Nîmes : les lycéens se sont rendus à la préfecture

Dhuoda, Camus, Hemingway, Daudet, plusieurs lycéens nîmois ont manifesté ce mardi matin. Des centaines de lycéens se sont retrouvés sur le parvis des arènes vers 10 h 30 pour faire un tour des boulevards improvisé avant de converger vers la préfecture vers 11 h 30. 

Une préfecture solidement gardée par un cordon de policiers casqués. Les lycéens ont entonné leur slogan « Macron t’es foutu, la jeunesse est dans la rue », dénonçant Parcoursup, la réforme du bac et plus globalement, « les inégalités que celle-ci pourrait engendrer ». 

Vers midi, la manifestation s’est disloquée, sans difficulté majeure.

Source: https://www.midilibre.fr/2018/12/11/nimes-plusieurs-lycees-bloques-ce-mardi-11-decembre,5011048.php
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Montpellier : un ancien garde du corps de Macron privilégié pour assurer la sécurité de Paul-Valéry ?

Dans un article paru sur le site Mediapart, on apprend que l’entreprise de sécurité APS Sud a facturé pour plus de 260 000 euros à l’université Montpellier 3. « Un ancien garde du corps de Macron travaille dans cette entreprise, dont le devis a été transmis à la direction de l’université par une responsable de LREM. APS Sud a obtenu le marché sans appel d’offres ni mise en concurrence, alors qu’une autre entreprise était déjà sous contrat avec l’université », est-il résumé sur le site.

Le devis passe par les mains d’une représentante de LaRem

« Au printemps 2018, expliquent les journalistes Anton Rouget et Matthieu Suc, « la direction générale des services, des affaires financières et les agents comptables de l’Université Paul-Valéry sont sur le pied de guerre. Ils doivent se conformer à une demande de la présidence : embaucher une société de sécurité alors qu’une autre est déjà en contrat. La démarche crispe certains fonctionnaires. Mais ils doivent s’y conformer : c’est hautement politique, explique l’un d’eux. »

Selon leurs informations, le devis serait passé par une représentante du parti présidentiel, et Mediapart de poser la question à Patrick Gilli. Ce dernier se serait contenté d’expliquer qu' »APS Sud a été sélectionnée pour ses compétences et parce qu’elle était en capacité de répondre aux besoins de renforts exceptionnels ». Sur le terrain, Kader Rahmouni est le chef de site d’APS Sud, rapportent les journalistes. C’est lui qui coordonne les équipes dont un maître-chien. » Ce dernier aurait été signalé par un responsable de la sécurité de la fac, s’inquiétant de « son manque de professionnalisme et de son attitude qui pourrait être assimilée par des grévistes à de la provocation ».

La réaction du syndicat Solidaires Etudiants ne tarde pas

« C’est avec stupeur que nous avons pris connaissance de l’enquête de Mediapart, réagit dans la foulée le syndicat Solidaires Etudiants… On apprend que les agents de sécurité privé qui ont réprimé la mobilisation étudiante de l’an passé ont été recruté par le biais de La République En Marche grâce à l’intervention de Charlyne Péculier, responsable des Jeunes avec Macron en Occitanie.

La révélation de Médiapart nous renseigne sur la nature de ses sécurités privées : elles sont commanditées par le pouvoir en place et sont des actrices nouvelles de la répression politique ayant l’avantage de ne pas sembler liées à l’Etat. Cette répression ne doit pas être un précédent sans conséquences. Nous demandons la démission immédiate de Patrick Gilli et des autres membres de la direction impliqués ».

Interrogée ce matin, Michèle Taurines, directrice de cabinet pour le Président Patrick Gilli n’a pas souhaité commenter. Ce dernier est actuellement en déplacement en Chine.

