E-sport : étudiant en droit et joueur professionnel

INTERVIEW – Le jeu vidéo est une passion dévorante. Certains parviennent à conjuguer leur passion avec des études très sérieuses. C’est le cas de Valérian, alias Papou sur Trackmania, un jeu de voitures.

Papou. C’est sous ce pseudonyme que Valérian, 21 ans, concourt sur les circuits de voitures du jeu vidéo Trackmania. Plus qu’un passionné, ce jeune homme est joueur professionnel. Sa spécialité: le circuit dirt (sable). Le jeu de courses sans collision Trackmania est ouvert à tous, en solo ou en groupe. Pour sa part, Valérian fait partie de l’équipe des GamersOrigin. Ainsi, il a d’abord gagné les championnats du monde en 2013, 2014, 2015, 2016, puis d’autres grands tournois comme la Gamers Assembly gagnée en 2017, 2018 ou la Zerator Cup où il a fini deuxième en 2017 et premier en 2018. Ce n’est pas pour autant que le jeune homme a renoncé aux études. Valérian est étudiant en licence de droit, écogestion à l’université de Cergy-Pontoise.

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LE FIGARO- Comment es-tu rentré dans le milieu de l’e-sport?

Valérian RAMAMONJY- J’ai commencé sur Trackmania en 2013. J’étais à ExeS, une structure semi-professionnelle: c’est-à-dire que je ne touchais pas de salaire, mais je recevais des vestes floquées et les déplacements sur les événements étaient entièrement payés. J’ai intégré l’équipe GamersOrigin en 2018, à la suite d’un recrutement par le manager de l’équipe. Celui-ci a par ailleurs organisé la Trackmania Championship, dont la finale se tenait à la Paris Games Week, porte de Versailles à Paris.

Parviens-tu à vivre de cet engagement?

Mes revenus dépendent des compétitions, cela varie de 100 à 1000 euros. Ce n’est pas un boulot à temps plein. J’aimerais vraiment pouvoir vivre de ma passion plus tard, mais c’est peu réaliste. Mes revenus sont trop irréguliers. Ainsi, je continue sérieusement mes études.

«Mes parents me soutiennent, et ne sont pas contre du tout»Papou

Combien de temps par jour t’entraînes-tu?

Cela dépend des périodes. Lorsque je prépare une compétition, je joue de six à sept heures par jour. Après ça, je n’ai qu’une seule envie, me coucher. J’utilise des lunettes avec filtre à lumière bleue pour me protéger les yeux, mais ce rythme est fatigant et demande beaucoup de concentration. La difficulté est de garder une certaine régularité afin de ne pas perdre en niveau. En période creuse, j’essaie de m’entraîner une à deux heures par jour.

Vos parents ont-ils été inquiets quand ils vous ont vu jouer autant?

Quand j’ai commencé à gagner mes premiers tops, ils ont compris que ce n’était pas de la rigolade. Mes parents me soutiennent, et ils ne sont pas contre du tout. Ils m’ont accompagné plusieurs fois en tournoi, et mon père était là quand j’ai gagné à la Zerator Cup. Malgré tout, ils préfèrent que je continue réellement mes études.

Coté études, arrivez-vous à tenir le rythme?

C’est difficile. Quand le jeu est trop prenant, je n’arrive pas à aller à tous les cours. Après le bac, j’ai enchaîné une licence 1 de biologie, puis un BTS de biologie, et finalement une première année de droit écogestion que je redouble. Je ne sais pas tellement si je vais continuer le droit, d’ailleurs. C’est un sujet plutôt sensible avec mes parents.

Que penses-tu de ces anciens joueurs professionnels, Chap et Wakz, qui ont lancé Solary, une chaîne sur le jeu vidéo sur Internet?

