiens à saluer très chaleureusement toutes celles et ceux qui m’ont accompagné dans cette entreprise. Le résultat est, à n’en point douter à la hauteur des espérances, et il appartient désormais à chacune et chacun de faire en sorte que notre université continue de prospérer et rayonner dans la décennie à venir ».

A compter du 7 janvier 2019, conformément aux dispositions prévues par le règlement intérieur de l’établissement, une période électorale pour désigner, dans les meilleurs délais, un nouveau ou une nouvelle présidente.

Le calendrier en cours d’élaboration, établi en étroite collaboration avec les services du Rectorat, et les modalités d’organisation de cette période transitoire, seront dévoilés avant la fermeture hivernale de l’établissement le 21 décembre 2018.

Source: https://www.midilibre.fr/2018/12/10/nimes-le-president-de-luniversite-emmanuel-roux-quitte-ses-fonctions,5009802.php
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Écoles d’ingénieurs après prépa : nos conseils pour les concours

Pour réussir les concours des écoles d'ingénieurs, il faut être un crack en maths, mais être aussi doué en lettres. // © plainpicture/Stock4B
Pour réussir les concours des écoles d’ingénieurs, il faut être un crack en maths, mais être aussi doué en lettres. // © plainpicture/Stock4B

Vous êtes en deuxième année de prépa et la période d’inscription aux concours va bientôt s’ouvrir. Motivé, bien organisé, vous êtes cependant anxieux de ne pas réussir à intégrer l’école d’ingénieurs de vos rêves ? Suivez nos six conseils pour optimiser votre année et mettre toutes les chances de votre côté.

Les étudiants de prépa pourront bientôt s’inscrire aux concours d’entrée en écoles d’ingénieurs accessibles à bac+2. Déjà, à cette nouvelle, les premières angoisses peuvent apparaître. Comment y voir clair dans cet océan de formules algébriques et de crises de nerfs qui se profilent à l’horizon ? L’Etudiant vous donne six règles à suivre.

1. Organiser vos révisions

« Taupins » – élèves des prépas scientifiques –, la clef de la réussite se trouve dans l’organisation de votre temps. Première étape : faites le point sur les moments essentiels de votre vie personnelle (la course à pieds du dimanche, le repas chez votre grand-mère, etc.) et trouvez-leur une place au milieu de vos révisions.

Ces dernières vont être chargées. Prévoyez deux heures par jour en dehors des cours et une dizaine d’heures le week-end. Surtout, soyez conscient de votre manière d’apprendre. S’il vous faut des lectures parallèles pour mieux intégrer les connaissances, consultez des ouvrages plus généraux que les livres parascolaires. Ne négligez pas les exercices pour gagner en efficacité et rapidité : très peu de temps et beaucoup d’énoncés vous attendent aux concours.

Fixez-vous des objectifs d’apprentissage par semaine, et une à deux fois par mois, faites le point sur l’ensemble des connaissances acquises. Cela vous permettra de garder le fil des notions vues en début d’entraînement.

2. Bien choisir vos concours

Les élèves de prépa passent en moyenne quatre concours pour un budget global de 500 à 1.000 € (sauf pour les boursiers exonérés des frais d’inscription). Des frais de transports et de logement s’ajoutent également à votre budget. Pour des raisons pratiques, il faudra donc sélectionner les concours.

Lire aussi : Le palmarès des écoles d’ingénieurs 2018

N’ayez pas peur de prétendre aux meilleures écoles, mais ne vous fermez pas la porte des autres. Renseignez-vous sur les établissements, en parcourant notamment les palmarès et les forums de témoignages d’étudiants.

Point important : faites bien attention aux coefficients affectés par les écoles en fonction de la nature de l’épreuve (chimie, d’informatique, TIPE, etc.) et de la spécialité.

3. S’appuyer sur vos professeurs et vos proches

Profitez au maximum des conseils des professeurs qui vous entourent. Choix des écoles, organisation du temps de travail, approfondissement d’une notion, ou même pour vous confier sur votre niveau de stress… Si vous sentez pouvoir faire confiance à un professeur en particulier, faites-en votre point d’appui.

Lire aussi : Le palmarès 2018 des prépas

Les années de préparation sont éprouvantes pour un étudiant. Un minimum d’aide des parents et de compréhension de leur part est essentiel. Pensez-y notamment bien amont, au moment de choisir votre classe préparatoire : « Faire sa prépa très loin, ce n’est pas forcément l’idéal. Même si on se dit qu’à 18 ans, on veut être autonome et quitter le cocon familial, prévient Marc Jubault, professeur de biologie en prépa BCPST au lycée Montaigne à Bordeaux (33). La stabilité et la proximité familiale sont bien souvent des critères de réussite. »

4. Pas d’impasse sur les matières non scientifiques

Les maths, la physique ou la chimie sont des matières incontournables pour exceller aux concours. Cependant, les niveaux scientifiques des meilleurs candidats étant peu ou prou équivalents, la bonne stratégie impose de « ne surtout pas délaisser les épreuves littéraires », met en garde une professeure de physique en CPGE (classe préparatoire aux grandes écoles). Lisez les œuvres de français et de philosophie pendant les vacances pour gagner du temps.

Réfléchissez également à la carrière que vous souhaitez exercer plus tard. Cela peut vous donner une motivation supplémentaire et cela vous aidera à fournir un travail conséquent ». La maîtrise de l’anglais permet également aux écoles d’opérer une sélection parmi les candidats.

5. Les oraux se préparent très en amont

C’est l’un des principaux écueils à éviter. Les quelque semaines entre les épreuves écrites et orales sont insuffisantes pour préparer ces dernières. Prévoyez du temps dès les premières semaines de révision pour travailler votre capacité à fournir des démonstrations intelligibles et chronométrées. N’hésitez pas à tenir un « carnet de bord » de votre évolution en la matière, que vous consulterez régulièrement pour vous améliorer.

Lire aussi : Écoles d’ingénieurs : les oraux du concours Mines-Ponts comme si vous y étiez

6. Et si vous n’êtes admis nulle part ?

Pas d’inquiétude. Redoubler en seconde année de CPGE est envisageable, même si cette option s’offre surtout aux élèves ambitieux déçus de ne pas avoir obtenu la grande école de leur choix et qui souhaitent retenter leur chance l’année suivante.

Dans tous les cas, une fois les résultats de tous les concours tombés, prenez du temps pour faire le point sur vos ambitions. La classe préparatoire offre des méthodes de travail prisées par les universités et les écoles d’autres domaines que l’ingénierie.

Il est par ailleurs tout à fait possible d’intégrer une école d’ingénieurs après une formation universitaire en licence 3 ou master 1, comme avec le dispositif Gei-Univ Paristech, CASTing pour les écoles centrales, ou encore sur dossier et oraux avec le CCP Pass’Ingénieur. Bonne chance à vous !

Source: https://www.letudiant.fr/etudes/ecole-ingenieur/ecoles-d-ingenieurs-apres-prepa-nos-conseils-pour-vous-preparer-aux-concours.html
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