Source: https://www.midilibre.fr/2018/12/11/montpellier-des-revelations-de-mediapart-embarrassent-la-presidence-de-luniversite-paul-valery,5011168.php
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Millau : le lycée Jean-Vigo bloqué depuis l’aube ce mardi

Inquiets pour leur avenir, plusieurs lycéens millavois prennent part au mouvement national annoncé ce mardi 11 décembre. Des « gilets jaunes » sont également présents ainsi que des parents d’élèves. Les principales causes du mouvement sont des revendications au sujet de la réforme du baccalauréat et une remise en cause de Parcoursup.

Les lycéens se relaient depuis 5 h 30 ce mardi matin autour de feu de palettes et semblent décidés à rester une bonne partie de la journée.

Source: https://www.midilibre.fr/2018/12/11/millau-le-lycee-jean-vigo-bloque-depuis-laube,5011139.php
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Jugé à Perpignan, le lycéen avait jeté des pierres sur les policiers « pour suivre le mouvement »

Voici moins d’un mois, le 20 novembre, les lycéens envahissaient les rues de Perpignan, enfilant ainsi leur « Gilet jeune ». Une manifestation finalement pas si bon enfant que ça. Plusieurs auteurs de troubles avaient d’ailleurs été interpellés.

Parmi eux un jeune homme qui venait de fêter sa majorité. Jusque-là, il n’avait jamais eu affaire à la justice. Que lui est-il donc passé par la tête pour qu’il se mette à lancer des pierres sur les policiers ? Interpellé dans la foulée, il s’est vu remettre une convocation pour le tribunal après avoir été placé sous contrôle judiciaire.

« Ce n’est pas comme ça qu’on fait une révolution »

Ce lundi, il faisait face à son juge. Après avoir longtemps nié son geste, il finit par confesser du bout des lèvres son implication : « Oui, j’ai jeté un caillou ». « Un seul ? ironise le président, ce n’est pas comme ça qu’on fait une révolution…  Les fonctionnaires parlent de nombreux jets. Et l’on a retrouvé six cailloux dans vos poches ! »

Et, pédagogue : « En quoi jeter un caillou sur un policier peut-il améliorer votre condition de lycéen ? »
« En rien, j’ai suivi le mouvement… »

Le parquet réclame 3 mois de prison avec sursis mais en défense Me Bessière rappelle que, à deux semaines près, on aurait rencontré le juge des enfants. « Un travail d’intérêt général serait parfaitement approprié ».

C’est aussi l’avis du tribunal : 105 heures de TIG à effectuer dans les 18 mois. En cas de non-exécution, ce sera un mois de prison ferme. « Et la condamnation ne figurera pas sur le casier, pour ne pas handicaper votre vie future ».

(SOURCE : L’INDEPENDANT)

Source: https://www.midilibre.fr/2018/12/11/juge-a-perpignan-le-lyceen-avait-jete-des-pierres-sur-les-policiers-pour-suivre-le-mouvement,5010895.php
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Cartographie de l’emploi et de la formation dans les industries agroalimentaires en Occitanie

Premier secteur industriel régional, l’agroalimentaire rassemble plus de 45 000 actifs répartis sur l’ensemble des départements d’Occitanie et plus de 7 200 entreprises. Ce secteur en pleine mutation est au cœur des enjeux sociétaux actuels et dispose en région de nombreux atouts. Le Carif-Oref Occitanie et l’Area Occitanie vous présentent une cartographie de l’emploi et de la formation dans les industries agroalimentaires.

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Les industries agroalimentaires : un secteur d’activité clé pour la région

Premier secteur industriel en Occitanie avec plus de 45 000 actifs. Un secteur structurant de l’économie régionale qui maintient sa croissance et son niveau de recrutement y compris en période de crise : Entre 2014 et 2016, en France, le solde net positif dépasse les 10 800 créations de postes. Pour 2018, les prévisions de recrutement sont positives !

Des prévisions favorables en Occitanie : En région, le chiffre d’affaires des entreprises de l’industrie alimentaire a progressé de 3,5% en 2016-2017 et les prévisions sont également orientées à la hausse dans les mêmes proportions (3,4%) en 2018 selon la Banque de France.

