En banlieue parisienne, un lycée « symbole » de la lutte contre l’amiante à l’école

Au lycée Brassens de Villeneuve-le-Roi, en région parisienne, les enseignants font grêve depuis deux semaines. La raison ? Ils ne veulent plus enseigner dans des bâtiments non désamiantés menaçant leur santé et celle de leurs élèves.

«On pensait être seuls. Mais aujourd’hui, on sait qu’il y a des centaines d’autres établissements menacés par l’amiante»: au lycée Brassens de Villeneuve-le-Roi (Val-de-Marne), les enseignants, qui exercent leur droit de retrait depuis quinze jours, veulent incarner la lutte contre l’amiante dans les écoles françaises.

Devant les grilles de l’établissement, les mines sont éteintes, les traits tirés. «Leur lutte», qui s’est transformée en guerre de position, ne leur laisse aucun répit. «On est sous pression», résume Cyril Verlingue qui enseigne le français dans cet établissement depuis deux ans.

La santé des élèves menacée par la présence d’amiante

La grande majorité des profs de ce lycée de 991 élèves situé en banlieue sud de Paris ont décidé de cesser les cours, estimant que leur santé et celle de leurs élèves sont menacées par la présence d’amiante dans le bâtiment. Située dans la zone industrielle de Villeneuve-le-Roi, ville de 20 000 habitants connue pour ses pavillons et ses jardins, la cité scolaire Brassens, composée d’un collège et d’un lycée, est pourtant loin d’une image de carte postale.

L’établissement jouxte une déchetterie et un dépôt d’hydrocarbures qui alimente l’aéroport voisin d’Orly. «Sans oublier que le lycée a été construit sur une ancienne sablière», précise mi-amusée, mi-atterrée Cécile Girard qui enseigne le français depuis huit ans à Brassens. Les locaux sont dans un tel état de délabrement que des travaux de réhabilitation ont été décidés par la région, qui aménage des préfabriqués où devraient se tenir les cours après les vacances de la Toussaint. Mais c’est un incendie, début septembre, qui a ravivé les craintes.

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Il y a moins d’un an, les enseignants avaient exercé leur droit de retrait pendant six semaines après la découverte d’un morceau de flocage amianté sur le sol d’une salle de classe. «Aujourd’hui, nous craignons que l’incendie ait endommagé les flocages du plafond et que l’amiante ne se répande dans l’air», explique Raphaëlle Pepe, enseignante d’anglais.

«Devoir d’alerte»

Une version battue en brèche par le rectorat, qui a adressé des injonctions de reprise du travail aux professeurs, et par le ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer, ancien recteur de l’académie. Selon eux, l’expertise menée par la région n’a pas démontré la présence d’amiante. «On cherche à nous faire taire!», tempête Cécile Girard. «Comme les injonctions à reprendre le travail ne marchent pas, maintenant, ils menacent de s’en prendre à nos salaires mais on ne lâchera pas. Notre devoir d’alerte est plus fort que notre devoir de réserve.»

«Je pense que si on nous met la pression c’est parce qu’il y a d’autres établissements concernés par l’amiante et que l’académie a peur d’un effet boule de neige. On est un symbole», complète Cyril Verlingue. «Imaginez si tous les établissements construits avant 1997 (date de l’interdiction de l’amiante) commencent à demander des comptes. Ce serait absolument énorme pour l’État», poursuit Cécile Girard.

Selon l’Association nationale des victimes de l’amiante (Andeva), qui a lancé une grande manifestation nationale mi-octobre, 85% des établissements français ont au moins un bâtiment construit avant 1997. «Dans ces écoles, on trouve de l’amiante un peu partout: dalles au sol, faux plafonds…», souligne son secrétaire national Alain Bobbio.

Les enseignants veulent judiciariser leur combat

Les enseignants de Brassens se sont regroupés en association car entendent judiciariser leur combat. «Nous sommes à la recherche d’anciens élèves et professeurs de Brassens», précise Raphaëlle Pepe. «Ce que nous voulons, c’est préserver la mémoire des établissements qui est menacée. Chaque année a Brassens, de nouveaux professeurs arrivent et ne sont pas au courant de la situation. Il y a tout un travail de documentation à faire», complète Cécile Girard.