Je pense que Solary est une très bonne chose. C’est une grosse boîte dans laquelle gravitent beaucoup de streamers (des joueurs qui se filment en train de jouer, ndlr) et d’influenceurs. Avant, nous avions plusieurs web TV comme Le Stream, mais aujourd’hui Solary propose un concept innovant avec des «lives» et des émissions régulières, diffusant des parties en temps réel. Dans la même optique que Solary, mais plus petite, j’aime bien aussi GOHS.TV, la chaîne de stream de GamersOrigin. Et à une plus grande échelle, il y a Twitch, qui a presque un monopole sur les streams, le Youtube du jeu vidéo. Plus tard, j’aimerais bien travailler chez Solary ou dans une entreprise semblable. Mais pour l’instant je n’y pense pas trop, car je préfère me concentrer sur ma carrière de joueur professionnel. Je verrai aussi si mes projets ont changé dans quelques années.

«Il existe aussi de nombreux métiers gravitant autour de l’équipe et en coulisses, comme le coach, le manager, le chargé du site, le chargé de production, et bien d’autres»Valérian

Gamers Assembly 2018, à Poitiers  » />
Papou à la Grande Finale, Gamers Assembly 2018, à Poitiers

Comment faire pour intégrer le milieu de l’e-sport?

C’est un milieu très difficile à intégrer, où il est essentiel d’avoir un bon réseau, bref de connaître des gens. Être joueur professionnel fait beaucoup rêver, mais les places sont rares. Beaucoup de passionnés en rêvent sans y parvenir, il suffit de voir le nombre de supporters dans le public. Mais cela dépend aussi de la notoriété du jeu, des sponsors. Certains jeux sont très médiatisés comme la finale de la Solary Cup, avec le tournoi de League of Legends (jeux de prise de base, à cinq contre cinq) où s’affrontent les équipes de LDLC et Gamers Origin.

“LoL” (League Of Legends, ndlr) est aussi un jeu très médiatisé, attirant beaucoup de sponsors, comme la Société Générale. C’est le cas de l’équipe LoL de Gamers Origin. Celle-ci regroupe des joueurs internationaux, tous professionnels. À l’inverse, Trackmania brasse moins d’argent et les récompenses pour les compétitions restent largement moins généreuses. L’équipe Trackmania de GamersOrigin n’a pas encore de sponsor. Malgré tout, être joueur n’est pas le seul moyen de travailler dans le jeu vidéo. Il existe aussi de nombreux métiers gravitant autour de l’équipe et en coulisses, comme le coach, le manager, le chargé du site, chargé de production, et bien d’autres. Il suffit d’être passionné et de travailler, en étant prêt à faire des sacrifices.

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/e-sport-etudiant-en-droit-et-joueur-professionnel_56a1ec1a-dd07-11e8-b0f3-62444cdc1bef/
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Coluche en procès à l’université de Tours pour «délit de solidarité»

Pour son grand concours d’éloquence annuel, les étudiants de l’université de Tours ont choisi d’organiser le procès de Coluche au profit des Restos du cœur. Dix orateurs viendront accuser ou défendre l’humoriste.

C’est un procès un peu singulier qui va avoir lieu le 14 novembre prochain à l’université de Tours. Celui de l’humoriste et père des Restos du cœur Coluche. En effet, l’association Tours Éloquence, qui organise au sein de la faculté des permanences pour aider les gens avec la prise de parole en public, a eu la bonne idée de reproduire un jugement de Coluche pour «délit de solidarité» afin de savoir s’il est toujours «ce héros que les Français aiment tant». Une dizaine d’étudiants endosseront pour l’occasion les rôles des avocats, magistrats et autres procureurs. L’entrée coûtera «un euro minimum», et l’ensemble des fonds reviendra aux «Restos».

Une issue imprévisible

Dans un amphithéâtre, une dizaine d’étudiants de l’université de Tours se retrouveront donc pour reproduire ce procès imaginé. «J’ai choisi de faire choisir le délit de solidarité parce que c’était un terme qui revenait souvent dans l’actualité et qui collait bien à Coluche», explique le président de Tours Éloquence Maxime Marco. En effet, les Sages du conseil constitutionnel avaient décidé d‘abolir ce délit en juillet dernier après qu’un agriculteur avait été condamné en 2017 pour avoir aidé des migrants à la frontière entre l’Italie et la France. Coluche devra donc à son tour faire face à ce délit qui n’en est plus un.

