Mobilisation étudiante : l’université de Nanterre est à son tour bloquée

L’université de Paris-Nanterre est bloquée depuis lundi matin par des étudiants qui protestent contre la hausse des frais universitaires pour les non-Européens.

Après les lycées, les universités. La quasi-totalité des bâtiments de l’université de Paris-Nanterre sont bloqués depuis ce lundi 10 décembre. Des grappes de quelques dizaines de bloqueurs formaient des piquets de grève devant chacun de ces bâtiments, empêchant professeurs et étudiants de rentrer.

Des centaines d’étudiants patientaient dans le calme, à l’extérieur, sans tension apparente, dans l’attente d’une assemblée générale prévue à 10 heures. De nombreux gardiens de société privée étaient également présents sur le campus.

» LIRE AUSSI – L’université de Rennes 2 est bloquée, les cours sont suspendus

«C’est l’étincelle qui a déclenché le mouvement»

Seul le bâtiment administratif de la présidence restait accessible, sous bonne surveillance. Les étudiants mobilisés protestent contre la hausse des frais d’inscription pour les étudiants non communautaires. «C’est l’étincelle qui a déclenché le mouvement», a déclaré à l’AFP Barthélémy Piron, étudiant en histoire et syndiqué à l’Unef. «C’est une mesure non seulement anti étrangers mais aussi anti pauvres», a-t-il poursuivi, craignant à terme «la hausse des frais d’inscription pour tous».

Les étudiants souhaitent en outre se joindre au mouvement des lycéens et des «gilets jaunes» et à «la colère sociale qui monte» en France, assure-t-il. Ronan, en master de philosophie, a vu son partiel du matin annulé. En accord avec les revendications du mouvement, il émet des réserves sur le mode d’action. «Je suis un peu partagé, quand nos profs nous disent que si on ne passe pas notre partiel aujourd’hui on le passera en juin, je trouve ça moyen», a-t-il regretté.

Les frais d’inscription des étudiants étrangers en cause

À partir de la rentrée 2019, les étudiants résidant hors de l’Espace économique européen (EEE) ne paieront plus les mêmes frais d’inscription que leurs homologues européens. Ils devront s’acquitter de 2 770 euros en licence et de 3 770 euros en master et doctorat, contre 170 euros pour une année de formation en licence, 243 euros en master et 380 euros en doctorat pour les jeunes Européens.

Une hausse qui doit, selon le gouvernement, permettre d’améliorer l’accueil des étudiants étrangers.

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/mobilisation-etudiante-l-universite-de-nanterre-est-a-son-tour-bloquee_f92435b8-fc5d-11e8-9e6f-2780937a0622/
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Mobilisation étudiante : l’université de Nanterre est bloquée jusqu’à jeudi

L’université de Paris-Nanterre est bloquée depuis lundi matin par des étudiants qui protestent contre la hausse des frais universitaires pour les non-Européens.

Après les lycées, les universités. La quasi-totalité des bâtiments de l’université de Paris-Nanterre sont bloqués depuis ce lundi 10 décembre. Des grappes de quelques dizaines de bloqueurs formaient des piquets de grève devant chacun de ces bâtiments, empêchant professeurs et étudiants de rentrer.

Des centaines d’étudiants patientaient dans le calme, à l’extérieur, sans tension apparente, dans l’attente d’une assemblée générale prévue à 10 heures. De nombreux gardiens de société privée étaient également présents sur le campus.

» LIRE AUSSI – L’université de Rennes 2 est bloquée, les cours sont suspendus

«C’est l’étincelle qui a déclenché le mouvement»

Seul le bâtiment administratif de la présidence restait accessible, sous bonne surveillance. Les étudiants mobilisés protestent contre la hausse des frais d’inscription pour les étudiants non communautaires. «C’est l’étincelle qui a déclenché le mouvement», a déclaré à l’AFP Barthélémy Piron, étudiant en histoire et syndiqué à l’Unef. «C’est une mesure non seulement anti étrangers mais aussi anti pauvres», a-t-il poursuivi, craignant à terme «la hausse des frais d’inscription pour tous».

Les étudiants souhaitent en outre se joindre au mouvement des lycéens et des «gilets jaunes» et à «la colère sociale qui monte» en France, assure-t-il. Ronan, en master de philosophie, a vu son partiel du matin annulé. En accord avec les revendications du mouvement, il émet des réserves sur le mode d’action. «Je suis un peu partagé, quand nos profs nous disent que si on ne passe pas notre partiel aujourd’hui on le passera en juin, je trouve ça moyen», a-t-il regretté.

Les frais d’inscription des étudiants étrangers en cause

À partir de la rentrée 2019, les étudiants résidant hors de l’Espace économique européen (EEE) ne paieront plus les mêmes frais d’inscription que leurs homologues européens. Ils devront s’acquitter de 2 770 euros en licence et de 3 770 euros en master et doctorat, contre 170 euros pour une année de formation en licence, 243 euros en master et 380 euros en doctorat pour les jeunes Européens.

Une hausse qui doit, selon le gouvernement, permettre d’améliorer l’accueil des étudiants étrangers.

