Suneung : le silence s’abat sur la Corée pendant que les lycéens passent le bac

La Corée du Sud retenait son souffle jeudi alors que des centaines de milliers d’étudiants passaient les examens d’entrée à l’université. Les autorités ont pris des mesures pour assurer le bon déroulement des opérations.

Lorsque les lycéens coréens passent leurs examens d’entrée à l’université, la vie s’arrête dans le pays. Ce sésame qui permet d’accéder à l’éducation supérieure constitue l’aboutissement naturel d’une scolarité extrêmement exigeante. Dans cette société ultraconcurrentielle, ces tests définissent en grande partie ce que sera la vie d’adulte des élèves car c’est la clé des meilleures universités, et des meilleurs emplois et même de perspectives de mariage jugées plus enviables.

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«Ne vous loupez pas!»

Le président sud-coréen Moon Jae-in a souhaité bonne chance aux candidats sur sa page Facebook. «Les efforts intenses fournis pendant de longues années sont sur le point de payer, a-t-il expliqué. «Il faut y croire et vous serez capable de montrer toutes vos compétences». Cette année, 595.000 lycéens étaient inscrits pour cet examen appelé «suneung» et qui dure neuf heures.

Ici un tweet montrant un article du Korean Herald où des jeunes du lycée Seocho de Séoul applaudissent et encouragent les élèves qui vont passer le suneung, le lendemain.

Avant le début de l’épreuve, leurs cadets s’étaient rassemblés dans les écoles pour les encourager, agitant des bannières sur lesquelles on pouvait lire: «Ne vous loupez pas!». Essuyant leurs larmes, des parents serraient leurs enfants dans les bras avant d’aller prier pour certains au temple ou à l’église.

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Un pays à l’arrêt

Les autorités avaient pris toutes les mesures pour s’assurer que rien ne perturbe la sérénité des épreuves. Les services publics, les grandes entreprises et même la Bourse ont ouvert avec une heure de retard pour permettre aux candidats d’arriver sans encombres sur le site des examens. Décollages et atterrissages à l’aéroport de Séoul ont été suspendus pendant 25 minutes le temps d’un test d’anglais oral tandis que tous les avions en vol doivent rester à une altitude de plus de 3.000 mètres.

Le ministère des Transports a précisé que 134 vols étaient affectés. Pour limiter les risques de triche, les engins électroniques sont interdits et tandis que les candidats ne peuvent quitter le lieu des examens avant la fin des épreuves. Ils sont toutefois autorisés à porter des masques anti-pollution car les niveaux sont jugés «mauvais» sur la péninsule, selon le ministère de l’Éducation.

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/suneung-le-silence-s-abat-sur-la-coree-pendant-que-les-lyceens-passent-le-bac_c0a2772e-e8b0-11e8-9d7f-b1be9502c5c0/
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Une classe entière fait le salut nazi sur une photo aux États-Unis

Posté dimanche soir sur twitter, le cliché montrant une soixantaine de lycéens faisant le salut nazi a fait scandale. Elle a été condamnée par de nombreuses associations. Les autorités enquêtent.

La photo a de quoi surprendre. En costume cravate et le sourire jusqu’aux oreilles, une soixantaine de garçons du lycée Baraboo, dans le Whisconsin, posent fièrement, le bras droit tendu vers le ciel. Le signe, peu équivoque, rappelle le tristement célèbre salut nazi. Le cliché a été pris au printemps dernier, avant la fête de la promotion du lycée. Celle-ci a lieu tous les ans, et les élèves posent chaque fois devant un photographe professionnel.

Devenue virale après sa publication dimanche soir sur les résaux sociaux, cette photographie fait en ce moment l’objet d’une enquête par les fonctionnaires de police et les responsables du lycée. Elle était disponible à l’achat jusqu’à mardi matin sur le site internet du photographe Peter Gust, Wheel Memories.

Un goupe de garçons provocateurs

«Je suis surprise qu’ils aient été si nombreux à faire ce signe», a confié au New York Times Alisyn Amant, diplômée de Baraboo l’année derniere. «Les photographes étraient là, les parents étaient là, des membres de l’établissement aussi», explique-t-elle. La jeune fille avoue connaître plusieurs élèves sur la photo .

Sur le tweet publié depuis un compte supposé être tenu par deux étudiants du lycée, on pouvait lire la phrase suivante: «Même l’élève noir a levé le bras». Mais tous n’ont pas fait le salut nazi. Certains ont fait le signe «okay», symbole des nationalistes blancs. Dans le fond à droite, un lycéen en noeud papillon rouge se tient, stoïc, les deux bras le long du corps. Identifié comme Jordan Blue, il a posté un message sur facebook informant que le salut était une idée du photographe. Il dit n’avoir pas eu le temps de se retirer avant que la photo soit prise, et ajoute: «Je savais quelles étaient mes valeurs, et elles n’étaient pas de faire un signe d’adhésion à quelque chose en quoi je ne crois fermement pas».