Un maillage et un ancrage territorial

7 200 entreprises agroalimentaires réparties sur tout le territoire régional. Les activités agroalimentaires irriguent l’ensemble de la région Occitanie et notamment les départements ruraux. Les produits de l’agroalimentaire sont souvent marqués par une forte identité territoriale. De la même manière, l’identité des territoires se forge aussi à partir de leurs produits alimentaires phares (roquefort, foie gras, vin…).

Des besoins en compétences dans de nombreux métiers

Des besoins en compétences et main d’oeuvre qualifiée

Des métiers en forte progression :

  • R&D / Qualité / Commerce

Des besoins en recrutement :

  • Production / Maintenance / Logistique

Un besoin accru en qualification dans l’ensemble des métiers, et plus particulièrement en maintenance, qualité et R&D.

… mais des recrutements difficiles et des métiers en tension

Le défaut de candidats et les candidatures insatisfaisantes apparaissent comme les premières raisons évoquées par les entreprises. Les métiers plus particulièrement concernés sont :

  • Les métiers de la maintenance : mécaniciens, électromécaniciens…
  • Les métiers de la fonction production : conducteurs de machines, de lignes de production/conditionnement, autoclavistes, sertisseurs…
  • Les métiers de production plus spécialisés « produits » tels que les fromagers, charcutiers, boulangers, bouchers, opérateurs d’abattage
  • Les commerciaux
  • Les métiers de la logistique : préparateur de commandes, livreur, chauffeur

DES CANAUX DE RECRUTEMENT INFORMELS :

Le bouche-à-oreille, le réseau ainsi que les candidatures spontanées sont de loin les premiers canaux de recrutement utilisés par les entreprises régionales, les canaux traditionnels (Pôle emploi, Apec, Apecita, agences d’intérim…) n’arrivant qu’en seconde position.

Une grande partie des demandes de recrutement relève donc du marché dit « caché », rendant le marché du travail difficile à appréhender. 1er pourvoyeur de projets de recrutement dans l’industrie, l’agroalimentaire génère un volume d’offres d’emploi conséquent, en forte progression avec des projections positives.

Découvrez la synthèse dans son intégralité pour tout savoir sur les industries agroalimentaires d’Occitanie :

Synthèse de l’étude

Et pour aller plus loin, consultez l’étude complète :

Etude complète


Site internet de l’Area Occitanie 

Source: https://www.meformerenregion.fr/general/cartographie-emploi-formation-industries-agroalimentaires-occitanie.html
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Béziers : pas de manifestation des lycéens de Jean-Moulin et Henri-IV

Les syndicats annonçaient un mardi noir. A Béziers, ce n’est pas le cas. Les lycéens biterrois n’ont pas manifesté mardi matin, que ce soit à Jean-Moulin ou à Henri-IV. Il n’y a pas eu de tentative de blocage des établissements ni même de rassemblement. 

Deux manifestations la semaine dernière

Les lycéens avaient manifesté dès jeudi, en centre-ville. Un rendez-vous qui avait été assez violent et qui avait relativement mal tourné. La présence d’une quinzaine de perturbateurs avait fait dégénérer le rendez-vous.

Un lycéen gravement blessé

En effet, des cailloux ont été lancés sur les forces de l’ordre, qui ont riposté par des gaz lacrymogènes. Un élève a aussi été gravement blessé au visage par un tir de flash-ball. Des voitures avaient été retournées et des poubelles incendiées.

Le lendemain, le vendredi, la manifestation avait été moins violente, mais quelques débordements avaient toutefois été recensés. En revanche, lundi;, les élèves des deux lycées ont manifesté dans le calme. 

Source: https://www.midilibre.fr/2018/12/11/beziers-pas-de-manifestation-des-lyceens-de-jean-moulin-et-henri-iv,5011140.php
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Pour le « mardi noir », quelques milliers de manifestants et 450 lycées perturbés

REPORTAGE – Après deux semaines de mobilisations dans les lycées marquées par de nombreux débordements, les lycéens ont été rejoints par des étudiants pour manifester aujourd’hui un peu partout en France, sans violences notoires.

