Millau : le lycée Jean-Vigo bloqué depuis l’aube ce mardi

Inquiets pour leur avenir, plusieurs lycéens millavois prennent part au mouvement national annoncé ce mardi 11 décembre. Des « gilets jaunes » sont également présents ainsi que des parents d’élèves. Les principales causes du mouvement sont des revendications au sujet de la réforme du baccalauréat et une remise en cause de Parcoursup.

Les lycéens se relaient depuis 5 h 30 ce mardi matin autour de feu de palettes et semblent décidés à rester une bonne partie de la journée.

Source: https://www.midilibre.fr/2018/12/11/millau-le-lycee-jean-vigo-bloque-depuis-laube,5011139.php
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Jugé à Perpignan, le lycéen avait jeté des pierres sur les policiers « pour suivre le mouvement »

Voici moins d’un mois, le 20 novembre, les lycéens envahissaient les rues de Perpignan, enfilant ainsi leur « Gilet jeune ». Une manifestation finalement pas si bon enfant que ça. Plusieurs auteurs de troubles avaient d’ailleurs été interpellés.

Parmi eux un jeune homme qui venait de fêter sa majorité. Jusque-là, il n’avait jamais eu affaire à la justice. Que lui est-il donc passé par la tête pour qu’il se mette à lancer des pierres sur les policiers ? Interpellé dans la foulée, il s’est vu remettre une convocation pour le tribunal après avoir été placé sous contrôle judiciaire.

« Ce n’est pas comme ça qu’on fait une révolution »

Ce lundi, il faisait face à son juge. Après avoir longtemps nié son geste, il finit par confesser du bout des lèvres son implication : « Oui, j’ai jeté un caillou ». « Un seul ? ironise le président, ce n’est pas comme ça qu’on fait une révolution…  Les fonctionnaires parlent de nombreux jets. Et l’on a retrouvé six cailloux dans vos poches ! »

Et, pédagogue : « En quoi jeter un caillou sur un policier peut-il améliorer votre condition de lycéen ? »
« En rien, j’ai suivi le mouvement… »

Le parquet réclame 3 mois de prison avec sursis mais en défense Me Bessière rappelle que, à deux semaines près, on aurait rencontré le juge des enfants. « Un travail d’intérêt général serait parfaitement approprié ».

C’est aussi l’avis du tribunal : 105 heures de TIG à effectuer dans les 18 mois. En cas de non-exécution, ce sera un mois de prison ferme. « Et la condamnation ne figurera pas sur le casier, pour ne pas handicaper votre vie future ».

(SOURCE : L’INDEPENDANT)

Source: https://www.midilibre.fr/2018/12/11/juge-a-perpignan-le-lyceen-avait-jete-des-pierres-sur-les-policiers-pour-suivre-le-mouvement,5010895.php
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Béziers : pas de manifestation des lycéens de Jean-Moulin et Henri-IV

Les syndicats annonçaient un mardi noir. A Béziers, ce n’est pas le cas. Les lycéens biterrois n’ont pas manifesté mardi matin, que ce soit à Jean-Moulin ou à Henri-IV. Il n’y a pas eu de tentative de blocage des établissements ni même de rassemblement. 

Deux manifestations la semaine dernière

Les lycéens avaient manifesté dès jeudi, en centre-ville. Un rendez-vous qui avait été assez violent et qui avait relativement mal tourné. La présence d’une quinzaine de perturbateurs avait fait dégénérer le rendez-vous.

Un lycéen gravement blessé

En effet, des cailloux ont été lancés sur les forces de l’ordre, qui ont riposté par des gaz lacrymogènes. Un élève a aussi été gravement blessé au visage par un tir de flash-ball. Des voitures avaient été retournées et des poubelles incendiées.

Le lendemain, le vendredi, la manifestation avait été moins violente, mais quelques débordements avaient toutefois été recensés. En revanche, lundi;, les élèves des deux lycées ont manifesté dans le calme. 

Source: https://www.midilibre.fr/2018/12/11/beziers-pas-de-manifestation-des-lyceens-de-jean-moulin-et-henri-iv,5011140.php
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Pour le «mardi noir», des milliers de lycéens manifestent dans toute la France

VIDÉO – Après deux semaines de mobilisations dans les lycées marquées par de nombreux débordements, les lycéens ont été rejoints par des étudiants pour manifester aujourd’hui un peu partout en France, sans violences notoires.