Ce lycéen ajoute qu’il a été victime de harcèlement durant sa scolarité dans ce lycée. «Je pense et je crois fermement qu’il faut que ça change, il faut que ça s’arrête. Harcèlement. Immaturité. et tous ceux qui prennent la chose pour une simple «blague».

Certains font la comparaison avec une célèbre photo datant de 1936 prise à Hambourg, où l’on voit un homme, August Landmesser, se croiser les bras quand tous ceux autour font le salut nazi.

Les condamnations se multiplient

Le directeur de l’établissement, Lori Mueller, a condamné la photo dans un message lundi dernier. «Si le geste est bien ce qu’il semble être, l’établissement prendra toutes les mesures appropriées et nécessaires, y compris juridiques, pour régler le problème», a t il affirmé. Il a aussi déclaré que la photographie n’avait pas été prise sur la propriété de l’école, ou lors d’un événement parrainé par l’école. Dave Considine, représentant de l’état, a informé que cet acte rappelait clairement que le racisme est toujours présent dans la communauté Baraboo en Amérique.

La Ligue Anti-diffamation du Midwest a fait part de sa désapprobation de la photographie, disant que le salut de Sieg Heil n’est «jamais acceptable» et ne «doit pas être normalisé». Elle espère que l’établissement prendra les décisions qu’il faut. Le mémorial d’Auschwitz-Birkenau en Pologne a également condamné la photo sur twitter. «Voilà pourquoi tous les jours nous faisons un travail d’éducation. Nous devons expliquer quel est le danger de la montée des idéologies haineuses», peut-on lire sur le réseau social. Auschwitz avec ses chambres à gaz, a été le terme d’un long processus de banalisation et d’accoutumance à la haine».

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/une-classe-entiere-fait-le-salut-nazi-sur-une-photo-aux-etats-unis_b6f37d0a-e7ec-11e8-8153-2865416f6db8/
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Il ramène un cygne en amphithéâtre pour séduire une étudiante

VIDÉO – Pour que son amie ne se tatoue pas, un étudiant clermontois voulait faire «un truc de dingue». Avec deux complices, il a capturé un cygne qu’il a relâché dans un amphithéâtre. Une association locale va porter plainte.

Il voulait simplement faire «un truc de dingue». Clovis, un étudiant de l’université de Clermont, souhaitait dissuader une de ses camarades de se faire tatouer tout en tentant de la séduire. Pour ce faire, il a eu, avec deux camarades, l’idée saugrenue de faire venir un cygne dans l’amphithéâtre de la jeune fille. L’animal, que les trois jeunes hommes ont poursuivi pendant deux heures dans un parc clermontois dans la nuit de mardi à mercredi, a paradé quelques minutes dans l’amphithéâtre avant de finalement retrouver sa liberté. Si la vidéo est impressionnante, tout le monde ne voit pas cette blague d’un bon œil. Selon nos informations, l’association de défense des animaux de Clermont-Ferrand La griffe va porter plainte pour maltraitance animale.

«Il nous a fallu plus de deux heures pour l’attraper»

«Une fille que j’apprécie voulait se faire tatouer et je trouve ça moche, a expliqué Clovis au site de La Montagne. Pour tenter de la dissuader, je me suis dit que si je fais un truc de dingue, elle ne le fera pas.» Alors Clovis et ses deux amis décident de se rendre dans le jardin Lecoq de Clermont pour y capturer un cygne. «Nous pensions que cela serait réglé en dix minutes, poursuit Clovis. Il nous a fallu plus de deux heures pour l’attraper. Nous avons même appelé en renfort un ami habitué à manipuler les oies. Nous ne voulions pas faire de mal à l’animal».

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Finalement, les trois compères finissent donc par attraper l’animal et le glissent dans un grand carton. Deux d’entre eux se déguisent ensuite en livreurs, avec des casquettes aux logos de sociétés fictives, pour livrer ce colis un peu spécial. Devant une assistance médusée, et quelque peu circonspecte, l’animal s’est ensuite enfui de son carton pour agiter ses larges ailes blanches au milieu de l’amphi de psychologie.

«Un jour, un de ces animaux y passera»

«Je n’en peux plus qu’on prenne les animaux pour pire que des objets, explique au Figaro Josée Barnérias, présidente de l’association de défense des animaux La Griffe qui portera plainte pour maltraitance animale ce week-end. On ne poursuit pas un animal sauvage paniqué pendant deux heures pour faire son petit buzz sur YouTube, c’est inacceptable. Jamais les animaux ne devraient servir à des petits jeunes en mal d’ego.»

Une histoire semblable avait fait grand bruit il y a trois ans, quand des jeunes avaient capturé un lama dans un cirque avant de le promener dans toute la ville. «Un jour, un de ces animaux y passera» souffle encore Josée Barnérias, qui sait pourtant d’ores et déjà que sa plainte sera classée sans suite, «comme toutes celles pour maltraitance animale…». D’après La Montage, l’animal ne semblerait pas avoir de séquelles aujourd’hui.

