Lycéens et étudiants lancent le «mardi noir»

VIDÉO – Après deux semaines de mobilisations dans les lycées marquées par de nombreux débordements, les étudiants ont prévu de rejoindre les lycéens lors d’une manifestation devant le ministère de l’Éducation nationale ce mardi.

Les lycéens remettent le bleu de chauffe pour organiser leur «mardi noir». Alors qu’ils continuent de lutter contre la loi pour l’orientation et la réussite des étudiants (ORE), contre la réforme du bac et contre le service national universel (SNU), les lycéens ont prévu de se réunir en manifestation à Paris ce mardi à midi depuis la place Saint-Michel. Certains étudiants ont également prévu d’entamer une «convergence des luttes» avec ces lycéens pour protester contre la hausse des frais d’inscription à l’université pour les étudiants étrangers. Plusieurs campus, à Paris et en province, sont aujourd’hui fermés.

Les jeunes peuvent se mobiliser à tout moment de la journée

Ce matin d’après le ministère de l’Éducation nationale, 170 établissements étaient déjà perturbés dans toute la France, dont 60 complètement bloqués. «C’est très difficile à comparer avec les précédentes journées de mobilisation, note le ministère de l’Éducation nationale. Ce matin, le nombre de lycées mobilisés est en effet plutôt faible, mais on sait que les jeunes peuvent se mobiliser à tout moment de la journée, comme ce fut le cas hier». En effet, hier matin, le nombre de lycées mobilisés ne dépassait pas les 200. À 18 heures, ils étaient 470. Le ministère assure par ailleurs au Figaro ne pas avoir vent de «débordements violents» jusque-là.

À Paris, une vingtaine d’établissements étaient perturbés à 9h30 d’après le rectorat de la capitale, sans violences manifestes pour le moment. Parmi ces lycées, deux sont totalement bloqués.

Les lycéens répondent ce matin à l’appel de l’union nationale lycéenne (UNL), classée très à gauche, qui a lancé cet appel au «mardi noir». «Cette mobilisation massive qui ne cesse de prendre de l’ampleur chaque jour est bien la preuve que la politique du gouvernement qui consiste à faire la sourde oreille ne peut plus durer: la jeunesse n’en peut plus, a écrit le syndicat dans un communiqué. Le gouvernement préfère réprimer de manière violente ces mobilisations plutôt que d’en écouter les revendications».

Des centaines de lycéens manifestent dans les rues de Marseille – Regarder sur Figaro Live

Nanterre, Tolbiac et Censier bloqués

Les lycéens seront rejoints aujourd’hui dans leur manifestation par une poignée d’étudiants, qui luttent toujours contre la hausse des frais d’inscription à l’université pour les étudiants étrangers. Nombre d’entre eux ont été déçus par la déclaration d’Emmanuel Macron hier soir à 20 heures, qui n’a pas évoqué leurs revendications». Rien sur les lycéens, les étudiants, les blessés, peut-on lire sur le compte Twitter de la Commune libre de Tolbiac, un groupe apparu l’an dernier en marge des blocages du centre Pierre Mendès France de l’université Paris 1 Panthéon Sorbonne. C’est qu’il a pas dû assez nous entendre… On continue! Allez, à demain: vous saurez où nous trouver».

En réponse à ces appels à manifester et à bloquer, le centre Tolbiac sera encore fermé toute cette journée de mardi aux étudiants, et «seul le personnel pourra y entrer». «On gère la situation au jour le jour, précise l’université au Figaro. Nous n’avons aucune idée du moment où nous pourrons rouvrir». Comme à Tolbiac, le centre Censier de l’université Sorbonne-Nouvelle (Paris III) est fermé toute la journée, sauf pour le personnel. L’université explique également au Figaro ne pas savoir «quand elle pourra rouvrir dans des conditions normales».

Toujours en région parisienne, l’université Paris Nanterre annonce qu’une grande concertation va avoir lieu aujourd’hui entre la présidence et les représentants des étudiants, et qu’en conséquence, «tous les cours et les partiels prévus ne se tiendront pas». En province, l’université de Rennes 2 est toujours bloquée, a priori jusqu’à jeudi.

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/170-lycees-perturbes-manifestation-a-paris-lyceens-et-etudiants-lancent-le-mardi-noir-_aa454928-fd20-11e8-82b1-a05e4b7d268e/
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Pour le «mardi noir», des milliers de lycéens manifestent dans toute la France

VIDÉO – Après deux semaines de mobilisations dans les lycées marquées par de nombreux débordements, les lycéens ont été rejoints par des étudiants pour manifester aujourd’hui un peu partout en France, sans violences notoires.

Le mouvement lycéen se stabilise. Aujourd’hui comme hier, quelque 450 établissements étaient perturbés dans toute la France, dont 60 complètement bloqués avec «clairement moins de violences» que la semaine dernière selon le ministère de l’Éducation nationale. Ces blocages étaient accompagnés de rassemblements, qui comptaient au moins un millier de manifestants à Paris, un millier à Rennes, 600 à Nancy et Angoulême, et quelques centaines à Auxerre, Dijon, Lyon, ou Mérignac selon les chiffres de la police. Certains étudiants avaient décidé de rejoindre ces cortèges pour lutter contre la hausse des frais d’inscription à l’université.

Les lycéens répondaient à l’appel de l’union nationale lycéenne (UNL), classée très à gauche, qui avait lancé cette idée de «mardi noir». Ils continuent de lutter contre la loi pour l’orientation et la réussite des étudiants (ORE), contre la réforme du bac et contre le service national universel (SNU).

