Anxiolytiques, antidépresseurs… Sept étudiants sages-femmes sur 10 sont dépressifs

Confrontation à la mort, pression, maltraitance en stage, une étude annuelle révèle ce mercredi l’état de santé des étudiants sages-femmes. Les conclusions sont alarmantes.

Un malaise préoccupant. D’après l’étude annuelle réalisée par l’Association nationale des étudiants sages-femmes (l’ANESF), 41% d’entre eux ont vu leur santé «dégradée» ou «fortement dégradée» depuis leur entrée en formation. «Nous sommes atterrés par la situation, et les chiffres aussi forts», confie au Figaro Julie Kerbat, présidente de l’ANESF. Elle constate que «sept étudiants sur 10 sont en dépression, légère, modérée ou sévère». Cet état pousse 11% de ces élèves à consommer des antidépresseurs ou anxiolytiques, et 20% à demander le secours d’un psychologue.

Si le taux de stress est de 51% dans la population étudiante générale, il atteint 80% parmi les étudiants en maïeutique (couramment appelés sages-femmes). Ce chiffre grimpe au fur et à mesure du cursus. Sur une échelle de 1 à 10, les étudiants sages-femmes placent l’intensité de leur stress à 7. Plus de la moitié des effectifs sollicités ont répondu au questionnaire, entre mars et avril dernier. Parmi les résultats diffusés au grand public ce mercredi 5 décembre, figurent quelques témoignages chocs.

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Des stages très pressurisants

«Crise de panique avant d’aller en stage: palpitations, pleurs, tremblements, cris», raconte une élève. Après leur année de Paces, expérience déjà chargée en adrénaline, les apprentis sages-femmes sont rapidement propulsés dans l’univers hospitalier. Ils sont généralement en stage dès la deuxième année, et parfois même dès l’année suivant le concours de médecine. Ces expériences professionnelles sont la première cause de stress. «Notre métier est très beau mais rempli d’affect, on côtoie la vie et la mort en continu. Les émotions sont décuplées, c’est difficile de s’en détacher quand on est précipité très jeune dans le monde de l’hôpital», concède la présidente de l’ANESF.

«La moindre erreur peut occasionner une remise en cause de toute leur orientation de la part de leur hiérarchie».Julie Kerbat, présidente de l’ANESF

Les étudiants redoutent massivement les situations d’urgence et/ou chargées en émotion, comme le décès d’une mère ou d’un nouveau-né, révèle l’enquête. Veille de première garde, arrivée dans un service hospitalier, première réanimation, etc. Les premières fois occasionnent une grande appréhension. Pour Julie Kerbat, «il serait souhaitable d‘organiser un temps de présentation du service et de l’équipe avant les stages». Elle ajoute que les conditions d’évaluation des stagiaires sont largement responsables de leur anxiété. «Les étudiants ont une pression considérable, ils sont sans cesse évalués, et l’urgence en continu exige des réactions rapides. La moindre erreur peut occasionner une remise en cause de toute leur orientation de la part de leur hiérarchie».

Maltraitance en stages

«Parfois, j’ai la sensation en stage que comme je suis étudiante je ne suis pas humaine, il ne faut surtout pas se mélanger avec moi», confie une autre élève. Les étudiants sont nombreux à dénoncer le manque de considération au sein des équipes médicales. Et 61% d’entre eux se disent maltraités. Gestes violents ou déplacés, remarques rabaissantes et humiliantes portant sur le sexe, le physique ou le statut des étudiants (leurs connaissances et compétences) seraient monnaie courante.

«C’est inquiétant et pesant dans la vie quotidienne»Une étudiante sage-femme

«Il manque un réel soutien psychologique dans notre formation», témoigne une jeune apprentie sage-femme, déclarant que «c’est inquiétant et pesant dans la vie quotidienne». La jeune femme avoue consommer des anxiolytiques. L’ANESF suggère de créer un statut de maître de stage pour les sages-femmes volontaires, et une formation pédagogique pour encadrer les étudiants. L’association propose également une plateforme d’évaluation de ces tuteurs. Des enseignements portant sur le savoir être, relation aux patients ou aux professionnels de santé, pourrait également être envisagée pour prévenir le malaise des étudiants. L’ANESF propose d’instaurer des exercices de simulation en santé et jeux de rôle.

Julie Kerbat ajoute que certaines écoles ont créé des bilans de stage collectifs (plus rarement individuels), encadrés par des psychologues ou des sages-femmes enseignants. «Malheureusent, peu de choses ont vraiment changé, regrette-t-elle. On observe les mêmes problématiques et les mêmes revendications depuis des années.» Celles-ci persistent dans le monde professionel, où les sages-femmes déplorent le «manque de considération de leur hiérarchie et de la société», constate la présidente de l’ANESF. Une démocratisation de tous ces outils permettra peut-être d’améliorer le sort des étudiants sages-femmes, dont 27 % ont déjà envisagé d’arrêter leurs études.

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/anxiolytiques-antidepresseurs-sept-etudiants-sages-femmes-sur-10-sont-depressifs_5770f0f4-f86f-11e8-b708-809203d3fe49/
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Premier aperçu du nouveau concours d’entrée en médecine

L’annonce d’une réforme des études de médecine a déclenché en septembre une vaste polémique. Les grandes nouveautés du concours 2020, parues ce lundi dans la presse, feront l’objet d’une loi votée d’ici la rentrée 2019.