Le mouvement lycéen se stabilise. Aujourd’hui comme hier, quelque 450 établissements étaient perturbés dans toute la France, dont 60 complètement bloqués avec «clairement moins de violences» que la semaine dernière selon le ministère de l’Éducation nationale. Ces blocages étaient accompagnés de rassemblements, qui comptaient au moins un millier de manifestants à Paris, un millier à Rennes, 600 à Nancy et Angoulême, et quelques centaines à Auxerre, Dijon, Lyon, ou Mérignac selon les chiffres de la police. Certains étudiants avaient décidé de rejoindre ces cortèges pour lutter contre la hausse des frais d’inscription à l’université.

Les lycéens répondaient à l’appel de l’union nationale lycéenne (UNL), classée très à gauche, qui avait lancé cette idée de «mardi noir». Ils continuent de lutter contre la loi pour l’orientation et la réussite des étudiants (ORE), contre la réforme du bac et contre le service national universel (SNU).

À Paris, ils étaient quelques milliers de lycéens à manifester dès midi depuis la place Saint-Michel. Ils sont passés dans l’après-midi par la rue d’Assas, la rue du Bac, et la rue de Grenelle, où ils ont été arrêtés juste devant le ministère de l’Éducation nationale par une trentaine de gendarmes. En référence aux interpellations de 146 jeunes à Mantes-la-Jolie la semaine dernière, les jeunes se sont bien souvent retrouvés agenouillés en pleine rue, les mains sur la tête, mimant une arrestation. Dans l’ensemble, d’après les organisateurs de la manifestation, les forces de l’ordre et les secouristes sur place, la manifestation s’est passée dans le calme.

«La lutte finale»

Dans le froid du cortège parisien, l’ambiance était définitivement bon enfant. Aux relents de comptines communistes comme «l’internationale» succèdent les slogans au vitriol contre le président Emmanuel Macron honni par ces lycéens et largement tenu comme responsable de tous leurs maux. Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education nationale et initiateur de la réforme du bac, est également vilipendé, avec humour souvent. Seule Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur porteuse de la loi pour l’orientation et la réussite des étudiants, semble échapper à ce courroux adolescent.

Yacine, en seconde au lycée Le Corbusier d’Aubervilliers explique ne «pas avoir assez d’infos sur les réformes en cours» et dit craindre d’être «hyperspécialisés dès la première» sans pouvoir faire marche arrière. «Au moins

««Nous en voulons à Jean-Michel Blanquer qui nous demande de ne pas encourager les jeunes à manifester »Capucine et Pierre, profs d’histoire-géographie

avec le lycée par filières, c’était plus général», dit le jeune homme. Certains professeurs étaient également présents, faisant valser leurs drapeaux d’enseignants syndiqués au milieu des lycéens. «Nous en voulons à Jean-Michel Blanquer qui nous demande de ne pas encourager les jeunes à manifester. D’une, ils sont suffisamment intelligents pour manifester sans y être forcés, mais en plus notre ministre empiète sur notre devoir de réserve en nous demandant cela» expliquent Capucine et Pierre, professeurs d’histoire géographie au lycée Jean Jaurès de Montreuil (Seine-Saint-Denis).

Feux de poubelles et projectiles

Parmi les syndicats étudiants, la FIDL, par la voix de son secrétaire général Jules Spector, explique que «les lycéens doivent manifester avec les gilets jaunes pour entamer une sorte de convergence des luttes», et se dit «extrêmement déçu que Macron ne parle pas des lycéens». «Il n’a parlé que de la question de la fiscalité et des gilets jaunes, indique encore Jules Spector. Sans jamais évoquer les universités, les blocages de lycées, les occupations, et globalement l’éducation.»

La situation était plus tendue qu’à Paris dans quelques villes ce matin: des voitures ont brûlé dans l’agglomération de Strasbourg et une équipe de France 3 a été prise à partie, un lycéen de 17 ans a été blessé par un tir de lanceur de balles de défense (LBD) lors d’incidents devant un lycée de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), à la suite de feux de poubelles et de tirs de projectiles sur des policiers et sur des passants, selon une source proche de l’enquête.

