Elle raconte son échange universitaire à Hongkong

VOTRE AVIS – Partir en Chine, beaucoup en rêvent mais peu sautent le pas. Étudiante à l’ICN BS, Roxanne est partie étudier à Hongkong. Là-bas, elle a trouvé des professeurs très disponibles.

Au début de son master 1, Roxanne Creutz, 22 ans est partie un semestre à la HKBU (Hongkong Baptist University), une des universités partenaires d’ICN Business School. «Je voulais aller en Chine, mais pour éviter un trop grand choc culturel, j’ai opté pour Hongkong». Et d’ajouter: «J’avais aussi rencontré des amis hongkongais lors d’un échange en Floride et cela m’avait encouragée».

» LIRE AUSSI – Classement des écoles de commerce

CE QUE J’AI AIMÉ: «Le campus est gigantesque»

À Hongkong, les cours sont magistraux, mais les professeurs sont très disponibles. Comme tous les étudiants, je pouvais les appeler par leur prénom. Ils communiquent leur numéro de portable, et je pouvais leur poser des questions après le cours, autour d’un café. Doté d’une piscine et de terrains de sport, le campus est gigantesque, avec la possibilité de réserver des salles pour des travaux de groupe ou simplement pour réviser au calme. Le personnel chargé de l’accueil des étrangers, très présent, nous a fait découvrir Hongkong de fond en comble ainsi que les îles environnantes.

Hongkong est au centre de l’Asie du Sud-Est. Et j’en ai profité pour découvrir d’autres pays d’Asie, le Japon pour 150 euros l’aller-retour, les Philippines pour 70 euros.

CE QUI M’A SURPRISE: «Les repas sont très abordables»

Le logement sur le campus n’est pas cher, 1 500 euros environ par semestre. Mais je devais partager la chambre avec une autre fille, et je n’avais pas envie. Du coup, j’ai préféré une collocation. Le bémol est que j’avais une chambre minuscule, sans fenêtre, pour 550 euros par mois. Par contre, sur le campus, un repas à la cantine est très abordable, entre 3 et 5 euros, et les restaurants basiques 3 à 4 euros pour un plat copieux. Mais on peut vous placer à côté d’inconnus.

» LIRE AUSSI – Que faire pendant son année de césure?

CE QUE J’AI MOINS AIMÉ: «Les Hongkongais parlent mal anglais»

En bachelor, les cours étaient en anglais mais beaucoup d’étudiants hongkongais ont des difficultés à comprendre et ne sont pas très attentifs, car depuis le rattachement à la Chine, ils ont moins l’occasion de parler anglais. Du coup, les professeurs posent des questions pour la forme et enchaînent sans attendre la réponse des étudiants.


■ Selon l’enquête de la CGE (Conférence des grandes écoles) de 2015, ce sont les étudiants en école de commerce qui sont les plus nombreux à partir à l’étranger en stage ou en séjour d’études. La raison? L’expérience internationale est bien souvent obligatoire.

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/elle-raconte-son-echange-universitaire-a-hongkong_cca2e704-ed72-11e8-8aea-f86a1150545d/
Dans l’Hérault, CAMINA vous guide dans votre orientation scolaire, universitaire et professionnelle
CAMINA utilise la méthode MENTAL’O

Aujourd’hui collaborateur parlementaire, il raconte ses études à l’Université de Montréal

VOTRE AVIS – Alexis Robin, collaborateur parlementaire, adjoint au maire de Maintenon et coauteur d’un livre avec Stéphane Bern à 25 ans, témoigne de son expérience dans cette prestigieuse université canadienne.

Le parcours d’Alexis a de quoi faire des envieux. À 25 ans, collaborateur parlementaire du député Albéric de Montgolfier (LR) et adjoint au maire de Maintenon (Eure-et-Loir), il vient de publier Vallée royale de l’Eure, de Chartres à Rouen coécrit avec Stéphane Bern. Ensemble, ils ont monté en 2014 une association de défense du patrimoine: Vallée Royale de l’Eure. S’il a connu une telle ascension, le jeune homme considère qu’il la doit en grande partie à son passage dans la prestigieuse université de Montréal (UdeM ) au Canada, de 2009 à 2012. Classée 90ème meilleure université du monde par Times Higher Education, elle attire chaque année 4 000 Français, dont 2 400 bacheliers, un chiffre qui a doublé en moins de dix ans.