Christophe Cornevin : « On est au maximum de la mobilisation des forces de l’ordre. » – Regarder sur Figaro Live

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/mobilisation-etudiante-l-universite-de-nanterre-est-a-son-tour-bloquee_f92435b8-fc5d-11e8-9e6f-2780937a0622/
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L’université de Rennes 2 est bloquée, les cours sont suspendus

Les étudiants de l’université Rennes 2 ont décidé de bloquer leur université ce lundi 10 décembre, pour dénoncer la réforme des lycées, Parcoursup et l’augmentation des frais de scolarité des étudiants étrangers.

Les bâtiments de l’université de Rennes 2, qui compte 24 000 étudiants (arts, lettres, sciences humaines et sociales) étaient bloqués lundi matin par des manifestants, a indiqué la présidence, en annonçant la suspension des cours. «Ce lundi matin, nous avons constaté le blocage de la majeure partie des bâtiments du campus Villejean. Dans ces conditions, les activités sur ce campus sont suspendues pour la journée, et nous invitons les personnels et les étudiants à ne pas s’y rendre», a annoncé la présidence sur les réseaux sociaux.

Contre la réforme des lycées, Parcoursup et la hausse des frais de scolarité pour les jeunes étrangers

Une assemblée générale de lycéens et d’étudiants avait voté en faveur du blocage de l’université jeudi dernier, dénonçant la réforme des lycées, Parcoursup et l’augmentation des frais de scolarité des étudiants étrangers.

«RENNES 2 EN GRÈVE!!! Contre Macron et ses réformes anti-sociales, unissons nos forces», pouvait-on lire lundi matin sur la page Facebook de l’Assemblée générale Rennes 2, sous des photos de bâtiments bloqués par des poubelles et barrières de chantier.

Une nouvelle assemblée générale des étudiants doit se tenir lundi à 11 heures «Un point de situation sera fait dans l’après-midi», a indiqué la présidence de l’Université à l’AFP, qui a évalué le nombre de manifestants bloquant les locaux à «une centaine».

Certains bâtiments de l’université de Nanterre sont également bloqués

Ce matin, certains bâtiments de l’université de Nanterre son également bloqués. Sur son compte Twitter, l’université prévient les étudiants que «les activités prévues dans les bâtiments bloqués à savoir: Ramnoux, Rouch, Lefebvre, Zazzo, Rémond, Maier, Ricoeur, Allais, Veil, Éphémère 2, Milliat» sont annulées.

La semaine dernière, le blocage avait également été voté sur le campus de Censier de l’université Sorbonne Nouvelle. Le site Tolbiac, de l’université Panthéon-Sorbonne, symbole de la lutte contre Parcoursup l’an dernier, avait été fermé, pour anticiper des potentiels blocages.

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/blocage-de-l-universite-de-rennes-2-les-cours-suspendus_4147d77c-fc55-11e8-9e6f-2780937a0622/
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À Paris, le campus de Tolbiac fermé ce matin

VIDÉO – Alors qu’une cinquantaine d’étudiants avaient prévu à l’aube de bloquer le centre Pierre Mendès France de l’université Paris I Panthéon Sorbonne, la direction a décidé de fermer les grilles de l’université et d’annuler les cours.

Les grilles du campus du centre Pierre Mendès France de l’université Paris I Panthéon-Sorbonne («Tolbiac») resteront fermées aujourd’hui, et les cours annulés. Mais une fois n’est pas coutume, ce ne sont pas les étudiants qui ont fermé les amphithéâtres ce matin de cette irascible tour de 28 étages. Cette fois, c’est la direction qui a pris les devants pour empêcher qu’une cinquantaine d’étudiants «bloqueurs», venus à l’aube ce mercredi matin, ne vienne occuper totalement «Tolbiac la Rouge» et empêcher la tenue des cours. Les «bloqueurs» sont donc majoritairement massés dans «la fosse», devant les bâtiments de l’université, en attendant une nouvelle assemblée générale à 10 heures. Les étudiants sont toujours remontés contre la hausse des frais d’inscription pour les étudiants extra-européens, et pour un ralliement total à la cause des «gilets jaunes».

Les images du blocage à l’université de Tolbiac – Regarder sur Figaro Live

Un million d’euros de rénovations

D’après BFMTV, ils étaient cinquante environ, ce matin, à être venus à l’aube pour bloquer leur campus. Hier à midi ils avaient décidé, lors d’une assemblée générale regroupant plusieurs centaines de personnes, d’occuper l’université, contre la hausse des frais d’inscription pour les étudiants étrangers annoncée par Édouard Philippe le 19 novembre. Les accès aux 22 étages et aux différents amphithéâtres ont été condamnés, mais les étudiants peuvent se rendre à l’accueil pour demander des renseignements et la cour est largement prise d’assaut. D’après nos informations, la direction de l’université n’a pour l’instant pas encore d’idée du moment où elle pourra rouvrir toutes ses portes.

«Nous avons été prévenus de l’interruption des cours par des mails de nos professeurs ce matin», explique Flora*, une étudiante en première année d’histoire de l’art. J‘avais un examen d’art romain très important cet après-midi pourlequel j’ai travaillé jusque tard dans la nuit.» La direction de l’université a dans le même temps envoyé un courriel aux étudiants en expliquant qu’elle aussi était contre la hausse des frais d’inscription pour les étudiants étrangers. Dans cette lettre que nous avons consultée, le président de l’université Georges Haddad indique qu’il a fait savoir au ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche sa «dénonciation de cette décision inique» et qu’il «demande instamment au gouvernement de renoncer à ce projet».