Nanterre, Tolbiac et Censier bloqués

Des étudiants, qui luttent toujours contre la hausse des frais d’inscription à l’université pour les étudiants étrangers, ont rejoint les lycéens dans les manifestations. Nombre d’entre eux ont été déçus par la déclaration d’Emmanuel Macron hier soir à 20 heures, qui n’a pas évoqué leurs revendications. «Rien sur les lycéens, les étudiants, les blessés, peut-on lire sur le compte Twitter de la Commune libre de Tolbiac, un groupe apparu l’an dernier en marge des blocages du centre Pierre Mendès France de l’université Paris 1 Panthéon Sorbonne. C’est qu’il a pas dû assez nous entendre… On continue! Allez, à demain: vous saurez où nous trouver».

En réponse à ces appels à manifester et à bloquer, le centre Tolbiac a encore été fermé toute cette journée de mardi aux étudiants, et «seul le personnel pouvait y entrer». «On gère la situation au jour le jour, précise l’université au Figaro. Nous n’avons aucune idée du moment où nous pourrons rouvrir». Comme à Tolbiac, le centre Censier de l’université Sorbonne-Nouvelle (Paris III) était fermé toute la journée, sauf pour le personnel. L’université explique également au Figaro ne pas savoir «quand elle pourra rouvrir dans des conditions normales».

Toujours en région parisienne, l’université Paris Nanterre annonce qu’une grande concertation avait lieu aujourd’hui entre la présidence et les représentants des étudiants, et qu’en conséquence, «tous les cours et les partiels prévus» étaient annulés. En province, l’université de Rennes 2 est toujours bloquée, a priori jusqu’à jeudi.

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/170-lycees-perturbes-manifestation-a-paris-lyceens-et-etudiants-lancent-le-mardi-noir-_aa454928-fd20-11e8-82b1-a05e4b7d268e/
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Pour le « mardi noir », quelques milliers de manifestants et 450 lycées perturbés

REPORTAGE – Après deux semaines de mobilisations dans les lycées marquées par de nombreux débordements, les lycéens ont été rejoints par des étudiants pour manifester aujourd’hui un peu partout en France, sans violences notoires.

Le mouvement lycéen se stabilise. Aujourd’hui comme hier, quelque 450 établissements étaient perturbés dans toute la France, dont 60 complètement bloqués avec «clairement moins de violences» que la semaine dernière selon le ministère de l’Éducation nationale. Ces blocages étaient accompagnés de rassemblements, qui comptaient au moins un millier de manifestants à Paris, un millier à Rennes, 600 à Nancy et Angoulême, et quelques centaines à Auxerre, Dijon, Lyon, ou Mérignac selon les chiffres de la police. Certains étudiants avaient décidé de rejoindre ces cortèges pour lutter contre la hausse des frais d’inscription à l’université.

Les lycéens répondaient à l’appel de l’union nationale lycéenne (UNL), classée très à gauche, qui avait lancé cette idée de «mardi noir». Ils continuent de lutter contre la loi pour l’orientation et la réussite des étudiants (ORE), contre la réforme du bac et contre le service national universel (SNU).

À Paris, ils étaient quelques milliers de lycéens à manifester dès midi depuis la place Saint-Michel. Ils sont passés dans l’après-midi par la rue d’Assas, la rue du Bac, et la rue de Grenelle, où ils ont été arrêtés juste devant le ministère de l’Éducation nationale par une trentaine de gendarmes. En référence aux interpellations de 146 jeunes à Mantes-la-Jolie la semaine dernière, les jeunes se sont bien souvent retrouvés agenouillés en pleine rue, les mains sur la tête, mimant une arrestation. Dans l’ensemble, d’après les organisateurs de la manifestation, les forces de l’ordre et les secouristes sur place, la manifestation s’est passée dans le calme.

«La lutte finale»

Dans le froid du cortège parisien, l’ambiance était bon enfant. Aux relents de comptines communistes comme «l’internationale» succèdent les slogans au vitriol contre le président Emmanuel Macron honni par ces lycéens et largement tenu comme responsable de tous leurs maux. Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education nationale et initiateur de la réforme du bac, est également vilipendé, avec humour souvent. Seule Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur porteuse de la loi pour l’orientation et la réussite des étudiants, semble échapper à ce courroux lycéen.