À Paris, ils étaient quelques milliers de lycéens à manifester dès midi depuis la place Saint-Michel. Ils sont passés dans l’après-midi par la rue d’Assas, la rue du Bac, et la rue de Grenelle, où ils ont été arrêtés juste devant le ministère de l’Éducation nationale par une trentaine de gendarmes. En référence aux interpellations de 146 jeunes à Mantes-la-Jolie la semaine dernière, les jeunes se sont bien souvent retrouvés agenouillés en pleine rue, les mains sur la tête, mimant une arrestation. Dans l’ensemble, d’après les organisateurs de la manifestation, les forces de l’ordre et les secouristes sur place, la manifestation s’est passée dans le calme.

«La lutte finale»

Dans le froid du cortège parisien, l’ambiance était définitivement bon enfant. Aux relents de comptines communistes comme «l’internationale» succèdent les slogans au vitriol contre le président Emmanuel Macron honni par ces lycéens et largement tenu comme responsable de tous leurs maux. Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education nationale et initiateur de la réforme du bac, est également vilipendé, avec humour souvent. Seule Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur porteuse de la loi pour l’orientation et la réussite des étudiants, semble échapper à ce courroux adolescent.

Yacine, en seconde au lycée Le Corbusier d’Aubervilliers explique ne «pas avoir assez d’infos sur les réformes en cours» et dit craindre d’être «hyperspécialisés dès la première» sans pouvoir faire marche arrière. «Au moins

««Nous en voulons à Jean-Michel Blanquer qui nous demande de ne pas encourager les jeunes à manifester »Capucine et Pierre, profs d’histoire-géographie

avec le lycée par filières, c’était plus général», dit le jeune homme. Certains professeurs étaient également présents, faisant valser leurs drapeaux d’enseignants syndiqués au milieu des lycéens. «Nous en voulons à Jean-Michel Blanquer qui nous demande de ne pas encourager les jeunes à manifester. D’une, ils sont suffisamment intelligents pour manifester sans y être forcés, mais en plus notre ministre empiète sur notre devoir de réserve en nous demandant cela» expliquent Capucine et Pierre, professeurs d’histoire géographie au lycée Jean Jaurès de Montreuil (Seine-Saint-Denis).

Feux de poubelles et projectiles

Parmi les syndicats étudiants, la FIDL, par la voix de son secrétaire général Jules Spector, explique que «les lycéens doivent manifester avec les gilets jaunes pour entamer une sorte de convergence des luttes», et se dit «extrêmement déçu que Macron ne parle pas des lycéens». «Il n’a parlé que de la question de la fiscalité et des gilets jaunes, indique encore Jules Spector. Sans jamais évoquer les universités, les blocages de lycées, les occupations, et globalement l’éducation.»

La situation était plus tendue qu’à Paris dans quelques villes ce matin: des voitures ont brûlé dans l’agglomération de Strasbourg et une équipe de France 3 a été prise à partie, un lycéen de 17 ans a été blessé par un tir de lanceur de balles de défense (LBD) lors d’incidents devant un lycée de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), à la suite de feux de poubelles et de tirs de projectiles sur des policiers et sur des passants, selon une source proche de l’enquête.

Nanterre, Tolbiac et Censier bloqués

Des étudiants, qui luttent toujours contre la hausse des frais d’inscription à l’université pour les étudiants étrangers, ont rejoint les lycéens dans les manifestations. Nombre d’entre eux ont été déçus par la déclaration d’Emmanuel Macron hier soir à 20 heures, qui n’a pas évoqué leurs revendications. «Rien sur les lycéens, les étudiants, les blessés, peut-on lire sur le compte Twitter de la Commune libre de Tolbiac, un groupe apparu l’an dernier en marge des blocages du centre Pierre Mendès France de l’université Paris 1 Panthéon Sorbonne. C’est qu’il a pas dû assez nous entendre… On continue! Allez, à demain: vous saurez où nous trouver».

En réponse à ces appels à manifester et à bloquer, le centre Tolbiac a encore été fermé toute cette journée de mardi aux étudiants, et «seul le personnel pouvait y entrer». «On gère la situation au jour le jour, précise l’université au Figaro. Nous n’avons aucune idée du moment où nous pourrons rouvrir». Comme à Tolbiac, le centre Censier de l’université Sorbonne-Nouvelle (Paris III) était fermé toute la journée, sauf pour le personnel. L’université explique également au Figaro ne pas savoir «quand elle pourra rouvrir dans des conditions normales».

Toujours en région parisienne, l’université Paris Nanterre annonce qu’une grande concertation avait lieu aujourd’hui entre la présidence et les représentants des étudiants, et qu’en conséquence, «tous les cours et les partiels prévus» étaient annulés. En province, l’université de Rennes 2 est toujours bloquée, a priori jusqu’à jeudi.

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/170-lycees-perturbes-manifestation-a-paris-lyceens-et-etudiants-lancent-le-mardi-noir-_aa454928-fd20-11e8-82b1-a05e4b7d268e/
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Pour le « mardi noir », quelques milliers de manifestants et 450 lycées perturbés

REPORTAGE – Après deux semaines de mobilisations dans les lycées marquées par de nombreux débordements, les lycéens ont été rejoints par des étudiants pour manifester aujourd’hui un peu partout en France, sans violences notoires.