Les élèves, eux, n’ont plus cours depuis le 29 septembre. Charly, élève de Terminale, dit soutenir ses professeurs. «Ce qu’ils font, c’est pour nous», explique-t-il. Élève de 5e, Clara raconte que son frère, qui a fait sa rentrée en Seconde en septembre, a changé d’établissement par crainte de l’amiante. «À la maison, mes parents ne parlent plus que de ça. Tous les soirs, ils me demandent si je tousse ou si j’ai mal quelque part… Ca fait peur», reconnaît impuissante l’adolescente.

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/en-banlieue-parisienne-un-lycee-symbole-de-la-lutte-contre-l-amiante-a-l-ecole_41817748-d2d9-11e8-81a3-d8f987bd6afe/
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Lycée : voilà à quoi pourraient ressembler les nouveaux programmes

Jusqu’au 2 novembre, le Conseil supérieur des programmes examine plus de 80 textes élaborés par des experts. Certains ont fuité et donnent déjà quelques indications sur ce qui pourrait changer à la rentrée 2019 en seconde et en première.

Des changements sont à prévoir au lycée. Depuis le 11 octobre et jusqu’au 2 novembre, le Conseil supérieur des programmes examine plus de 80 textes élaborés par des experts en français, mathématiques ou encore histoire-géographie. Leur but? Réfléchir aux futurs programmes de seconde et de première pour les voies générales et technologiques. Certains de ces documents ont déjà fuité, et dans son édition du 14 octobre, le JDD donne plus de détails sur ce à quoi pourraient ressembler les nouveaux programmes au lycée à la rentrée 2019.

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● Les «fake news» bientôt au programme de première

Selon le JDD, «les programmes d’histoire s’annoncent très denses». La Révolution française, qui était auparavant enseignée en seconde, devrait dorénavant l’être en première. «En géographie, la France serait désormais étudiée dans chacun des thèmes abordés au lycée», précise le Journal du dimanche.

Autre nouveauté importante, les programmes d’enseignement moral et civique devraient être totalement réécrits. «Chaque année serait consacrée à l’étude d’un thème: la liberté en seconde, la société (et l’égalité) en première, la démocratie (et la fraternité) en terminale», précise le JDD. Des thèmes d’actualité comme «le service national universel» en seconde ou encore «les fake news» en première seront également abordés.

● Français: une étude littéraire plus chronologique

Des changements sont également à prévoir dans les programmes de français. Comme le souhaite Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale, le programme devrait être étudié sous une approche littéraire plus chronologique. En seconde, «la poésie du Moyen Âge au XVIIIe siècle», «le roman et le récit du XVIIIe siècle au XXIe siècle», cite par exemple le JDD.

Les lycéens devront également lire sept œuvres durant l’année de seconde (quatre en classe et trois à la maison) et huit au cours de l’année de première (quatre en classe et quatre à la maison), révèle l’hebdomadaire. Chaque élève devra d’ailleurs tenir un «carnet personnel de lectures et de formation culturelle», tout au long de l’année. Un cahier dans lequel ils évoqueront leurs lectures, mais aussi les spectacles, expositions ou autres activités extrascolaires.

● Les lycéens feront de la grammaire

En outre, le ministre, qui souhaite un enseignement «systématique» de la grammaire, sera satisfait de voir que des experts «invitent à multiplier les ‘moments de grammaire’et à tenir compte de la langue pour évaluer les exercices (pour un quart de la note)», dévoile le JDD.

D’ailleurs, l’épreuve orale du bac devrait comporter une petite question de grammaire.

● Mathématiques: le calcul à l’honneur

En mathématiques, des évolutions sont aussi prévues. Le Conseil supérieur des programmes évoque notamment l’idée, d’insister, en seconde, sur «la mise en place d’activités rituelles, notamment de calcul», afin de développer des automatismes. «Par exemple, connaître ‘les formes décimales exactes d’un demi, un quart, trois quarts’, mais aussi l’importance de la démonstration», précise l’hebdomadaire.

