Méningite: 2.300 personnes vaccinées lors d’une campagne ciblant les jeunes dijonnais

Après trois cas de méningite mortels à l’université en 2016 et 2017, une vaste campagne de vaccination avait été lancée l’an dernier. Une autre a commencé en septembre, ciblant les 17-24 ans qui vivent ou travaillent à Dijon.

Environ 2.300 personnes ont été vaccinées contre la méningite durant les deux premières semaines d’une vaste campagne ciblant tous les jeunes de 17 à 24 ans à Dijon et alentours, a indiqué vendredi l’Agence régionale de santé (ARS) dans un premier bilan.

«Pour l’instant la campagne démarre bien mais l’enjeu est maintenant la mobilisation des plus de 20 ans», alors que les jeunes de 17 à 19 ans constituent les trois quarts de ceux qui se sont fait vacciner jusqu’ici, a indiqué Olivier Obrecht, directeur général adjoint de l’ARS, lors d’un point presse.

Deux cas mortels en 2016, un autre en 2017

Après deux cas de méningite mortels fin 2016 et une première campagne de vaccination d’ampleur à l’université, la maladie est réapparue en décembre 2017 à Dijon, causant cinq cas en six mois, dont seulement deux étudiants, et la mort d’un jeune homme de 23 ans. Les autorités sanitaires ont lancé fin septembre une nouvelle campagne ciblant cette fois tous les jeunes de 17 à 24 ans résidant, travaillant ou étudiant sur plus de 150 communes des bassins de vie de Dijon et de Genlis, à une vingtaine de kilomètres.

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Environ 40.000 personnes sont concernées par cette opération prévue d’octobre à mars dans des centres de vaccination mais aussi en médecine de ville. Les infections invasives à méningocoque sont relativement rares en France, avec 546 cas notifiés en 2017 ayant causé 62 décès, selon des données de l’organisme Santé publique France, qui relève une augmentation de l’incidence du sérogroupe W, la souche en cause en Bourgogne, depuis 2015.

14.000 personnes déjà vaccinées en 2017

Cette campagne est une première en population générale dans l’Hexagone contre le méningocoque W, selon l’ARS, qui insiste sur «la gravité des infections dont cette souche est responsable (taux de mortalité de 32% en 2017 en France)». Après trois cas, dont deux mortels, survenus fin 2016, près de 14.000 personnes avaient été vaccinées début 2017 sur le campus de Dijon, dont plus de 10.000 étudiants, soit 41% de l’objectif.

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Le nombre de jeunes vaccinés lors de cette nouvelle campagne devrait frôler 3.000 à la fin de la troisième semaine. En ajoutant quelque 6.000 étudiants qui restent protégés et se trouveraient toujours sur le campus, autour de 20% de la cible est vaccinée. «Mais c’est insuffisant, il faut continuer à mobiliser», insiste Olivier Obrecht, qui précise qu’aucun nouveau cas ne s’est déclaré depuis le début de la campagne.

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/meningite-2-300-personnes-vaccinees-lors-d-une-campagne-ciblant-les-jeunes-dijonnais_068088d8-d3b4-11e8-8881-439875b4060d/
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Des étudiants occupent la présidence de Paris-Nanterre depuis mercredi soir

Trente étudiants et jeunes sans affectation à l’université occupent depuis hier soir le bâtiment de la présidence de l’université des Hauts-de-Seine. Ils demandent le réexamen de dossiers de 70 candidats à l’université.

Une trentaine d’étudiants et de «sans-fac» occupaient pacifiquement les locaux de la présidence de l’université de Paris-Nanterre (Hauts-de-Seine) jeudi matin après y avoir passé la nuit pour obtenir l’inscription d’étudiants n’ayant reçu aucune affectation sur la plateforme Parcoursup.

Le 2 octobre dernier, un groupe d’une cinquantaine d’étudiants et de «sans-fac» avaient déjà occupé ce même bâtiment pendant toute une soirée. La présidence s’était alors engagée à trouver 70 places pour des personnes sans affectation.

«On ne partira pas sans garantie d’inscriptions»

«Nous sommes dans une démarche tout à fait pacifique, pas du tout dans l’optique de dégrader quoique ce soit», explique au Figaro Mickaël, un militant de l’Unef Nanterre. Le jeune homme assure que des consignes ont été données de ne pas tagger ni détériorer les bâtiments. «Le personnel de Nanterre peut encore rentrer dans les bureaux, nous ne bloquons pas les portes et n’empêchons pas non plus les cours d’avoir lieu», conclut le jeune militant.

Victor Mendez, étudiant et militant à l’Unef, a jugé que l’université n’avait pas tenu ses promesses en inscrivant seulement 43 personnes depuis le 2 octobre. Du côté de l’université en revanche, on considère que l’effort a été suffisant avec 89 étudiants inscrits en tout depuis la rentrée en septembre, dont 79 sur l’université de Paris-Nanterre et 10 dans d’autres établissements franciliens.