Le mouvement lycéen se stabilise. Aujourd’hui comme hier, quelque 450 établissements étaient perturbés dans toute la France, dont 60 complètement bloqués avec «clairement moins de violences» que la semaine dernière selon le ministère de l’Éducation nationale. Ces blocages étaient accompagnés de rassemblements, qui comptaient au moins un millier de manifestants à Paris, un millier à Rennes, 600 à Nancy et Angoulême, et quelques centaines à Auxerre, Dijon, Lyon, ou Mérignac selon les chiffres de la police. Certains étudiants avaient décidé de rejoindre ces cortèges pour lutter contre la hausse des frais d’inscription à l’université.

Les lycéens répondaient à l’appel de l’union nationale lycéenne (UNL), classée très à gauche, qui avait lancé cette idée de «mardi noir». Ils continuent de lutter contre la loi pour l’orientation et la réussite des étudiants (ORE), contre la réforme du bac et contre le service national universel (SNU).

À Paris, ils étaient quelques milliers de lycéens à manifester dès midi depuis la place Saint-Michel. Ils sont passés dans l’après-midi par la rue d’Assas, la rue du Bac, et la rue de Grenelle, où ils ont été arrêtés juste devant le ministère de l’Éducation nationale par une trentaine de gendarmes. En référence aux interpellations de 146 jeunes à Mantes-la-Jolie la semaine dernière, les jeunes se sont bien souvent retrouvés agenouillés en pleine rue, les mains sur la tête, mimant une arrestation. Dans l’ensemble, d’après les organisateurs de la manifestation, les forces de l’ordre et les secouristes sur place, la manifestation s’est passée dans le calme.

«La lutte finale»

Dans le froid du cortège parisien, l’ambiance était bon enfant. Aux relents de comptines communistes comme «l’internationale» succèdent les slogans au vitriol contre le président Emmanuel Macron honni par ces lycéens et largement tenu comme responsable de tous leurs maux. Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education nationale et initiateur de la réforme du bac, est également vilipendé, avec humour souvent. Seule Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur porteuse de la loi pour l’orientation et la réussite des étudiants, semble échapper à ce courroux lycéen.

Yacine, en seconde au lycée Le Corbusier d’Aubervilliers explique ne «pas avoir assez d’infos sur les réformes en cours» et dit craindre d’être «hyperspécialisés dès la première» sans pouvoir faire marche arrière. «Au moins

««Nous en voulons à Jean-Michel Blanquer qui nous demande de ne pas encourager les jeunes à manifester »Capucine et Pierre, profs d’histoire-géographie

avec le lycée par filières, c’était plus général», dit le jeune homme. Certains professeurs étaient également présents, faisant valser leurs drapeaux d’enseignants syndiqués au milieu des lycéens. «Nous en voulons à Jean-Michel Blanquer qui nous demande de ne pas encourager les jeunes à manifester. D’une, ils sont suffisamment intelligents pour manifester sans y être forcés, mais en plus notre ministre empiète sur notre devoir de réserve en nous demandant cela» expliquent Capucine et Pierre, professeurs d’histoire géographie au lycée Jean Jaurès de Montreuil (Seine-Saint-Denis).

Feux de poubelles et projectiles

Parmi les syndicats étudiants, la FIDL, par la voix de son secrétaire général Jules Spector, explique que «les lycéens doivent manifester avec les gilets jaunes pour entamer une sorte de convergence des luttes», et se dit «extrêmement déçu que Macron ne parle pas des lycéens». «Il n’a parlé que de la question de la fiscalité et des gilets jaunes, indique encore Jules Spector. Sans jamais évoquer les universités, les blocages de lycées, les occupations, et globalement l’éducation.»

La situation était plus tendue qu’à Paris dans quelques villes ce matin: des voitures ont brûlé dans l’agglomération de Strasbourg et une équipe de France 3 a été prise à partie, un lycéen de 17 ans a été blessé par un tir de lanceur de balles de défense (LBD) lors d’incidents devant un lycée de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), à la suite de feux de poubelles et de tirs de projectiles sur des policiers et sur des passants, selon une source proche de l’enquête.

Nanterre, Tolbiac et Censier bloqués

Des étudiants, qui luttent toujours contre la hausse des frais d’inscription à l’université pour les étudiants étrangers, ont rejoint les lycéens dans les manifestations. Nombre d’entre eux ont été déçus par la déclaration d’Emmanuel Macron hier soir à 20 heures, qui n’a pas évoqué leurs revendications. «Rien sur les lycéens, les étudiants, les blessés, peut-on lire sur le compte Twitter de la Commune libre de Tolbiac, un groupe apparu l’an dernier en marge des blocages du centre Pierre Mendès France de l’université Paris 1 Panthéon Sorbonne. C’est qu’il a pas dû assez nous entendre… On continue! Allez, à demain: vous saurez où nous trouver».

En réponse à ces appels à manifester et à bloquer, le centre Tolbiac a encore été fermé toute cette journée de mardi aux étudiants, et «seul le personnel pouvait y entrer». «On gère la situation au jour le jour, précise l’université au Figaro. Nous n’avons aucune idée du moment où nous pourrons rouvrir». Comme à Tolbiac, le centre Censier de l’université Sorbonne-Nouvelle (Paris III) était fermé toute la journée, sauf pour le personnel. L’université explique également au Figaro ne pas savoir «quand elle pourra rouvrir dans des conditions normales».

Toujours en région parisienne, l’université Paris Nanterre annonce qu’une grande concertation avait lieu aujourd’hui entre la présidence et les représentants des étudiants, et qu’en conséquence, «tous les cours et les partiels prévus» étaient annulés. En province, l’université de Rennes 2 est toujours bloquée, a priori jusqu’à jeudi.