Yacine, en seconde au lycée Le Corbusier d’Aubervilliers explique ne «pas avoir assez d’infos sur les réformes en cours» et dit craindre d’être «hyperspécialisés dès la première» sans pouvoir faire marche arrière. «Au moins

««Nous en voulons à Jean-Michel Blanquer qui nous demande de ne pas encourager les jeunes à manifester »Capucine et Pierre, profs d’histoire-géographie

avec le lycée par filières, c’était plus général», dit le jeune homme. Certains professeurs étaient également présents, faisant valser leurs drapeaux d’enseignants syndiqués au milieu des lycéens. «Nous en voulons à Jean-Michel Blanquer qui nous demande de ne pas encourager les jeunes à manifester. D’une, ils sont suffisamment intelligents pour manifester sans y être forcés, mais en plus notre ministre empiète sur notre devoir de réserve en nous demandant cela» expliquent Capucine et Pierre, professeurs d’histoire géographie au lycée Jean Jaurès de Montreuil (Seine-Saint-Denis).

Feux de poubelles et projectiles

Parmi les syndicats étudiants, la FIDL, par la voix de son secrétaire général Jules Spector, explique que «les lycéens doivent manifester avec les gilets jaunes pour entamer une sorte de convergence des luttes», et se dit «extrêmement déçu que Macron ne parle pas des lycéens». «Il n’a parlé que de la question de la fiscalité et des gilets jaunes, indique encore Jules Spector. Sans jamais évoquer les universités, les blocages de lycées, les occupations, et globalement l’éducation.»

La situation était plus tendue qu’à Paris dans quelques villes ce matin: des voitures ont brûlé dans l’agglomération de Strasbourg et une équipe de France 3 a été prise à partie, un lycéen de 17 ans a été blessé par un tir de lanceur de balles de défense (LBD) lors d’incidents devant un lycée de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), à la suite de feux de poubelles et de tirs de projectiles sur des policiers et sur des passants, selon une source proche de l’enquête.

Nanterre, Tolbiac et Censier bloqués

Des étudiants, qui luttent toujours contre la hausse des frais d’inscription à l’université pour les étudiants étrangers, ont rejoint les lycéens dans les manifestations. Nombre d’entre eux ont été déçus par la déclaration d’Emmanuel Macron hier soir à 20 heures, qui n’a pas évoqué leurs revendications. «Rien sur les lycéens, les étudiants, les blessés, peut-on lire sur le compte Twitter de la Commune libre de Tolbiac, un groupe apparu l’an dernier en marge des blocages du centre Pierre Mendès France de l’université Paris 1 Panthéon Sorbonne. C’est qu’il a pas dû assez nous entendre… On continue! Allez, à demain: vous saurez où nous trouver».

En réponse à ces appels à manifester et à bloquer, le centre Tolbiac a encore été fermé toute cette journée de mardi aux étudiants, et «seul le personnel pouvait y entrer». «On gère la situation au jour le jour, précise l’université au Figaro. Nous n’avons aucune idée du moment où nous pourrons rouvrir». Comme à Tolbiac, le centre Censier de l’université Sorbonne-Nouvelle (Paris III) était fermé toute la journée, sauf pour le personnel. L’université explique également au Figaro ne pas savoir «quand elle pourra rouvrir dans des conditions normales».

Toujours en région parisienne, l’université Paris Nanterre annonce qu’une grande concertation avait lieu aujourd’hui entre la présidence et les représentants des étudiants, et qu’en conséquence, «tous les cours et les partiels prévus» étaient annulés. En province, l’université de Rennes 2 est toujours bloquée, a priori jusqu’à jeudi.

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/170-lycees-perturbes-manifestation-a-paris-lyceens-et-etudiants-lancent-le-mardi-noir-_aa454928-fd20-11e8-82b1-a05e4b7d268e/
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Lycéens et étudiants lancent le «mardi noir»

VIDÉO – Après deux semaines de mobilisations dans les lycées marquées par de nombreux débordements, les étudiants ont prévu de rejoindre les lycéens lors d’une manifestation devant le ministère de l’Éducation nationale ce mardi.