L’université précise qu’en 2017, 42 cas de «sans-fac» avaient été réglés et 51 en 2016, soit un effort bien moins important. «On ne partira pas sans garantie d’inscriptions» supplémentaires, a expliqué à l’AFP Victor Mendez. «Depuis le début on propose de négocier des dossiers et la fac refuse alors qu’on a des dossiers sensibles, des demandeurs d’asile, des étudiants sans licence nulle part», dénonce-t-il.

» LIRE AUSSI – Morsures et violence contre des policiers: deux étudiants de Nanterre condamnés

Violences sur policiers

Les étudiants mobilisés demandent également que l’université se positionne pour la relaxe des deux personnes condamnées mercredi, dont Victor Mendez, pour des violences sur des policiers lors de l’évacuation de la fac par des CRS en avril dernier en plein mouvement de contestation contre la réforme de l’accès à l’université.

Victor Mendez a été condamné à 4 mois de prison avec sursis et un ancien étudiant à 6 mois de prison ferme. Un troisième a été relaxé. Un rassemblement de soutien est prévu devant le bâtiment de la présidence de l’université jeudi à 12h30.

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/des-etudiants-occupent-la-presidence-de-paris-nanterre-depuis-mercredi-soir_9db9fd38-d2ab-11e8-a48c-c6d2c6cff49b/
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Morsures et violence contre des policiers: deux étudiants de Nanterre condamnés

Lors du blocage de l’université en avril, deux étudiants et un ancien avaient été coupables de violences contre les forces de l’ordre. L’un a été condamné à six mois de prison ferme, un autre à quatre avec sursis, le troisième a été relaxé.

Ils étaient accusés d’avoir frappé et mordu des policiers lors de l’évacuation de l’université de Nanterre (Hauts-de-Seine) par des CRS au printemps dernier. Un ancien étudiant de l’établissement a été condamné à six mois de prison ferme, un étudiant à quatre mois avec sursis et un troisième prévenu, lui aussi étudiant à l’université Paris-Nanterre, a été relaxé au bénéfice du doute.

» LIRE AUSSI – À Nanterre, les «sans fac» sont bien moins nombreux que l’an dernier

«On a une volonté politique de s’en prendre à des militants et ça, c’est inacceptable», s’est indigné à l’issue du délibéré Victor Mendez, militant à l’Unef et au NPA et condamné à du sursis. Il a annoncé qu’il ferait «probablement» appel. «On est face à des accusations sans preuve, des accusations contradictoires», a-t-il dénoncé. Lui est accusé d’avoir mordu un policier.

L’autre prévenu, condamné à six mois ferme sans mandat de dépôt, est, lui, accusé d’avoir donné un coup de poing à un agent. Il a interjeté appel aussitôt après la décision. Une centaine d’étudiants, professeurs et postiers des Hauts-de-Seine en grève depuis près de six mois s’étaient donné rendez-vous devant le tribunal de Nanterre dès 8h pour apporter leur soutien aux trois prévenus. Le rassemblement était encadré par un important dispositif policier.

«Halte à la criminalisation des mouvements sociaux!»

«Ils organisaient simplement une assemblée pour lutter contre la sélection à l’université, a écrit sur Twitter la députée LFI Clémentine Autain. Voilà que le TGI rend son verdict pour les 3 étudiants: une relaxe, 4 mois avec sursis, et 4 mois fermes. Halte à la criminalisation des mouvements sociaux!» Le député LFI de la première circonscription du 93 Eric Coquerel, toujours proche des mouvements étudiants, a également réagi: «Le juge a suivi le procureur dans le procès des 3 étudiants de Nanterre accusés d’avoir occupé un amphi pendant le mouvement: 1 a 4 mois avec sursis, 1 autre 6 mois ferme! Pendant ce temps là Benalla crée sa boîte de sécurité privée. Là encore, 2 poids, 2 mesures. Honteux.»

Anniversaire de mai 68

Les trois militants étaient mis en cause par plusieurs policiers ayant participé à l’évacuation d’un bâtiment de l‘université Paris Nanterre, occupée le 9 avril par des manifestants. Ce jour-là, quelques dizaines de jeunes gens étaient montées sur un toit-terrasse et avaient bloqué un bâtiment de l’établissement dans le cadre de la mobilisation nationale contre la loi pour l’orientation et la réussite des étudiants (ORE) modifiant les modalités d’entrée à l’université.

La présidence de l’université avait demandé le concours de la force publique et les CRS étaient intervenus lors d’une assemblée générale tenue pacifiquement dans le bâtiment, provoquant l’émoi dans le milieu universitaire, alors qu’était commémoré l’anniversaire de mai 68 qui avait pris naissance dans ce même établissement.