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/il-ramene-un-cygne-en-amphitheatre-pour-seduire-une-etudiante_913e6158-e407-11e8-b5e1-a459b75ce5bd/
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Université Rennes 1 : des dizaines de postes d‘enseignants-chercheurs menacés

En raison d’un déficit budgétaire, le rectorat envisage de supprimer 120 postes à l’université Rennes 1 selon l’intersyndicale. Le président de l’université parle d’un « effort sur 82 postes», sans licenciement.

L’université de Rennes 1, placée sous la tutelle du rectorat en raison de son déficit budgétaire, envisage la suppression de 120 postes, dont 28 enseignants-chercheurs, pour revenir à l’équilibre d’ici trois ans, a affirmé mercredi l’intersyndicale.

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Interrogé par l’AFP, le président de l’université David Alis a démenti ce chiffre, parlant d’un «effort sur 82 postes de titulaires et contractuels sur trois ans». «Il n’y a pas de licenciements, ce sont des postes que nous n’ouvrirons pas, en majorité des départs en retraite qui ne seront pas compensés», a-t-il précisé.

De nombreux postes menacés

Une nouvelle phase du plan de retour à l’équilibre adopté en décembre dernier sera soumise jeudi au conseil d’administration. Pour les syndicats de personnels et étudiants, ce plan «supprimerait 120 postes de titulaires, dont 28 enseignants-chercheurs et 92 personnels ingénieurs, techniciens et administratifs».

«Cette amputation fait suite au plan de 100 suppressions de postes en cours depuis 2016» et s’ajoute «à la baisse de 25% sur les cinq dernières années des crédits affectés par l’université aux formations et laboratoires de recherche», ajoute l’intersyndicale dans un communiqué.

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Le déficit de l’université s’élève à 2,8 millions d’euros en 2018, contre 5,8 millions en 2017 sur un total de près de 300 millions d’euros. «On est sur une trajectoire de retour à l’équilibre pour 2021», a indiqué David Alis. Jugeant que les «conditions de travail ne font que se dégrader», les syndicats s’inquiètent eux des répercussions du plan sur «la qualité de la formation et de la recherche» et demandent aux administrateurs de refuser ce plan.

«Il est très important que les universités puissent recevoir un accompagnement financier»

Une délégation doit être reçue jeudi par le rectorat. «Nous devons faire face à une augmentation mécanique de la masse salariale qui représente plus d’un million d’euros par an et n’a pas été compensée en 2017» par l’État, a précisé David Alis. «Il est très important que les universités, au moment où elles connaissent un accroissement d’effectifs, comme c’est le cas chez nous avec une hausse de 10% des étudiants en licence 1 cette année, puissent recevoir un accompagnement financier».

Le président de Rennes 1 souligne que le plan présenté vise aussi à «moderniser» l’organisation de l’université. «On travaille sur les inscriptions en ligne, le paiement en ligne», assure David Alis, qui souhaite par ailleurs que «l’allocation des moyens aux universités prenne en compte des critères qualitatifs et pas seulement quantitatifs». L’université de Rennes 1, à forte dominante scientifique et de recherche, compte près de 30.000 étudiants répartis sur différents sites dans la capitale bretonne mais aussi à Saint-Brieuc, Saint-Malo et Lannion. Elle compte 3.300 personnels.

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/universite-rennes-1-des-dizaines-de-postes-d-enseignants-chercheurs-menaces_77b81288-d827-11e8-a404-df8b6474767f/
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Méningite: 2.300 personnes vaccinées lors d’une campagne ciblant les jeunes dijonnais

Après trois cas de méningite mortels à l’université en 2016 et 2017, une vaste campagne de vaccination avait été lancée l’an dernier. Une autre a commencé en septembre, ciblant les 17-24 ans qui vivent ou travaillent à Dijon.

Environ 2.300 personnes ont été vaccinées contre la méningite durant les deux premières semaines d’une vaste campagne ciblant tous les jeunes de 17 à 24 ans à Dijon et alentours, a indiqué vendredi l’Agence régionale de santé (ARS) dans un premier bilan.

«Pour l’instant la campagne démarre bien mais l’enjeu est maintenant la mobilisation des plus de 20 ans», alors que les jeunes de 17 à 19 ans constituent les trois quarts de ceux qui se sont fait vacciner jusqu’ici, a indiqué Olivier Obrecht, directeur général adjoint de l’ARS, lors d’un point presse.

Deux cas mortels en 2016, un autre en 2017

Après deux cas de méningite mortels fin 2016 et une première campagne de vaccination d’ampleur à l’université, la maladie est réapparue en décembre 2017 à Dijon, causant cinq cas en six mois, dont seulement deux étudiants, et la mort d’un jeune homme de 23 ans. Les autorités sanitaires ont lancé fin septembre une nouvelle campagne ciblant cette fois tous les jeunes de 17 à 24 ans résidant, travaillant ou étudiant sur plus de 150 communes des bassins de vie de Dijon et de Genlis, à une vingtaine de kilomètres.