» LIRE AUSSI – Les photos incroyables du site de Tolbiac après l’évacuation des étudiants

Cet été, rien qu’à Tolbiac, près d’un million d’euros avaient été dépensés pour refaire à neuf le rez-de-chaussée du campus après un mois entier d’occupation par des étudiants manifestants. Des grilles plus hautes et surmontées de pics avaient été installées devant «la fosse» et de lourdes portes métalliques, spécialement prévues pour empêcher les enfermements depuis l’intérieur des bâtiments, avaient été disposées un peu partout.

Convergence des luttes

À Tolbiac comme sur le campus de Censier de l’université Sorbonne-Nouvelle (Paris III), lui aussi fermé par la sécurité ce matin après un blocage hier, les étudiants assument maintenant leur convergence de lutte avec les «gilets jaunes» et iront pour beaucoup manifester samedi. Une assemblée générale est prévue à 10 heures ce matin au centre Pierre Mendès France, et un comité de mobilisation a été annoncé à 15 heures du côté de la faculté de Censier.

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/a-paris-le-campus-de-tolbiac-ferme-ce-matin_f7b1f9f2-f863-11e8-82f2-ef873a7d569f/
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La Fage confirme sa place de première organisation étudiante de France, devant l’Unef

Du 13 au 29 novembre, les étudiants de France ont voté pour leurs représentants au sein des conseils d’administration des Crous. Avec 46 % des sièges, la Fage confirme sa place de première organisation étudiante.

C’est une nouvelle victoire pour la Fédération des associations générales étudiantes (Fage). La principale organisation étudiante vient de confirmer sa position, lors des élections des représentants étudiants au sein des conseils d’administration des Crous. «Avec 83 élus titulaires soit 46 % des sièges, la Fage se place à nouveau comme la première organisation étudiante des Crous, confirmant ainsi sa dynamique de progression», précise un communiqué de presse de l’organisation. «La Fage remporte la majorité des voix dans 18 des 26 académies, enregistrant également une progression du nombre de listes déposées», détaille l’association.

» LIRE AUSSI – La Fage et l’Unef s’élèvent contre la hausse des frais de scolarité pour les étudiants étrangers

« Ce résultat réaffirme l’adhésion des étudiants à notre projet»Orlane François, présidente de la Fage

Une «réelle satisfaction» pour la Fage

Un résultat qui réjouit Orlane François, la présidente de la Fage. «Il y a maintenant presque deux ans, la Fage est passée première organisation étudiante. Ce résultat réaffirme l’adhésion des étudiants à notre projet. Dans la majorité des académies, nous progressons et c’est une réelle satisfaction. Cela montre que les étudiants sont satisfaits du bilan des élus sortants», se félicite-t-elle.

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En 2018, la Fage qui s’est notamment distinguée des autres syndicats étudiants en soutenant la loi Orientation et réussite des étudiants (ORE), revendique l’extension du paiement des bourses de dix à douze mois. Elle demande également le retrait du projet gouvernemental d’augmentation des frais d’inscription pour les étudiants internationaux.

Un résultat difficile pour l’Unef

En revanche, pour l’Union nationale des étudiants de France (Unef), la pilule est plus difficile à avaler. En minorité depuis maintenant deux ans, le syndicat étudiant réputé proche du Parti socialiste perd encore des élus. À l’issue des élections, l’Unef ne totalise cette année que 55 élus titulaires, soit à peine plus de 30 % des sièges.

» LIRE AUSSI – Le lent déclin de l’Unef, dans le sillage du Parti socialiste

Malgré cela, Lilâ Le Bas, la présidente de l’Unef, souhaite rester positive. «Il n’y a pas de bouleversement des rapports de force, note-t-elle. L’Unef progresse dans certains endroits, même si dans d’autres, elle perd des élus. Je note surtout une baisse importante et inquiétante de la participation. C’est un phénomène qu’il faut analyser pour pouvoir changer cette tendance», ajoute-t-elle.

Si ces résultats sont d’excellent augure pour la Fage, il va encore falloir confirmer. L’organisation est d’ailleurs consciente qu’elle doit confirmer cette performance lors des élections des représentants étudiants au sein du Centre national des œuvres universitaires et scolaires (Cnous). Un scrutin qui aura lieu en janvier 2019 et durant lequel les 182 élus étudiants choisiront l’organisation étudiante qui les représentera au Cnous.

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/la-fage-confirme-sa-place-de-premiere-organisation-etudiante-de-france-devant-l-unef_f0694968-f7b2-11e8-82f2-ef873a7d569f/
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La «clivante» députée de la France insoumise Danièle Obono a été nommée à la Sorbonne

La députée de la France insoumise a été nommée au conseil d’administration de l’UFR de science politique de l’université Paris I Panthéon-Sorbonne. Professeurs et cadres de la faculté critiquent sa proximité avec le groupe des Indigènes de la République.