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L’humoriste va-t-il vraiment pouvoir être condamné pour ce «délit de solidarité» caduque? Pour le savoir, il faudra écouter les différents avocats de la défense, jurys, procureurs et magistrats le 14 novembre. «Tout le monde s’est bien préparé depuis quelques semaines déjà, explique encore celui qui est aussi étudiant en master 1 de droit public à Tours. Chaque partie devra donner son argumentaire et ses preuves aux autres parties cinq jours avant le procès. C’est le principe du contradictoire, comme dans un vrai procès. Ce n’est donc pas totalement de l’improvisation même si personne ne connaît à l’avance la tournure du procès.»

Molière, Booba et Dark Vador

L’an dernier, Tours Éloquence avait décidé d’organiser le procès de Cersei Lannister, l’une des héroïnes de la série de fantaisie Game of Thrones. L’association est aussi présente chaque année aux championnats de France d’éloquence. «L’an dernier nous sommes même arrivés en finale et avons été battus par La Sorbonne» souffle Maxime Marco.

Ce n’est pas la première fois que des personnalités «pop» sont utilisées par des étudiants pour des concours d’éloquence. En avril déjà, à l’université Paris Nanterre, la Fédération francophone de débat avait organisé le procès du rappeur Booba pour «crimes contre l’humanité», quelques mois seulement avant sa vraie comparution au tribunal correctionnel de Créteil. Précédemment, cette même association avait jugé Napoléon, Molière ou encore Dark Vador.

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/coluche-en-proces-a-l-universite-de-tours-pour-delit-de-solidarite-_ddeaf8b2-e1dd-11e8-83d1-fc7ebc69ae48/
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Des étudiants créent la première brique à base d’urine au monde

En Afrique du Sud, des étudiants ont, pour la première fois au monde, réussi à construire des briques à base d’urine. Cette «éco-brique» a été conçue en mélangeant l’«or liquide» avec du sable et des bactéries.

C’est une étonnante première mondiale. Des étudiants de l’université du Cap, en Afrique du Sud, ont réussi à recycler leur urine en la mélangeant à du sable et des bactéries pour fabriquer la toute première «éco-brique» de ce type. Une prouesse moins anecdotique qu’elle n’en a l’air puisqu’elle démontre les impressionnantes propriétés de «l’or liquide», notamment sa possible transformation en phosphate de calcium qui permet de cimenter le sable utilisé.

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«Dans cet exemple, on prend quelque chose que l’on considère comme un déchet et on peut en faire de multiples produits, explique au Guardian le docteur Dyllon Randall qui a supervisé le projet à l’université de Cap Town. Vous pourriez utiliser le même processus pour n’importe quel déchet. C’est simplement une façon de repenser les choses.»

«On peut encore optimiser ce processus»

Pour créer cette brique, des petits moules ont été disposés dans lesquels le mélange urine-bactéries-sable est versé. Ensuite, une réaction chimique va transformer l’urée présente dans l’urine en carbonate de calcium qui va permettre de changer le sable en ciment. Contrairement à la production habituelle de briques, celle-ci ne nécessite pas un passage au four à 1.400 degrés et fait une belle économie de production de dioxyde de carbone.

«Si un client veut une brique 40% plus solide que la plupart des briques du marché, il faudra simplement attendre plus longtemps pour laisser les bactéries solidifier encore davantage le ciment. Plus on laisse la petite bactérie faire son travail, plus le produit sera solide: on peut encore optimiser ce processus» a expliqué le docteur Randall.

L’or liquide

L’idée d’une brique éco-responsable avait déjà été testée aux États-Unis en utilisant des produits de synthèse, mais c’est bien la première fois au monde qu’elle a été réalisée à base d’urine humaine. Dyllon Randall considère bien ce liquide comme de l’or. Il ne correspond en effet qu’à 1% de l’eau rejetée par les particuliers, mais il contient 80% du nitrogène, 56% du phosphore et 63% du potassium présents dans cette eau.