L‘annonce était très attendue. Depuis que la ministre de la Santé et celle de l’enseignement supérieur ont annoncé, le 18 septembre dernier, la grande réforme du concours de médecine, la France est à l’affût du sort qui sera réservé aux étudiants dès la rentrée 2020. L’Obs publie aujourd’hui les grandes lignes du futur concours d’entrée. Elles seront présentées dans un document officiel le 11 décembre prochain.

L’objectif de cette réforme: diversifier le recrutement, pour «enrichir les filières médicales et, à terme, transformer les métiers de la santé et leurs modes d’exercice», d’après le rapport que l’Obs s’est procuré. Ce dernier émane d’un groupe de travail mis sur pied fin octobre, réunissant les présidents d’université, les doyens des facs de médecine, et les représentants des étudiants, et les ministres de la Santé et de l’Enseignement supérieur. Les résultats feraient l’objet d’un large consensus. Le texte de loi sera vraisemblablement finalisé vers Noël, et voté en mars prochain.

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● La fin du redoublement

Le gouvernement souhaite la suppression de la Paces. Cette première année clôturée par un concours devait laisser place à une formation généraliste sur le modèle d’une licence, c’est-à-dire trois ans. Cela devait permettre de sélectionner les élèves sur le long cours, et un ecrémage définitif devait advenir à l’entrée en quatrième année.

Ce modèle, assez proche de celui des États-Unis, n’a pas remporté l’adhésion des universitaires. Pour eux, il aurait été impossible de gérer le flux trop important d’élèves généré par une sélection tardive. Ils ont finalement décidé de sélectionner une bonne partie des élèves au terme d’une première année, désormais baptisée «Portail Santé» et non Paces. Elle devrait filtrer 50 à 70% des étudiants. Outre le changement de nom, le portail santé présente plusieurs différences avec la Paces: parmi elles, la fin du redoublement. Les étudiants n’obtenant pas la moyenne s’inscriront dans une autre licence, et les «reçus-collés» , ayant un dossier insuffisant pour passer en deuxième année mais assez haut pour valider, seront «réorientés vers une licence universitaire, a priori scientifique, proposée par leur université», indique l’Obs. Le but est d’éviter aux excellents élèves refusés de se retrouver sans équivalent post-bac après deux ans d’études.

● Possibilité de faire médecine après une L2, L3 ou un master

C’est un outil majeur de la réforme pour diversifier les profils des futurs médecins. Désormais, l’instauration d’une «mineure santé» permettra aux élèves en maths, biologie, histoire ou philosophie de rejoindre les filières médicales après une L2, une L3 ou un Master, s’ils ont suivi cette mineure au sein de leur cursus universitaire. Celle-ci bénéficiera également aux élèves ayant échoué la validation du Portail Santé et envoyés en licence généraliste. Jusqu’à présent, le dispositif «alter-Paces» au sein des facultés de médecine fonctionne sur ce modèle, recrutant sur dossier et entretien des élèves de licences scientifiques. Il n’a attiré qu’un faible nombre d’étudiants.

Sur Parcoursup, la «mineure santé» sera affichée comme voie d’accès similaire au Portail Santé pour les études médicales et paramédicales. D’après le rapport, le but est d’inviter les étudiants à «diversifier leur stratégie» et désengorger le portail Santé. Toutes les universités seront enjointes à proposer cette mineure. Les facultés se sont engagées à recruter 30% des étudiants par cette voie en deuxième et troisième année, en leur proposant si besoin des modules de remise à niveau. Les doyens ont en revanche refusé une admission par ce biais en quatrième année, qui avait été proposée.

● Un numerus clausus plus souple pour s’adapter à la demande locale

Très critiqué, le quota d’étudiants admis en deuxième années de médecine n’a pourtant jamais trouvé de formule apte à le remplacer. Et pourtant, le gouvernement a annoncé en septembre dernier sa prochaine disparition. N’importe qui va-t-il donc pouvoir devenir médecin? «Supprimer le numerus clausus national ne veut pas dire abandonner tout principe de régulation», aurait déclaré un membre du groupe de travail, cité par l’Obs. Cette régulation devrait être garantie par la mise en place d’un «quota souple», un «numerus apertus», du latin «ouvert». Les universités se verront proposer un chiffre plancher et un chiffre plafond. «Concrètement, s’il nous reste deux-trois étudiants de très bon niveau une fois le chiffre plancher atteint, on pourra les rattraper, alors qu’auparavant nous n’avions aucune marge de manœuvre», souligne un doyen.

D’après le gouvernement, cette solution devrait permettre une meilleure adaptation aux besoins locaux et un outil contre la désertification, sans augmenter trop massivement le nombre de professionnels de santé. Reste à espérer que les élèves resteront dans leur région de formation une fois diplômés;

● Une sélection plus humaine, mais encore floue

D’ici Noël, les acteurs de la réforme doivent encore s’accorder sur un point central: les critères de sélection. Dans leur présentation du plan santé, Agnès Buzyn et Frédérique Vidal avaient souhaité qu’ils soient plus humains. Le par cœur et les QCM devaient laisser davantage de place à l’évaluation des qualités d’ «écoute», d’ «empathie» et d’ «analyse», face aux nouveauté de la médecine comme l’essor de l’intelligence artificielle.

Cependant, la mise en place de ces nouveaux critères présente de nombreuses difficultés. «Ce qui est envisageable avec de tout petits volumes de candidats ne le sera pas forcément dans des portails santé à plusieurs milliers d’étudiants», signale un professeur de médecine cité par le nouvel Obs. Il préconise une adaptation des critères de sélection en fonction des universités. Un autre acteur explique encore que «ces nouveaux modes d’évaluation posent par ailleurs question». Pour lui, «valoriser les compétences humaines, sur le principe, tout le monde est pour, mais juger des capacités d’écoute d’un jeune de 18 ans, amené, s’il réussit le concours, à exercer la médecine pendant cinquante ans, ça, très humblement, nous ne savons pas faire». Pour les futurs candidats en médecine, les dés ne sont pas encore jetés.