Ce vendredi d’après les informations de L’Obs, la députée de la France insoumise Danièle Obono a été nommée parmi les 38 membres du conseil d’administration de l’UFR de Sciences politiques de l’université Paris I Panthéon-Sorbonne. Chargé de définir les grandes lignes et les orientations à donner à l’enseignement au sein de l’université, ce conseil a donc décidé par l’intermédiaire de son directeur Bernard Dolez de nommer la controversée députée LFI. Sa proximité avec le groupe des Indigènes de la République, qui avait notamment diffusé en 2016 des messages de soutien aux terroristes qui ont tué des civils israéliens à Tel Aviv, ne ravit pas professeurs et membres de l’administration.

«Cette femme est trop clivante»

«Je suis stupéfait par cette annonce, précise au Figaro l’un des cadres de l’université Paris I Panthéon-Sorbonne. Mais aujourd’hui, cela va dans le sens des élections étudiantes, qui votent à 50% pour des syndiqués favorables au blocage des campus». Et de préciser que Danièle Obono comptera pour une voix parmi les 38 et votera notamment sur les maquettes des cours, l’organisation ou les orientations idéologiques de l’enseignement.

» LIRE AUSSI – Laurent Wauquiez va redonner des cours à l’EM Lyon

Danièle Obono n’a pourtant pas usurpé cette nomination. Dans les conseils d’administration de l’UFR de sciences politiques, huit personnalités extérieures à la faculté y sont invitées, en plus des trente enseignants et étudiants de l’université. Il s’agit, par exemple pour un UFR d’histoire, de documentalistes, d’historiens ou de bibliothécaires… «Mais cette femme est trop clivante, poursuit cette source proche du dossier. En général, on essaie d’inviter des sages plutôt que des politiques susceptibles de mettre les conseils sens dessus dessous».

Des intellectuels contre le décolonialisme

La députée avait provoqué une polémique en 2017 en prenant la défense d’Houria Bouteldja, la porte-parole du Parti des indigènes de la République, et en l’appelant «camarade». «Je respecte la militante antiraciste, avait-elle dit à son propos. C’est dans le mouvement antiraciste que je l’ai connue, c’est dans ces luttes-là que l’on s’est battues.»

Le directeur de l’UFR de sciences-politiques a tenu à rappeler dans des propos cités par L’Obs que Danièle Obono était «une ancienne étudiante de Paris-I». Frédérique Vidal, la ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche, a tenu à rappeler que les thèses de la députée, importées du monde académique anglo-saxon, «ont un écho dans certaines disciplines», même si celui-ci est parfois «minoritaire». Certains professeurs, eux, ont dénoncé «la prise de pouvoir des décoloniaux» à la Sorbonne.

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Cette nomination intervient trois jours après une tribune dans Le Point dans laquelle 80 intellectuels parmi lesquels Alain Finkielkraut ou Elisabeth Badinter, dénoncent le «décolonialisme», une mouvance qui «sous couvert de lutte pour l’émancipation, réactive l’idée de ‘race’».

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/la-clivante-deputee-de-la-france-insoumise-daniele-obono-a-ete-nommee-a-la-sorbonne_bf0fd282-f4c5-11e8-885a-b1fb59570753/
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Hausse des frais d’inscription à la fac : « Leur seul objectif est de faire rentrer un peu d’argent »

INTERVIEW – Les frais d’inscription à l’université pour les étudiants étrangers vont augmenter dès la rentrée 2019. Les syndicats étudiants de droite et de gauche, pour des raisons différentes, sont vent debout contre cette réforme.

Les étudiants extra-Européens vont payer dès la rentrée prochaine 2 770 euros et 3 770 euros pour s’inscrire en licence ou en master. C’est 16 fois plus cher que les 170 euros qu’ils payaient jusque-là. Mais toujours trois à quatre fois moins chers que le coût réel d’une année étudiante en France. Deux jours après cette annonce du premier ministre Édouard Philippe, la Cour des comptes a recommandé dans un rapport la fin de la gratuité pour tous les étudiants en master, Français ou non (rapport dont le gouvernement ne donnera pas suite pour le moment a priori).

Le modèle de l’université gratuite pour tous, qui a souvent plié sans jamais rompre, est-il en train de sonner son glas? Lilâ Le Bas présidente de l’Unef, défend un «modèle social» d’accès à l’éducation pour tous sans regarder à la dépense publique. Olivier Vial, président de l’Uni, juge qu’une simple augmentation des frais d’inscription «n’aidera pas les universités à accueillir les meilleurs étudiants internationaux».

« Les étudiants étrangers doivent avoir les mêmes droits que les Français et les mêmes conditions d’études. »Lilâ Le Bas, présidente de l’Unef

Le Figaro – La France doit-elle faire payer plus cher ses universités aux étudiants étrangers, dont «les parents ne paient pas leurs impôts en France» comme l’a déclaré Édouard Philippe lundi matin?

Lilâ Le Bas – C’est inacceptable, sur le fond et sur la forme. Sur la forme car cette décision a été prise sans concertation des syndicats. Sans que l’on ne nous demande rien, Campus France (l’antenne qui gère l’envoi des étudiants étrangers vers la France, ndlr) a déjà changé les frais d’inscriptions pour les extra-Européens en ligne. Sur le fond, surtout, aucun gouvernement n’avait osé faire cela. Les étudiants étrangers doivent avoir les mêmes droits que les Français et les mêmes conditions d’études. Il faut arrêter de mettre des bâtons dans les roues des jeunes, car une nouvelle fois, les plus précaires seront les premiers touchés.