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Environ 40.000 personnes sont concernées par cette opération prévue d’octobre à mars dans des centres de vaccination mais aussi en médecine de ville. Les infections invasives à méningocoque sont relativement rares en France, avec 546 cas notifiés en 2017 ayant causé 62 décès, selon des données de l’organisme Santé publique France, qui relève une augmentation de l’incidence du sérogroupe W, la souche en cause en Bourgogne, depuis 2015.

14.000 personnes déjà vaccinées en 2017

Cette campagne est une première en population générale dans l’Hexagone contre le méningocoque W, selon l’ARS, qui insiste sur «la gravité des infections dont cette souche est responsable (taux de mortalité de 32% en 2017 en France)». Après trois cas, dont deux mortels, survenus fin 2016, près de 14.000 personnes avaient été vaccinées début 2017 sur le campus de Dijon, dont plus de 10.000 étudiants, soit 41% de l’objectif.

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Le nombre de jeunes vaccinés lors de cette nouvelle campagne devrait frôler 3.000 à la fin de la troisième semaine. En ajoutant quelque 6.000 étudiants qui restent protégés et se trouveraient toujours sur le campus, autour de 20% de la cible est vaccinée. «Mais c’est insuffisant, il faut continuer à mobiliser», insiste Olivier Obrecht, qui précise qu’aucun nouveau cas ne s’est déclaré depuis le début de la campagne.

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/meningite-2-300-personnes-vaccinees-lors-d-une-campagne-ciblant-les-jeunes-dijonnais_068088d8-d3b4-11e8-8881-439875b4060d/
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Des étudiants occupent la présidence de Paris-Nanterre depuis mercredi soir

Trente étudiants et jeunes sans affectation à l’université occupent depuis hier soir le bâtiment de la présidence de l’université des Hauts-de-Seine. Ils demandent le réexamen de dossiers de 70 candidats à l’université.

Une trentaine d’étudiants et de «sans-fac» occupaient pacifiquement les locaux de la présidence de l’université de Paris-Nanterre (Hauts-de-Seine) jeudi matin après y avoir passé la nuit pour obtenir l’inscription d’étudiants n’ayant reçu aucune affectation sur la plateforme Parcoursup.

Le 2 octobre dernier, un groupe d’une cinquantaine d’étudiants et de «sans-fac» avaient déjà occupé ce même bâtiment pendant toute une soirée. La présidence s’était alors engagée à trouver 70 places pour des personnes sans affectation.

«On ne partira pas sans garantie d’inscriptions»

«Nous sommes dans une démarche tout à fait pacifique, pas du tout dans l’optique de dégrader quoique ce soit», explique au Figaro Mickaël, un militant de l’Unef Nanterre. Le jeune homme assure que des consignes ont été données de ne pas tagger ni détériorer les bâtiments. «Le personnel de Nanterre peut encore rentrer dans les bureaux, nous ne bloquons pas les portes et n’empêchons pas non plus les cours d’avoir lieu», conclut le jeune militant.

Victor Mendez, étudiant et militant à l’Unef, a jugé que l’université n’avait pas tenu ses promesses en inscrivant seulement 43 personnes depuis le 2 octobre. Du côté de l’université en revanche, on considère que l’effort a été suffisant avec 89 étudiants inscrits en tout depuis la rentrée en septembre, dont 79 sur l’université de Paris-Nanterre et 10 dans d’autres établissements franciliens.

L’université précise qu’en 2017, 42 cas de «sans-fac» avaient été réglés et 51 en 2016, soit un effort bien moins important. «On ne partira pas sans garantie d’inscriptions» supplémentaires, a expliqué à l’AFP Victor Mendez. «Depuis le début on propose de négocier des dossiers et la fac refuse alors qu’on a des dossiers sensibles, des demandeurs d’asile, des étudiants sans licence nulle part», dénonce-t-il.

» LIRE AUSSI – Morsures et violence contre des policiers: deux étudiants de Nanterre condamnés

Violences sur policiers

Les étudiants mobilisés demandent également que l’université se positionne pour la relaxe des deux personnes condamnées mercredi, dont Victor Mendez, pour des violences sur des policiers lors de l’évacuation de la fac par des CRS en avril dernier en plein mouvement de contestation contre la réforme de l’accès à l’université.

Victor Mendez a été condamné à 4 mois de prison avec sursis et un ancien étudiant à 6 mois de prison ferme. Un troisième a été relaxé. Un rassemblement de soutien est prévu devant le bâtiment de la présidence de l’université jeudi à 12h30.