Le mouvement lycéen se stabilise. Aujourd’hui comme hier, quelque 450 établissements étaient perturbés dans toute la France, dont 60 complètement bloqués avec «clairement moins de violences» que la semaine dernière selon le ministère de l’Éducation nationale. Ces blocages étaient accompagnés de rassemblements, qui comptaient au moins un millier de manifestants à Paris, un millier à Rennes, 600 à Nancy et Angoulême, et quelques centaines à Auxerre, Dijon, Lyon, ou Mérignac selon les chiffres de la police. Certains étudiants avaient décidé de rejoindre ces cortèges pour lutter contre la hausse des frais d’inscription à l’université.

Les lycéens répondaient à l’appel de l’union nationale lycéenne (UNL), classée très à gauche, qui avait lancé cette idée de «mardi noir». Ils continuent de lutter contre la loi pour l’orientation et la réussite des étudiants (ORE), contre la réforme du bac et contre le service national universel (SNU).

À Paris, ils étaient quelques milliers de lycéens à manifester dès midi depuis la place Saint-Michel. Ils sont passés dans l’après-midi par la rue d’Assas, la rue du Bac, et la rue de Grenelle, où ils ont été arrêtés juste devant le ministère de l’Éducation nationale par une trentaine de gendarmes. En référence aux interpellations de 146 jeunes à Mantes-la-Jolie la semaine dernière, les jeunes se sont bien souvent retrouvés agenouillés en pleine rue, les mains sur la tête, mimant une arrestation. Dans l’ensemble, d’après les organisateurs de la manifestation, les forces de l’ordre et les secouristes sur place, la manifestation s’est passée dans le calme.

«La lutte finale»

Dans le froid du cortège parisien, l’ambiance était bon enfant. Aux relents de comptines communistes comme «l’internationale» succèdent les slogans au vitriol contre le président Emmanuel Macron honni par ces lycéens et largement tenu comme responsable de tous leurs maux. Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education nationale et initiateur de la réforme du bac, est également vilipendé, avec humour souvent. Seule Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur porteuse de la loi pour l’orientation et la réussite des étudiants, semble échapper à ce courroux lycéen.

Yacine, en seconde au lycée Le Corbusier d’Aubervilliers explique ne «pas avoir assez d’infos sur les réformes en cours» et dit craindre d’être «hyperspécialisés dès la première» sans pouvoir faire marche arrière. «Au moins

««Nous en voulons à Jean-Michel Blanquer qui nous demande de ne pas encourager les jeunes à manifester »Capucine et Pierre, profs d’histoire-géographie

avec le lycée par filières, c’était plus général», dit le jeune homme. Certains professeurs étaient également présents, faisant valser leurs drapeaux d’enseignants syndiqués au milieu des lycéens. «Nous en voulons à Jean-Michel Blanquer qui nous demande de ne pas encourager les jeunes à manifester. D’une, ils sont suffisamment intelligents pour manifester sans y être forcés, mais en plus notre ministre empiète sur notre devoir de réserve en nous demandant cela» expliquent Capucine et Pierre, professeurs d’histoire géographie au lycée Jean Jaurès de Montreuil (Seine-Saint-Denis).

Feux de poubelles et projectiles

Parmi les syndicats étudiants, la FIDL, par la voix de son secrétaire général Jules Spector, explique que «les lycéens doivent manifester avec les gilets jaunes pour entamer une sorte de convergence des luttes», et se dit «extrêmement déçu que Macron ne parle pas des lycéens». «Il n’a parlé que de la question de la fiscalité et des gilets jaunes, indique encore Jules Spector. Sans jamais évoquer les universités, les blocages de lycées, les occupations, et globalement l’éducation.»