» LIRE AUSSI – Classement des meilleures universités du Canada

Alexis Robin a été diplômé de l’UdeM en 2012.

Alexis n’a pas attendu les études supérieures pour mettre les pieds en Amérique du Nord. Ayant voyagé dans sa jeunesse au Canada avec ses parents, il a quitté le nid familial dès la terminale pour rejoindre le lycée français de Montréal. Si au départ il «ne pensait pas rester quatre ans», il est finalement tombé amoureux du modèle scolaire canadien, dans lequel «plus qu’un élève», il s’est senti «membre d’une communauté». Ses trois années dans le programme d’études internationales de l’Université francophone de Montréal ont confirmé sa passion de longue date pour la politique. Elles lui ont surtout transmis le goût et l’audace d’entreprendre, et ouvert les portes d’un stage prestigieux à l’ONU puis au Sénat en deuxième année.

» LIRE AUSSI – Pourquoi ces étudiants français préfèrent Montréal à Paris

Ce que j’ai aimé: «L’encadrement et le soutien de l’équipe»

«C’est grâce à des stages en cabinet d’avocat en Allemagne et en Irlande, que j’ai réalisé ne pas vouloir faire ce métier»Alexis Robin

L’accompagnement des élèves est la grande force de l’UdeM, et du système nord-américain en général. Depuis le processus de candidature jusqu’à l’emploi, chaque élève est soutenu, conseillé, encadré par une équipe interne. Nous étions poussés à travailler avec méthode, et chaque été, au lieu d’être en vacances pendant trois mois, l’université nous incitait à réaliser des stages pour allier une dimension pratique et théorique. C’est grâce à des stages en cabinet d’avocat en Allemagne et en Irlande, que j’ai réalisé ne pas vouloir faire ce métier. Je pense qu’il faut le vivre pour le comprendre. J’ai pu faire un échange à Genève en deuxième année, et effectuer un stage à l’ONU puis au Sénat français. Cela m’a passionné, et lorsque j’ai terminé le programme de l’UdeM en 2012, le sénateur que j’avais suivi était toujours en poste et m’a proposé de travailler avec lui.

«Tous les jeudis soir, je participais à des joutes oratoires, lors desquelles les professeurs se prêtaient au jeu.»Alexis Robin

À l’UdeM, les étudiants partagent tout. On vit ensemble aussi bien physiquement, étant logés sur le campus, dans les activités et le travail . Restaurants, centres sportifs, piscine, librairies et grandes bibliothèques sont ouvertes toute la nuit en période d’examens, il ne manque rien. J’ai d’excellents souvenirs de ces derniers moments de rush où nous restions travailler ensemble le soir, l’occasion de lier des relations très fortes.

» LIRE AUSSI – Comment entrer à l’Université de Montréal

La vie étudiante était aussi rythmée par les nombreuses associations. Tous les jeudis soir, je participais à des joutes oratoires, lors desquelles les professeurs se prêtaient au jeu. L’UdeM m’a ouvert très jeune un large réseau, avec des personnes de toutes nationalités. Nous passions sans arrêt du français à l’anglais ou l’espagnol. Aujourd’hui, je conserve plus de liens avec mes amis de Montréal, que ceux de mon Master 1 de droit à Assas, et Master 2 à La Sorbonne.

Ce qui m’a surpris:

Contrairement à Paris, le paysage urbain est très vertical. Dès mon arrivée au lycée français de Montréal, j’ai été surpris par l’immense concentration de population dans la ville. Tout est plus grand, plus spacieux, j’ai été aussi impressionné par la taille du campus de l’UdeM. Par ailleurs, nous avions toujours une vue sur des espaces verts, bien plus qu’en France.

«Tous nos enseignants sont aussi des praticiens»Alexis Robin

Si l’excellence de nos professeurs n’était pas une surprise, j’ai été impressionné par leur disponibilité. Chaque fois qu’on leur envoie un mail, ils nous répondent mais surtout, lorsque l’on ne comprend pas une note qu’on a reçue, ils nous reçoivent pour nous l’expliquer. Les étudiants ne peuvent plus se contenter de dire que le prof a été dur, ils comprennent mieux leurs erreurs. C’est un bon outil de responsabilisation, qui m’a permis de beaucoup progresser et de passer en trois ans de B à A dans le système de notation. Enfin, tous nos enseignants sont aussi des praticiens, ce qui permet d’allier la dimension pratique et théorique, et d’être très bien préparé au monde professionnel. Je trouve que l’UdeM est un établissement qui mérite bien son classement, je n’ai pas grand-chose à lui reprocher. C’est surtout plus tard que j’ai mesuré combien cette formation avait contribué à ma construction personnelle.