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/premier-apercu-du-nouveau-concours-d-entree-en-medecine_63380be4-f6fc-11e8-82f2-ef873a7d569f/
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Une étudiante en médecine porte plainte pour injures antisémites

À l’université Paris 13, en Seine-Saint-Denis, une étudiante a porté plainte après avoir été victime d’injures antisémites. C’est la quatrième affaire de ce genre depuis le mois de septembre en France.

Le témoignage est glaçant. Une étudiante de la faculté de médecine de Bobigny (Seine-Saint-Denis) a décidé de porter plainte pour injures antisémites après avoir été copieusement insultée par des camarades de promotion de l’université. La ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, recevra aujourd’hui le président de l’université Paris XIII afin de «faire le point sur les dispositifs de prévention en place dans son établissement».

La rentrée universitaire a été marquée par plusieurs cas d’actes antisémites dans l’enseignement supérieur qui inquiètent les étudiants juifs de France.

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«Dès le début, j’ai expliqué que ça me blessait, explique à Europe 1 la jeune fille sous couvert d’anonymat. J’ai dit qu’on ne pouvait pas rire de la Shoah, mais on est passé des blagues sur la Shoah à des saluts hitlériens, puis on invente un jeu qui s’appelle le ‘freespa’ [contraction de frisbee et kippa], le lancer de kippa qu’on jette par terre».

La jeune fille explique s’être éloignée de ce groupe, qui la menace d’insulter au week-end d’intégration. Elle renonce à s’y rendre. Mais deux semaines plus tard, un étudiant l’alerte sur une nouvelle conversation Facebook. «Ils proposent à nouveau de renouveler le thème antisémite en l’appelant ‘bob Auschwitz 2019’ (bob désignant le week-end d’intégration, ndlr), ‘bob-rafle 2019’, ‘bob [nom de famille de l’étudiante] 2019’, ‘beau juif et boboche’ , ‘les nazis contre les juifs’, avec une photo d’un étudiant juif brûlant dans les flammes rapporte l’étudiante sur Europe 1.

D’après la radio qui a pu les consulter, certains messages postés sur les réseaux sociaux des étudiants de l’université classent les juifs de la promotion, avec un chiffre et un commentaire: «Juif niveau 31, impliqué mais capacité à traîner avec des goyes», «juive niveau 75, prestige 4, prête à tout pour sa commu[nauté]», «niveau 2, il sait qu’il y a une fête qui s’appelle Shabbat».

«Dieudonné ou Alain Soral déversent à des millions d’individus, en grande partie des jeunes, leur haine des juifs»Sacha Ghozlan, président de l’union des étudiants juifs de France

L’université Paris 13 n’est pas un cas isolé depuis la rentrée. Vendredi 19 octobre, à l’université de Créteil, des inscriptions antisémites visant directement le doyen par intérim ont été retrouvées sur les murs. À HEC début octobre, des tags antisémites avaient été découverts dans une salle de classe. En septembre enfin, des tags antisémites visant le président de l’Université Grenoble-Alpes (UGA) ont été découverts sur le campus.

«Depuis plusieurs mois on constate une banalisation et une recrudescence des actes antisémites, note Sacha Ghozlan, le président de l’union des étudiants juifs de France dont le local avait été saccagé à Tolbiac en mars denier. L’université ne tient plus son rôle de rempart à la haine». Le jeune homme estime que ce phénomène est en partie lié «aux individus comme Dieudonné ou Alain Soral, qui déversent à des millions d’individus, en grande partie des jeunes, leur haine des juifs». Selon Sacha Ghozlan, «ces gens-là arment idéologiquement ceux qui veulent s’en prendre aux juifs».

L’étendue de cette recrudescence d’actes antisémites à l’université est difficile à chiffrer. Mais selon les données récoltées par un enseignant en philosophie dans une université française, dont Le Figaro a pu se procurer les premiers résultats, 14% d’une promotion de 130 étudiants qui se destinent au métier d’enseignant ne jugent qu’«en partie vraie» la version officielle de l’histoire de la Shoah. Des chiffres «très inquiétants» selon Céline Masson, la directrice du réseau de recherche racisme et antisémitisme dans les universités. «Comment voulez-vous que ces gens qui doutent de la réalité de la Shoah puissent la transmettre fidèlement à leurs élèves?» s’indigne celle qui est aussi référente racisme et antisémitisme à l’université de Picardie Jules Verne.

Messages haineux sur Twitter

Céline Masson reconnaît que sur son campus d’Amiens, elle n’a été alertée que deux fois en deux ans pour des cas d’antisémitisme. Dont une la semaine dernière, quand une interne en radiologie nourrissait son compte Twitter de messages haineux contre la communauté juive. «L’antisémitisme a du bon, en ce qui concerne Bernard-Henri Levy», pouvait-on y lire, entre autres «Le révisionnisme est une bonne chose», «Israël assassin» ou encore «Holocauste, machine à sous». Le compte de la jeune fille a été fermé par Twitter après un signalement à la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra), et la cellule juridique de l’université a été saisie.

«Les tags et les croix gammées, on a toujours vu ça, ce n’est pas nouveau, explique Céline Masson. En revanche, la libération de la parole et cette intensité dans la violence sont réellement nouvelles. La parole se décomplexe». Céline Masson estime que «les jeunes confondent antisionisme et antisémitisme», et selon elle «la parole antisioniste qui s’est libérée a dévié vers une haine antisémite».