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/170-lycees-perturbes-manifestation-a-paris-lyceens-et-etudiants-lancent-le-mardi-noir-_aa454928-fd20-11e8-82b1-a05e4b7d268e/
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Avec une centaine d’établissements perturbés, la mobilisation lycéenne perd de son ampleur

La mobilisation se poursuit dans les lycées, en France, ce lundi 10 décembre. Toutefois, elle est moins importante que la semaine dernière : le ministère de l’Éducation recense 120 lycées perturbés dans tout l’Hexagone, dont 40 bloqués.

Les lycéens, rejoints par des étudiants, poursuivent lundi leur mobilisation contre une série de mesures gouvernementales, un mouvement apparu dans le sillage de celui des «gilets jaunes», avec moins de blocages que la semaine dernière. Dans la matinée, le ministère de l’Éducation recense 120 lycées concernés sur toute la France, dont 40 bloqués. La semaine dernière, jusqu’à 400 lycées ont été perturbés.

La banlieue parisienne touchée

À Paris, le rectorat a recensé 17 lycées perturbés, mais aucun blocage total. Des perturbations ont notamment été signalées en banlieue parisienne, comme dans les Hauts-de-Seine avec trois interpellations, des véhicules dégradés près d’un lycée à La Garenne-Colombes et des projectiles incendiaires lancés en direction du lycée.

» LIRE AUSSI – 400 lycées sont encore perturbés ce vendredi, un chiffre en hausse

Dans le Val-de-Marne, une centaine de jeunes étaient réunis devant des lycées à Maisons-Alfort et Créteil, avec des caillassages et feux de poubelles signalés. En Seine-Saint-Denis, 41 établissements sont concernés par des manifestations, selon la police qui évoque deux voitures brûlées et 12 interpellations. «Il y a des incidents un peu partout mais c’est plus calme que la semaine dernière», souligne une source policière.

Des établissements bloqués ailleurs en France

Dans l’académie de Montpellier, une trentaine d’établissements sont touchés par des mouvements de protestation, notamment des tentatives de blocages et/ou filtrage, a indiqué à l’AFP le rectorat. Et dans l’académie d’Aix-Marseille, six lycées sont bloqués, avec «quelques faits de violence», selon le rectorat. Les élèves ont été consignés à l’intérieur d’un établissement à Cavaillon (Vaucluse), après des jets de projectiles contre les forces de l’ordre.

» LIRE AUSSI – Plusieurs milliers de lycéens dans les rues à Paris

Les lycéens mobilisés réclament la suppression d’une série de mesures annoncées, pour certaines déjà mises en œuvre, comme Parcoursup (la procédure qui donne accès aux études supérieures), la réforme du bac ou la mise en place du service national universel (SNU). C’est le mouvement des «gilets jaunes» qui a permis à cette mobilisation de surgir la semaine dernière.

L’union nationale des lycéens promet un «mardi noir»

Le syndicat UNL-SD a promis un «mardi noir» le 11 décembre dans tous les lycées. Les lycéens ont été rejoints par quelques étudiants, mobilisés contre la hausse des frais de scolarité annoncée pour les jeunes n’appartenant pas à l’Union européenne.

À Paris, les sites de Tolbiac et la Sorbonne ont été fermés par mesure de sécurité. À l’université de Paris-Nanterre, les étudiants sont empêchés d’entrer: la quasi-totalité des bâtiments du campus ont été bloqués à partir de 06 h 00 à l’aide de chaises, tables, barrières. «La hausse des frais pour les étrangers est l’étincelle qui a déclenché le mouvement», a déclaré à l’AFP Barthélémy Piron, étudiant en histoire et syndiqué à l’Unef.

Les étudiants souhaitent en outre se joindre au mouvement des lycéens et des «gilets jaunes» et à «la colère sociale qui monte» en France, a-t-il assuré. Les bâtiments de l’université de Rennes-2 (arts, lettres, sciences humaines et sociales) sont aussi bloqués par des manifestants, et les cours suspendus.

Christophe Cornevin : « On est au maximum de la mobilisation des forces de l’ordre. » – Regarder sur Figaro Live

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/avec-une-centaine-d-etablissements-perturbes-la-mobilisation-lyceenne-perd-de-son-ampleur_9dd479d0-fc6b-11e8-9e6f-2780937a0622/
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La mobilisation lycéenne perd de son ampleur, les étudiants en renfort ?

La mobilisation dans les différents lycées de France est un peu plus importante que vendredi, avec 450 établissements perturbés, dont 50 bloqués. Le syndicat majoritaire lycéen appelle à manifester demain.

Les lycéens, rejoints par certains étudiants, poursuivent lundi leur mobilisation contre une série de mesures gouvernementales, un mouvement apparu dans le sillage de celui des «gilets jaunes». Dans la matinée, le ministère de l’Éducation nationale recensait 120 lycées concernés sur toute la France, dont 40 bloqués. Mais les chiffres de l’après-midi sont plus inquiétants: d’après le ministère de l’Education nationale, ils ont été jusqu’à 450 à être perturbés aujourd’hui, contre 400 vendredi dernier, et 50 étaient complètement bloqués. Le mouvement ne devrait pas faiblir, puisque le syndicat UNL-SD a promis un «mardi noir» dans tous les lycées.