Les lycéens remettent le bleu de chauffe pour organiser leur «mardi noir». Alors qu’ils continuent de lutter contre la loi pour l’orientation et la réussite des étudiants (ORE), contre la réforme du bac et contre le service national universel (SNU), les lycéens ont prévu de se réunir en manifestation à Paris ce mardi à midi depuis la place Saint-Michel. Certains étudiants ont également prévu d’entamer une «convergence des luttes» avec ces lycéens pour protester contre la hausse des frais d’inscription à l’université pour les étudiants étrangers. Plusieurs campus, à Paris et en province, sont aujourd’hui fermés.

Les jeunes peuvent se mobiliser à tout moment de la journée

Ce matin d’après le ministère de l’Éducation nationale, 170 établissements étaient déjà perturbés dans toute la France, dont 60 complètement bloqués. «C’est très difficile à comparer avec les précédentes journées de mobilisation, note le ministère de l’Éducation nationale. Ce matin, le nombre de lycées mobilisés est en effet plutôt faible, mais on sait que les jeunes peuvent se mobiliser à tout moment de la journée, comme ce fut le cas hier». En effet, hier matin, le nombre de lycées mobilisés ne dépassait pas les 200. À 18 heures, ils étaient 470. Le ministère assure par ailleurs au Figaro ne pas avoir vent de «débordements violents» jusque-là.

À Paris, une vingtaine d’établissements étaient perturbés à 9h30 d’après le rectorat de la capitale, sans violences manifestes pour le moment. Parmi ces lycées, deux sont totalement bloqués.

Les lycéens répondent ce matin à l’appel de l’union nationale lycéenne (UNL), classée très à gauche, qui a lancé cet appel au «mardi noir». «Cette mobilisation massive qui ne cesse de prendre de l’ampleur chaque jour est bien la preuve que la politique du gouvernement qui consiste à faire la sourde oreille ne peut plus durer: la jeunesse n’en peut plus, a écrit le syndicat dans un communiqué. Le gouvernement préfère réprimer de manière violente ces mobilisations plutôt que d’en écouter les revendications».

Des centaines de lycéens manifestent dans les rues de Marseille – Regarder sur Figaro Live

Nanterre, Tolbiac et Censier bloqués

Les lycéens seront rejoints aujourd’hui dans leur manifestation par une poignée d’étudiants, qui luttent toujours contre la hausse des frais d’inscription à l’université pour les étudiants étrangers. Nombre d’entre eux ont été déçus par la déclaration d’Emmanuel Macron hier soir à 20 heures, qui n’a pas évoqué leurs revendications». Rien sur les lycéens, les étudiants, les blessés, peut-on lire sur le compte Twitter de la Commune libre de Tolbiac, un groupe apparu l’an dernier en marge des blocages du centre Pierre Mendès France de l’université Paris 1 Panthéon Sorbonne. C’est qu’il a pas dû assez nous entendre… On continue! Allez, à demain: vous saurez où nous trouver».

En réponse à ces appels à manifester et à bloquer, le centre Tolbiac sera encore fermé toute cette journée de mardi aux étudiants, et «seul le personnel pourra y entrer». «On gère la situation au jour le jour, précise l’université au Figaro. Nous n’avons aucune idée du moment où nous pourrons rouvrir». Comme à Tolbiac, le centre Censier de l’université Sorbonne-Nouvelle (Paris III) est fermé toute la journée, sauf pour le personnel. L’université explique également au Figaro ne pas savoir «quand elle pourra rouvrir dans des conditions normales».

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Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/170-lycees-perturbes-manifestation-a-paris-lyceens-et-etudiants-lancent-le-mardi-noir-_aa454928-fd20-11e8-82b1-a05e4b7d268e/
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L’orientation reste une source d’angoisse pour les lycéens

L’orientation est un sujet essentiel pour les collégiens et les lycéens. Toutefois, selon une étude, la moitié des lycéens déclarent ne pas être suffisamment accompagnés dans leur établissement.

L’orientation est un sujet qui stresse toujours les élèves français. Un jeune sur deux (48%) déclare ne pas avoir été bien accompagné par son établissement au sujet de l’orientation, selon une étude portant sur les 18-25 ans, publiée mardi par le Conseil national d’évaluation du système scolaire (Cnesco).