La «géométrie dans l’espace», parfois redoutée par certains lycéens, ne devrait plus faire partie du programme de seconde. En revanche, tous les élèves de première et en terminale (il n’y aura plus de section), suivront un «enseignement scientifique». Une nouvelle matière, qui devrait permettre selon Jean-Michel Blanquer d’«approfondir la compréhension des grandes transformations technologiques de notre temps».

Toujours d’après le JDD, les textes proposés devraient s’articuler autour de quatre thèmes: «une longue histoire de la matière», «le soleil, notre source d’énergie», «la Terre, un astre singulier» et «son et musique, porteurs d’information».

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/lycee-voila-a-quoi-pourraient-ressembler-les-nouveaux-programmes_e2e497fc-d04d-11e8-81a3-d8f987bd6afe/
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Comment passer son brevet ou son bac quand on est dyslexique

Ce trouble de l’apprentissage touche 3 à 5% des enfants. Depuis la loi de 2005, des mesures ont été mises en place pour aider ces jeunes à passer le brevet et le bac, lors d’épreuves aménagées.

Dyslexie, dyspraxie, dyscalculie…Ces troubles cognitifs concernent des millers d’élèves. Le 10 octobre (10/10), la Fédération Française des DYS (FFDYS) organise à Paris la Journée Nationale des DYS. Elle rassemble tous les ans plus de 10 000 personnes, thérapeutes, familles, enseignants et politiques, pour valoriser la reconnaissance et l’insertion des porteurs de ces troubles.

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Le plus répandu d’entre eux, la dyslexie, touche entre 3 et 5 % des enfants, selon une étude de l’Inserm. Ce trouble spécifique des apprentissages se caractérise par une perturbation des mécanismes d’acquisition du langage écrit. Les patients peinent à mémoriser la forme visuelle des mots et à les reconnaître dans leur globalité. Cette déficience entraîne une grande difficulté pour lire mais aussi pour intégrer l’orthographe. La dyslexie pénalise fortement les élèves pendant leur scolarité.

Pour remédier à ces difficultés lors des examens, il existe des aménagements garantis par la loi du 11 février 2005. Capucine s’est par exemple servie d’un ordinateur pour avoir un correcteur d’orthographe et de grammaire. Comme Hugo, elle a aussi disposé d’un tiers-temps pour le baccalauréat, c’est-à-dire 30% de temps supplémentaire lors des examens. «Lors des épreuves, je suis resté jusqu’au bout», raconte le jeune homme. «En lisant les sujets dans la précipitation, le risque est d’oublier des mots et de répondre de travers».

Des aménagements difficiles à obtenir

Si cet aménagement est d’une grande utilité, il est aussi difficile à obtenir. «J’ai passé le brevet sans faire la demande à cause de la lourdeur administrative de la démarche», raconte Hugo. Il faut obtenir l’attestation d’un orthophoniste, qui n’est valable que deux ans, pour ensuite faire la demande auprès de l’Éducation nationale. «J’ai tenté la procédure pour le bac, mais mon dossier a d’abord été refusé», explique Hugo. «Je n’ai pas compris, car j’avais pourtant été suivi longtemps». Il a réitéré sa demande qui a finalement été acceptée. Chaque année, de nombreux élèves pâtissent de cette situation.

Un gros investissement personnel

Et même avec des aménagements, la scolarité reste difficile, laborieuse. Hugo a appris dès la classe de CP qu’il était atteint de ce trouble. «J’inversais les lettres qui se ressemblent comme le b et le p, j’avais beaucoup de mal à lire et j’étais nul en orthographe». Toutes les semaines jusqu’en classe de 5ème, Hugo s’est fait aider d’une orthophoniste. Pour se préparer aux épreuves, il faut aussi accepter de réviser plus longtemps que les autres. «C’est aussi plus fatigant, je pense, avec des résultats qui ne suivent pas toujours», confie Hugo. Capucine, qui avait témoigné pour le Figaro étudiant avant de passer son bac en 2016, racontait qu’elle devait travailler tous les soirs de 17 heures à 23 heures.