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/des-etudiants-occupent-la-presidence-de-paris-nanterre-depuis-mercredi-soir_9db9fd38-d2ab-11e8-a48c-c6d2c6cff49b/
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Morsures et violence contre des policiers: deux étudiants de Nanterre condamnés

Lors du blocage de l’université en avril, deux étudiants et un ancien avaient été coupables de violences contre les forces de l’ordre. L’un a été condamné à six mois de prison ferme, un autre à quatre avec sursis, le troisième a été relaxé.

Ils étaient accusés d’avoir frappé et mordu des policiers lors de l’évacuation de l’université de Nanterre (Hauts-de-Seine) par des CRS au printemps dernier. Un ancien étudiant de l’établissement a été condamné à six mois de prison ferme, un étudiant à quatre mois avec sursis et un troisième prévenu, lui aussi étudiant à l’université Paris-Nanterre, a été relaxé au bénéfice du doute.

» LIRE AUSSI – À Nanterre, les «sans fac» sont bien moins nombreux que l’an dernier

«On a une volonté politique de s’en prendre à des militants et ça, c’est inacceptable», s’est indigné à l’issue du délibéré Victor Mendez, militant à l’Unef et au NPA et condamné à du sursis. Il a annoncé qu’il ferait «probablement» appel. «On est face à des accusations sans preuve, des accusations contradictoires», a-t-il dénoncé. Lui est accusé d’avoir mordu un policier.

L’autre prévenu, condamné à six mois ferme sans mandat de dépôt, est, lui, accusé d’avoir donné un coup de poing à un agent. Il a interjeté appel aussitôt après la décision. Une centaine d’étudiants, professeurs et postiers des Hauts-de-Seine en grève depuis près de six mois s’étaient donné rendez-vous devant le tribunal de Nanterre dès 8h pour apporter leur soutien aux trois prévenus. Le rassemblement était encadré par un important dispositif policier.

«Halte à la criminalisation des mouvements sociaux!»

«Ils organisaient simplement une assemblée pour lutter contre la sélection à l’université, a écrit sur Twitter la députée LFI Clémentine Autain. Voilà que le TGI rend son verdict pour les 3 étudiants: une relaxe, 4 mois avec sursis, et 4 mois fermes. Halte à la criminalisation des mouvements sociaux!» Le député LFI de la première circonscription du 93 Eric Coquerel, toujours proche des mouvements étudiants, a également réagi: «Le juge a suivi le procureur dans le procès des 3 étudiants de Nanterre accusés d’avoir occupé un amphi pendant le mouvement: 1 a 4 mois avec sursis, 1 autre 6 mois ferme! Pendant ce temps là Benalla crée sa boîte de sécurité privée. Là encore, 2 poids, 2 mesures. Honteux.»

Anniversaire de mai 68

Les trois militants étaient mis en cause par plusieurs policiers ayant participé à l’évacuation d’un bâtiment de l‘université Paris Nanterre, occupée le 9 avril par des manifestants. Ce jour-là, quelques dizaines de jeunes gens étaient montées sur un toit-terrasse et avaient bloqué un bâtiment de l’établissement dans le cadre de la mobilisation nationale contre la loi pour l’orientation et la réussite des étudiants (ORE) modifiant les modalités d’entrée à l’université.

La présidence de l’université avait demandé le concours de la force publique et les CRS étaient intervenus lors d’une assemblée générale tenue pacifiquement dans le bâtiment, provoquant l’émoi dans le milieu universitaire, alors qu’était commémoré l’anniversaire de mai 68 qui avait pris naissance dans ce même établissement.

» LIRE AUSSI – L’université de Nanterre débloquée dans le calme après deux mois d’occupation

Plusieurs sites universitaires étaient alors touchés depuis plusieurs semaines par la contestation. Au plus fort de la mobilisation, quatre universités sur 73 avaient été bloquées, dont le site universitaire de Tolbiac, qui dépend de Paris-I, et Nanterre. Des dizaines de sites avaient également été perturbées dans toute la France.

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/morsures-et-violence-contre-des-policiers-deux-etudiants-de-nanterre-condamnes_fd6b571c-d1e9-11e8-81a3-d8f987bd6afe/
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À Harvard, ouverture d’un procès pour discrimination anti-Asiatiques

Una association d’«étudiants pour des admissions justes» reproche à l‘université du Massachusetts de maintenir volontairement un plafond de verre pour les étudiants asiatiques. Le procès s’est ouvert lundi à Boston.

Harvard discrimine-t-elle les étudiants d’origine asiatique? Le processus d’admission de la prestigieuse université américaine est au cœur d’un procès qui s’est ouvert lundi à Boston, avec dans le viseur la politique de «discrimination positive» des universités américaines dénoncée par les conservateurs. Les débats se sont ouverts au tribunal fédéral de Boston devant la juge Allison Dale Burroughs. Ils sont censés durer environ trois semaines, détaillant tous les aspects d’un dossier qui a toutes les chances de remonter jusqu’à la Cour suprême.