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«Compte tenu du progrès dans la recherche qu’on a fait ici à l’université du Cap, on peut aujourd’hui dire qu’il est possible de créer une vraie construction, stable et solide, à l’aide de ces briques» a conclu Vukheta Mukhari, un autre étudiant ayant travaillé sur le projet.

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/des-etudiants-creent-la-premiere-brique-a-base-d-urine-au-monde_0ea58f14-de85-11e8-ba30-3ab75dcee0d5/
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À Dubaï, l’émir offre 120.000 euros à une fillette de neuf ans pour un concours de lecture

Organisé dans la capitale des Émirats Arabes Unis par les autorités de Dubaï, ce concours de lecture arabe a rassemblé plus de dix millions de jeunes dans la région selon les autorités. Son premier prix a atteint 119.800 euros.

À Dubaï, tout est question de mesure! Une Marocaine de neuf ans a en effet remporté mardi 119.800 euros après avoir gagné le premier prix d’un concours de lecture en arabe, organisé par les autorités de Dubaï, aux Émirats Arabes Unis. Maryam Amjoun s’est imposée face à 16 finalistes, tous âgés de moins de 18 ans et originaires de tout le monde arabe, lors de cette troisième édition du concours. Pour se qualifier, les participants devaient lire au moins 50 livres et écrire leurs résumés.

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Selon les organisateurs, plus de dix millions de jeunes ont participé à la compétition et le trophée a donc été remis à la jeune Marocaine par le Premier ministre émirati en personne, le cheikh Mohammed ben Rached Al-Maktoum. L’année dernière, une jeune Palestinienne de 17 ans avait remporté le premier prix.

«Une génération qui lit est une génération prometteuse»

Dans la catégorie de la lecture dans des pays non-arabes, c’est une Française, Tasneem Eidi, qui a remporté le concours et gagné environ 24.000 euros. L’école Al-Ikhlas, au Koweït, a aussi remporté environ 240.000 euros après avoir été désignée comme l’établissement de langue arabe encourageant le mieux ses élèves à lire. «Une génération qui lit est une génération prometteuse, et une nation qui lit est une nation qui investit dans le futur», a déclaré le cheikh Mohammed, également émir de Dubaï, cité par le service de presse de l’émirat.

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/a-dubai-l-emir-offre-120-000-euros-a-une-fillette-de-neuf-ans-pour-un-concours-de-lecture_60b83f22-dce6-11e8-922b-33a252f100b3/
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17 heures de garde à vue et renvoi à la frontière: le rêve américain tourne court pour cet étudiant

Alors qu’il se rendait à New York pour y effectuer un stage dans une entreprise de communication, un jeune caennais a passé 17 heures dans une cellule avant d’être renvoyé en France, notamment parce qu’il manquait de cash.

Quel bel accueil! Alors qu’il rêvait d’une aventure américaine de trois mois, un étudiant caennais de 22 ans a vécu un bien mauvais moment à l’aéroport JFK de New York fin septembre. Débarqué en provenance de France, le jeune homme pensait passer plusieurs mois de rêve en stage de communication pour découvrir la big Apple et parfaire son anglais. Mais rien ne s’est passé comme prévu. Placé dans une cellule pendant plus de 17 heures sans lumière ni matelas, le jeune homme a finalement été renvoyé chez lui, en France, après s’être fait une bonne frayeur. La raison invoquée? L’étudiant n’avait pas le visa adéquat pour son stage et n’avait pas suffisamment d’argent en liquide sur lui.

300 dollars en poche et 3.000 sur son compte

Quand il arrive à l’aéroport fin septembre, Clément est directement intercepté par la police des frontières de JFK. «Ils m’ont dit que je n’étais pas en règle, raconte le jeune homme à Ouest-France. N’ayant pas de contrat de travail, je venais forcément travailler au noir. Un comble pour un stage non rémunéré. Selon eux, je n’avais pas non plus suffisamment d’argent pour vivre à New York trois mois.» La mère du jeune homme est abasourdie. «Il avait 300 dollars en poche et plus de 3 000 dollars sur son compte en banque» explique-t-elle au quotidien.