La situation était plus tendue qu’à Paris dans quelques villes ce matin: des voitures ont brûlé dans l’agglomération de Strasbourg et une équipe de France 3 a été prise à partie, un lycéen de 17 ans a été blessé par un tir de lanceur de balles de défense (LBD) lors d’incidents devant un lycée de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), à la suite de feux de poubelles et de tirs de projectiles sur des policiers et sur des passants, selon une source proche de l’enquête.

Nanterre, Tolbiac et Censier bloqués

Des étudiants, qui luttent toujours contre la hausse des frais d’inscription à l’université pour les étudiants étrangers, ont rejoint les lycéens dans les manifestations. Nombre d’entre eux ont été déçus par la déclaration d’Emmanuel Macron hier soir à 20 heures, qui n’a pas évoqué leurs revendications. «Rien sur les lycéens, les étudiants, les blessés, peut-on lire sur le compte Twitter de la Commune libre de Tolbiac, un groupe apparu l’an dernier en marge des blocages du centre Pierre Mendès France de l’université Paris 1 Panthéon Sorbonne. C’est qu’il a pas dû assez nous entendre… On continue! Allez, à demain: vous saurez où nous trouver».

En réponse à ces appels à manifester et à bloquer, le centre Tolbiac a encore été fermé toute cette journée de mardi aux étudiants, et «seul le personnel pouvait y entrer». «On gère la situation au jour le jour, précise l’université au Figaro. Nous n’avons aucune idée du moment où nous pourrons rouvrir». Comme à Tolbiac, le centre Censier de l’université Sorbonne-Nouvelle (Paris III) était fermé toute la journée, sauf pour le personnel. L’université explique également au Figaro ne pas savoir «quand elle pourra rouvrir dans des conditions normales».

Toujours en région parisienne, l’université Paris Nanterre annonce qu’une grande concertation avait lieu aujourd’hui entre la présidence et les représentants des étudiants, et qu’en conséquence, «tous les cours et les partiels prévus» étaient annulés. En province, l’université de Rennes 2 est toujours bloquée, a priori jusqu’à jeudi.

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/170-lycees-perturbes-manifestation-a-paris-lyceens-et-etudiants-lancent-le-mardi-noir-_aa454928-fd20-11e8-82b1-a05e4b7d268e/
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Pour le «mardi noir», des milliers de lycéens manifestent dans toute la France

VIDÉO – Après deux semaines de mobilisations dans les lycées marquées par de nombreux débordements, les lycéens ont été rejoints par des étudiants pour manifester aujourd’hui un peu partout en France, sans violences notoires.

Le mouvement lycéen se stabilise. Aujourd’hui comme hier, quelque 450 établissements étaient perturbés dans toute la France, dont 60 complètement bloqués avec «clairement moins de violences» que la semaine dernière selon le ministère de l’Éducation nationale. Ces blocages étaient accompagnés de rassemblements, qui comptaient au moins un millier de manifestants à Paris, un millier à Rennes, 600 à Nancy et Angoulême, et quelques centaines à Auxerre, Dijon, Lyon, ou Mérignac selon les chiffres de la police. Certains étudiants avaient décidé de rejoindre ces cortèges pour lutter contre la hausse des frais d’inscription à l’université.

Les lycéens répondaient à l’appel de l’union nationale lycéenne (UNL), classée très à gauche, qui avait lancé cette idée de «mardi noir». Ils continuent de lutter contre la loi pour l’orientation et la réussite des étudiants (ORE), contre la réforme du bac et contre le service national universel (SNU).

À Paris, ils étaient quelques milliers de lycéens à manifester dès midi depuis la place Saint-Michel. Ils sont passés dans l’après-midi par la rue d’Assas, la rue du Bac, et la rue de Grenelle, où ils ont été arrêtés juste devant le ministère de l’Éducation nationale par une trentaine de gendarmes. En référence aux interpellations de 146 jeunes à Mantes-la-Jolie la semaine dernière, les jeunes se sont bien souvent retrouvés agenouillés en pleine rue, les mains sur la tête, mimant une arrestation. Dans l’ensemble, d’après les organisateurs de la manifestation, les forces de l’ordre et les secouristes sur place, la manifestation s’est passée dans le calme.