» LIRE AUSSI – L’université de Nanterre débloquée dans le calme après deux mois d’occupation

Plusieurs sites universitaires étaient alors touchés depuis plusieurs semaines par la contestation. Au plus fort de la mobilisation, quatre universités sur 73 avaient été bloquées, dont le site universitaire de Tolbiac, qui dépend de Paris-I, et Nanterre. Des dizaines de sites avaient également été perturbées dans toute la France.

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/morsures-et-violence-contre-des-policiers-deux-etudiants-de-nanterre-condamnes_fd6b571c-d1e9-11e8-81a3-d8f987bd6afe/
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À Harvard, ouverture d’un procès pour discrimination anti-Asiatiques

Una association d’«étudiants pour des admissions justes» reproche à l‘université du Massachusetts de maintenir volontairement un plafond de verre pour les étudiants asiatiques. Le procès s’est ouvert lundi à Boston.

Harvard discrimine-t-elle les étudiants d’origine asiatique? Le processus d’admission de la prestigieuse université américaine est au cœur d’un procès qui s’est ouvert lundi à Boston, avec dans le viseur la politique de «discrimination positive» des universités américaines dénoncée par les conservateurs. Les débats se sont ouverts au tribunal fédéral de Boston devant la juge Allison Dale Burroughs. Ils sont censés durer environ trois semaines, détaillant tous les aspects d’un dossier qui a toutes les chances de remonter jusqu’à la Cour suprême.

» LIRE AUSSI – Les étudiants de Harvard lancent une «école de la résistance» contre Trump

D’un côté, la plus vieille et sans doute la plus célèbre université des États-Unis, qui nie toute discrimination anti-asiatique mais revendique des critères plus larges que l’excellence académique, y compris des critères de personnalité, au nom du maintien de la «diversité» de son campus. Harvard fait aussi valoir que la proportion d’étudiants américains d’origine asiatique a augmenté substantiellement depuis 2010, pour représenter aujourd’hui près de 23% des quelque 2.000 étudiants admis en première année, contre 15% de noirs et 12% d’hispaniques, sur quelque 40.000 candidats.

«Harvard serait très ennuyeux si nous avions tous les mêmes expériences, centres d’intérêts, et attentes les uns envers les autres»Larry Bacow, président de Harvard

De l’autre, une organisation baptisée «Students for Fair Admissions» («Étudiants pour des admissions justes»), dirigée par le militant conservateur blanc Edward Blum. Dans ses déclarations préliminaires, Adam Mortara, avocat de la SFFA, a accusé l’institution universitaire d’aller au-delà de la jurisprudence de la Cour suprême des États-Unis qui autorise depuis 1978 les universités à prendre en compte l’origine ethnique comme un critère de sélection, parmi d’autres, des étudiants.

Adam Mortara affirme qu’Harvard a mené une politique de «rééquilibrage racial» et a volontairement maintenu le taux des candidats d’origine asiatique en dessous d’un plafond de 20% par année. L’avocat soutient que les évaluations «personnelles» des candidats asiatiques étaient volontairement minorées pour compenser leur supériorité dans les épreuves académiques.

Les origines ethniques comme critère d’admission

Selon l’avocat de l’université Bill Lee, Havard ne saurait atteindre ses objectifs pédagogiques sans inclure les origines ethniques dans sa réflexion. Conscient de la mauvaise publicité que le procès pourrait valoir à l’université, son président Larry Bacow a envoyé une lettre à tous les étudiants et personnels de Harvard rappelant le droit de l’université à tenir compte des origines ethniques dans ses efforts pour maintenir une population aussi variée que possible.

«Harvard serait très ennuyeux (…) si nous avions tous les mêmes expériences, centres d’intérêts, et attentes les uns envers les autres», disait-il dans cette lettre, diffusée peu avant l’ouverture du procès. Il a aussi rappelé que la Cour suprême américaine avait à deux reprises validé la politique de Harvard, sur la base d’une décision de 1978 qui autorise les universités à faire des origines ethniques un des critères d’admission, au nom de la diversité des campus.

Soutien de l’administration Trump

L’administration Trump a apporté son soutien fin août à la plainte de M. Blum, affirmant que le processus d’admission de Harvard «désavantageait de manière significative» les étudiants d’origine asiatique. Les ministères de l’Éducation et de la Justice ont aussi ouvert une enquête sur la politique d’admission de l’université de Yale, qu’elle soupçonne, pour des raisons similaires, de discriminer les étudiants d’origine asiatique.

» LIRE AUSSI – Elle passe les examens d’Harvard pendant son accouchement

Preuve que le sujet divise, le président Bacow a appelé chacun, malgré les divergences d’opinion, «au respect mutuel» dans les prochaines semaines. Et à la veille du procès dimanche, des dizaines d’étudiants des deux camps ont organisé des manifestations rivales, l’une sur le campus et l’autre sur une place de Boston.