La banlieue parisienne touchée

«On se rapproche en fait des chiffres de jeudi dernier», a précisé le ministère. Un peu plus de 10% des lycées français sont concernés lundi par ces blocages, barrages filtrants ou rassemblements. Divers incidents (feux de poubelles, jets de projectiles…) ont conduit à des dizaines d’interpellations.

Des perturbations ont notamment été signalées en banlieue parisienne, à Grenoble, Saint-Étienne, Strasbourg, dans l’académie d’Aix-Marseille ou encore en Loire-Atlantique. Les lycéens mobilisés réclament la suppression d’une série de mesures annoncées, pour certaines déjà mises en œuvre, comme Parcoursup (la procédure qui donne accès aux études supérieures), la réforme du bac ou la mise en place du service national universel (SNU).

À Paris, le rectorat recensait ce matin 17 lycées perturbés, mais aucun blocage total. Des perturbations ont notamment été signalées en banlieue parisienne, comme dans les Hauts-de-Seine avec trois interpellations, des véhicules dégradés près d’un lycée à La Garenne-Colombes et des projectiles incendiaires lancés en direction du lycée.

» LIRE AUSSI –L’université de Rennes 2 est bloquée, les cours sont suspendus

Dans le Val-de-Marne, une centaine de jeunes étaient réunis devant des lycées à Maisons-Alfort et Créteil avant midi, avec des caillassages et feux de poubelles signalés. En Seine-Saint-Denis, 41 établissements sont concernés par des manifestations, selon la police qui évoque deux voitures brûlées et 12 interpellations. «Il y a des incidents un peu partout mais c’est plus calme que la semaine dernière», souligne une source policière.

Des établissements bloqués ailleurs en France

Dans l’académie de Montpellier, une trentaine d’établissements sont touchés par des mouvements de protestation, notamment des tentatives de blocages et/ou filtrage, a indiqué à l’AFP le rectorat. Et dans l’académie d’Aix-Marseille, six lycées sont bloqués, avec «quelques faits de violence», selon le rectorat. Les élèves ont été consignés à l’intérieur d’un établissement à Cavaillon (Vaucluse), après des jets de projectiles contre les forces de l’ordre.

» LIRE AUSSI – Plusieurs milliers de lycéens dans les rues à Paris

L’union nationale des lycéens promet un «mardi noir»

Le syndicat UNL-SD a promis un «mardi noir» le 11 décembre dans tous les lycées. Les lycéens ont été rejoints par quelques étudiants, mobilisés contre la hausse des frais de scolarité annoncée pour les jeunes n’appartenant pas à l’Union européenne.

À Paris, les sites de Tolbiac et la Sorbonne ont été fermés par mesure de sécurité. À l’université de Paris-Nanterre, les étudiants sont empêchés d’entrer: la quasi-totalité des bâtiments du campus ont été bloqués à partir de 06 h 00 à l’aide de chaises, tables, barrières. «La hausse des frais pour les étrangers est l’étincelle qui a déclenché le mouvement», a déclaré à l’AFP Barthélémy Piron, étudiant en histoire et syndiqué à l’Unef.

Les étudiants souhaitent en outre se joindre au mouvement des lycéens et des «gilets jaunes» et à «la colère sociale qui monte» en France, a-t-il assuré. Les bâtiments de l’université de Rennes-2 (arts, lettres, sciences humaines et sociales) sont aussi bloqués par des manifestants, et les cours suspendus.

Christophe Cornevin : « On est au maximum de la mobilisation des forces de l’ordre. » – Regarder sur Figaro Live

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/avec-une-centaine-d-etablissements-perturbes-la-mobilisation-lyceenne-perd-de-son-ampleur_9dd479d0-fc6b-11e8-9e6f-2780937a0622/
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Les lycéens de plus en plus mobilisés appellent à un «mardi noir»

La mobilisation dans les différents lycées de France est un peu plus importante que vendredi, avec 450 établissements perturbés, dont 50 bloqués. Le syndicat majoritaire lycéen appelle à manifester demain.

Les lycéens, rejoints par certains étudiants, poursuivent lundi leur mobilisation contre une série de mesures gouvernementales, un mouvement apparu dans le sillage de celui des «gilets jaunes». Dans la matinée, le ministère de l’Éducation nationale recensait 120 lycées concernés sur toute la France, dont 40 bloqués. Mais les chiffres de l’après-midi sont plus inquiétants: d’après le ministère de l’Education nationale, ils ont été jusqu’à 450 à être perturbés aujourd’hui, contre 400 vendredi dernier, et 50 étaient complètement bloqués. Le mouvement ne devrait pas faiblir, puisque le syndicat UNL-SD a promis un «mardi noir» dans tous les lycées.

La banlieue parisienne touchée

«On se rapproche en fait des chiffres de jeudi dernier», a précisé le ministère. Un peu plus de 10% des lycées français sont concernés lundi par ces blocages, barrages filtrants ou rassemblements. Divers incidents (feux de poubelles, jets de projectiles…) ont conduit à des dizaines d’interpellations.

Des perturbations ont notamment été signalées en banlieue parisienne, à Grenoble, Saint-Étienne, Strasbourg, dans l’académie d’Aix-Marseille ou encore en Loire-Atlantique. Les lycéens mobilisés réclament la suppression d’une série de mesures annoncées, pour certaines déjà mises en œuvre, comme Parcoursup (la procédure qui donne accès aux études supérieures), la réforme du bac ou la mise en place du service national universel (SNU).