Olivier Vial – On est déçus de cette méthode sans concertation. On a la sensation que cette réflexion a été menée uniquement dans une logique économique. On augmente juste le curseur budgétaire pour faire rentrer un peu plus d’argent sans avoir aucune vraie stratégie pour accueillir les meilleurs étudiants internationaux. En réalité, une bonne partie des étudiants qui viennent chez nous ont souvent été refusés ailleurs, en Angleterre ou aux États-Unis où les études coûtent beaucoup plus chers. Attirer les meilleurs étudiants ne se fait pas qu’à travers la problématique de frais d’inscriptions. De plus, ce n’est même pas une bonne logique économique puisqu’une année universitaire coûte en réalité 11 500 euros, donc trois fois ce que paieront les étrangers: le contribuable français continuera de payer la différence.

N’y a-t-il pas un paradoxe entre la volonté d’accueillir 500 000 étudiants étrangers (contre 320 000 aujourd’hui) sous un nouveau label intitulé «Bienvenue en France», et le fait de les faire payer davantage?

OV : On sent bien qu’il n’y a pas de stratégie globale derrière tout ça, le seul objectif est de faire rentrer un peu d’argent.

Entre les lignes, l’objectif est d’aller chercher une certaine élite d’étudiants internationaux. Les autres, dont la majorité vient d’Afrique avec parfois de faibles ressources, vont-ils encore pouvoir venir étudier en France?

LLB: Les Africains seront les premiers touchés par cette augmentation. J’en ai rencontré hier qui n’avaient

« Les Africains seront les premiers touchés par cette augmentation »Lilâ Le Bas

même pas encore fini leurs parcours en France et qui m’ont expliqué qu’ils allaient déjà devoir repartir. J’ai l’impression que le gouvernement n’a jamais mis un pied à l’université. Pour venir étudier en France, les coûts sont déjà élevés. Il faut justifier 7 000 euros sur un compte en banque, payer les timbres fiscaux et les billets d’avion… Et ces étudiants n’ont pas accès aux aides sociales en France. Demain, seuls les étudiants étrangers vraiment fortunés pourront faire leurs études en France.

OV: Cela fait sept ou huit ans que l’on perd des étudiants africains sur notre territoire. Les plus brillants d’entre eux partent déjà vers les pays anglo-saxons très chers, donc l’argent est un faux problème. Commençons par rendre nos dossiers d’admissions et les intitulés de nos formations lisibles. Ensuite, proposons aux étrangers davantage de cours en anglais. Enfin continuons à créer des passerelles avec l’Afrique et les Moyen-Orient, comme l’université Paris-Dauphine à Tunis ou Sorbonne Université à Abu Dhabi. Aujourd’hui le seul vrai avantage de l’université française est son prix. Il faut que nous en trouvions d’autres.

Justement, la France est toujours loin derrière les États-Unis et l’Angleterre dans les classements internationaux, ce qui l’empêche d’attirer une partie des meilleurs élèves du monde entier. Peut-on prétendre à la cour des grands avec une université gratuite?

LLB: Ce qu’il se passe aux États-Unis n’est un exemple pour personne. Les étudiants sont endettés jusqu’au cou et certains remboursent leurs prêts jusqu’à la fin de leur carrière. C’est structurellement inégalitaire. Par ailleurs, il n’y a aucune corrélation entre les classements internationaux, souvent axés sur la recherche, et les frais d’inscription, puisque le budget de la recherche est indépendant de la problématique d’accès pour tous à l’université. Pour connaître notre niveau, il faudrait classer les universités en fonction de la réussite en licence, et notamment en première année où le taux d’échec est maximal.

OV: Depuis 2007, le coût réel d’une année à l’université a considérablement augmenté sans améliorer la qualité des études. On est passé de 8 500 à 11 500 euros, et pourtant le taux d’échec est toujours aussi fort et l’insertion professionnelle aussi faible. Cet argent a été englouti dans les tâches administratives, comme récemment les commissions d’examen des vœux pour Parcoursup où les enseignants-chercheurs perdent leur temps. Tout a été dépensé dans la bureaucratie, au lieu de miser sur la pédagogie.

« Il faudrait laisser la liberté aux universités de choisir : tel diplôme peut être gratuit, celui-ci non. »Olivier Vial, président de L’Uni

Un rapport de la Cour des comptes dévoilé par Le Monde mercredi préconise l’augmentation des frais d’inscriptions en master et doctorat pour tous les étudiants, Français ou étrangers. Même si le gouvernement a depuis assuré que cette augmentation n’était pas à l’ordre du jour, le modèle de l’université publique gratuite est-il en danger?