Quelle que soit l’issue du procès, tout le monde s’attend à ce que ce débat ultra-sensible sur le rôle de l’ethnicité dans les admissions universitaires, qui oppose depuis des années conservateurs et démocrates, remonte jusqu’à la Cour suprême. Cela viendrait tester la nouvelle majorité conservatrice obtenue avec l’arrivée récente du juge Brett Kavanaugh au sein de la plus haute instance judiciaire américaine.

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/a-harvard-ouverture-d-un-proces-pour-discrimination-anti-asiatiques_b5340c9a-d113-11e8-81a3-d8f987bd6afe/
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Il perd son frère dans un week-end d’intégration et demande « plus de sécurité»

Sébastien Marret a perdu son frère lors d’un week-end d’intégration il y a un peu plus d’un an. Aujourd’hui, il milite pour plus de sécurité et d’encadrement lors de ces événements festifs.

Il y a un peu plus d’un an et demi, David Marret, étudiant à Rennes, décédait tragiquement lors de son week-end d’intégration. Depuis, Sébastien, son frère, milite pour que ces événements festifs soient plus encadrés, afin d’éviter ces drames. Le jeune homme, qui travaille aujourd’hui dans l’immobilier, accompagne désormais le ministère de l’Enseignement supérieur à l’occasion du lancement de sa charte pour conseiller les étudiants dans l’organisation d’événements festifs et d’intégration. Pour Le Figaro, il raconte son engagement.

» LIRE AUSSI – Frédérique Vidal lance un plan pour éviter les dérapages en week-end d’intégration

Le Figaro – Il y a un an, votre frère David décédait lors d’une soirée d’intégration. Que s’est-il passé?

Sébastien Marret – Il participait au week-end d’intégration de son université. C’était dans la commune de Pénestin, dans le Morbihan. Au cours de la deuxième soirée, le samedi, il ne s’est pas senti très bien. Ses amis

« Si on réduit l’alcool, on peut se doter d’infirmiers ou demander à une équipe du Samu de tourner à proximité de l’événement »Sébastien Marret

l’ont conduit dans une tente de repos qui avait été installée pour l’occasion pour les gens alcoolisés. Ils l’ont allongé et se sont relayés pour aller le surveiller. Finalement, la soirée avançant, il a fini par se retrouver seul. Le matin, il a été retrouvé inanimé vers 8h30. Les tests ont révélé une alcoolémie de 3,7 grammes d’alcool par litre de sang.

Ce jour-là, les conditions de sécurité étaient-elles réunies?

Non. Il y avait des vigiles, afin d’éviter d’éventuelles bagarres. Mais il n’y avait aucune unité médicale, pas d’infirmier ni même d’étudiant formé aux premiers soins. Il y avait seulement cette espèce de tente, retenue au sol par des fûts de bières.

Depuis, vous avez décidé de vous engager pour éviter que ce type de drame se reproduise. Quelles ont été vos démarches?

Oui, je n’ai absolument pas de rancœur ni de haine envers qui que ce soit. Je n’accuse personne, cela ne servirait absolument à rien et cela ne fera pas revenir mon frère. En revanche, j’essaye d’aider à mon niveau. Cela ne sert à rien de regarder le passé, il faut se tourner vers l’avenir.

» LIRE AUSSI – Ces journées d’intégration qui finissent mal

Avec ma cousine, puis mon autre frère, nous avons envoyé des lettres aux ministres afin de les alerter sur la situation et leur demander d’agir pour éviter que de tels drames se reproduisent. Un jour, nous avons reçu un courrier de Frédérique Vidal: elle nous proposait de nous rencontrer. Nous avons ensuite réfléchi à ce qu’il était possible de faire pour qu’il y ait plus de prévention et de sécurité lors des week-ends d’intégration.

Selon vous, qu’est-ce qu’il est possible de faire?

Pour éviter ces drames, il faut que les week-ends d’intégration soient organisés de manière plus intelligente, qu’ils soient plus encadrés. Souvent, les associations étudiantes qui organisent ces événements disent qu’elles n’ont pas assez de budget pour faire venir un médecin ou du personnel formé aux premiers secours. Mais du budget, il y en a. Il suffirait de réduire un tout petit peu le stock d’alcool pour avoir de l’argent. Si on réduit l’alcool, on peut se doter d’infirmiers ou demander à une équipe du Samu de tourner à proximité de l’événement.

« Il doit y avoir une prise de conscience des écoles et universités qui doivent accompagner les jeunes dans l’organisation de ce genre d’événements »Sébastien Marret

Puis, il faut prévenir la police ou la gendarmerie de la tenue de ce genre d’événements. Il s’agit de bon sens. C’est de la responsabilité de chacun. Les bureaux des étudiants (BDE) qui organisent ces week-ends doivent eux-mêmes prendre les dispositions nécessaires à la sécurité des étudiants.