À Paris, le rectorat recensait ce matin 17 lycées perturbés, mais aucun blocage total. Des perturbations ont notamment été signalées en banlieue parisienne, comme dans les Hauts-de-Seine avec trois interpellations, des véhicules dégradés près d’un lycée à La Garenne-Colombes et des projectiles incendiaires lancés en direction du lycée.

» LIRE AUSSI –L’université de Rennes 2 est bloquée, les cours sont suspendus

Dans le Val-de-Marne, une centaine de jeunes étaient réunis devant des lycées à Maisons-Alfort et Créteil avant midi, avec des caillassages et feux de poubelles signalés. En Seine-Saint-Denis, 41 établissements sont concernés par des manifestations, selon la police qui évoque deux voitures brûlées et 12 interpellations. «Il y a des incidents un peu partout mais c’est plus calme que la semaine dernière», souligne une source policière.

Des établissements bloqués ailleurs en France

Dans l’académie de Montpellier, une trentaine d’établissements sont touchés par des mouvements de protestation, notamment des tentatives de blocages et/ou filtrage, a indiqué à l’AFP le rectorat. Et dans l’académie d’Aix-Marseille, six lycées sont bloqués, avec «quelques faits de violence», selon le rectorat. Les élèves ont été consignés à l’intérieur d’un établissement à Cavaillon (Vaucluse), après des jets de projectiles contre les forces de l’ordre.

» LIRE AUSSI – Plusieurs milliers de lycéens dans les rues à Paris

L’union nationale des lycéens promet un «mardi noir»

Le syndicat UNL-SD a promis un «mardi noir» le 11 décembre dans tous les lycées. Les lycéens ont été rejoints par quelques étudiants, mobilisés contre la hausse des frais de scolarité annoncée pour les jeunes n’appartenant pas à l’Union européenne.

À Paris, les sites de Tolbiac et la Sorbonne ont été fermés par mesure de sécurité. À l’université de Paris-Nanterre, les étudiants sont empêchés d’entrer: la quasi-totalité des bâtiments du campus ont été bloqués à partir de 06 h 00 à l’aide de chaises, tables, barrières. «La hausse des frais pour les étrangers est l’étincelle qui a déclenché le mouvement», a déclaré à l’AFP Barthélémy Piron, étudiant en histoire et syndiqué à l’Unef.

Les étudiants souhaitent en outre se joindre au mouvement des lycéens et des «gilets jaunes» et à «la colère sociale qui monte» en France, a-t-il assuré. Les bâtiments de l’université de Rennes-2 (arts, lettres, sciences humaines et sociales) sont aussi bloqués par des manifestants, et les cours suspendus.

Christophe Cornevin : « On est au maximum de la mobilisation des forces de l’ordre. » – Regarder sur Figaro Live

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/avec-une-centaine-d-etablissements-perturbes-la-mobilisation-lyceenne-perd-de-son-ampleur_9dd479d0-fc6b-11e8-9e6f-2780937a0622/
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400 lycées sont encore perturbés ce vendredi, un chiffre en hausse

INFO LE FIGARO – Les lycéens sont de plus en plus mobilisés, un peu partout en France, pour perturber leurs lycées. Sur l’ensemble du territoire, 400 ont été touchés ce vendredi, avec des incidents à noter en région parisienne et à Lyon.

Les lycéens n’ont pas fini de se mobiliser. À la veille de «l’acte IV» des manifestations des gilets jaunes à Paris, qui se tiendra sous très haute surveillance ce samedi 8 décembre, 400 lycées étaient encore perturbés partout en France selon nos informations. À Paris, plusieurs milliers de lycéens ont manifesté dans les rues ce matin entre la station de métro Stalingrad et la place de la République pour protester pêle-mêle contre Parcoursup, la réforme du bac ou la suppression de postes de professeurs dans le secondaire.

Pas de blessé grave à Paris

Le nombre de lycées bloqués continue donc son ascension. Ils étaient un peu moins de 200, en début de semaine, à être mobilisés partout en France, et près de 300 hier à l’appel de deux syndicats lycéens, le SGL et la FIDL. Aujourd’hui à l’appel de l’union nationale des lycéens, le syndicat majoritaire, ils sont 400 à être encore perturbés d’après le ministère de l’Éducation nationale.

» LIRE AUSSI – En Seine-Saint-Denis, les lycéens veulent «faire comme les gilets jaunes»

D’après le rectorat de Paris contacté par Le Figaro, ce matin dans la capitale, une trentaine de lycées étaient perturbés, avec des poubelles brûlées et des dégradations de la voie publique mais «pas de blessé grave» à recenser. Un chiffre en très nette augmentation puisque la mobilisation était très faible jusque-là dans Paris intra-muros, avec moins de dix lycées perturbés à date. Le rectorat précise aussi que demain, samedi, la totalité des établissements scolaires parisiens seront fermés (certains étant habituellement ouverts le samedi matin pour des devoirs surveillés…)

Tensions en régions

Ce matin en Seine-Saint-Denis d’après les informations de l’AFP, une trentaine d’établissements ont été touchés par la mobilisation, selon la préfecture, avec quatre véhicules brûlés, des feux de poubelle et 13 interpellations. Tensions également en Essonne, où à Sainte-Geneviève-des-Bois, où il y a eu des feux de poubelles, deux voitures brûlées et des jets de projectiles sur les forces de l’ordre.