» LIRE AUSSI – Comment entrer à l’université McGill de Montréal

Ce que j’ai moins aimé: «Le coût de la scolarité»

Il est vrai que la scolarité est assez chère, environ 10 000 euros l’année. C’est malgré tout le prix d’une école de commerce en France, et c’est peu cher comparé aux autres universités d’Amérique du Nord. Enfin, il y a une sélection à l’entrée. Celle-ci est très honnête, elle est affichée et ne prend pas uniquement en considération les notes. Avec 13-14 de moyenne, j’avais peu de chances de décrocher une formation très prestigieuse en France. Au contraire, l’Udem regarde beaucoup le parcours, les engagements et la détermination des candidats, c’est très encourageant pour les élèves qui ne sont pas très académiques.

«L’UdeM m’a transmis le goût d’entreprendre»Alexis Robin

Ce que je fais maintenant: «Collaborateur parlementaire au Sénat»

Pour l’instant je cumule ma responsabilité de collaborateur parlementaire au Sénat, et d’adjoint au tourisme, au patrimoine et à la communication à Maintenon. L’association que nous avons créée avec Stéphane Bern est un engagement qui me tient aussi beaucoup à cœur, et j’étais heureux de publier un livre sur le sujet. J’aime beaucoup écrire. L’UdeM m’a transmis le goût d’entreprendre, et m’a appris à ne pas avoir peur d’être sur plusieurs fronts en même temps. C’est dans cette optique que j’espère vivre ces prochaines années.

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/aujourd-hui-collaborateur-parlementaire-il-raconte-ses-etudes-a-l-universite-de-montreal_7c48122a-e82c-11e8-8153-2865416f6db8/
Dans l’Hérault, CAMINA vous guide dans votre orientation scolaire, universitaire et professionnelle
CAMINA utilise la méthode MENTAL’O

Abus sexuels: la prestigieuse université de Dartmouth attaquée en justice

Le mouvement de #Metoo a libéré la parole aussi dans l’enseignement supérieur. À l’université américaine de Dartmouth, près de Boston, ce sont des professeurs qui ont été accusés d’abuser sexuellement d’étudiantes.

La prestigieuse université de Dartmouth, dans le New Hampshire, était dans la tourmente vendredi, accusée en justice d’avoir laissé trois de ses professeurs abuser sexuellement d’étudiantes pendant des années.

L’assignation en justice contre l’université, qui émane de sept femmes agissant collectivement pour toutes les étudiantes potentiellement abusées, devrait alimenter le débat sur le harcèlement dans les campus américains.

» LIRE AUSSI – Une «Ode au viol» diffusée dans une école d’ingénieurs fait scandale

Depuis le début du mouvement #MeToo, une série d’écoles et d’universités ont été accusées d’avoir longtemps fermé les yeux sur des faits de harcèlement et d’agressions sexuelles, perpétrés par des professeurs ou des étudiants.

Soirées «saturées d’alcool», séances de travail organisées dans des bars ou «soirées jacuzzi»

Dans la plainte enregistrée jeudi au tribunal fédéral du New Hampshire, les administrateurs de l’université privée de Dartmouth, qui compte quelque 6.400 étudiants dans la ville de Hanover, au nord de Boston, sont accusés d’avoir laissé trois professeurs réputés de son école de psychologie et de neurosciences «traiter les femmes comme des objets sexuels».

Les trois enseignants, Todd Heatherton, William Kelley et Paul Whalen, auraient soumis certaines de leurs étudiantes à des attouchements, des «sextos» et des agressions allant parfois jusqu’au viol, selon la plainte de 72 pages.

Ils conditionnaient leur soutien pédagogique à la participation des étudiantes à des soirées «saturées d’alcool», des séances de travail organisées dans des bars ou des «soirées jacuzzi» chez eux, affirment les plaignantes.

L’une d’elles, Kristina Rapuano, 30 ans, accuse M. Kelley de l’avoir violée lors d’une conférence consacrée aux neurosciences en 2015 à San Francisco.

» LIRE AUSSI – Harcèlement sexuel à l’Unef: les témoignages de militantes se multiplient

Il l’aurait fait boire et elle se serait réveillée sans se souvenir de rien. C’est lui qui lui aurait appris qu’ils avaient eu un rapport sexuel, avant de multiplier les pressions sur elle pour en avoir d’autres.