Cela devrait faire partie des bonnes pratiques à adopter. Lorsque l’on organise un week-end d’intégration, on pense au transport, à l’hébergement, au local pour faire la fête. Pourquoi ne pense-t-on pas également à la sécurité?

Faut-il interdire les week-ends d’intégration?

Non, le but n’est évidemment pas de les interdire. C’est un moment qui est censé être sympa. Les jeunes arrivent dans une nouvelle école, c’est l’événement idéal pour faire des rencontres et apprendre à se connaître. L’interdiction n’est pas la bonne solution. Cela laisserait la porte ouverte à l’organisation d’événements encore moins cadrés.

Les universités et écoles doivent-elles aussi agir?

Oui. Il doit y avoir une prise de conscience des écoles et universités qui doivent accompagner les jeunes dans l’organisation de ce genre d’événements. C’est beaucoup trop facile de rejeter la faute sur les étudiants. Ce n’est pas parce que les week-ends d’intégration n’ont pas lieu dans les locaux de l’université que celle-ci ne doit pas protéger ses étudiants.

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/-pour-eviter-les-drames-les-week-ends-d-integration-doivent-etre-plus-encadres-_3e56b842-cbc9-11e8-896c-7d05c73a49da/
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«Pour éviter les drames, les week-ends d’intégration doivent être plus encadrés»

Sébastien Marret a perdu son frère lors d’un week-end d’intégration il y a un peu plus d’un an. Aujourd’hui, il milite pour plus de sécurité et d’encadrement lors de ces événements festifs.

Il y a un peu plus d’un an et demi, David Marret, étudiant à Rennes, décédait tragiquement lors de son week-end d’intégration. Depuis, Sébastien, son frère, milite pour que ces événements festifs soient plus encadrés, afin d’éviter ces drames. Le jeune homme, qui travaille aujourd’hui dans l’immobilier, accompagne désormais le ministère de l’Enseignement supérieur à l’occasion du lancement de sa charte pour conseiller les étudiants dans l’organisation d’événements festifs et d’intégration. Pour Le Figaro, il raconte son engagement.

» LIRE AUSSI – Frédérique Vidal lance un plan pour éviter les dérapages en week-end d’intégration

Le Figaro – Il y a un an, votre frère David décédait lors d’une soirée d’intégration. Que s’est-il passé?

Sébastien Marret – Il participait au week-end d’intégration de son université. C’était dans la commune de Pénestin, dans le Morbihan. Au cours de la deuxième soirée, le samedi, il ne s’est pas senti très bien. Ses amis

« Si on réduit l’alcool, on peut se doter d’infirmiers ou demander à une équipe du Samu de tourner à proximité de l’événement »Sébastien Marret

l’ont conduit dans une tente de repos qui avait été installée pour l’occasion pour les gens alcoolisés. Ils l’ont allongé et se sont relayés pour aller le surveiller. Finalement, la soirée avançant, il a fini par se retrouver seul. Le matin, il a été retrouvé inanimé vers 8h30. Les tests ont révélé une alcoolémie de 3,7 grammes d’alcool par litre de sang.

Ce jour-là, les conditions de sécurité étaient-elles réunies?

Non. Il y avait des vigiles, afin d’éviter d’éventuelles bagarres. Mais il n’y avait aucune unité médicale, pas d’infirmier ni même d’étudiant formé aux premiers soins. Il y avait seulement cette espèce de tente, retenue au sol par des fûts de bières.

Depuis, vous avez décidé de vous engager pour éviter que ce type de drame se reproduise. Quelles ont été vos démarches?

Oui, je n’ai absolument pas de rancœur ni de haine envers qui que ce soit. Je n’accuse personne, cela ne servirait absolument à rien et cela ne fera pas revenir mon frère. En revanche, j’essaye d’aider à mon niveau. Cela ne sert à rien de regarder le passé, il faut se tourner vers l’avenir.

» LIRE AUSSI – Ces journées d’intégration qui finissent mal

Avec ma cousine, puis mon autre frère, nous avons envoyé des lettres aux ministres afin de les alerter sur la situation et leur demander d’agir pour éviter que de tels drames se reproduisent. Un jour, nous avons reçu un courrier de Frédérique Vidal: elle nous proposait de nous rencontrer. Nous avons ensuite réfléchi à ce qu’il était possible de faire pour qu’il y ait plus de prévention et de sécurité lors des week-ends d’intégration.

Selon vous, qu’est-ce qu’il est possible de faire?

Pour éviter ces drames, il faut que les week-ends d’intégration soient organisés de manière plus intelligente, qu’ils soient plus encadrés. Souvent, les associations étudiantes qui organisent ces événements disent qu’elles n’ont pas assez de budget pour faire venir un médecin ou du personnel formé aux premiers secours. Mais du budget, il y en a. Il suffirait de réduire un tout petit peu le stock d’alcool pour avoir de l’argent. Si on réduit l’alcool, on peut se doter d’infirmiers ou demander à une équipe du Samu de tourner à proximité de l’événement.