Mais la police estime que le jeune homme aurait dû être muni d’un contrat de travail, et non d’un simple visa de touriste. Résultat: une fouille minutieuse par les policiers à l’aéroport. «Mains contre le mur, c’était très Rambo quand même. Ils m’ont ôté ma montre, ma ceinture, ont épluché mon portable: mails, sms, réseaux sociaux…» Le jeune homme aura même droit à sa photo devant le toise…

De 5h à 22h30

Mais le pire reste à venir. Après la fouille, Clément est conduit vers une cellule sans montre ni livre, et avec pour seule lumière quelques néons. Entre 5h du matin et 22h30, il restera dedans, sans contact extérieur, et avec trois autres compagnons d’infortune. «Curieusement, ils n’ont pas cherché à joindre la dame qui devait l’accueillir en stage, regrette sa mère. Au lieu de cela, ils lui ont fait comprendre que sa situation était passible de quatre ans de prison.»

À l’issue de cette mise à l’écart, le jeune homme a finalement été reconduit à la frontière, sans autre forme de procès, et n’a pu récupérer son passeport que dans l’avion du retour. Fin du cauchemar. Mais pas des interrogations pour l’étudiant: «Suis-je interdit de territoire? Si oui, combien de temps? Puis-je au moins faire une escale?» s’est-il demandé auprès de nos confrères de Ouest-France.

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/17-heures-de-garde-a-vue-et-renvoi-a-la-frontiere-le-reve-americain-tourne-court-pour-cet-etudiant_11f9527e-d3a2-11e8-8881-439875b4060d/
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#PostcardforMacron: quand les mères de famille nombreuse répondent à Macron

Le président a déclaré en septembre qu‘il aimerait rencontrer des femmes africaines «instruites et qui ont eu sept, huit ou neuf enfants». Des mères de famille l’ont pris au mot sur les réseaux en y affichant leurs diplômes.

«S’il vous plaît, présentez-moi une femme particulièrement instruite qui a eu sept, huit ou neuf ans». Cette phrase prononcée par Emmanuel Macron sur la scène du Goalkeepers 2018 à New York, un évènement organisé par les époux Bill et Melinda Gate pour «rendre le monde meilleur», est en train de faire des remous. Le président s’adressait bien, dans ce court passage d’un long discours, aux femmes africaines. Pourtant, des mères de famille diplômées du monde entier ont décidé de l’invectiver sur les réseaux sociaux, en postant des «cartes postales» de leurs familles accompagnées de textes énumérant les diplômes obtenus.

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Le mouvement a été lancé par des mères de familles américaines qui ont pris au mot Emmanuel Macron pour s’adresser à lui. «Diplômée de Stanford, ingénieur électronique, mère de onze enfants», écrit par exemple Beth Hockel dans un Tweet publié le 16 octobre. De fiers maris ou enfants ont ensuite pris le relais. Comme Erik Kigozi, qui écrit, photo à l’appui: «Ma femme, médecin et mère de sept enfants». Ou Edmund, qui rend hommage à sa mère, «docteur à l’université de Fribourg et mère de huit enfants.

Récupérations

Le phénomène n’a évidemment pas tardé à arriver en France, appuyé par des personnalités politiques comme Marine Le Pen ou Valérie Boyer. La présidente du Rassemblement National a estimé que la déclaration d’Emmanuel Macron était l’«énormité du jour» quand la députée Les Républicains a invité ses followers à regarder «les très jolies postacrdsforMacron.

Quant aux mères de famille françaises, elles n’ont pas hésité à montrer leurs jolis clichés au président. «Ma mère, diplômée de Sciences Po, a eu 8 enfants, simplets comme elle puisque j’ai intégré l’ENS à 18 ans (8 ème de France au concours que vous avez raté 2 fois) et que nous avons en moyenne 1 an d’avance. Au fait, on est aussi des Sans-Dents», a par exemple écrit le compte @LeVieilOligarqu.