Selon les étudiantes, l’université avait reçu de premières plaintes sur le comportement des enseignants dès 2002, mais les a «ignorées».

Les trois professeurs bannis du campus

C’est seulement en octobre 2017, après que 27 femmes eurent décidé de se plaindre formellement, que l’université a reconnu qu’une enquête était en cours, poussant le ministre de la Justice du New Hampshire à ouvrir une enquête criminelle.

Cette dernière n’a débouché sur aucune inculpation à ce stade.

Les trois enseignants ont néanmoins quitté l’université l’été dernier, et tous trois sont désormais bannis du campus.

Les sept plaignantes réclament 70 millions de dollars de dommages et intérêts.

Interrogée par l’AFP, l’université n’a pas immédiatement réagi. Mais dans une déclaration à des médias américains, elle a souligné avoir pris des «mesures inédites» en renvoyant ces professeurs titulaires, et rejeté les accusations des plaignantes sur sa présumée inaction.

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/abus-sexuels-la-prestigieuse-universite-de-dartmouth-attaquee-en-justice_11c20e34-e9ca-11e8-8153-2865416f6db8/
Dans l’Hérault, CAMINA vous guide dans votre orientation scolaire, universitaire et professionnelle
CAMINA utilise la méthode MENTAL’O

Canada: l’Ontario enterre un projet d’université en français

Une université francophone devait être construite dans cette province du Canada qui compte 4% de francophones. Aujourd’hui, c’est surtout Montréal qui accueille le plus d’étudiants français.

Le gouvernement de l’Ontario a annoncé jeudi qu’il annulait la construction d’une première université entièrement en langue française dans cette province, la plus peuplée du Canada, invoquant la nécessité de «mettre de l’ordre» dans les finances publiques.

Attendue de longue date par les quelque 600.000 francophones de la province (4% de la population), cette université devait voir le jour dès 2020 à Toronto, capitale de l’Ontario et métropole économique du Canada.

» LIRE AUSSI – Classement des 20 meilleures universités au Canada

L’annonce faite par le gouvernement conservateur du Premier ministre de la province Doug Ford, frère de l’ex-maire toxicomane de Toronto Rob Ford, marque un recul pour les droits de la minorité francophone de cette province, la plus nombreuse au Canada hors Québec.

Après son arrivée au pouvoir en juin, le gouvernement Ford avait maintenu ce projet lancé en 2017 par le précédent gouvernement libéral de Kathleen Wynne, prévoyant même la présentation rapide d’un projet de loi à cette fin.

Cependant, «un examen plus détaillé de la situation financière de la province a amené le gouvernement à annuler les plans de création d’une nouvelle université de langue française», a annoncé le ministre des Finances, Vic Fideli.

Le ministre a réduit de 500 millions de dollars canadiens (335 millions d’euros) les dépenses prévues du gouvernement en mettant à jour les prévisions budgétaires de la province pour l’année fiscale se terminant le 31 mars prochain.

» LIRE AUSSI –Dix bonnes raisons de partir étudier au Canada

L’Ontario prévoit un déficit budgétaire de 14,5 milliards de dollars pour l’année 2018-19, et «ne rien faire est impensable», a dit M. Fideli en accusant le précédent gouvernement d’avoir dépensé sans compter.

L’Ontario a aussi supprimé trois postes de commissaires relevant du parlement et chargés de veiller au respect des lois protégeant les francophones, l’environnement et les enfants.

«Les Conservateurs manquent de respect envers les 600.000 Franco-Ontariens et les millions de francophones au pays», a accusé sur Twitter Mélanie Joly, ministre canadienne de la Francophonie.

Le nouveau Premier ministre du Québec, François Legault, compte de son côté aborder le sujet avec M. Ford lors d’une rencontre prévue lundi. «Évidemment, je souhaite qu’on protège le français en Ontario», a-t-il dit jeudi à la presse

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/canada-l-ontario-enterre-un-projet-d-universite-en-francais_bd49e760-e978-11e8-9d7f-b1be9502c5c0/
Dans l’Hérault, CAMINA vous guide dans votre orientation scolaire, universitaire et professionnelle
CAMINA utilise la méthode MENTAL’O

Inde: Harry Potter va être étudié en cours de droit

L’université de droit de Calcutta proposera dès le mois de décembre un cours sur les discriminations qui existent dans l’univers imaginaire de la saga Harry Potter.