LLB: Il y a une dangereuse banalisation de la question de l’augmentation des frais d’inscription, qui renforcerait de facto la sélection sociale. Notre modèle est aujourd’hui remis en cause plus que jamais, or ce n’est pas aux étudiants de financer le désengagement de l’état dans les universités. Le budget d’un pays ne se calcule pas comme celui d’un ménage: le ministère ne doit pas toujours penser à l’économie, mais aussi à l’investissement. Il faut investir davantage dans notre enseignement supérieur. Le baby-boom va continuer de drainer de plus en plus de jeunes vers le supérieur. Est-ce qu‘on doit fermer les portes à ces jeunes, ou veut-on vraiment leur donner accès aux filières de leur choix? L’Unef demande un milliard d’euros investis par an pendant dix ans dans nos universités.

OV: L’université n’est pas gratuite pour tout le monde puisqu’elle coûte au contribuable. Ce qu’on regrette aujourd’hui, c’est que les droits d’inscriptions soient fixés nationalement pour tous. Il faudrait laisser la liberté aux universités de choisir: tel diplôme peut être gratuit, celui-ci non. Toutes les formations ne coûtent en effet pas le même prix! Aussi, les parents d’étudiants qui envoient leurs enfants dans le privé paient deux fois: une pour leur enfant, et une autre à travers leurs impôts pour l’université. Eux devraient avoir droit de défiscaliser une partie des droits d’inscription de leurs enfants pour compenser.

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/hausse-des-frais-d-inscription-a-la-fac-leur-seul-objectif-est-de-faire-rentrer-un-peu-d-argent-_35c0e5aa-ed7e-11e8-b93d-63abecea4c88/
Dans l’Hérault, CAMINA vous guide dans votre orientation scolaire, universitaire et professionnelle
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Hausse des frais d’inscription à la fac pour les étrangers: les syndicats sont contre

INTERVIEW – Lilâ Le Bas, présidente de l’Unef et Olivier Vial, président de l’Uni, sont pour une fois d’accord. Ils sont contre une hausse des frais d’inscription à l’université pour les étrangers. Mais leurs arguments diffèrent.

Les étudiants extra-Européens vont payer dès la rentrée prochaine 2 770 euros et 3 770 euros pour s’inscrire en licence ou en master. C’est 16 fois plus cher que les 170 euros qu’ils payaient jusque-là. Mais toujours trois à quatre fois moins chers que le coût réel d’une année étudiante en France. Face à cette mesure, nous avons interrogé les responsables de deux syndicats étudiants, que tout oppose. Et une chose est claire: ils sont contre. Leurs arguments sont toutefois très différents. Lilâ Le Bas présidente de l’Unef, défend un «modèle social» d’accès à l’éducation pour tous sans regarder à la dépense publique. De son côté, Olivier Vial, président de l’Uni, juge qu’une simple augmentation des frais d’inscription «n’aidera pas les universités à accueillir les meilleurs étudiants internationaux».

« Attirer les meilleurs étudiants ne se fait pas qu’à travers la problématique de frais d’inscriptions»Olivier Vial , président de l’Uni

Le Figaro – La France doit-elle faire payer plus cher ses universités aux étudiants étrangers, dont «les parents ne paient pas leurs impôts en France» comme l’a déclaré Édouard Philippe lundi matin?

Lilâ Le Bas – C’est inacceptable, sur le fond et sur la forme. Sur la forme car cette décision a été prise sans concertation avec les syndicats. Sans que l’on ne nous demande rien, Campus France (l’antenne qui gère l’envoi des étudiants étrangers vers la France, ndlr) a déjà changé les frais d’inscriptions pour les Extra-Européens en ligne. Sur le fond, surtout, aucun gouvernement n’avait osé faire cela. Les étudiants étrangers doivent avoir les mêmes droits que les Français et les mêmes conditions d’études. Il faut arrêter de mettre des bâtons dans les roues des jeunes, car une nouvelle fois, les plus précaires seront les premiers touchés.

Olivier Vial – Nous sommes déçus de cette méthode sans concertation. J’ai la sensation que cette réflexion a été menée uniquement dans une logique économique. Le gouvernement augmente juste le curseur budgétaire pour faire rentrer un peu plus d’argent sans avoir aucune vraie stratégie pour accueillir les meilleurs étudiants internationaux. En réalité, une bonne partie des étudiants qui viennent chez nous ont souvent été refusés ailleurs, en Angleterre ou aux États-Unis où les études coûtent beaucoup plus cher. Attirer les meilleurs étudiants ne se fait pas qu’à travers la problématique de frais d’inscriptions. De plus, ce n’est même pas une bonne logique économique puisqu’une année universitaire coûte en réalité 11 500 euros, donc trois fois ce que paieront les étrangers: le contribuable français continuera de payer la différence.

N’y a-t-il pas un paradoxe de vouloir accueillir 500 000 étudiants étrangers (contre 320 000 aujourd’hui) sous un nouveau label intitulé «Bienvenue en France», et les faire payer davantage?

OV : On sent bien qu’il n’y a pas de stratégie globale derrière tout ça, le seul objectif est de faire rentrer un peu d’argent.

Entre les lignes, l’objectif est d’aller chercher une certaine élite d’étudiants internationaux. Les autres, dont la majorité vient d’Afrique avec parfois de faibles ressources, vont-ils encore pouvoir venir étudier en France?