« J’avais déjà du mal avec ma propre langue, alors en apprendre deux nouvelles était très compliqué»Hugo

Certaines matières causent plus de problèmes, comme le français ou l’histoire. Pour Hugo, le plus dur était l’apprentissage de l’anglais et de l’allemand. «J’avais déjà du mal avec ma propre langue, alors en apprendre deux nouvelles était très compliqué», se souvient-il. Il a d’ailleurs choisi un bac scientifique pour éviter au maximum les épreuves de rédaction. Capucine a évité l’anglais et s’est tournée vers des langues proches du français pour le bac: espagnol en LV1 et portugais en LV2.


Brevet et bac: les aménagements possibles en cas de dyslexie

Pour obtenir un aménagement de la scolarité et des épreuves du brevet et du bac, la famille devra contacter le chef d’établissement, le médecin scolaire, l’enseignement référent handicap de l’établissement (demandez au chef d’établissement), et la Maison départementale des personnes handicapées. Les aménagements possibles sont variables selon la gravité du handicap.

-Une majoration du temps imparti pour une ou plusieurs épreuves, qui ne peut excéder le tiers du temps normalement prévu pour chacune d’elles. Cette majoration peut cependant être allongée en cas de situation exceptionnelle, sur demande motivée du médecin désigné par la CDAPH (Commissions des droits et de l’autonomie des personnes handicapées).

-Les conditions de déroulement des épreuves, pour bénéficier de conditions matérielles (utilisation de photocopies ou d’ordinateurs pour la prise de notes), d’aides techniques ou humaines, appropriées à la situation.

-La conservation, pendant 5 ans, des notes aux épreuves ou des unités obtenues à l’un des examens, ainsi que le bénéfice d’acquis obtenus dans le cadre de la procédure de validation des acquis de l’expérience.

-La possibilité depuis 2013, de demander à passer les épreuves de langues uniquement à l’oral.

-L’étalement du passage des épreuves sur plusieurs sessions.

-Des adaptations d’épreuves ou des dispenses d’épreuves, rendues nécessaires par certaines situations de handicap.

Plus d’infos: Fondation dyslexie

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/comment-passer-son-brevet-ou-son-bac-quand-on-est-dyslexique_4334b572-cbcd-11e8-913b-46be04476de0/
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Quelle école, collège ou lycée choisir en France lorsqu’on a vécu à l’étranger

Chaque année, entre 90 000 et 120 000 expatriés reviennent en France. Parmi eux, de nombreux parents qui connaissent parfois quelques difficultés pour la scolarisation de leurs enfants dans l’Hexagone.

«Je ne pensais pas que c’était aussi compliqué». Cette phrase, lâchée par Vigdis, ancienne expatriée, résume très bien le ressenti de beaucoup de parents à leur retour en France. Après une année en Chine, la jeune maman, pourtant institutrice, a connu de nombreuses difficultés pour trouver une école à sa fille, en école primaire. «Je voulais la scolariser avant mon retour en France, mais il faut avoir une adresse française pour pouvoir inscrire son enfant à l’école. J’ai donc dû attendre d’être revenue pour pouvoir enfin le faire», témoigne-t-elle.

Et Vigdis est loin d’être la seule la seule maman a avoir été confrontée à une telle situation. «Entre 90 000 et 120 000 expatriés reviennent en France chaque année, estime Marc Boudin, délégué général de l’Union des Français de l’étranger (UFE), pour qui, ce problème n’est pas anodin», explique-t-il.

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Le choix de l’école: un critère important pour beaucoup d’expatriés

Marjorie Murphy fait également parti de ces impatriés ayant connu des difficultés administratives. C’est ce qui l’a poussé à créer un site «Ex expat», pour les conseiller dans toutes leurs démarches. L’un de ses podcasts est entièrement dédié à la scolarisation des enfants. «Lorsque l’on revient d’une longue période à l’étranger, on souhaite généralement que nos enfants soient scolarisés dans des établissements très internationaux. Mais le problème est que l’on manque d’informations sur les possibilités existantes», témoigne celle qui est revenue en France après plusieurs années au Canada.