Étudier le droit à travers l’univers d’Harry Potter. C’est ce que proposera l’université de Calcutta, en Inde, à partir du mois de décembre. Prérequis du cours: «avoir lu au moins deux fois chacun des sept tomes de la saga, si ce n’est davantage». Un concours permettra de déterminer les quarante chanceux qui pourront y assister. Intitulé «une interface entre la littérature de fiction fantastique et le droit», l’enseignement a été créé par Shouvik Kumar Guha, un professeur de droit à l’université de sciences juridiques de Calcutta.

» LIRE AUSSI – J.K. Rowling encourage une étudiante française à continuer d’écrire son livre

L’idée est de dresser un parallèle entre l’univers fantastique imaginé par J.K. Rowling et la société indienne. La torture via le sortilège Doloris, la marginalisation des trolls et des centaures, l’esclavage des elfes de maison, et l’utilisation de la presse comme outil de propagande sont autant d’éléments sur lesquels les étudiants seront invités à réfléchir. «Cela les aidera peut-être à réfléchir davantage lorsqu’ils seront confrontés à de tels scénarios dans le monde réel» explique Shouvik Kumar Guha au Guardian.

Une façon d’assumer ses propres convictions

En effet, ces situations ne sont pas propres à l’univers de la magie. «Nos étudiants pensent être tous d’accord sur le caractère condamnable des discriminations montrées dans Harry Potter. Mais dans la vraie vie, il y aura des choses que certains verront comme étant des discriminations, et d’autres non» raconte le professeur.

Pour lui, c’est aussi une façon détournée d’assumer ses propres convictions politiques à travers l’enseignement. «J’ai mes propres idées mais il serait inapproprié de les enseigner en classe. J’essaie donc d’utiliser quelque chose sur lequel nos étudiants n’auront pas de jugement de valeur préalable», explique-t-il.

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/inde-harry-potter-va-etre-etudie-en-cours-de-droit_4d0ba0d8-dcf3-11e8-b0f3-62444cdc1bef/
Dans l’Hérault, CAMINA vous guide dans votre orientation scolaire, universitaire et professionnelle
CAMINA utilise la méthode MENTAL’O

Entre joie et désolation, les étudiants brésiliens en France réagissent à l’élection présidentielle

Vainqueur des élections présidentielles au Brésil, le candidat d’extrême droite Jair Bolsorano ne fait pas l’unanimité chez les étudiants brésiliens en France. Beaucoup désapprouvent, mais pas tous.

À l’issue d’une campagne agitée, le candidat d’extrême droite Jair Bolsonaro a remporté dimanche soir les élections présidentielles au Brésil, avec 55,1 % des voix. Quelques jours avant le vote, la police est intervenue dans 35 universités du pays pour exiger le retrait de banderoles antifascistes, et l’annulation de conférences sur la démocratie. En France, les étudiants brésiliens logés à la Cité internationale de Paris ont suivi les élections de près. Et les avis divergent.

» LIRE AUSSI – Inde: une lycéenne française en voyage de classe porte plainte pour agression sexuelle

«Autoriser le port d’armes et envoyer plus de personnes en prison n’est vraiment pas une bonne manière de diminuer la criminalité»Felipe Penasiel

«Mon Dieu, c’est terrible, se désespère Camilla, étudiante brésilienne à Paris pour un stage de recherche en philosophie. Si elle condamne les discours «racistes et homophobes» de Jair Bolsonaro, elle déplore également la manipulation dont seraient victimes les brésiliens qui l’ont élu. Pour son ami Pedro, étudiant en génie informatique à Paris, ce candidat a «surtout été élu en raison d’un rejet du parti des travailleurs [le parti d’opposition précédemment au pouvoir, NDLR] dans le pays…mais Bolsonaro n’est sans doute pas la solution», considère-t-il. De même, Felipe, en deuxième année à Sciences Po Paris, doute que cette élection permette une baisse de la violence dans le pays. «Je pense qu’autoriser le port d’armes et envoyer plus de personnes en prison n’est vraiment pas une bonne manière de diminuer la criminalité». Camillia et Pedro craignent par ailleurs que ce nouveau président favorise l’enseignement technique et pratique au détriment de la formation intellectuelle. «Il me sera d’autant plus difficile de rentrer au Brésil pour enseigner la philosophie», confie Camilla.