» LIRE AUSSI – Le calendrier Parcoursup pour 2019: toutes les dates pour ne rien rater

«On est loin des chiffres catastrophistes qu’on entend habituellement», a commenté la présidente du Cnesco, Nathalie Mons. Ce «bilan mitigé» est toutefois à nuancer, a-t-elle ajouté. Ainsi, les filles sont moins satisfaites de cet accompagnement (41% contre 53% pour les garçons).

Les filles, les enfants d’ouvriers et d’employés sont plus stressés

Elles sont aussi plus nombreuses à déclarer que l’orientation a été pour elles, sources de stress (72% contre 63% chez les garçons). Les enfants d’ouvriers et employés sont également plus stressés que les autres (74%).

Le goût personnel pour un métier arrive en tête des critères des jeunes pour choisir une orientation, devant la sécurité de l’emploi ou la rémunération.

Seul un jeune sur cinq dit ne pas avoir eu le choix dans son orientation. Mais cette insatisfaction cache des disparités: ainsi l’insatisfaction est très rare chez les enfants de cadres (20%) contre 31% chez les enfants d’ouvriers ou employés. La satisfaction est également moindre pour les élèves et diplômés de l’enseignement professionnel (32% d’entre eux sont insatisfaits).

Certains ont dû renoncer à leurs aspirations pour des raisons dépassant les résultats scolaires: le coût des études conduit ainsi un élève sur trois à renoncer à certaines filières.

L’accompagnement à la formation varie selon les voies d’enseignement. «Globalement, les semaines dédiées à l’orientation apportent des infos sur les métiers ou les filières, mais il existe peu d’ateliers de découverte de soi», souligne Nathalie Mons.

Un élève sur cinq a recours à un coach privé

Un élève sur cinq a par ailleurs recours à un coach privé (payant ou associatif) dédié à l’orientation, un soutien marqué socialement: les familles favorisées font plus appel à des coachs payants, les classes moyennes à des coachs gratuits, et les familles défavorisées s’en passent le plus souvent.

Pour améliorer l’orientation en France, le Cnesco fait une série de préconisations, comme la promotion d’une plateforme numérique nationale, avec des informations «labellisés» sur les métiers et filières, ou encore le développement d’»ateliers de connaissance de soi».

La réforme du lycée, entrée en vigueur cette année pour les classes de seconde, introduit deux semaines dédiées à l’orientation.

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/l-orientation-reste-une-source-d-angoisse-pour-les-lyceens_6d67570c-fd2b-11e8-b5a2-b44637c34deb/
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Millau : des lycéens à genoux pour dénoncer les violences

La vidéo de l’interpellation collective de plusieurs dizaines de lycéens de Mantes-la-Jolie – à genoux et mains sur la tête – diffusée vendredi dernier sur les réseaux sociaux a vivement fait réagir.

Des Millavois, Alain Bellebouche et Philippe Donaes, qui se définissent comme « des citoyens soutenant la cause des lycéens et des ‘’gilets jaunes’’ », ont lancé un appel ce week-end, toujours via les réseaux sociaux, pour manifester localement contre les violences de la semaine passée. Le rendez-vous a été donné hier matin à 11 heures devant la sous-préfecture de Millau.

Leurs revendications sont justifiées mais on est là pour les laisser faire et veiller à ce que ça ne dégénère pas

Une cinquantaine de lycéens ont répondu présent, encadrés par une poignée de ‘’gilets jaunes’’. « Aucun débordement » leur ont demandé les policiers en faction. « Leurs revendications sont justifiées mais on est là pour les laisser faire et veiller à ce que ça ne dégénère pas », confie Didier, un ‘’gilet jaune’’.

Symboliquement, les lycéens se sont agenouillés devant les grilles de la sous-préfecture, mains sur la tête quand d’autres ont préféré lever un poing. Des passants se sont greffés au mouvement.

Un lycée bloqué

Pendant ce temps-là, leurs camarades commençaient à bloquer l’entrée du lycée Jean-Vigo avec l’aide d’une dizaine de ‘’gilets jaunes’’ pour faire entendre des revendications plus larges. « Je suis en apprentissage dans les travaux publics, donc pas encore entièrement dans le monde du travail, sur mes deux dernières feuilles de paie, on me fait bien savoir que je serai imposé à partir de janvier prochain », s’insurge Robin.