«À fond pour le déplafonnement des allocations»

«Renée, ma grand-mère, résistante lyonnaise, enseignante aux Beaux-Arts, mère de 7 enfants respectivement enseignants, chirurgien, greffier, peintre et ingenieur» a pour sa part écrit @D_peekaboo_.

Elisabeth de Maistre, conseiller municipal Les Républicains déléguée à la ville de Boulogne-Billancourt, a pour sa part lancé, narquoise: «Trop fiers de nos six enfants… et de nos études École de l’air et Ponts et chaussées + Barreau de Paris. À fond pour le déplafonnement des allocations. Tous nos vœux de bonheur à toi et Brigitte»

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/-postcardformacron-quand-les-meres-de-famille-nombreuse-repondent-a-macron_2c2b05a4-d2d8-11e8-a48c-c6d2c6cff49b/
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Dans un lycée californien, ils mangent les cendres de papy dans des cookies

Une histoire sordide a bouleversé la communauté éducative d’un lycée californien. Des lycéens ont mangé des cookies contenant des restes humains. Certains jeunes le savaient, d’autres l’ignoraient.

Une lycéenne américaine affirme avoir confectionné des cookies en incorporant les cendres de son grand-père à la recette avant de les faire déguster à des camarades de classe, a annoncé mercredi la police de Davis (Californie), qui juge ses dires malheureusement très crédibles.

Les faits se sont produits le 4 octobre à la Da Vinci Charter Academy, et au moins neuf lycéens au total auraient mangé les macabres biscuits, selon Paul Doroshov, de la police de Davis, cité par des médias locaux.

Certains élèves ignoraient la présence de cendres humaines dans les cookies au sucre mais d’autres «étaient prévenus et les ont quand même consommés», a-t-il déploré, jugeant l’affaire sérieuse.

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Un des lycéens concernés, Andy Knox, a expliqué à la télévision locale KCRA-TV qu’une fille de sa classe lui avait offert un gâteau en lui disant qu’il contenait un «ingrédient spécial» mais qu’il avait pensé à du cannabis.

Selon l’adolescent, le biscuit n’avait pas un goût bizarre mais renfermait «de petits grains gris» et «craquait sous la dent, comme quand on mange du sable étant enfant».

Les policiers ont ouvert une enquête et tentent de déterminer comment qualifier les faits juridiquement. Ils étudiaient une section du Code pénal de Californie consacrée à la profanation de cadavres mais le chef de troubles à l’ordre public pourrait être plus approprié, relève Paul Doroshov.

Un responsable du lycée cité par le Los Angeles Times a quant à lui regretté que les médias se soient emparés de cette «affaire de famille» et assuré que les élèves concernés ne couraient aucun risque sanitaire.

Le lycée a réagi rapidement en publiant un communiqué le 16 octobre de M. Tyler, «Principal» (l’équivalent du proviseur», afin de rassurer les familles: «Je ne peux pas commenter l’histoire qui circule dans les médias, mais nous vous assurons qu’il n’y a aucun risque sanitaire».

«Je peux dire que ceux qui sont concernés ont des remords. Mais c’est maintenant une affaire de famille, et nous voulons respecter leur vie privée», peut-on lire.

Le lycée a rapidement publié un communiqué dès le 16 octobre pour rassurer les familles.

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/dans-un-lycee-californien-ils-mangent-les-cendres-de-papy-dans-des-cookies_b8b17a9c-d2ad-11e8-8881-439875b4060d/
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En Belgique, des frites offertes aux étudiants qui ne font pas pipi dans la rue

Jusqu’au 20 novembre, la ville de Gand a décidé d’offrir à des étudiants un cornet de frites s’ils n’urinaient pas sur la voie publique. En Belgique, une amende de soixante euros est prévue pour ceux qui se soulagent dans la rue.