«Nous sommes vigilants lorsque nous recevons des candidatures d’élèves ayant obtenu le bac international»Mourad Kchouk, directeur adjoint des prépas du lycée Janson-de-Sailly

■L‘option international du baccalauréat: dans des lycées publics ou privés

En effet, après un séjour à l’étranger, il vaut mieux viser un lycée international, fréquenté par de nombreux expatriés. L’enfant aura un enseignement linguistique plus poussé que dans une école classique. Ces écoles, collèges et lycées existent dans une vingtaine d’académies. Selon le ministère de l’Enseignement supérieur, plus de 20 000 élèves sont scolarisés dans des sections internationales au collège ou au lycée, en France. Les plus prestigieux sont le lycée international de Saint-Germain-en-Laye dans les Yvelines, le lycée des Pontonniers de Strasbourg, le lycée de Buc (Yvelines). La liste complète des écoles concernées est visible sur le site du ministère de l’Education nationale. Ces sections sont ouvertes dans 15 langues (anglais, américain, mais aussi polonais, russe ou danois).  Créées en partenariat avec les autorités étrangères, elles permettent aux élèves de bénéficier d’une formation bilingue, mais aussi biculturelle. Chaque semaine, les élèves suivent trois heures d’enseignement en langue vivante étrangère. Au bac, les élèves ont la possibilité de présenter l’option internationale du baccalauréat (OIB) pour les bacs S, ES ou L. Les lycéens passent toutes les épreuves correspondant à leur série, à l’exception de la langue étrangère de la section et de l’histoire-géographie qui font l’objet d’épreuves spécifiques, à l’écrit et à l’oral. Pour les sections chinoises, une épreuve de mathématiques remplace l’épreuve d’histoire-géographie. Les tarifs sont très variables d’une section à l’autre. La section peut être gratuite ou payante. Au lycée international de Saint-Germain en Laye, l’année de lycée de la section américaine coûte 11 085 € par an. Tout dépend de la politique du pays de la langue qui va financer l’enseignement ou non.

■Le bac international: un diplôme reconnu dans 3000 établissements dans le monde

Autre option possible, cette fois uniquement dans des écoles privées. Il s’agit du baccalauréat international (IB) . Proposé aux jeunes de 3 à 19 ans, l’immersion linguistique est nettement plus intense. L’IB est proposé en anglais, français ou en espagnol (niveau langue maternelle). Les élèves suivent une deuxième langue et d’autres matières spécifiques: individus et sociétés (histoire-géo, économie, géographie, philosophie), sciences expérimentales, mathématiques, et arts. Ils doivent aussi rédiger un mémoire. L’enseignement d’un très bon niveau selon des parents interrogés est proposé dans de nombreux établissements privés en France: l’American school of Paris, le collège-lycée Saint François-Xavier à Vannes, l’école Jeannine Manuel à Paris, l’École des Roches à Verneuil (Eure) notamment. La scolarité coûte en moyenne entre 6 000 et 8 000 euros l’année.

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La région prévoit la construction de plusieurs lycées internationaux en Ile-de-France

Dans ces écoles, qu’elles soient publiques ou privées, il n’est pas toujours facile de trouver une place. «À mon retour du Canada, mon fils a été refusé à l’école Jeannine Manuel, et j’ai finalement trouvé une place en classe internationale au lycée Camille Sée à Paris dans le 15 ème». Un manque de places considéré comme un handicap si la France veut accueillir des multinationales en France, surtout dans un contexte post-brexit. C’est pourquoi en juillet 2017, le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé l’ouverture de trois lycées internationaux en Île-de-France, à Courbevoie (92), Saclay (91) et Vincennes (94). Inauguré en grande pompe par Valérie Pecresse, le lycée international Lucie Aubrac de Courbevoie dans les Hauts de Seine, a ouvert ses portes en septembre 2018. Mais il faudra attendre quelques années pour celui de Saclay et de Vincennes. Ces établissements étant très convoités, ne négligez pas des lycées moins connus comme le lycée Balzac à Paris (17 ème) ou celui de Noisy-le-Grand (93).