Augmentations des taxes, l’éventuelle fin de la quasi-gratuité des universités, la réforme du baccalauréat, l’attitude du gouvernement : « Les raisons du blocage sont multiples », insiste Marilou, élève de 1re ES. Malgré la présence des forces de l’ordre, Pierre Pipien, proviseur de l’établissement, ainsi que Latifa Pierron, proviseure adjointe, tenaient à surveiller le mouvement « pour assurer la sécurité des élèves ». Les pompiers ont dû intervenir pour éteindre un petit feu de poubelle.

Derrière la barricade de palettes de bois érigée, une centaine de manifestants ont tenté de convaincre d’autres élèves – sur les 900 que compte l’établissement – de rejoindre le mouvement avant de reprendre symboliquement la posture à genoux. Les cours ont été assurés mais les manifestants entendent reconduire le mouvement, « toute la semaine s’il le faut ».

Source: https://www.midilibre.fr/2018/12/11/millau-des-lyceens-a-genoux-pour-denoncer-les-violences,5010352.php
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Montpellier : face à la hausse des frais d’inscription, les étudiants protestent à Paul-Valéry

L’Union des Etudiants Etrangers de Montpellier, soutenue par le SCUM et SOS Racisme 34, appelle à un rassemblement ce mardi 11 décembre à 10 h devant la Bibliothèque Universitaire de l’université Paul-Valéry Montpellier 3.

Ce rassemblement vise à protester contre toutes les politiques de sélection sociales mises en oeuvre par les universités et le gouvernement. »En effet, trois semaines après l’annonce de la hausse des frais d’inscription pour les étudiants étrangers, l’université Paul-Valéry s’apprête ce mardi à restreindre encore l’accès aux études en votant de nouveaux critères et quotas de sélection en Licence et Master. »

Source: https://www.midilibre.fr/2018/12/11/montpellier-face-a-la-hausse-des-frais-dinscription-les-etudiants-protestent-a-paul-valery,5011109.php
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Montpellier : accès partiellement bloqués à l’université Paul-Valéry qui en appelle à la solidarité

À l’initiative de l’intersyndicale locale CGT-FO-FSU-Solidaires-UNEF de l’Enseignement supérieur et de la recherche, une assemblée générale s’est réunie lundi 10 décembre au matin au campus Triolet. Elle a adopté une motion qui rappelle les revendications intersyndicales pour leur secteur (augmentation des salaires, non à la hausse des frais d’inscription pour les étrangers hors UE, abandon des attaques contre l’université publique) et appelle les personnels et étudiants « à affirmer, de manière concrète, leur solidarité avec les « gilets jaunes et les lycéens et à se mettre en grève le vendredi 14 décembre.

L’attitude du gouvernement mise en cause

Les Unions départementales CGT, FSU et Solidaires, « condamnent fermement l’attitude du gouvernement qui répond par la répression aux revendications qui s’expriment partout dans tout le pays ».

Le mobilier obstrue l'accès aux bâtiments.
Le mobilier obstrue l’accès aux bâtiments. – DR

Ce mardi 11 décembre « sera une importante journée de mobilisation dans les lycées, contre les réformes Blanquer des voix générale, technologique et professionnelle, et pour l’abrogation de Parcoursup. Depuis plus d’une semaine, les lycéens font face à une répression policière d’une brutalité inouïe. Les lycéens sont nos futurs étudiants. Certains sont aussi nos enfants ». SUD Education appelle ainsi l’ensemble de leur communauté à soutenir de manière pratique les lycéens en rejoignant leurs rassemblements devant les lycées.

« Nous sommes solidaires du mouvement des « gilets jaunes », ainsi que des lycéens qui se mobilisent

« Nous sommes solidaires du mouvement des « gilets jaunes », ainsi que des lycéens qui se mobilisent et demandent eux aussi l’abrogation de Parcoursup et de la réforme Blanquer. Nous demandons l’arrêt de la répression contre les lycéens, ainsi que la levée des dispositifs policiers autour des établissements. »

Et l’intersyndicale d’appeler à la grève du vendredi 14 décembre et à rejoindre la manifestation l’après-midi (14 h Peyrou), puis à opérer la jonction avec les « gilets jaunes » le samedi 15 décembre.

Source: https://www.midilibre.fr/2018/12/11/montpellier-luniversite-paul-valery-vers-un-blocage-et-en-appelle-a-la-solidarite,5010988.php
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