«Les mots peuvent aussi tuer»

Très engagée depuis le début de son mandat auprès des étudiants juifs de France pour lutter contre l’antisémitisme, la ministre de l’enseignement supérieur Frédérique Vidal écrivait sur son compte Twitter ce lundi que «les mots peuvent aussi tuer et que les injures et gestes déplacés ont toujours été les prémices de violences plus grandes encore». Elle recevra aujourd’hui le président de l’université Paris 13 afin de «faire le point sur les dispositifs de prévention en place dans son établissement» et de discerner «les actions qui peuvent être immédiatement engagées pour mettre fin à ces dérives inacceptables».

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/une-etudiante-en-medecine-porte-plainte-pour-injures-antisemites_0d0d7832-db5c-11e8-922b-33a252f100b3/
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Des tags antisémites ont été découverts à la faculté de médecine de l’université de Créteil

Les inscriptions antisémites découvertes vendredi à la faculté de médecine de l’université de Créteil, choquent le milieu universitaire. La faculté affirme sa totale désapprobation et une plainte a été déposée.

Quand cela s’arrêtera-t-il? Après l’université de Grenoble-Alpes en septembre, l’école de commerce HEC puis la faculté de droit d’Assas il y a quelques jours, c’est au tour de l‘université de Créteil d’être visée par des tags antisémites. Les inscriptions ont été découvertes vendredi dernier sur le mur mitoyen de la faculté, rue du général Sarrail. Elles s’adressent directement à au doyen par intérim de la faculté de médecine, dont les initiales ont été inscrites à la bombe noire, accompagnées des mentions «voleur» (dont le «o» est une étoile de David), «vipère», et «doyen du vice».

«C’est un grand choc de voir cela dans notre faculté»

Le doyen de la faculté de médecine a porté plainte lundi après-midi, auprès du Commissariat de Créteil en charge des investigations pour injures publiques. Jean-Luc Dubois-Randé, le président de l’université et son équipe «dénoncent avec la plus grande vigueur les inscriptions injurieuses», rapporte le journal 20 Minutes. Avant d’ajouter: «La direction prendra toutes mesures nécessaires pour que ce type d’action inacceptable ne se reproduise pas».

«Il n’y a jamais eu de problème de ce genre à Créteil, même dans les moments de tension sur la scène internationale»Sacha, étudiant en 5 ème année de médecine à l’université de Créteil.

«C’est un grand choc de voir cela dans notre faculté, avoue Sacha, étudiant en cinquième année de médecine à Créteil. Dans cette université, il y a toujours eu une mixité sans pareil. C’est une des facultés où les étudiants juifs sont un peu plus nombreux, mais il n’y a jamais eu de problème de ce genre, même dans les moments de tension sur la scène internationale». Il explique que les étudiants en médecine «n’ont pas le temps de se détester, ils ont trop de travail pour ça». Et de constater: «S’il y a bien une qualité que l’on peut accorder au milieu hospitalier, c’est bien la mixité et la diversité entre les soignants»

«Pour combattre l’antisémitisme, il faut le qualifier et le nommer»

Pour le président de l’UEJF (Union des étudiants juifs de France), Sacha Ghozlan, la multiplication des actes antisémites à l’université est liée à la «banalisation de la parole antisémite dans la société en général, dans certains quartiers et sur les réseaux sociaux. Tous ces messages ont un impact auprès de la jeunesse et encouragent des passages à l’acte antisémites», explique-t-il au Figaro. Il appelle à une libération de la parole des victimes, et invite les universités à renforcer le rôle des référents racisme et antisémitisme que le gouvernement avait mis en place, et qui «ne se sont jamais manifestés lors des derniers événements antisémites».

« Pour combattre l’antisémitisme, il faut le qualifier et le nommer»Sacha Ghozlan, président de l’Union des étudiants juifs de France (UEJF)

Sacha Ghozlan déplore que le président d’Assas ait refusé de prononcer le terme «antisémite» au sujet du tag découvert dans son établissement. «Pour combattre l’antisémitisme, il faut le qualifier et le nommer».

Mardi dernier, Frédérique Vidal a reçu le président de l’UEJF au ministère de l’Enseignement Supérieur et d’autres acteurs de la lutte contre l’antisémitisme et le racisme. La ministre a rappelé sa «totale désapprobation» des actes antisémites, et a souligné que «s’ils restent limités dans leur ampleur, ils peuvent être les prémices de nouveaux basculements». Les acteurs doivent se réunir à nouveau au mois de décembre pour un nouveau point, et Frédérique Vidal sera présente à la Convention nationale de l’UEJF qui aura lieu à Grenoble. Sacha Ghozlan espère que ces rendez-vous occasionneront la prise de mesures concrètes et efficaces.

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/des-tags-antisemites-ont-ete-decouverts-a-la-faculte-de-medecine-de-l-universite-de-creteil_982fd8c0-d827-11e8-a404-df8b6474767f/
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Marine Lorphelin donne de précieux conseils pour réussir ses études de médecine

INTERVIEW – Miss France, Marine Lorphelin réussit à mener de front ses activités et ses études médicales. Elle nous parle de ses cours à la fac, ses stages, sa notoriété, et donne de précieux conseils aux futurs étudiants.

Pas facile de réussir médecine. Comment mener de front ses études et d’autres engagements? Ce défi, Marine Lorphelin l’a relevé en beauté. Elue Miss France en 2013 et dauphine Miss Monde la même année, elle vient de réussir l’internat en médecine générale. Voici le meilleur de ce direct du 22 octobre, durant lequel Marine Lorphelin répondait aux questions de Sophie de Tarlé, rédactrice en chef du Figaro Étudiant. Elle était accompagnée de Sacha Dahan, étudiant en 5 ème année de médecine, et fondateur de Projet Primant.