« Il doit y avoir une prise de conscience des écoles et universités qui doivent accompagner les jeunes dans l’organisation de ce genre d’événements »Sébastien Marret

Puis, il faut prévenir la police ou la gendarmerie de la tenue de ce genre d’événements. Il s’agit de bon sens. C’est de la responsabilité de chacun. Les bureaux des étudiants (BDE) qui organisent ces week-ends doivent eux-mêmes prendre les dispositions nécessaires à la sécurité des étudiants.

Cela devrait faire partie des bonnes pratiques à adopter. Lorsque l’on organise un week-end d’intégration, on pense au transport, à l’hébergement, au local pour faire la fête. Pourquoi ne pense-t-on pas également à la sécurité?

Faut-il interdire les week-ends d’intégration?

Non, le but n’est évidemment pas de les interdire. C’est un moment qui est censé être sympa. Les jeunes arrivent dans une nouvelle école, c’est l’événement idéal pour faire des rencontres et apprendre à se connaître. L’interdiction n’est pas la bonne solution. Cela laisserait la porte ouverte à l’organisation d’événements encore moins cadrés.

Les universités et écoles doivent-elles aussi agir?

Oui. Il doit y avoir une prise de conscience des écoles et universités qui doivent accompagner les jeunes dans l’organisation de ce genre d’événements. C’est beaucoup trop facile de rejeter la faute sur les étudiants. Ce n’est pas parce que les week-ends d’intégration n’ont pas lieu dans les locaux de l’université que celle-ci ne doit pas protéger ses étudiants.

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/-pour-eviter-les-drames-les-week-ends-d-integration-doivent-etre-plus-encadres-_3e56b842-cbc9-11e8-896c-7d05c73a49da/
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Paris : faculté de Tolbiac bloquée quelques heures, des cours sont annulés

VIDÉO – Le 9 octobre, des syndicats étudiants ont annoncé qu’ils prévoyaient de bloquer leurs universités. À Tolbiac, des étudiants ont commencé à taguer les couloirs. L’université avait été entièrement rénovée pour la rentrée.

Le chien Guevara a tweeté. Le compte Twitter parodique du chien le plus célèbre des blocages d’avril dernier s’est exprimé: «Qu’ils viennent de me chercher».

Le site universitaire parisien de Tolbiac, lieu emblématique de la mobilisation contre la loi sur les nouvelles modalités d’entrée à la fac au printemps dernier, a été temporairement bloqué mardi matin, a-t-on appris auprès de l’université. Le site de Tolbiac, qui dépend de l’université Panthéon-Sorbonne (Paris-1) a été bloqué de 07H30 à 10H00 environ par une vingtaine de personnes.

Lycéens, étudiants, salariés et retraités sont appelés ce mardi à faire grève

Pendant ce blocage, une étudiante a été blessée et «a été évacuée par les pompiers. Elle est maintenant sortie de l’hôpital», a indiqué Paris-1 en milieu de matinée. Selon l’université, le blocage a notamment pris fin sous la pression des étudiants opposés au blocage.

Depuis ce matin, les étudiants se succèdent à la tribune. «On a occupé Tolbiac pendant 25 jours qui étaient riches et intenses, mais il ne faut pas être noslagique et se tourner vers le passé. Il faut voir ce qu’on peut faire maintenant pour poursuivre la lutte», affirme un orateur en amphithéâtre, réquisitionné pour l’occasion.

Le cours qui devait avoir lieu à midi a été annulé et les étudiants qui voulaient le suivre hurlent: «Allez finir votre AG dans la fosse!». Mais ils finissent pas sortir, dégoûtés.

Caroline Adt, une étudiante en économie rencontrée sur place par un journaliste de l’AFP, est arrivée vers 8H00. Sur une vidéo qu’elle a prise avec son téléphone, on peut voir un début de rixe dans les couloirs de l’université remplis de monde.

«Ça n’a pas duré très longtemps», a-t-elle expliqué. Selon elle, les étudiants partisans du blocage «ont empêché les gens d’accéder aux étages en bloquant les escaliers et les ascenseurs, et puis certaines personnes ont commencé à se battre».

À 14 heures, lycéens, étudiants, salariés et retraités sont appelés ce mardi à faire la grève et à manifester dans toute la France, pour la première fois depuis la rentrée, afin de protester contre la «destruction du modèle social» du gouvernement et avec l’espoir d’organiser d’autres mobilisations par la suite.

D’autres sites perturbés en France

Le site de Tolbiac avait été évacué en avril dernier après un mois d’occupation par des opposants à la loi Orientation et réussite des étudiants (ORE), accusée d’instaurer une sélection déguisée.

Au plus fort de la mobilisation contre la nouvelle loi qui modifiait les modalités d’accès aux filières non-sélectives, quatre universités (sur 73) avaient été bloquées. Plusieurs dizaines de sites avaient également été perturbées dans toute la France.