«La lutte finale»

Dans le froid du cortège parisien, l’ambiance était définitivement bon enfant. Aux relents de comptines communistes comme «l’internationale» succèdent les slogans au vitriol contre le président Emmanuel Macron honni par ces lycéens et largement tenu comme responsable de tous leurs maux. Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education nationale et initiateur de la réforme du bac, est également vilipendé, avec humour souvent. Seule Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur porteuse de la loi pour l’orientation et la réussite des étudiants, semble échapper à ce courroux adolescent.

Yacine, en seconde au lycée Le Corbusier d’Aubervilliers explique ne «pas avoir assez d’infos sur les réformes en cours» et dit craindre d’être «hyperspécialisés dès la première» sans pouvoir faire marche arrière. «Au moins

««Nous en voulons à Jean-Michel Blanquer qui nous demande de ne pas encourager les jeunes à manifester »Capucine et Pierre, profs d’histoire-géographie

avec le lycée par filières, c’était plus général», dit le jeune homme. Certains professeurs étaient également présents, faisant valser leurs drapeaux d’enseignants syndiqués au milieu des lycéens. «Nous en voulons à Jean-Michel Blanquer qui nous demande de ne pas encourager les jeunes à manifester. D’une, ils sont suffisamment intelligents pour manifester sans y être forcés, mais en plus notre ministre empiète sur notre devoir de réserve en nous demandant cela» expliquent Capucine et Pierre, professeurs d’histoire géographie au lycée Jean Jaurès de Montreuil (Seine-Saint-Denis).

Feux de poubelles et projectiles

Parmi les syndicats étudiants, la FIDL, par la voix de son secrétaire général Jules Spector, explique que «les lycéens doivent manifester avec les gilets jaunes pour entamer une sorte de convergence des luttes», et se dit «extrêmement déçu que Macron ne parle pas des lycéens». «Il n’a parlé que de la question de la fiscalité et des gilets jaunes, indique encore Jules Spector. Sans jamais évoquer les universités, les blocages de lycées, les occupations, et globalement l’éducation.»

La situation était plus tendue qu’à Paris dans quelques villes ce matin: des voitures ont brûlé dans l’agglomération de Strasbourg et une équipe de France 3 a été prise à partie, un lycéen de 17 ans a été blessé par un tir de lanceur de balles de défense (LBD) lors d’incidents devant un lycée de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), à la suite de feux de poubelles et de tirs de projectiles sur des policiers et sur des passants, selon une source proche de l’enquête.

Nanterre, Tolbiac et Censier bloqués

Des étudiants, qui luttent toujours contre la hausse des frais d’inscription à l’université pour les étudiants étrangers, ont rejoint les lycéens dans les manifestations. Nombre d’entre eux ont été déçus par la déclaration d’Emmanuel Macron hier soir à 20 heures, qui n’a pas évoqué leurs revendications. «Rien sur les lycéens, les étudiants, les blessés, peut-on lire sur le compte Twitter de la Commune libre de Tolbiac, un groupe apparu l’an dernier en marge des blocages du centre Pierre Mendès France de l’université Paris 1 Panthéon Sorbonne. C’est qu’il a pas dû assez nous entendre… On continue! Allez, à demain: vous saurez où nous trouver».

En réponse à ces appels à manifester et à bloquer, le centre Tolbiac a encore été fermé toute cette journée de mardi aux étudiants, et «seul le personnel pouvait y entrer». «On gère la situation au jour le jour, précise l’université au Figaro. Nous n’avons aucune idée du moment où nous pourrons rouvrir». Comme à Tolbiac, le centre Censier de l’université Sorbonne-Nouvelle (Paris III) était fermé toute la journée, sauf pour le personnel. L’université explique également au Figaro ne pas savoir «quand elle pourra rouvrir dans des conditions normales».