«J’avais envie de montrer qu’on peut faire un concours de beauté, devenir une ambassadrice comme miss France, mais aussi faire des études très sérieusesMarine Lorphelin

LE FIGARO ETUDIANT-Une miss France qui fait des études de médecine, c’était surprenant. Comment faites vous pour mener de front toutes vos activités?

Marine LORPHELIN– Je pense qu’un des secrets pour réussir à faire plusieurs choses en même temps est d’avoir un emploi du temps bien rodé. Je ne m’accorde pas beaucoup de repos, de temps pour moi, pour ma famille ou mes amis. Dès que j’ai une journée de libre, je la consacre à un shooting, à des rendez-vous.

Mais je tiens à souligner que les miss France sont de plus en plus nombreuses à faire des études. J’avais envie de montrer qu’on peut faire un concours de beauté, devenir une ambassadrice comme miss France, mais aussi faire des études très sérieuses, très concrètes, avec l’humain. Et j’avais envie d’encourager les jeunes filles à suivre un parcours atypique. J’encourage d’ailleurs tous les étudiants, surtout en médecine, à ne pas se limiter, à faire du sport, du mannequinat, ou ce qu’ils ont envie.

« J’ai été bien accueillie par les étudiants qui se sont vite habitués à me croiser dans les couloirs».Marine Lorphelin

Lorsque vous avez été élue miss France, vous étiez en deuxième année de médecine. Quelle a été la réaction des étudiants et des profs?

Au sein de la faculté de Lyon, j’ai été très bien accueillie par le doyen et par l’équipe pédagogique, parce qu’ils avaient déjà des profils d’étudiants particuliers, notamment des sportifs de haut niveau. Mais c’est vrai que j’ai dû me consacrer entièrement à Miss France pendant un an. À mon retour, j’ai eu un peu de mal, à m’habituer, à toute cette gymnastique intellectuelle.

«Les études de médecine ne sont qu’une façade, on sait bien que tu vas abandonner».

Mais j’ai été bien accueillie par les étudiants, qui se sont vite habitués à me croiser dans les couloirs et à me côtoyer. Il y a forcément des petites questions, des petites remarques. Mais, les petites piques, je les ai eues surtout sur les réseaux sociaux comme: «De toute façon, tu as des passe-droits», ou bien encore: «Les études de médecine ne sont qu’une façade, on sait bien que tu vas abandonner».

«Je ne voulais pas avoir à 40 ans le regret d’avoir abandonné mes études de médecine»Marine Lorphelin

Beaucoup ont douté de votre capacité à continuer vos études et à devenir médecin. Avez-vous douté vous aussi?

Évidemment, car une année de miss France est une année très riche en rencontres. Cette expérience a aussi changé mon état d’esprit sur mon avenir professionnel. Forcément j’ai réfléchi à ce que j’avais envie de devenir, ce qui me plaisait vraiment. J’ai eu des propositions pour travailler dans des médias, faire une carrière dans le mannequinat, des propositions très sérieuses et concrètes. Je les ai refusées car je n’avais pas envie d’avoir à 40 ans, le regret d’avoir abandonné mes études de médecine. J’aime aussi le milieu médical, ça fait partie de moi. J’ai peut-être plusieurs personnalités… (rire).

Marine Lorphelin avec Sophie de Tarlé, rédactrice en chef du Figaro Etudiant à l’issue du direct avec les internautes.

Y a-t-il un profil type pour réussir les études de médecine? Peut-on faire médecine après un bac ES?

J’ai eu un bac S spécialité maths avec mention très bien. On sait bien qu’avec un bac scientifique avec mention, on a plus de chance d’y arriver. Mais chaque année il y a des exceptions. Les études de médecine sont assez différentes de ce qu’on apprend au lycée. S’adapter à la quantité de travail, être en compétition avec les autres, cela n’a rien à voir avec le lycée. Un étudiant qui est ultramotivé, ne doit pas s’arrêter au fait d’avoir tel ou tel bac.

« Étant une personnalité publique, j’étais très observée, remarquée durant mes stages. Je n’avais pas le droit à l’erreur»Marine Lorphelin

Comment se sont passés vos stages?

J’ai fait des stages en neurologie, gynécologie (cancer NDLR), oncologie, gériatrie, et plusieurs stages aux urgences. C’était parfois difficile. Étant une personnalité publique, j’étais très observée, remarquée dans les services. Je n’avais pas le droit à l’erreur. Contrairement à mes camarades qui étaient plus libres, dès que j’étais absente, dès que quelque chose n’allait pas, on me le faisait vite savoir. Heureusement, dans certains stages, on m’a soutenu et encouragé dans mes activités.

À partir de quel moment peut-on gagner sa vie en étant étudiant en médecine?

J’ai eu la chance grâce à Miss France d’avoir des revenus complémentaires, parfois très importants, mais on ne gagne pas sa vie en étant externe. Et 200 € de salaires par mois en sixième année, ne payent rien, pas même le loyer, pas même les livres, dont le coût est très important.

La prépa peut aussi coûter très cher. En aviez-vous suivi une en première année?