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La poursuite d’études. Attention, si l’IB permet de s’inscrire dans l’enseignement supérieur français, cela n’est pas toujours sans difficulté. Et en France, l’IB est surtout choisi par des élèves prévoyant de poursuivre leurs études soit à l’étranger, soit dans un cursus bilingue en France (écoles de commerce ou d’ingénieurs). S’ils veulent entrer en classe préparatoire ou à l’université, l’option internationale du bac (OIB) est à privilégier. «Nous sommes vigilants lorsque nous recevons des candidatures d’élèves ayant obtenu le bac international (IB), souvent, ils éprouvent de plus grandes difficultés d’adaptation que les autres au système français», témoigne Mourad Kchouk, directeur adjoint des prépas du lycée Janson-de-Sailly à Paris dans le 16 ème.

Mais quel que soit le bac choisi (l’OIB, le bac international ou un bac étranger local), un Français doit s’inscrire sur la plateforme Parcoursup. Comme les autres candidats, et ce, même s’ils n’ont pas de numéro INE (identifiant national élève), ils peuvent créer leur dossier sur le portail d’orientation et formuler leurs vœux de formation.

Ceci dit, les étudiants anciens expatriés ont très souvent des aspirations internationales. Arthur, qui passe cette année son IB dans un lycée de Munich, envisage un bachelor dans une école de commerce plutôt qu’une classe préparatoire. «J’ai peur que son niveau en français à l’écrit soit un handicap», juge Caroline, sa mère. Beaucoup de business schools françaises proposent des cursus post-bac en trois ou quatre ans calibrés pour les étudiants internationaux. C’est notamment le cas du bachelor de l’ESCP Europe, qui accueille de nombreux enfants d’anciens expatriés. «Le programme est entièrement en anglais et accueille chaque année beaucoup d’étudiants de nationalités très différentes. L’objectif est de leur permettre d’être très ouverts sur l’international, en leur permettant notamment d’effectuer leurs trois années dans trois pays différents, dans nos différents campus en Europe», décrit Hélène Louit, directrice des études de premier cycle de l’école.

Les écoles d’ingénieurs aussi, développent de plus en plus de programmes sur mesure pour les anciens expatriés. En 2017, lors du lancement du bachelor de Polytechnique, Claire Lenz, directrice déléguée du programme, expliquait au Figaro vouloir attirer dans ce cursus «des élèves français de l’étranger» grâce à un programme en trois ans entièrement en anglais. Et ces initiatives ne sont pas isolées: de plus en plus d’établissements d’enseignement supérieur adaptent leurs programmes au profil si particulier des anciens expatriés.

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/quelle-ecole-college-ou-lycee-choisir-en-france-lorsqu-on-a-vecu-a-l-etranger_cf03a81e-a61c-11e8-8783-1d0c50667def/
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Latin et grec: Jean-Michel Blanquer veut «revitaliser» les langues anciennes

Dans une interview pour le Journal du dimanche, le ministre de l’Éducation nationale s’est présenté comme «le défenseur absolu des langues anciennes». Il a assuré que le nombre de «latinistes» augmente en 2018.

«Le latin et le grec sont la sève de notre langue. Nous devons les cultiver, et les considérer non pas comme des langues mortes, mais comme l’essence vitale de notre langue. C’est un enjeu majeur de civilisation.» Dans une interview donnée au Journal du dimanche ce week-end, Jean-Michel Blanquer s’est montré particulièrement éloquent en ce qui concerne l’apprentissage du latin et du grec à l’école. Devant l’inquiétude de certains professeurs de langues anciennes face à la réforme du baccalauréat prévue pour 2021, le ministre de l’Éducation nationale a voulu se montrer particulièrement rassurant en détaillant une politique «extrêmement volontariste».