En région, des lycées sont bloqués ou filtrés notamment à Rennes, Nantes ou Chartres. Dans l’Oise, quatre lycées du centre-ville de Beauvais et deux à Méru sont fermés aujourd’hui, selon la préfecture. À Lyon, la manifestation s’est rapidement tendue avec des jets de pierre et de bouteilles en direction des forces de l’ordre, qui ont répondu par des gaz lacrymogènes.

Dans l’Hérault, 500 lycéens environ ont manifesté dans les rues de Béziers. Dans l’académie de Montpellier, une trentaine d’établissements était touchée par des blocages, certains filtrants. À Toulon, sept manifestants ont été interpellés, notamment pour jets de cocktail molotov.

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/au-moins-400-lycees-sont-encore-perturbes-ce-vendredi-un-chiffre-en-hausse_68515ca6-fa27-11e8-b534-f05b86df9909/
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Quelques milliers de lycéens dans les rues à Paris

Le cortège a défilé ce matin entre les stations de métro Stalingrad et République. À la demande d’un syndicat lycéen, plusieurs milliers de jeunes ont défilé, entre autres contre la réforme du bac et la plateforme Parcoursup.

«Macron, démission!»: quelques milliers de lycéens ont défilé vendredi à Paris, premier cortège dans la capitale depuis la reprise de leur mobilisation en début de semaine dans la foulée des «gilets jaunes». Après de violentes mobilisations ayant entraîné le blocage de 300 lycées, et les interpellations de plus de 700 lycéens ce jeudi, les jeunes continuent de se mobiliser contre la réforme du bac, Parcoursup ou encore la suppression de postes de professeurs dans le secondaire.

» LIRE AUSSI – En Seine-Saint-Denis, les lycéens veulent «faire comme les gilets jaunes»

«Ce n’est pas sa démission qu’il faut, c’est la révolution», lance Jeanne, une manifestante élève en terminale au lycée Jean-Jaurès de Montreuil (Seine-Saint-Denis) qui arbore un autocollant «Résister n’est pas un crime» sur son pull. Son lycée était bloqué ce matin. Elle manifeste contre la réforme du bac, la plateforme d’orientation Parcoursup, le Service national universel (SNU)… «On espère se faire entendre et que les réformes annoncées soient annulées, pas repoussées», ajoute-t-elle.

«On emmerde le gouvernement!»

Louis Boyard, à la tête du syndicat lycéen UNL, qui a appelé à la manifestation, leur lance au mégaphone: «On est ici parce qu’on a voulu nous sélectionner, (on est) contre la répression. On emmerde le gouvernement!» Dans le cortège, entre la station de métro Stalingrad et la place de la République, certains professeurs ont rejoint les élèves.

Natacha, professeure en grève venue des Hauts-de-Seine, estime qu’elle a «sa place avec la jeunesse» et veut la protéger parce que «pas mal de jeunes prennent cher». «Le climat est insurrectionnel, c’est le moment de porter nos revendications», ajoute-t-elle. En arrivant sur la place de la République, plusieurs dizaines de jeunes se sont agenouillés, les mains sur la tête, mimant la scène très controversée de l’interpellation de 151 jeunes à Mantes-la-Jolie la veille.

» LIRE AUSSI – Yvelines: 146 interpellations devant un lycée de Mantes-la-Jolie en proie aux violences

La mobilisation, qui a trouvé un écho chez des jeunes dans la foulée du mouvement des «gilets jaunes», semble s’être durcie avec le signalement de plus en plus d’incidents et heurts avec les forces de l’ordre. Les lycéens appellent toujours, entre autres revendications, à l’abandon des réformes du bac, de la voie professionnelle ou de l’accès à l’université.

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/quelques-milliers-de-lyceens-dans-les-rues-a-paris_305400c8-fa23-11e8-b534-f05b86df9909/
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Plusieurs milliers de lycéens dans les rues à Paris

VIDÉO – Le cortège a défilé ce matin entre les stations de métro Stalingrad et République. À la demande d’un syndicat lycéen, plusieurs milliers de jeunes ont défilé, entre autres contre la réforme du bac et la plateforme Parcoursup.

«Macron, démission!»: plusieurs milliers de lycéens* ont défilé vendredi à Paris, premier cortège dans la capitale depuis la reprise de leur mobilisation en début de semaine dans la foulée des «gilets jaunes». Après de violentes mobilisations ayant entraîné le blocage de 300 lycées, et les interpellations de plus de 700 lycéens ce jeudi, les jeunes continuent de se mobiliser contre la réforme du bac, Parcoursup ou encore la suppression de postes de professeurs dans le secondaire.

» LIRE AUSSI – En Seine-Saint-Denis, les lycéens veulent «faire comme les gilets jaunes»

«Ce n’est pas sa démission qu’il faut, c’est la révolution», lance Jeanne, une manifestante élève en terminale au lycée Jean-Jaurès de Montreuil (Seine-Saint-Denis) qui arbore un autocollant «Résister n’est pas un crime» sur son pull. Son lycée était bloqué ce matin. Elle manifeste contre la réforme du bac, la plateforme d’orientation Parcoursup, le Service national universel (SNU)… «On espère se faire entendre et que les réformes annoncées soient annulées, pas repoussées», ajoute-t-elle.

«On emmerde le gouvernement!»

Louis Boyard, à la tête du syndicat lycéen UNL, qui a appelé à la manifestation, leur lance au mégaphone: «On est ici parce qu’on a voulu nous sélectionner, (on est) contre la répression. On emmerde le gouvernement!» Dans le cortège, entre la station de métro Stalingrad et la place de la République, certains professeurs ont rejoint les élèves.