Une minorité d’étudiants activites essaient de bloquer l’université, tandis que la grande majorité des étudiants souhaitent poursuivre les cours.

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/paris-la-faculte-de-tolbiac-bloquee-quelques-heures-mardi-matin_93d5c9d0-cba0-11e8-896c-7d05c73a49da/
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Teddy Riner va participer à la création d’une école pour «tous les métiers du sport»

Le double champion olympique a annoncé qu’il allait s’associer à la création d’une école postbac qui formera à tous les métiers périphériques au milieu du sport, la Paris School of Sports, qui ouvrira en septembre 2019.

Déjà en reconversion, Teddy Riner? Le judoka double champion olympique est en tout cas en train de s’associer avec le groupe d’écoles MediaSchool pour créer la Paris School of Sports. Ouverte aux étudiants titulaires d’un bac, d’une licence ou d’un master 1, cette école qui ouvrira ses portes à la rentrée 2019 formera aux métiers du marketing, du management, de la communication, du digital appliqués aux sports.

» LIRE AUSSI – Les études des Bleus: qui est le plus diplômé?

«C’était le bon moment pour ouvrir cette école, car les étudiants seront prêts pour être les grands acteurs des JO de 2024, a expliqué à Europe 1 Teddy Riner. Dans la continuité, on ouvrira d’autres écoles, et on sait qu’il y aura d’autres événements internationaux.»

L’école ne devrait pas être réservée qu’aux étudiants, elle ouvrira aussi ses portes aux sportifs de haut niveau. «Ils peuvent rentrer dans le monde périphérique du sport, dans le business, et ça se prépare, a encore déclaré Teddy Riner. L’idée est de se servir de certains sportifs de haut niveau, qui ont connu toutes les problématiques liées au sport, qui ont une expertise, pour les mettre dans un diplôme qui leur servira plus tard, dans leur après-carrière.»

De 7.200 à 8.000 euros l’année

Le sportif offre en tout cas une belle visibilité au conglomérat de formations MediaSchool, dont le président Franck Papazian n’a pas caché la fierté dans un communiqué de presse. «Cette école a été imaginée pour permettre à toutes les entreprises et les collectivités partenaires des Jeux de 2024 de préparer cet événement mondial dans les meilleures conditions possibles, a-t-il dit. Avec Teddy Riner, c’est l’histoire d’une rencontre et, très rapidement nous avons constaté une convergence de vues tant sur les questions de formation que sur la manière de satisfaire aux besoins du marché».

L’école ouvrira en octobre 2019 avec un Master 1, une première et une troisième année. En octobre 2020, Paris School of Sports ouvrira une deuxième année, et un M2 pour ceux qui avaient déjà suivi le M1. Pour s’inscrire, l’inscription se fait en ligne sur le site internet, et un entretien de motivation sera dispensé pour les candidats retenus. Les droits de scolarité s’échelonnent entre 7.200 euros pour les bachelors et 8.000 pour les masters.

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/teddy-riner-va-participer-a-la-creation-d-une-ecole-pour-tous-les-metiers-du-sport-_97eeb98a-c8aa-11e8-ba15-0a85a59e020d/
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Le blocage des universités a été voté à Rennes et Montpellier pour le 9 octobre

Dans ces deux universités, des assemblées générales se sont tenues ces derniers jours pour voter le blocage des amphithéâtres le 9 octobre, jour de la manifestation intersyndicale contre la politique du gouvernement.

C’est reparti. Après quatre mois de vacances et sept millions d’euros engloutis dans les réparations des dégradations dues aux blocages de campus lors des manifestations contre la loi pour l’orientation et la réussite des étudiants (ORE) au printemps dernier, la mobilisation étudiante reprend. À Montpellier et à Rennes, des assemblées générales de quelques centaines de personnes ont décidé le blocage des universités le 9 octobre prochain, jour de la manifestation intersyndicale contre la politique du gouvernement Philippe.

Le campus de l’université Rennes 2 et celui de Paul Valery, à Montpellier, seront donc comme l’an dernier les instigateurs de la mobilisation étudiante contre les réformes de l’université du gouvernement Philippe. À Montpellier, une assemblée générale (AG) de rentrée ayant réuni quelque 250 étudiants de l’université Paul-Valéry a voté mercredi l’occupation d’un amphithéâtre pour «organiser la lutte» et menacé de nouveaux blocages.

«L’organisation de la lutte»

L’AG a adopté «l’occupation d’un amphithéâtre pour l’organisation de la lutte» et menace de nouveaux blocages si les cours ne sont pas «banalisés» pour permettre aux étudiants de participer à la mobilisation nationale du 9 octobre. Dans une motion, l’AG réclame «l’abrogation de l’arrêté licence et de la loi ORE qui prévoient la mise au pas de la jeunesse». «Nous appelons toutes les organisations qui sont opposées à l’arrêté licence à refuser de participer avec les gestionnaires de la misère à sa mise en application», poursuit le texte, qui appelle également «toutes les organisations syndicales et politiques qui veulent combattre les contre-réformes du gouvernement, à mettre en place un véritable plan de bataille pour faire reculer Macron».