«Non seulement il n’y aura pas de régression, mais il y aura des progrès.» Jean-Michel Blanquer l’assure: les élèves qui choisiront le latin ou le grec pour le bac dans les années à venir seront particulièrement chouchoutés. Certains professeurs s’inquiétaient en effet du cœfficient trois qui disparaîtrait avec la nouvelle réforme du bac. Mais dans une tirade un peu ésotérique, le ministre a prétendu le contraire. «Le latin et le grec seront pris en compte dans la note de contrôle continu et seront, en plus, les deux seules options qui rapporteront des points bonus dans le nouveau baccalauréat, a-t-il expliqué. Les points obtenus au-dessus de dix en première et terminale compteront, pour un coefficient trois, en plus du total des notes qui entrent dans le calcul final.» Autrement dit, Jean-Michel Blanquer l’assure, les notes de latin et de grec compteront bien pour un fort cœfficient dans sa réforme du bac.

Le ministre a, au passage, égratigné sa prédécesseur Najat Vallaud-Belkacem, assurant que l’enseignement des langues anciennes avait d’ores et déjà été rétabli «là où il avait été supprimé lors de la réforme du collège de 2015». «Cela nous a permis d’avoir 17.000 latinistes de plus en 2017», se félicite-t-il avant d’anticiper que ce chiffre «augmentera encore en 2018». En tout, il y a 493.000 élèves qui apprennent le latin en France. Ils sont 15 % de collégiens en classe de troisième à être inscrits, mais seulement 5 % d’élèves de seconde.

Apprentissage à distance

Une autre inquiétude concerne la répartition des professeurs, avec cette question sous-jacente: sera-t-il possible de prendre des cours de latin partout sur le territoire en 2021? «Nous allons constituer une carte au niveau de chaque académie comme au niveau national de l’implantation de ces spécialités, a répondu le ministre. Cela permettra de proposer cet enseignement non pas à chaque fois, mais souvent.» Pour les élèves éloignés des lycées où sera dispensé le latin, un site Internet permettra de suivre les cours à distance.

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Le ministre a enfin reconnu que l‘apprentissage du latin n’était pas suffisamment homogène sur le territoire français, avant de décréter que cela demandait du temps et que «Rome ne s’est pas faite un jour». Pour conclure, il a expliqué lui-même avoir fait trop peu de latin, jusqu’à la troisième seulement, mais s’être aussi «beaucoup intéressé au droit romain en tant que professeur de droit».

Des propos «rassurants», a déclaré ce lundi lundi François Martin, président de la Coordination nationale des associations de professeurs de langues anciennes (Cnarela). Mais il souhaite connaître le pourcentage dans la note finale du bac que représentera ce coefficient 3.

A partir de la session 2021, les bacs général et technologique sont resserrés autour d’une épreuve écrite et orale de français (coeff 10) en classe de Première, et quatre épreuves en Terminale: deux portant sur un enseignement de spécialité (coeff 16 chacun), une épreuve de philosophie (coeff 8) et un oral (coeff 10). Les notes de contrôle continu représenteront 30% de la note finale.

La mobilisation des professeurs de grec et latin a d’autre part conduit le ministère à proposer, parmi les enseignements de spécialité du nouveau bac, un intitulé «Littératures, langues et cultures de l’Antiquité», qui n’existait pas dans la première mouture du projet.

La Cnarela appelle cependant à une amélioration des conditions d’enseignement, notamment au lycée. Elle regrette que les trois heures hebdomadaires de latin et trois heures de grec en seconde, première et terminale soient parfois ramenées à deux heures et très souvent placées à des horaires décourageants, tels que le mercredi en toute fin d’après-midi. Voire, que les élèves de seconde, première et terminale soient regroupés dans la même classe pour ces options, ce qui ne permet pas de progresser.

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/latin-et-grec-jean-michel-blanquer-veut-revitaliser-les-langues-anciennes_a7a19532-c54e-11e8-8ab8-0865eb3bb52c/
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