Oui, j’ai adhéré à une prépa en première année. J’ai même fait la prérentrée fin août, qui nous plonge tout de suite dans le bain. J’ai tendance à la conseiller. La prépa m’a été utile car cela m’a offert un endroit plus calme et plus approprié pour travailler mes cours. Et cela m’a permis aussi rencontrer d’autres personnes, parce que finalement on peut vite s’enfermer dans sa bulle. À force de travailler chez soi ou à la bibliothèque, si on ne connaît pas beaucoup de monde, on peut vite se sentir seul durant les révisions.

«À l’époque, la prépa m’avait coûté 1500 € l’année»

«J’ai vu très douées avec les QCM, mis en difficulté face à des patients» Marine Lorphelin

Je conseille aussi la prépa pour les conférences et les exercices d’entraînement aux concours. Plus on en fait, meilleur on est. C’est une façon de se conditionner. Je faisais les QCM sur un temps imparti, et un étudiant spécialisé dans la matière les corrigeait. Mais il faut bien se renseigner sur les prépas, ce qu’elles offrent, et ce qu’on recherche aussi. À l’époque, la prépa m’avait coûté 1500 € l’année. Je suis aussi allée aux entraînements organisés par le tutorat (gratuit NDLR).

On reproche souvent aux universités de sélectionner les étudiants sur des QCM. N’y a-t-il pas un risque que les futurs médecins soient des robots, négligeant le côté humain? Un projet de loi vise d’ailleurs à réformer le concours. Qu’en pensez-vous?

J’ai un avis très tranché là-dessus. Je suis d’accord avec cette remarque. Je pense que sélectionner des étudiants uniquement avec des QCM n’est pas une bonne chose. J’ai vu des personnes très intelligentes et très douées avec les QCM, les livres, l’apprentissage de la médecine, mis en difficulté face à des patients. Pour moi, on ne doit pas dissocier l’un et l’autre. Mais, il est plus difficile de sélectionner les gens sur leur capacité à être humain.

La première année de PACES (première année commune aux études de santé), mène aussi à d’autres études, comme pharmacien, sage femme, dentiste, kiné.. Aviez-vous pensé à certaines d’entre elles?

Étant assez sportive, j’avais envisagé d’ère kiné. Mais, j’ai eu la chance d’avoir une place tout de suite en médecine, donc la question ne s’est pas trop posée. Par la suite, j’ai failli prendre une passerelle, pour aller de médecin à sage-femme. J’ai découvert ce métier en stage de gynéco, et j’ai adoré.

«Un conseil : mettez-vous dans votre bulle, au calme. Coupez votre téléphone et les réseaux sociaux. Marine Lorphelin

Comment avez-vous révisé en première année de Paces?

J’allais en cours le matin, avec des feuilles, un stylo et un dictaphone. L’après-midi, je reprenais les cours du matin au propre, je faisais des schémas, en essayant de les rendre attrayants, de comprendre ce qui s’était dit le matin. Je révisais jusqu’à 22 heures, et en fin d’année, jusqu’à 23 heures. Le samedi soir, j’allais voir mes amis, mes amis de lycée, pour parler d’autre chose, boire un verre. Le dimanche matin, c’était la grasse mat’, mais jusqu’à 9 heures, 10 heures max. Je n’ai pas toujours pu le faire, mais un conseil: mettez-vous dans votre bulle, au calme. Coupez votre téléphone et les réseaux sociaux.

Avez-vous continué une activité sportive durant la Paces?

Non, j’étais très sportive avant, et j’aurai dû. C’est vrai qu’on prend un peu de poids…À force de rester assis (rire).

Quel est le plus difficile, la Paces, ou les ECN (épreuves classantes nationales, ex-internat) que vous avez passées l’an dernier?

Ça dépend de chacun. J’ai bien vécu la Paces, que j’ai réussie du premier coup. J’avais un planning bien organisé, des copines, une famille qui m’a soutenue. C’est évidemment très difficile. Ce qu’il faut apprendre, en termes de quantité est énorme. Et en termes de pression, c’est très difficile. Mais ça se joue sur une journée, c’est un sprint, tandis que les ECN sont plus un marathon qu’on prépare sur trois ans. Et puis, tout dépend de ce qu’on vise aux ECN. Moi dès le départ, je visais la médecine générale. Je n’avais pas besoin d’un classement extraordinaire. C’était épuisant, mais je l’ai bien vécu, par comme certains qui visaient une spécialité prisée, dans une ville sympa.

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/marine-lorphelin-donne-de-precieux-conseils-pour-reussir-ses-etudes-de-medecine_9095316a-d6aa-11e8-b42a-252d37f2e545/
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Il réussit sa première année de médecine avec un bac professionnel

Selon les statistiques, un bac scientifique est la condition sine qua non pour réussir son passage en deuxième année de médecine. Mais il arrive que certains candidats y arrivent contre toute attente.

Cet étudiant a fait mentir toutes les statistiques. Quand Pierre Serditch, déjà âgé de 24 ans, et doté d’un bac pro commerce comme seul passeport, s’est inscrit à la faculté de médecine de Besançon, ses chances étaient nulles. Selon l‘Est républicain qui a rencontré l’étudiant, ce don Quichotte a même reçu un mail dissuasif de l’université au moment des inscriptions: «Orientation vers une filière courte et professionnalisante fortement conseillée». Mais le jeune homme n’en a pas tenu compte. Résultat, il a réussi le terrible concours de Paces à la place très honorable de 94 ème dans le numerus clausus (pour 220 places), et du premier coup. Il a raconté au journaliste Nicolas Bastuck son parcours scolaire en dent de scie: redoublement en 4 ème, arrêt des études en première, bac pro, mais aussi son voyage aux États-Unis, la création d’une entreprise de livraison de repas, un job dans la fibre optique.