Toujours en région parisienne, l’université Paris Nanterre annonce qu’une grande concertation avait lieu aujourd’hui entre la présidence et les représentants des étudiants, et qu’en conséquence, «tous les cours et les partiels prévus» étaient annulés. En province, l’université de Rennes 2 est toujours bloquée, a priori jusqu’à jeudi.

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/170-lycees-perturbes-manifestation-a-paris-lyceens-et-etudiants-lancent-le-mardi-noir-_aa454928-fd20-11e8-82b1-a05e4b7d268e/
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Lycéens et étudiants lancent le «mardi noir»

VIDÉO – Après deux semaines de mobilisations dans les lycées marquées par de nombreux débordements, les étudiants ont prévu de rejoindre les lycéens lors d’une manifestation devant le ministère de l’Éducation nationale ce mardi.

Les lycéens remettent le bleu de chauffe pour organiser leur «mardi noir». Alors qu’ils continuent de lutter contre la loi pour l’orientation et la réussite des étudiants (ORE), contre la réforme du bac et contre le service national universel (SNU), les lycéens ont prévu de se réunir en manifestation à Paris ce mardi à midi depuis la place Saint-Michel. Certains étudiants ont également prévu d’entamer une «convergence des luttes» avec ces lycéens pour protester contre la hausse des frais d’inscription à l’université pour les étudiants étrangers. Plusieurs campus, à Paris et en province, sont aujourd’hui fermés.

Les jeunes peuvent se mobiliser à tout moment de la journée

Ce matin d’après le ministère de l’Éducation nationale, 170 établissements étaient déjà perturbés dans toute la France, dont 60 complètement bloqués. «C’est très difficile à comparer avec les précédentes journées de mobilisation, note le ministère de l’Éducation nationale. Ce matin, le nombre de lycées mobilisés est en effet plutôt faible, mais on sait que les jeunes peuvent se mobiliser à tout moment de la journée, comme ce fut le cas hier». En effet, hier matin, le nombre de lycées mobilisés ne dépassait pas les 200. À 18 heures, ils étaient 470. Le ministère assure par ailleurs au Figaro ne pas avoir vent de «débordements violents» jusque-là.

À Paris, une vingtaine d’établissements étaient perturbés à 9h30 d’après le rectorat de la capitale, sans violences manifestes pour le moment. Parmi ces lycées, deux sont totalement bloqués.

Les lycéens répondent ce matin à l’appel de l’union nationale lycéenne (UNL), classée très à gauche, qui a lancé cet appel au «mardi noir». «Cette mobilisation massive qui ne cesse de prendre de l’ampleur chaque jour est bien la preuve que la politique du gouvernement qui consiste à faire la sourde oreille ne peut plus durer: la jeunesse n’en peut plus, a écrit le syndicat dans un communiqué. Le gouvernement préfère réprimer de manière violente ces mobilisations plutôt que d’en écouter les revendications».

Des centaines de lycéens manifestent dans les rues de Marseille – Regarder sur Figaro Live

Nanterre, Tolbiac et Censier bloqués

Les lycéens seront rejoints aujourd’hui dans leur manifestation par une poignée d’étudiants, qui luttent toujours contre la hausse des frais d’inscription à l’université pour les étudiants étrangers. Nombre d’entre eux ont été déçus par la déclaration d’Emmanuel Macron hier soir à 20 heures, qui n’a pas évoqué leurs revendications». Rien sur les lycéens, les étudiants, les blessés, peut-on lire sur le compte Twitter de la Commune libre de Tolbiac, un groupe apparu l’an dernier en marge des blocages du centre Pierre Mendès France de l’université Paris 1 Panthéon Sorbonne. C’est qu’il a pas dû assez nous entendre… On continue! Allez, à demain: vous saurez où nous trouver».

