Comment financer ses études en école de commerce

Les écoles de commerce sont chaque année un peu plus chères. Et les étudiants, sont bien obligés de prendre des crédits. Heureusement, certains établissements font des efforts pour aider les étudiants.

Les frais de scolarité des écoles de commerce s’envolent. Selon le site Major-Prépa, le montant moyen a augmenté de 64,1 % entre 2009 et 2018, avec un coût moyen pour le cursus de 38 268 €. Ce sont les écoles les plus cotées qui sont les plus chères, avec HEC qui culmine à 46 050 €, tandis que Brest BS plafonne à 38 268 €. Même s’il y a une logique, cela fait cher.

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Heureusement, des aides existent pour alléger la note. Outre les bourses d’État versées par le Crous, dont le montant varie de 1 009 € à 5 551 € par an, les écoles mettent la main à la poche.

À l’Essec cette année, 155 étudiants boursiers du programme grande école (PGE) perçoivent une aide interne. Les montants varient entre 1 040 € et 11 700 €, l’abattement moyen étant d’environ 3 000 €.

Quant à l’ICN Business School, l’école de Nancy octroie une aide sur critères sociaux de 5 000 €, destinée à couvrir la moitié des frais de scolarité de la première année. En contrepartie, les étudiants s’engagent à promouvoir l’école, soit en participant à deux salons, soit en présentant l’école dans leur ancienne classe préparatoire.

Une aide ponctuelle d’urgence dépanne au coup par coup

L’EM Normandie propose aux méritants scolaires (plus de 14 de moyenne générale), boursiers du Crous, un dégrèvement de 30 % sur l’année, qui peut être reconduit. Les aides du fonds social étudiant sont accordées aux étudiants subissant des aléas de la vie (divorce, chômage des parents…) avec un abattement jusqu’à 50 % sur l’année. Son aide ponctuelle d’urgence dépanne au coup par coup ceux qui sont en grande détresse financière.

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Accords avec les banques

À l’Edhec, généreuse, 15 % des frais de scolarité sont reversés sous forme de bourses d’excellence, d’études, de mobilité, de prêts d’honneur, etc. La bourse minimale annuelle est de 2 000 €. Les prêts d’honneur, à 0 % d’intérêt, sont de 2 500 euros, accordés sur critères sociaux et financiers. Son parcours Innovact, qui regroupe les cours le matin, permet à de futurs entrepreneurs de travailler sur leur projet l’après-midi, et aux étudiants qui en ont besoin d’occuper un emploi.

Rare dans une école de commerce, Montpellier BS propose l’alternance sur la totalité du cursus. Un gros avantage, les frais de scolarité sont alors entièrement pris en charge, et l’étudiant est rémunéré.

Des fondations d’entreprise ou individuelles distribuent aussi des bourses. La Fondation Jacques Lambert attribue chaque année une trentaine de bourses d’études en première année d’école de commerce à des jeunes aux résultats scolaires excellents, rencontrant des difficultés. D’un montant de 2 500 euros, non renouvelable, elle est versée directement à l’établissement de rattachement de l’étudiant. Il existe également des fondations par région, telle la fondation Aréli dans les Hauts-de-France. Enfin, ces écoles ont des accords avec les banques pour des prêts à taux réduit avec différé de remboursement. Et toutes affichent des annonces de jobs étudiants qui peuvent améliorer la vie quotidienne.

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/comment-financer-ses-etudes-en-ecole-de-commerce_11578a64-ecf4-11e8-b0fd-f9ead81fd4e4/
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Précarité : À Bordeaux, des étudiants remplissent leur frigo pour 3 euros

Les étudiants vivent souvent une vie de bohème. Et la nourriture de qualité est souvent un luxe. À Bordeaux, une épicerie solidaire permet de remplir son frigo.

«De la viande! Je ne me souviens même plus quand j’en ai mangé pour la dernière fois!». Clément, 23 ans, étudiant en master, fait partie des quelque 3.000 étudiants bordelais vivant en grande précarité.

C’est plein d’enthousiasme que ce jeune homme, à l’allure décontractée, repart du camion de l’épicerie itinérante avec deux sacs contenant un total de 5 kg de denrées alimentaires…. de quoi enfin remplir son frigo pour la semaine.