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D’un côté, la plus vieille et sans doute la plus célèbre université des États-Unis, qui nie toute discrimination anti-asiatique mais revendique des critères plus larges que l’excellence académique, y compris des critères de personnalité, au nom du maintien de la «diversité» de son campus. Harvard fait aussi valoir que la proportion d’étudiants américains d’origine asiatique a augmenté substantiellement depuis 2010, pour représenter aujourd’hui près de 23% des quelque 2.000 étudiants admis en première année, contre 15% de noirs et 12% d’hispaniques, sur quelque 40.000 candidats.

«Harvard serait très ennuyeux si nous avions tous les mêmes expériences, centres d’intérêts, et attentes les uns envers les autres»Larry Bacow, président de Harvard

De l’autre, une organisation baptisée «Students for Fair Admissions» («Étudiants pour des admissions justes»), dirigée par le militant conservateur blanc Edward Blum. Dans ses déclarations préliminaires, Adam Mortara, avocat de la SFFA, a accusé l’institution universitaire d’aller au-delà de la jurisprudence de la Cour suprême des États-Unis qui autorise depuis 1978 les universités à prendre en compte l’origine ethnique comme un critère de sélection, parmi d’autres, des étudiants.

Adam Mortara affirme qu’Harvard a mené une politique de «rééquilibrage racial» et a volontairement maintenu le taux des candidats d’origine asiatique en dessous d’un plafond de 20% par année. L’avocat soutient que les évaluations «personnelles» des candidats asiatiques étaient volontairement minorées pour compenser leur supériorité dans les épreuves académiques.

Les origines ethniques comme critère d’admission

Selon l’avocat de l’université Bill Lee, Havard ne saurait atteindre ses objectifs pédagogiques sans inclure les origines ethniques dans sa réflexion. Conscient de la mauvaise publicité que le procès pourrait valoir à l’université, son président Larry Bacow a envoyé une lettre à tous les étudiants et personnels de Harvard rappelant le droit de l’université à tenir compte des origines ethniques dans ses efforts pour maintenir une population aussi variée que possible.

«Harvard serait très ennuyeux (…) si nous avions tous les mêmes expériences, centres d’intérêts, et attentes les uns envers les autres», disait-il dans cette lettre, diffusée peu avant l’ouverture du procès. Il a aussi rappelé que la Cour suprême américaine avait à deux reprises validé la politique de Harvard, sur la base d’une décision de 1978 qui autorise les universités à faire des origines ethniques un des critères d’admission, au nom de la diversité des campus.

Soutien de l’administration Trump

L’administration Trump a apporté son soutien fin août à la plainte de M. Blum, affirmant que le processus d’admission de Harvard «désavantageait de manière significative» les étudiants d’origine asiatique. Les ministères de l’Éducation et de la Justice ont aussi ouvert une enquête sur la politique d’admission de l’université de Yale, qu’elle soupçonne, pour des raisons similaires, de discriminer les étudiants d’origine asiatique.

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Preuve que le sujet divise, le président Bacow a appelé chacun, malgré les divergences d’opinion, «au respect mutuel» dans les prochaines semaines. Et à la veille du procès dimanche, des dizaines d’étudiants des deux camps ont organisé des manifestations rivales, l’une sur le campus et l’autre sur une place de Boston.

Quelle que soit l’issue du procès, tout le monde s’attend à ce que ce débat ultra-sensible sur le rôle de l’ethnicité dans les admissions universitaires, qui oppose depuis des années conservateurs et démocrates, remonte jusqu’à la Cour suprême. Cela viendrait tester la nouvelle majorité conservatrice obtenue avec l’arrivée récente du juge Brett Kavanaugh au sein de la plus haute instance judiciaire américaine.

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/a-harvard-ouverture-d-un-proces-pour-discrimination-anti-asiatiques_b5340c9a-d113-11e8-81a3-d8f987bd6afe/
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«Pour éviter les drames, les week-ends d’intégration doivent être plus encadrés»

Sébastien Marret a perdu son frère lors d’un week-end d’intégration il y a un peu plus d’un an. Aujourd’hui, il milite pour plus de sécurité et d’encadrement lors de ces événements festifs.

Il y a un peu plus d’un an et demi, David Marret, étudiant à Rennes, décédait tragiquement lors de son week-end d’intégration. Depuis, Sébastien, son frère, milite pour que ces événements festifs soient plus encadrés, afin d’éviter ces drames. Le jeune homme, qui travaille aujourd’hui dans l’immobilier, accompagne désormais le ministère de l’Enseignement supérieur à l’occasion du lancement de sa charte pour conseiller les étudiants dans l’organisation d’événements festifs et d’intégration. Pour Le Figaro, il raconte son engagement.

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Le Figaro – Il y a un an, votre frère David décédait lors d’une soirée d’intégration. Que s’est-il passé?