En réponse à ces appels à manifester et à bloquer, le centre Tolbiac sera encore fermé toute cette journée de mardi aux étudiants, et «seul le personnel pourra y entrer». «On gère la situation au jour le jour, précise l’université au Figaro. Nous n’avons aucune idée du moment où nous pourrons rouvrir». Comme à Tolbiac, le centre Censier de l’université Sorbonne-Nouvelle (Paris III) est fermé toute la journée, sauf pour le personnel. L’université explique également au Figaro ne pas savoir «quand elle pourra rouvrir dans des conditions normales».

Toujours en région parisienne, l’université Paris Nanterre annonce qu’une grande concertation va avoir lieu aujourd’hui entre la présidence et les représentants des étudiants, et qu’en conséquence, «tous les cours et les partiels prévus ne se tiendront pas». En province, l’université de Rennes 2 est toujours bloquée, a priori jusqu’à jeudi.

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/170-lycees-perturbes-manifestation-a-paris-lyceens-et-etudiants-lancent-le-mardi-noir-_aa454928-fd20-11e8-82b1-a05e4b7d268e/
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L’orientation reste une source d’angoisse pour les lycéens

L’orientation est un sujet essentiel pour les collégiens et les lycéens. Toutefois, selon une étude, la moitié des lycéens déclarent ne pas être suffisamment accompagnés dans leur établissement.

L’orientation est un sujet qui stresse toujours les élèves français. Un jeune sur deux (48%) déclare ne pas avoir été bien accompagné par son établissement au sujet de l’orientation, selon une étude portant sur les 18-25 ans, publiée mardi par le Conseil national d’évaluation du système scolaire (Cnesco).

» LIRE AUSSI – Le calendrier Parcoursup pour 2019: toutes les dates pour ne rien rater

«On est loin des chiffres catastrophistes qu’on entend habituellement», a commenté la présidente du Cnesco, Nathalie Mons. Ce «bilan mitigé» est toutefois à nuancer, a-t-elle ajouté. Ainsi, les filles sont moins satisfaites de cet accompagnement (41% contre 53% pour les garçons).

Les filles, les enfants d’ouvriers et d’employés sont plus stressés

Elles sont aussi plus nombreuses à déclarer que l’orientation a été pour elles, sources de stress (72% contre 63% chez les garçons). Les enfants d’ouvriers et employés sont également plus stressés que les autres (74%).

Le goût personnel pour un métier arrive en tête des critères des jeunes pour choisir une orientation, devant la sécurité de l’emploi ou la rémunération.

Seul un jeune sur cinq dit ne pas avoir eu le choix dans son orientation. Mais cette insatisfaction cache des disparités: ainsi l’insatisfaction est très rare chez les enfants de cadres (20%) contre 31% chez les enfants d’ouvriers ou employés. La satisfaction est également moindre pour les élèves et diplômés de l’enseignement professionnel (32% d’entre eux sont insatisfaits).

Certains ont dû renoncer à leurs aspirations pour des raisons dépassant les résultats scolaires: le coût des études conduit ainsi un élève sur trois à renoncer à certaines filières.

L’accompagnement à la formation varie selon les voies d’enseignement. «Globalement, les semaines dédiées à l’orientation apportent des infos sur les métiers ou les filières, mais il existe peu d’ateliers de découverte de soi», souligne Nathalie Mons.

Un élève sur cinq a recours à un coach privé

Un élève sur cinq a par ailleurs recours à un coach privé (payant ou associatif) dédié à l’orientation, un soutien marqué socialement: les familles favorisées font plus appel à des coachs payants, les classes moyennes à des coachs gratuits, et les familles défavorisées s’en passent le plus souvent.

Pour améliorer l’orientation en France, le Cnesco fait une série de préconisations, comme la promotion d’une plateforme numérique nationale, avec des informations «labellisés» sur les métiers et filières, ou encore le développement d’»ateliers de connaissance de soi».

La réforme du lycée, entrée en vigueur cette année pour les classes de seconde, introduit deux semaines dédiées à l’orientation.

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/l-orientation-reste-une-source-d-angoisse-pour-les-lyceens_6d67570c-fd2b-11e8-b5a2-b44637c34deb/
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