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Depuis début octobre, à l’initiative de l’épicerie solidaire Comptoir Aliénor et l’aide de la Banque alimentaire, un camion épicerie se rend deux fois par semaine sur le campus de l’université de Bordeaux.

«Nous accueillons les étudiants qui ont un reste à vivre – une fois le loyer, les abonnements et les factures payées – inférieur à 210 euros par mois, soit 7 euros par jour. Moyennant 3 euros, ils peuvent bénéficier de 5 kg de nourriture», explique à l’AFP Coline Briatte, étudiante et responsable du Comptoir Aliénor.

L’objectif est d’accueillir chaque semaine un total 500 étudiants démunis, 100 dans l’épicerie solidaire de Talence et 400 dans l’épicerie itinérante, 200 le lundi à Pessac et 200 le mardi à Bordeaux.

Pour la première distribution organisée, 40 étudiants se sont pressés autour du camion

«C’est important d’aller au plus près des étudiants précaires car la plupart travaillent et n’ont pas le temps de se déplacer. Donc, en allant vers eux, on va leur faciliter la tâche», explique Christian Barcos, bénévole à la banque alimentaire et vice-président de l’épicerie itinérante.

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Selon Coline Briatte, plus de 3.000 étudiants vivent avec moins de 210 euros par mois.

«Ce chiffre date de 2015. Depuis, il y a eu une baisse des APL (aides au logement) et une hausse des loyers dans l’agglomération bordelaise» qui compte environ 80.000 étudiants, affirme cette bénévole.

Pour la première distribution organisée, 40 étudiants se sont pressés autour du camion installé à Pessac, informés de sa présence par des assistantes sociales de l’université, le bouche-à-oreille ou les réseaux sociaux.

Ils devront ensuite déposer un dossier afin de voir s’ils sont éligibles ou non à ce nouveau dispositif.

«Je n’ai aucune aide de ma famille»Une étudiante en master de mathématiques

«Cela fait du bien de savoir que de temps en temps, on peut avoir des produits frais», lance tout sourire Gabrielle, un sac à dos «archi plein» de légumes, de fruits, de yaourts, de steaks hachés, de pâtes et de boîtes de conserve. Etonnée par de telles quantités, elle se demande comment tout faire rentrer dans son petit frigo dans lequel il ne reste, en ce début de mois, qu’»un filet de dinde, deux tomates et un litre de lait de soja».

«Je n’ai aucune aide de ma famille, je touche 555 euros de bourses par mois, et 204 euros d’APL et je paie 420 euros de loyer par an, une fois les factures payées, j’ai moins de 210 euros pour vivre», calcule en un éclair cette étudiante en master de mathématiques.

Marie, 19 ans, étudiante en anglais, se nourrit de blancs de dinde et de bananes

Comme beaucoup, elle n’a pas renouvelé sa garde-robe depuis des années. «J’ai le choix entre manger ou m’habiller, le seul plaisir que je m’octroie c’est un cinéma par mois, pour évacuer un peu», raconte-t-elle.

C’est avec le sourire qu’elle livre ses astuces pour arriver à se nourrir. «J’achète des steaks vegan meilleurs pour la santé que des steaks hachés premiers prix», explique cette future professeure tout en rêvant de la salade de champignons frais qu’elle pourra manger dans quelques heures.

Marie, 19 ans, étudiante en anglais, se nourrit de blancs de dinde et de bananes car «c’est ce qu’il y a de moins cher si on veut des fruits et de la viande».

En attrapant le sac plein de légumes que lui tend un bénévole de la Banque alimentaire, cette brune très réservée laisse échapper, surprise, «tout ça pour moi!».

Clément, qui se nourrit avec moins de 210 euros par mois, compense l’absence de viande en mangeant des œufs et a, depuis longtemps, banni les desserts de ses menus. Cet étudiant, plutôt charpenté, reconnaît un peu gêné qu’il saute régulièrement le déjeuner par souci d’économie.

Pour lui comme pour Marie, 19 ans, étudiante en anglais, manger au resto’U pour 3,25 euros le repas est un luxe qu’ils ne peuvent pas s’offrir tous les jours.

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/precarite-a-bordeaux-des-etudiants-remplissent-leur-frigo-pour-3-euros_a4afe324-cd2d-11e8-8ffb-6e0fcfe630eb/
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