La ville de Gand a décidé de prendre le taureau par les cornes. Mercredi 10 octobre dernier, la municipalité a décidé d’offrir à une vingtaine d’étudiants qui viendraient uriner dans les toilettes publiques un cornet de frites. L’objectif pour la ville est d’encourager les jeunes à éviter de se soulager sur la voie publique, ce qu’ils continuent à faire massivement, malgré l’amende de 60 euros prévue à cet effet. Cette opération devrait être reconduite jusqu’au 20 novembre.

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La campagne, appelée «Boete wildplassen = 20 x pak friet» («Amende pipi sauvage = 20 paquets de frites») s’est ainsi déroulée: toutes les cent personnes, dans les toilettes publiques du quartier d’Overpoort, un cornet de frites était offert. Le décompte était mis en place par la «dame pipi» et était limité à 20 cornets seulement. Finalement, l’opération a connu son petit succès, notamment grâce à des panneaux d’explication disposés ça et là dans la ville.

«Il y a beaucoup d’alcool, et donc beaucoup d’urine»

Sur son site internet, la ville a largement fait la promotion de cette opération, n’hésitant pas à écrire qu’«il y a beaucoup d’alcool dans la ville de Gand, et donc beaucoup d’urine, et pas toujours dans les toilettes des cafés et les urinoirs publics». Pour se faire mieux entendre, la mairie a même décidé de lancer une vidéo dans laquelle on suit la soirée de deux jeunes, l’un ayant uriné dans des WC publics, et l’autre pas. Et évidemment, le premier vit un excellent moment et se voit offir des frites, tandis que l’autre prend une amende de 60 euros et finit par s’endormir sur un banc.

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/en-belgique-des-frites-offertes-aux-etudiants-qui-ne-font-pas-pipi-dans-la-rue_bf84fe00-cdf0-11e8-8ffb-6e0fcfe630eb/
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Cette école a été construite avec des déchets plastiques

Que faire des déchets plastiques qui s’amoncellent et polluent les terres et les rivières ? En attendant que cette matière soit remplacée par un autre matériau moins polluant, des Cambodgiens ont construit une école avec.

Des déchets plastiques en guise de frais d’inscription: au sommet d’une montagne dans un luxuriant parc national, une petite école au Cambodge a été édifiée à partir de pneus, de bouteilles et d’emballages que les élèves collectent pour pouvoir étudier.

Roeun Bunthon, ancien enfant des rues, est l’un d’eux. «J’ai arrêté de mendier. C’est comme si on m’avait donné une seconde chance», raconte l’adolescent de 12 ans, tout en prenant des notes pendant un cours d’anglais.

Sun Sreydow, 10 ans, espère, elle, que cet apprentissage lui permettra d’accomplir son rêve: devenir médecin.

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Située à une centaine de kilomètres de Phnom Penh au Cambodge, au coeur de la chaîne des Cardamomes, l’école Coconut School est presque entièrement construite à partir de déchets. Les murs ont été érigés avec des pneus peints, les toits avec des bouteilles en plastique et des centaines de capsules colorées dessinent le drapeau national à l’entrée de l’établissement.

Ouverte en 2017, elle ne remplace pas l’école publique à laquelle les enfants sont toujours tenus d’aller, mais complète l’enseignement dans plusieurs matières – l’anglais, les mathématiques, le khmer, l’informatique – tout en apprenant aux élèves à recycler. Le but de Ouk Vanday, un ancien directeur d’hôtel à l’origine de cette initiative, est double.

Etudier au lieu de mendier

Il s’agit d’abord d’offrir une éducation complémentaire aux enfants les plus défavorisés dans un pays où ces derniers sont souvent envoyés mendier pour contribuer à subvenir aux besoins de leur famille.

Soutenue par des enseignants bénévoles et des dons, Coconut School, qui accueille une soixantaine d’élèves, «ne demande pas d’argent, même si elle n’est pas gratuite pour autant», souligne Ouk Vanday.

Pour s’acquitter du droit d’entrée et payer les frais mensuels, les élèves apportent des emballages plastiques qui serviront notamment à agrandir l’établissement.