Besançon a le taux de réussite en médecine le plus élevé de France

Quel est son secret? L’étudiant a appliqué les mêmes principes que pour une compétition sportive, sa passion: révisions intenses et régulières, lever 6 heures, coucher 21 heures, cinq heures de révisions par jour, et une année sans Facebook, sans copine, une alimentation saine, pas de sortie. Selon lui, au bout du compte, «c’est la motivation qui prime».

Pierre a tout de même eu un mental en acier trempé. Il doit être l’un des rares étudiants en France à avoir réussi sa Paces avec un bac pro. Le site d’orientation active de l’université Paris Descartes, rappelle que le bac S est le seul sésame pour réussir la première année de médecine. «En 2017, 100% des 553 étudiants admis à un des concours étaient titulaires d’un bac S (ou équivalent si bac étranger). Plus de 80% des reçus, sur l’ensemble des 4 concours, sont titulaires du bac S mention B ou TB, et moins de 3% ont un bac S mention passable».

Besançon, le taux de réussite le plus élevé

Sans dénigrer son incroyable performance, il a aussi eu la chance d’être inscrit en médecine à Besançon. Selon le site letudiant.fr, Besançon est en effet la ville où le taux de réussite est le plus élevé, avec 33,33% de réussite dans l’une des quatre filières médicales, et 26, 5 % en médecine. En comparaison, il n’est que de 12,1 % à Aix Marseille (14,1 % en médecine).

Mais avec le nouveau site Parcoursup mis en place cette année, ce genre de prouesse risque d’être impossible. En effet, les universités peuvent désormais classer les candidats, et donner la priorité aux bacheliers scientifiques. Ce qui est plutôt une bonne chose, le taux d’échec étant suffisamment élevé. Pierre a eu raison de viser une réussite du premier coup.

Comment se passe la vie d’un étudiant en médecine ? – Regarder sur Figaro Live

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/il-reussit-sa-premiere-annee-de-medecine-avec-un-bac-professionnel_19a9458a-d08a-11e8-a48c-c6d2c6cff49b/
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Etudes de santé: la réforme de la première année précisée «d’ici fin novembre»

Réunies ce vendredi après-midi, les ministres Agnès Buzyn et Frédérique Vidal ont précisé que la concertation autour de la première année d’études de santé s’achèvera d’ici un mois et demi.

La réforme de la première année des études de santé, annoncée mi-septembre par Emmanuel Macron, fera l’objet d’une concertation devant déboucher «d’ici la fin du mois de novembre» sur un «scénario opérationnel» pour une mise en œuvre à la rentrée 2019, ont indiqué vendredi les ministres de la Santé et de l’Enseignement supérieur.

» LIRE AUSSI – Fin du numerus clausus en médecine: «Il n’y a pas de place pour tout le monde»

Un mois après que le chef de l’État a promis d’abroger la première année commune aux études de santé (Paces) et le «numerus clausus», qui fait office de quota d’admission en deuxième année de médecine, dentaire, pharmacie et maïeutique (sage-femme), «le groupe de travail relatif à la mise en œuvre de (leur) suppression» a tenu sa première réunion, précisent les ministres Agnès Buzyn et Frédérique Vidal dans un communiqué.

«Scénario opérationnel» pour la rentrée 2019

Piloté par le Pr Jean-Paul Saint-André, ancien président de l’université d’Angers, et incluant «l’ensemble des acteurs des formations de santé», ce groupe devra «présenter une proposition d’organisation d’ici la fin du mois de novembre» et «proposer un scénario opérationnel, permettant une mise en œuvre (…) pour l’année universitaire 2019-2020».

Le cursus qui remplacera la Paces devra à la fois prévoir «un cadre national garantissant l’équité de traitement de tous sur le territoire» et «une place importante donnée à l’autonomie de chaque établissement», ont précisé les ministres.

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/etudes-de-sante-la-reforme-de-la-premiere-annee-precisee-d-ici-fin-novembre-_54ca212a-ce41-11e8-896c-7d05c73a49da/
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Erasmus : élèves infirmières, elles ont fait leur stage en Italie

Alexia, Clara et Pauline, étudiantes à l’Institut français des soins infirmiers (IFSI), sont parties en stage à Turin, en Italie, afin de découvrir un système de santé qu’elles ne connaissent pas.

«L’échange Erasmus n’était pas obligatoire, mais nous tenions à participer au programme». Alexia, Clara et Pauline sont parties trois mois à Turin (Italie) pour effectuer des stages lors de leur 2e année à l’Institut français des soins infirmiers (IFSI) Virginie Olivier, à Paris. «Nous avions entre le choix entre la Belgique, l’Espagne, la Suisse et l’Italie et nous avons choisi l’Italie. Nous ne connaissions pas le système de soin de ce pays, et l’Italie nous intéressait par sa culture et son mode de vie», détaillent les étudiantes, actuellement en troisième année.

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Ce projet leur tenait d’autant plus à cœur qu’elles n’étaient pas encore parties à l’étranger pendant leurs études. Sur place, les trois élèves infirmières sont d’abord confrontées à la barrière de la langue. «C’est vite devenu un atout car nous avons appris à nous débrouiller, à communiquer par tous les moyens. Nous nous sommes prises de passion pour la langue italienne et continuons à la pratique dès que nous le pouvons. Ce voyage nous a ouvert l’esprit», détaillent les jeunes femmes.

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Au-delà de cette découverte linguistique, les futures infirmières ont pu se familiariser avec le système de santé italien. «C’est un excellent moyen de connaître les forces et faiblesses de chaque système et de les comparer. Par exemple, la famille tient une place centrale dans le parcours de soins en Italie, elle est très présente auprès du patient», constatent-elles.