Sébastien Marret – Il participait au week-end d’intégration de son université. C’était dans la commune de Pénestin, dans le Morbihan. Au cours de la deuxième soirée, le samedi, il ne s’est pas senti très bien. Ses amis

« Si on réduit l’alcool, on peut se doter d’infirmiers ou demander à une équipe du Samu de tourner à proximité de l’événement »Sébastien Marret

l’ont conduit dans une tente de repos qui avait été installée pour l’occasion pour les gens alcoolisés. Ils l’ont allongé et se sont relayés pour aller le surveiller. Finalement, la soirée avançant, il a fini par se retrouver seul. Le matin, il a été retrouvé inanimé vers 8h30. Les tests ont révélé une alcoolémie de 3,7 grammes d’alcool par litre de sang.

Ce jour-là, les conditions de sécurité étaient-elles réunies?

Non. Il y avait des vigiles, afin d’éviter d’éventuelles bagarres. Mais il n’y avait aucune unité médicale, pas d’infirmier ni même d’étudiant formé aux premiers soins. Il y avait seulement cette espèce de tente, retenue au sol par des fûts de bières.

Depuis, vous avez décidé de vous engager pour éviter que ce type de drame se reproduise. Quelles ont été vos démarches?

Oui, je n’ai absolument pas de rancœur ni de haine envers qui que ce soit. Je n’accuse personne, cela ne servirait absolument à rien et cela ne fera pas revenir mon frère. En revanche, j’essaye d’aider à mon niveau. Cela ne sert à rien de regarder le passé, il faut se tourner vers l’avenir.

» LIRE AUSSI – Ces journées d’intégration qui finissent mal

Avec ma cousine, puis mon autre frère, nous avons envoyé des lettres aux ministres afin de les alerter sur la situation et leur demander d’agir pour éviter que de tels drames se reproduisent. Un jour, nous avons reçu un courrier de Frédérique Vidal: elle nous proposait de nous rencontrer. Nous avons ensuite réfléchi à ce qu’il était possible de faire pour qu’il y ait plus de prévention et de sécurité lors des week-ends d’intégration.

Selon vous, qu’est-ce qu’il est possible de faire?

Pour éviter ces drames, il faut que les week-ends d’intégration soient organisés de manière plus intelligente, qu’ils soient plus encadrés. Souvent, les associations étudiantes qui organisent ces événements disent qu’elles n’ont pas assez de budget pour faire venir un médecin ou du personnel formé aux premiers secours. Mais du budget, il y en a. Il suffirait de réduire un tout petit peu le stock d’alcool pour avoir de l’argent. Si on réduit l’alcool, on peut se doter d’infirmiers ou demander à une équipe du Samu de tourner à proximité de l’événement.

« Il doit y avoir une prise de conscience des écoles et universités qui doivent accompagner les jeunes dans l’organisation de ce genre d’événements »Sébastien Marret

Puis, il faut prévenir la police ou la gendarmerie de la tenue de ce genre d’événements. Il s’agit de bon sens. C’est de la responsabilité de chacun. Les bureaux des étudiants (BDE) qui organisent ces week-ends doivent eux-mêmes prendre les dispositions nécessaires à la sécurité des étudiants.

Cela devrait faire partie des bonnes pratiques à adopter. Lorsque l’on organise un week-end d’intégration, on pense au transport, à l’hébergement, au local pour faire la fête. Pourquoi ne pense-t-on pas également à la sécurité?

Faut-il interdire les week-ends d’intégration?

Non, le but n’est évidemment pas de les interdire. C’est un moment qui est censé être sympa. Les jeunes arrivent dans une nouvelle école, c’est l’événement idéal pour faire des rencontres et apprendre à se connaître. L’interdiction n’est pas la bonne solution. Cela laisserait la porte ouverte à l’organisation d’événements encore moins cadrés.

Les universités et écoles doivent-elles aussi agir?

Oui. Il doit y avoir une prise de conscience des écoles et universités qui doivent accompagner les jeunes dans l’organisation de ce genre d’événements. C’est beaucoup trop facile de rejeter la faute sur les étudiants. Ce n’est pas parce que les week-ends d’intégration n’ont pas lieu dans les locaux de l’université que celle-ci ne doit pas protéger ses étudiants.

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/-pour-eviter-les-drames-les-week-ends-d-integration-doivent-etre-plus-encadres-_3e56b842-cbc9-11e8-896c-7d05c73a49da/
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Il perd son frère dans un week-end d’intégration et demande « plus de sécurité»

Sébastien Marret a perdu son frère lors d’un week-end d’intégration il y a un peu plus d’un an. Aujourd’hui, il milite pour plus de sécurité et d’encadrement lors de ces événements festifs.

Il y a un peu plus d’un an et demi, David Marret, étudiant à Rennes, décédait tragiquement lors de son week-end d’intégration. Depuis, Sébastien, son frère, milite pour que ces événements festifs soient plus encadrés, afin d’éviter ces drames. Le jeune homme, qui travaille aujourd’hui dans l’immobilier, accompagne désormais le ministère de l’Enseignement supérieur à l’occasion du lancement de sa charte pour conseiller les étudiants dans l’organisation d’événements festifs et d’intégration. Pour Le Figaro, il raconte son engagement.