LLB: Les Africains seront les premiers touchés par cette augmentation. J’en ai rencontré hier qui n’avaient

« Les Africains seront les premiers touchés par cette augmentation »Lilâ Le Bas, président de l’Unef

même pas encore fini leurs parcours en France et qui m’ont expliqué qu’ils allaient déjà devoir repartir. J’ai l’impression que le gouvernement n’a jamais mis un pied à l’université. Pour venir étudier en France, les coûts sont déjà élevés. Il faut justifier 7 000 euros sur un compte en banque, payer les timbres fiscaux et les billets d’avion… Et ces étudiants n’ont pas accès aux aides sociales en France. Demain, seuls les étudiants étrangers vraiment fortunés pourront faire leurs études en France.

OV: Cela fait sept ou huit ans que l’on perd des étudiants africains sur notre territoire. Les plus brillants d’entre eux partent déjà vers les pays anglo-saxons où la scolarité est très chère. Ce qui veut dire que l’argent est un faux problème. Commençons par rendre nos dossiers d’admissions et les intitulés de nos formations lisibles. Ensuite, proposons aux étrangers davantage de cours en anglais. Enfin, continuons à créer des passerelles avec l’Afrique et les Moyen-Orient, comme l’université Paris-Dauphine à Tunis ou Sorbonne Université à Abu Dhabi. Aujourd’hui le seul avantage de l’université française est son prix. Il faut que nous en trouvions d’autres.

Justement, la France est toujours loin derrière les États-Unis et l’Angleterre dans les classements internationaux, ce qui l’empêche d’attirer une partie des meilleurs élèves du monde entier. Peut-on prétendre à la cour des grands avec une université gratuite?

LLB: Ce qui se passe aux États-Unis n’est un exemple pour personne. Les étudiants sont endettés jusqu’au cou et certains remboursent leurs prêts jusqu’à la fin de leur carrière. C’est structurellement inégalitaire.

OV: Depuis 2007, le coût réel d’une année à l’université a considérablement augmenté sans améliorer la qualité des études. Nous sommes passés de 8 500 à 11 500 euros, et pourtant le taux d’échec est toujours aussi fort et l’insertion professionnelle aussi faible. Cet argent a été englouti dans les tâches administratives, comme récemment les commissions d’examen des vœux pour Parcoursup où les enseignants-chercheurs perdent leur temps. Tout a été dépensé dans la bureaucratie, au lieu de miser sur la pédagogie.

« Il faudrait laisser la liberté aux universités de choisir : tel diplôme peut être gratuit, celui-ci non. »Olivier Vial, président de L’Uni

Un rapport de la Cour des comptes dévoilé par Le Monde mercredi préconise l’augmentation des frais d’inscriptions en master et doctorat pour tous les étudiants, français ou étrangers. Même si le gouvernement a depuis assuré que cette augmentation n’était pas à l’ordre du jour, le modèle de l’université publique gratuite est-il en danger?

LLB: Il y a une dangereuse banalisation de la question de l’augmentation des frais d’inscription, qui renforcerait de facto la sélection sociale. Notre modèle est aujourd’hui remis en cause plus que jamais, or ce n’est pas aux étudiants de financer le désengagement de l’état dans les universités. Le budget d’un pays ne se calcule pas comme celui d’un ménage: le ministère ne doit pas toujours penser à l’économie, mais aussi à l’investissement. Il faut investir davantage dans notre enseignement supérieur. Le baby-boom de 2000 va continuer de drainer de plus en plus de jeunes vers le supérieur. Est-ce qu‘on doit fermer les portes à ces jeunes, ou veut-on vraiment leur donner accès aux filières de leur choix? L’Unef demande un milliard d’euros investis par an pendant dix ans dans nos universités.

OV: L’université n’est pas gratuite pour tout le monde puisqu’elle coûte au contribuable. Ce qu’on regrette aujourd’hui, c’est que les droits d’inscriptions soient fixés nationalement pour tous. Il faudrait laisser la liberté aux universités de choisir: tel diplôme peut être gratuit, celui-ci non. Toutes les formations ne coûtent en effet pas le même prix! Aussi, les parents d’étudiants qui envoient leurs enfants dans le privé paient deux fois: une pour leur enfant, et une autre à travers leurs impôts pour l’université. Eux devraient avoir droit de défiscaliser une partie des droits d’inscription de leurs enfants pour compenser.

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/hausse-des-frais-d-inscription-a-la-fac-leur-seul-objectif-est-de-faire-rentrer-un-peu-d-argent-_35c0e5aa-ed7e-11e8-b93d-63abecea4c88/
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Malgré l’avis de la Cour des comptes, les frais d’inscription à la fac n’augmenteront pas

Alors qu’un rapport de la Cour des comptes préconise l’augmentation des frais d’inscription à l’entrée en master, le premier ministre Édouard Philippe a assuré qu’une telle mesure n’était pas envisageable.

Augmenter les frais d’inscription à l’université pour les étudiants français et européens ne fait pas partie des «projets» du gouvernement, a déclaré mercredi le Premier ministre, après des fuites dans la presse d’un rapport de la Cour des comptes recommandant une telle mesure.

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«Je veux vous dire qu’il n’est ni dans les projets de la ministre de l’Enseignement supérieur, ni dans les projets du gouvernement de procéder à cette augmentation pour les étudiants français ou les étudiants européens», a déclaré Édouard Philippe lors de la séance des questions à l’Assemblée nationale.