Comme d’autres élèves infirmiers de leur IFSI, mais aussi des autres établissements de France, elles participeront aux Erasmus Days* les vendredi 12 et samedi 13 octobre. Elles ont prévu de raconter leur stage et leur échange Erasmus sous forme d’exposé aux autres élèves de leur école. «Nous voulons inciter d’autres jeunes à aller à l’étranger pour leurs études ou pour faire un stage. C’est une formidable opportunité pour découvrir d’autres cultures et prendre confiance en soi», insistent-elles.


* Les Erasmus Days, deux jours pour célébrer l’Europe

Les vendredi 12 et samedi 13 octobre se tient la 2e édition des Erasmus Days, dont Le Figaro Étudiant est partenaire. Pendant ces deux jours, les collégiens, lycéens, étudiants et apprentis sont invités à organiser des événements (conférences, spectacles, etc.) pour promouvoir les valeurs de l’Europe et partager leur expérience de mobilité. Cette année encore, des centaines d’événements sont prévus dans une vingtaine de pays en Europe et hors de l’Europe.

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/erasmus-eleves-infirmieres-elles-ont-fait-leur-stage-en-italie_1cd57096-c584-11e8-9af9-fb68b2b9a6ad/
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Un mannequin qui crie et saigne pour former les étudiants

VIDÉO – Comment permettre aux étudiants en dentaire d’apprendre leur métier ? Pour améliorer la formation de ses étudiants, la faculté de chirurgie dentaire de Strasbourg s’est dotée d’un mannequin hyperréaliste.

Qui n’a jamais eu d’appréhension en allant chez le dentiste? Mais quel dentiste n’a jamais eu d’appréhension avant de traiter son tout premier patient? Pour améliorer la formation de ses étudiants, la Faculté de chirurgie dentaire de Strasbourg s’est dotée d’un mannequin hyperréaliste, une première en France.

Ce mannequin haute fidélité respire, cligne des yeux, transpire ou parle, selon le bon vouloir du professeur qui le manipule à distance et observe ses étudiants à travers une vitre sans tain. Mais les formateurs peuvent proposer des scénarios plus délicats, quand le personnage de plastique crie de douleur, saigne ou vomit…

Idéal pour préparer les futurs dentistes

«Ce mannequin va permettre aux étudiants en première, deuxième et troisième années de s’entraîner avant de voir de véritables patients», explique Inès Ettwiller, étudiante en 5e année et qui a donc déjà connu son baptême du feu dans un vrai cabinet. «Tous les gestes techniques, on les apprend sur des têtes inertes, des fantômes, et on les maîtrise, il n’y a pas de problème. Mais ces simulateurs n’ont aucune réaction. Par exemple, il n’y a jamais de réflexe nauséeux sur un fantôme alors que c’est quelque chose qu’on rencontre très souvent chez les patients», poursuit-elle.

«C’est intéressant d’avoir ces mises en situation avant, parce que ce n’est pas facile avec une vraie personne la première fois, c’est compliqué», acquiesce Grégoire Hattenberger, étudiant en 4e année et qui a lui aussi déjà traité de vrais patients.

«L’idée, ce n’est pas tant les soins que le rapport au patient, dont il va falloir apprendre à gérer l’anxiété, ainsi que les événements inhabituels qui peuvent survenir», appuie Marie-Cécile Manière, professeur des universités et praticien hospitalier.

Pour l’inauguration de ces nouvelles installations, l’étudiante chargée de la démonstration devant élus et responsables n’est pas gâtée: le formateur lui a réservé rien moins qu’un malaise et un arrêt cardiaque du «patient» venu se faire arracher une molaire! Assez extrême, c’est l’un des multiples scénarios qui permettront aux futurs dentistes de se préparer à toute éventualité.

L’intervention avec le mannequin est en outre filmée et retransmise aux autres étudiants de la promotion dans une salle attenante. Ensuite, une fois la procédure achevée, le professeur pourra débriefer l’acte avec ses élèves, images à l’appui.

Il coûte à lui seul 70.000 euros

Le mannequin, fabriqué par la société spécialisée norvégienne Laerdal Medical, dispose de nombreuses fonctions. Il coûte à lui seul 70.000 euros et au total, les nouvelles installations de la Faculté de chirurgie dentaire ont coûté 250.000 euros. Celles-ci comprennent également trois simulateurs dédiés à l’enseignement de la radiologie.

«Le mot d’ordre c’est: Jamais la première fois sur un patient, et aujourd’hui on y est presque. Nous sommes précurseurs dans le domaine de la formation progressive grâce à la simulation. Nous sommes les seuls à disposer de cette unité de simulation clinique et radiologique», souligne Corinne Taddéi-Gross, doyen de la Faculté de chirurgie dentaire de Strasbourg.

Le mannequin permettra également de répondre à des besoins de «formation continue des professionnels, praticiens ou prothésistes, mais aussi aux besoins d’innovation pour suivre l’évolution des technologies médicales de pointe», dit-elle encore.

Parmi les 16 Facultés de chirurgie dentaire françaises, celle de la capitale alsacienne n’est pas la plus grosse avec son petit millier d’étudiants, mais «dans la compétition européenne nous sommes en pointe», estime Michel Deneken, président de l’Université de Strasbourg.

«Chez nous, les étudiants sont mis en présence du patient dès la première année, cette connivence avec les us est déterminante», dit-il.

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/a-strasbourg-un-mannequin-hyperrealiste-pour-former-les-futurs-dentistes_6ebf2822-c16d-11e8-af9a-1ecac13903f7/
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