» LIRE AUSSI – Frédérique Vidal lance un plan pour éviter les dérapages en week-end d’intégration

Le Figaro – Il y a un an, votre frère David décédait lors d’une soirée d’intégration. Que s’est-il passé?

Sébastien Marret – Il participait au week-end d’intégration de son université. C’était dans la commune de Pénestin, dans le Morbihan. Au cours de la deuxième soirée, le samedi, il ne s’est pas senti très bien. Ses amis

« Si on réduit l’alcool, on peut se doter d’infirmiers ou demander à une équipe du Samu de tourner à proximité de l’événement »Sébastien Marret

l’ont conduit dans une tente de repos qui avait été installée pour l’occasion pour les gens alcoolisés. Ils l’ont allongé et se sont relayés pour aller le surveiller. Finalement, la soirée avançant, il a fini par se retrouver seul. Le matin, il a été retrouvé inanimé vers 8h30. Les tests ont révélé une alcoolémie de 3,7 grammes d’alcool par litre de sang.

Ce jour-là, les conditions de sécurité étaient-elles réunies?

Non. Il y avait des vigiles, afin d’éviter d’éventuelles bagarres. Mais il n’y avait aucune unité médicale, pas d’infirmier ni même d’étudiant formé aux premiers soins. Il y avait seulement cette espèce de tente, retenue au sol par des fûts de bières.

Depuis, vous avez décidé de vous engager pour éviter que ce type de drame se reproduise. Quelles ont été vos démarches?

Oui, je n’ai absolument pas de rancœur ni de haine envers qui que ce soit. Je n’accuse personne, cela ne servirait absolument à rien et cela ne fera pas revenir mon frère. En revanche, j’essaye d’aider à mon niveau. Cela ne sert à rien de regarder le passé, il faut se tourner vers l’avenir.

» LIRE AUSSI – Ces journées d’intégration qui finissent mal

Avec ma cousine, puis mon autre frère, nous avons envoyé des lettres aux ministres afin de les alerter sur la situation et leur demander d’agir pour éviter que de tels drames se reproduisent. Un jour, nous avons reçu un courrier de Frédérique Vidal: elle nous proposait de nous rencontrer. Nous avons ensuite réfléchi à ce qu’il était possible de faire pour qu’il y ait plus de prévention et de sécurité lors des week-ends d’intégration.

Selon vous, qu’est-ce qu’il est possible de faire?

Pour éviter ces drames, il faut que les week-ends d’intégration soient organisés de manière plus intelligente, qu’ils soient plus encadrés. Souvent, les associations étudiantes qui organisent ces événements disent qu’elles n’ont pas assez de budget pour faire venir un médecin ou du personnel formé aux premiers secours. Mais du budget, il y en a. Il suffirait de réduire un tout petit peu le stock d’alcool pour avoir de l’argent. Si on réduit l’alcool, on peut se doter d’infirmiers ou demander à une équipe du Samu de tourner à proximité de l’événement.

« Il doit y avoir une prise de conscience des écoles et universités qui doivent accompagner les jeunes dans l’organisation de ce genre d’événements »Sébastien Marret

Puis, il faut prévenir la police ou la gendarmerie de la tenue de ce genre d’événements. Il s’agit de bon sens. C’est de la responsabilité de chacun. Les bureaux des étudiants (BDE) qui organisent ces week-ends doivent eux-mêmes prendre les dispositions nécessaires à la sécurité des étudiants.

Cela devrait faire partie des bonnes pratiques à adopter. Lorsque l’on organise un week-end d’intégration, on pense au transport, à l’hébergement, au local pour faire la fête. Pourquoi ne pense-t-on pas également à la sécurité?

Faut-il interdire les week-ends d’intégration?

Non, le but n’est évidemment pas de les interdire. C’est un moment qui est censé être sympa. Les jeunes arrivent dans une nouvelle école, c’est l’événement idéal pour faire des rencontres et apprendre à se connaître. L’interdiction n’est pas la bonne solution. Cela laisserait la porte ouverte à l’organisation d’événements encore moins cadrés.

Les universités et écoles doivent-elles aussi agir?

Oui. Il doit y avoir une prise de conscience des écoles et universités qui doivent accompagner les jeunes dans l’organisation de ce genre d’événements. C’est beaucoup trop facile de rejeter la faute sur les étudiants. Ce n’est pas parce que les week-ends d’intégration n’ont pas lieu dans les locaux de l’université que celle-ci ne doit pas protéger ses étudiants.

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/-pour-eviter-les-drames-les-week-ends-d-integration-doivent-etre-plus-encadres-_3e56b842-cbc9-11e8-896c-7d05c73a49da/
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