Peu avant, la ministre de l’Enseignement supérieur Frédérique Vidal avait elle aussi émis une fin de non-recevoir. «Il n’a jamais été question et il n’est pas question qu’ils (les droits d’inscription) soient augmentés pour l’ensemble des étudiants», a-t-elle déclaré. «Le rapport dont les conclusions ont été diffusées par Le Monde n’a pas été remis au gouvernement et n’avait pas été demandé par le gouvernement», a ajouté la ministre. «Nous ne ferons pas cette augmentation».

965 euros en master

Le quotidien Le Monde a publié dans son édition datée de jeudi les grandes lignes d’un rapport confidentiel de la Cour des comptes, qui doit être transmis aux membres de la commission des finances de l’Assemblée nationale. Selon le quotidien, la Cour préconise une «hausse modulée des droits en fonction du cycle d’études», «en priorité en master». Les frais d’inscription dans les trois années de licence seraient maintenus à 170 euros, mais ils pourraient augmenter jusque 965 euros en master, au lieu des 243 euros actuels. La Cour des comptes n’a pas souhaité diffuser dans l’immédiat ce rapport.

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Aucun des syndicats représentant les enseignants du supérieur ou les étudiants n’a pu consulter ce rapport. Ces fuites interviennent deux jours après l’annonce d’un plan gouvernemental pour renforcer l’attractivité de l’enseignement supérieur auprès des étudiants étrangers, dont l’une des principales mesures est l’augmentation des frais d’inscription pour les étudiants n’appartenant pas à l’Union européenne.

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/malgre-l-avis-de-la-cour-des-comptes-les-frais-d-inscription-a-la-fac-n-augmenteront-pas_257603ee-edae-11e8-b93d-63abecea4c88/
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À l’université Paris Diderot, des étudiants mis en cause pour organisation de «soirées sexistes»

Deux étudiants de l’université sont convoqués par la présidence cette semaine pour avoir organisé des soirées aux dénominations graveleuses et sexistes. Le même syndicat avait alerté pour les mêmes raisons en 2016.

«OktoberFist» et «Pipe Culture»: ce sont les noms des soirées qui ont été organisées par des étudiants de l’université Paris Diderot (75013) les 26 et 29 octobre 2018. Mais ces références sexistes à des pratiques sexuelles n’ont pas fait rire grand monde. Après avoir été interpellée par le syndicat «Solidaires étudiant-e-s» début novembre sur ces intitulés de soirées, la présidente de l’université, Christine Clerici, recevra cette semaine les deux étudiants qui président les associations à l’origine de ces dénominations graveleuses.

Lettre à la présidente

L’histoire commence il y a trois semaines quand des étudiants en médecine sont venus rencontrer les membres du syndicat Solidaires Etudiant-e-s, pour leur montrer les visuels et la sémantique de ces deux soirées. «Les visuels et descriptions des événements officialisent le caractère on ne peut plus sexuel de ces soirées, précise

La soirée «Culture Pipe» a eu lieu le 26 octobre.

le syndicat Solidaire Etudiant-e-es dans un communiqué. Les organisateurs de la soirée ‘Oktoberfist’ appellent très clairement un public masculin à ‘choper leur target’ pendant ces soirées. Pour la soirée ‘Pipe culture’, les organisateurs se livrent à des jeux de mots sur le sexe masculin en érection.»

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Dès le 2 novembre, le syndicat a envoyé une lettre à la présidente de l’université. Dans ce mail que nous avons pu lire, le syndicat déplore que des cas similaires aient déjà été dénoncés en 2016 et que la présidente avait déjà «demandé l’élaboration d’une charte à destination des associations étudiantes qui bénéficient de locaux et de financements de la part de l’université, dans laquelle ces associations s’engagent notamment à ne pas avoir recours à une communication sexiste».

Moins cadré que l’intérieur de l’université

Devant l’apparente inefficacité de ces mesures, le syndicat réclame aujourd’hui «une formation à l’égalité homme-femme obligatoire pour les associations de Paris Diderot». De son côté, Christine Clerici a promis de recevoir les deux présidents d’association cette semaine, alors que ces deux étudiants avaient déjà rencontré le directeur du campus et la vice-présidente vendredi dernier.

Lors de ce premier entretien, les deux étudiants avaient reconnu une «bêtise» et ont expliqué, d’après Le Parisien, que leur fête devait initialement s’appeler Oktoberfest mais «qu’un petit malin a proposé de mettre un ‘i’ à la place du ‘e’». La présidence de l’université, elle, a également réagi en assurant qu’il était «évident» qu’elle ne cautionnait pas «ce genre de comportements».

Du côté du Pôle égalité femme-homme de l’université, pour qui «les revendications du syndicat sont conformes à [leur] politique», il semble évident, selon sa responsable Rachida Lemmaghti, «que le contexte de certaines fêtes étudiantes sur fond d’alcool, moins cadré qu’à l’intérieur même de l’université, se prête aux dérapages sexistes».

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/a-l-universite-paris-diderot-les-noms-sexistes-des-soirees-continuent-de-choquer_c0303c32-ebde-11e8-8aea-f86a1150545d/
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