» VOIR AUSSI – Paris: un lycée vandalisé lors des manifestations étudiantes – Regarder sur Figaro Live

Natacha, professeure en grève venue des Hauts-de-Seine, estime qu’elle a «sa place avec la jeunesse» et veut la protéger parce que «pas mal de jeunes prennent cher». «Le climat est insurrectionnel, c’est le moment de porter nos revendications», ajoute-t-elle. En arrivant sur la place de la République, plusieurs dizaines de jeunes se sont agenouillés, les mains sur la tête, mimant la scène très controversée de l’interpellation de 151 jeunes à Mantes-la-Jolie la veille.

» LIRE AUSSI – Yvelines: 146 interpellations devant un lycée de Mantes-la-Jolie en proie aux violences

La mobilisation, qui a trouvé un écho chez des jeunes dans la foulée du mouvement des «gilets jaunes», semble s’être durcie avec le signalement de plus en plus d’incidents et heurts avec les forces de l’ordre. Les lycéens appellent toujours, entre autres revendications, à l’abandon des réformes du bac, de la voie professionnelle ou de l’accès à l’université.

* Contactée par Le Figaro à 15h30, la préfecture de police n’avait pas le nombre précis de manifestants. Nous mettrons l’article à jour avec de plus amples détails dans l’après-midi.

» LIRE AUSSI – 400 lycées sont encore perturbés ce vendredi, un chiffre en hausse

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/quelques-milliers-de-lyceens-dans-les-rues-a-paris_305400c8-fa23-11e8-b534-f05b86df9909/
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Interpellations de lycéens à Mantes-la-Jolie: Blanquer, choqué, rappelle le « contexte »

VIDÉO – Après la spectaculaire arrestation de 146 jeunes à Mantes-La-Jolie (Yvelines), le ministre de l’Education nationale s’est dit « choqué » par les méthodes utilisées mais a rappelé le contexte de violences dans lequel elles s’inscrivent.

Le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a déclaré vendredi avoir été «choqué» par les images des 146 jeunes interpellés devant un lycée de Mantes-la-Jolie (Yvelines), mais a tenu à rappeler le «contexte» de violence qui a mené à cette opération. Un total de 146 jeunes a été interpellé jeudi devant le lycée Saint-Exupéry de Mantes-la-Jolie, après des incidents. Des images montrent des dizaines de lycéens, mains entravées ou sur la tête, à genoux ou assis au sol, rassemblés dans le jardin d’un pavillon et dans une maison associative.

» LIRE AUSSI – Yvelines: 146 interpellations devant un lycée de Mantes-la-Jolie en proie aux violences

«L’image est forcément choquante. Il y a eu des images choquantes parce que nous sommes dans un climat de violence exceptionnelle. (…) Il faut faire très attention aux images découpées. Il faut savoir ce qui s’est passé avant, le contexte dans lequel elles se sont passées», a déclaré le ministre sur France Inter.

Éléments extérieurs au lycée

«Que s’est-il passé hier (jeudi) à Mantes-la-Jolie? Il y a des éléments extérieurs au lycée, des personnes de plus de 20 ans souvent, qui avaient accumulé des poubelles les jours précédents, ils ont coincé le lycée, rameuté des lycéens parfois venus d’autres départements, ils ont envahi un pavillon, volé des bonbonnes de gaz… Ils ont commis des exactions, attaqué les forces de l’ordre qui ont cherché à les neutraliser et en les neutralisant, ils les ont mis contre un mur avec les images que l’on voit», a-t-il poursuivi.

«Quand j’ai vu ces images, j’ai été choqué. Mais je demande que, dans ce monde où l’on voit les choses de manière très partielle, on remette les choses dans leur contexte, a-t-il insisté. Je ne dis pas que c’est une bonne chose, c’est une mauvaise chose et bien sûr qu’on regardera les suites éventuelles. Mais dans un moment où les forces de l’ordre sont totalement sollicitées dans toute la France, avec des difficultés énormes, des prises de risques incroyables, il faut mettre les choses à leur place.»

» LIRE AUSSI – En Seine-Saint-Denis, les lycéens veulent «faire comme les gilets jaunes»

» VOIR AUSSI –À Mantes-la-Jolie, «ce ne sont pas des actes de lycéens mais de véritables violences urbaines» (Castaner) – Regarder sur Figaro Live

700 interpellations devant les lycées

Ces images, diffusées notamment sur les réseaux sociaux, ont suscité l’indignation. L’avocat Jean-Pierre Mignard a notamment annoncé dans un tweet son intention de saisir «l’IGPN (la police des polices) et le Défenseur des droits» face à cette «scène de guerre». Des lycéens et étudiants ont rejoint depuis quelques jours la mobilisation des «gilets jaunes», relançant leurs revendications contre la réforme du bac et le système d’orientation Parcoursup.

Jeudi, 80 établissements ont été bloqués et «autour de 300 ont connu des incidents», a précisé le ministre. Plus de 700 personnes ont été interpellées. «Il y a beaucoup de non-lycéens qui se mêlent à cela, et ce sont souvent malheureusement les lycéens qui se font prendre parce que les autres sont des professionnels de la violence», a souligné Jean-Michel Blanquer, en appelant «au calme».

» VOIR AUSSI –Les images de l’interpellation musclée de lycéens à Mantes-la-Jolie

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/interpellations-de-lyceens-a-mantes-la-jolie-blanquer-choque-rappelle-le-contexte-_a0e2ddec-f9ff-11e8-b534-f05b86df9909/
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