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«Je dis toujours aux enfants: donnez-moi des ordures et je vous donnerai une instruction», souligne Ouk Vanday, 34 ans, qui a lancé une première école de ce type sur une île près de Phnom Penh en 2013.

Seules 11% des ordures sont recyclées dans le royaume

L’objectif est aussi de lutter contre la prolifération des déchets alors que le petit pays d’Asie du Sud-Est en a produit 3,6 millions de tonnes en 2017, d’après les statistiques du ministère de l’Environnement.

Seules 11% des ordures sont recyclées dans le royaume, 48% sont brûlées ou jetées dans des rivières, le reste étant acheminé vers des sites d’enfouissement ou des dépotoirs en constante expansion, ce qui comporte de grands risques sanitaires et écologiques.

Ouk Vanday estime qu’il faudra peut-être «10 à 15 ans» aux Cambodgiens pour prendre conscience de ces enjeux, mais espère que ses élèves vont aider au changement. «Ces jeunes deviendront de nouveaux militants (environnementaux) au Cambodge, qui auront compris comment utiliser, gérer et recycler les déchets», relève-t-il.

En attendant, il a plusieurs projets en tête. Il souhaite construire à partir de déchets recyclés, notamment de pneus usagés, une réplique du célèbre temple Angkor Vat et ouvrir «un musée des ordures».

Il prévoit aussi en 2022 une école flottante à partir des déchets jetés dans le lac Tonlé Sap près de Siem Reap (centre), le plus grand lac d’eau douce d’Asie du Sud-Est.

Quant à Coconut School, une classe maternelle va ouvrir l’année prochaine et l’établissement espère pouvoir accueillir prochainement quelque 200 enfants.


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Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/cette-ecole-a-ete-construite-avec-des-dechets-plastiques_14768b06-cdef-11e8-8ffb-6e0fcfe630eb/
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Le campus de Boulogne-sur-Mer évacué à cause d’une «cocotte-minute suspecte»

200 étudiants ont dû sortir de leur campus de l’université du Littoral-Côte-d’Opale ce mercredi matin après la découverte d’une cocotte-minute suspecte. Après l’intervention des démineurs, ils ont pu regagner les locaux.

Mais qui a bien pu laisser traîner sa cocotte-minute dans les allées de l’université du Littoral-Côte-d’Opale, sur le port de Boulogne-sur-Mer (62)? C’est en effet cet ustensile de cuisine, peu courant dans les coursives universitaires, qui a contraint les pompiers à évacuer 200 étudiants, ce mercredi matin un peu avant 9h, du campus de l’université. Tous ont pu reprendre les cours normalement vers 11h, après que des démineurs sont intervenus pour constater l’absence de danger.

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Juste des restes de nourriture

D’après La Voix du Nord, qui relate l’histoire, les policiers ont établi un périmètre de 100 à 150 mètres autour du colis suspect, et une dizaine de sapeurs-pompiers, sous la houlette du lieutenant Holluigue, ont été également dépêchés. Les services de déminage ont donc été appelés à venir inspecter le colis pour prévenir toute forme de risque. Ces derniers ont fait exploser la cocotte vers 10h du matin, mettant fin au stress ambiant. À l’intérieur, il n’y avait finalement que des restes de nourriture.

À la rentrée dernière, d’autres étudiants avaient dû sortir en trombe de leurs locaux pour faire place à des équipes de CRS: il s’agit des élèves de l’école de commerce Essec. En pleine nuit, un étudiant avait appelé sa mère pour signaler qu’une alerte incendie était en train de retentir sous les cris d’«Allah Akbar». Une unité d’intervention d’une trentaine d’hommes avait alors passé une heure et demie à parcourir les couloirs de l’école pour sécuriser les lieux. Finalement, il s’agissait d’une très mauvaise plaisanterie d’étudiants, durant une fête dans la résidence, qui se seraient fait passer pour des terroristes.

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/le-campus-de-boulogne-sur-mer-evacue-a-cause-d-une-cocotte-minute-suspecte-_8a54df82-cc8f-11e8-8ffb-6e0fcfe630eb/
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