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«Un groupe d’étudiants et de non étudiants a occupé sans autorisation l’amphithéâtre 1, empêchant la tenue de deux cours prévus», a de son côté dénoncé dans un communiqué le président de l’université Paul-Valéry, Patrick Gilli. «Alors que l’université Paul-Valéry se remet à peine du mouvement très dur de l’hiver et du printemps derniers, il est évidemment inenvisageable que de nouvelles perturbations viennent dégrader la situation sur le campus», poursuit le texte de la direction, assurant ne pas «accorder une autorisation d’accès aux amphithéâtres» et ne pas accepter la demande de «banalisation» des cours.

«Le fonctionnement de l’établissement ne pourra être perturbé par un blocage»

À Rennes selon Ouest-France, une assemblée générale mardi matin a également voté le blocage de l’université alors même que l’université avait autorisé les étudiants à «exercer leur droit à manifester» le 9 octobre. «À la demande des organisations syndicales étudiantes, la direction a accordé une dispense d’assiduité aux enseignements de 10 h à 15 h, afin de permettre aux étudiants d’exercer leur droit à manifester» a écrit la direction de l’université. Et d’ajouter: «Le fonctionnement de l’établissement ne pourra être perturbé par un blocage alors même que la liberté des étudiants de se rendre à la manifestation est garantie.»

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Le syndicat étudiant de droite UNI, de son côté, a rappelé que «l’année dernière, ces blocages ont été l’occasion de dégradations et que des cours ont été supprimés, des examens perturbés. Il n’est pas tolérable que ces groupuscules fassent de l’université le champ de bataille de revendications qui leur appartiennent.» Le syndicat demande au président de Rennes 2 de «réagir immédiatement pour enrayer cette situation».

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/le-blocage-des-universites-a-ete-vote-a-rennes-et-montpellier-pour-le-9-octobre_2bcdce24-c7a8-11e8-b75f-9c16ab6fbce8/
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«Sans fac»: fin de l’occupation de la présidence de l’université de Nanterre

Mardi soir, des étudiants avaient bloqué une partie du bâtiment B de l’université Paris-Nanterre, pour réclamer le traitement d’une centaine de dossiers en souffrance. Ils ont finalement quitté les lieux dans la nuit.

Entre quarante et cinquante étudiants et de militants de l’Unef occupaient mardi le bâtiment de la présidence de l’université Paris-Nanterre en soutien aux «sans fac», ces candidats n’ayant pas trouvé de place dans la filière qu’ils souhaitent à l’université. Ils ont quitté les lieux vers minuit, a-t-on appris mercredi auprès des organisateurs et de l’établissement. Ils ont toutefois appelé à un nouveau rassemblement devant la présidence à 12H30 ce mercredi.

Une quarantaine de personnes, selon l’université, une cinquantaine, selon les organisateurs, occupaient depuis la fin d’après-midi et dans le calme plusieurs étages du bâtiment B «pour exiger un traitement sérieux des dossiers des étudiants sans fac», avait indiqué à l’AFP Victor Mendez, élu Unef sur place, joint par téléphone.

«Victoire, 70 places débloquées pour les sans facs!»

Mercredi matin, les organisateurs de ce blocage se sont félicités, sur leur page Facebook «Nanterre Vénère en lutte contre la sélection et le plan étudiant», d’avoir été «finalement pris au sérieux» par la présidence. «Victoire, 70 places débloquées pour les sans facs!», ont-ils écrit. Selon les manifestants, la présidence s’est bien engagée à «traiter l’ensemble des dossiers déposés par les organisations représentatives». Mais ils appellent à un nouveau rassemblement mercredi car il reste selon eux «encore plusieurs cas sans affectation».

Au Figaro, Jean-François Balaudé, le président de l’université Paris Nanterre explique que «tous les dossiers» soumis par l’Unef ont bien été traités par la direction de l’université. «Nous tachons dans la mesure de trouver des solutions, soit à Nanterre soit à l’extérieur, explique-t-il encore. Nous allons dialoguer avec le rectorat pour ce qui regarde les demandes d’accès en L1», avec un objectif chiffré de 70 propositions faites à ces «sans fac», à Nanterre ou ailleurs.

Selon les manifestants, il reste 150 dossiers d’étudiants sans fac à traiter sur les 530 dossiers recensés par le mouvement au début de l’été dans cette université.

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/-sans-fac-fin-de-l-occupation-de-la-presidence-de-l-universite-de-nanterre_3283863e-c6e8-11e8-8ab8-0865eb3bb52c/
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