L’inquiétude de ces jeunes Brésiliens ne porte pas seulement sur leur propre pays. Camilla déplore la «très mauvaise réputation de Jair Bolsonaro sur la scène internationale». Pour Felipe, le plus dangereux est le possible retrait du Brésil de l’accord de Paris sur le climat. «Ce serait une défaite pour le pays mais aussi pour la communauté internationale», s’inquiète-t-il. Jimena, étudiante Péruvienne à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales, ne cache pas non plus sa déception quant aux résultats du scrutin. «Cette élection est très préoccupante pour tous les pays d’Amérique latine, car le Brésil a une forte influence dans toute la région», fait-elle remarquer.

En France, les jeunes défenseurs de Bolsonaro se font discrets

Plus rares, certains étudiants se réjouissent de cette nouvelle élection au Brésil. «Je voulais du changement, explique Leticia [nom d’emprunt], jeune brésilienne en postdoctorat de biologie moléculaire et cellulaire à Paris. La gauche a détruit notre pays, et le renforcement de la sécurité est la raison principale pour laquelle j’ai choisi ce candidat. Chaque jour on ne sait pas si on va rentrer vivants chez nous», explique-t-elle. Selon la jeune femme, les Français exagèrent les tares de Jair Bolsonaro, même si elle ne «partage pas forcément sa position sur les homosexuels».

«Les accusations de racisme et d’homophobie dont est taxé le nouveau président sont des fakes news»Éric, étudiant brésilein à la Sorbonne

Pour Éric, Brésilien étudiant à la Sorbonne, Le jeune homme se dit «content des élections», dans lesquelles il voit une occasion de renouveau pour le pays. «Bolsonaro devrait mettre fin à la corruption, et remettre des écoles militaires au Brésil, ce dont je me réjouis».

Si ces jeunes ont accepté de témoigner de leur approbation face au scrutin, ce n’est pas sans hésitation. Leticia avait peur d’être «très mal vue» des autres étudiants. Elle explique qu’à la Cité internationale universitaire de Paris où elle suit ses cours, les Brésiliens évitent d’aborder le sujet entre eux. Sur l’immense campus du 14ème arrondissement, chaque nationalité a son bâtiment. «Nous interdisons aux étudiants de s’exprimer sur ce sujet politique à l’intérieur de la maison brésilienne», explique le responsable à l’entrée de celle-ci. À Sciences Po Paris, «le sujet n’est pas tabou», raconte Felipe. «La semaine dernière, notre association Do Brasil a même organisé à l’école un débat sur ce thème, avec des spécialistes du pays». Et d’ajouter qu’ «à Sciences Po, quasiment tous les élèves sont contre Bolsonaro. Ce qui est plutôt normal: même Marine le Pen le considère comme extrême». Reste à savoir quel sort il offrira au Brésil ces prochaines années.

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/entre-joie-et-desolation-les-etudiants-bresiliens-en-france-reagissent-a-l-election-presidentielle_4df9ce90-db6b-11e8-ba30-3ab75dcee0d5/
Dans l’Hérault, CAMINA vous guide dans votre orientation scolaire, universitaire et professionnelle
CAMINA utilise la méthode MENTAL’O

Comment la pression scolaire accable les enfants coréens

En Corée du Sud, l’éducation est l’obsession de toute un peuple. Le documentaire «Dear my genius» montre les efforts colossaux demandés aux enfants au détriment de leur épanouissement.

Une jeune réalisatrice de Corée du Sud a filmé sa propre famille pour illustrer l’obsession de cette société ultraconcurrentielle pour l’éducation et les ravages qu’elle provoque chez les enfants, y compris sa propre soeur. «Dear My Genius» (‘Mon très cher génie», ndlr), le documentaire de Koo Yun-joo, a été diffusé samedi en avant-première au Festival international du film de Busan (Biff), plus grand festival de cinéma d’Asie. Il suit la sœur âgée de sept ans de la réalisatrice, ainsi que sa mère, qui veut faire de la petite fille une enfant «douée».

» LIRE AUSSI – La Corée prospère et branchée attire les jeunes Français

Les autorités éducatives et les écoles de Corée du Sud testent régulièrement l’aptitude des enfants dans les matières clés, décernant aux élèves «doués» des certificats considérés comme des avantages considérables pour les dossiers d’admission à l’université.

Les jeunes Sud-Coréens passent le plus clair de leur enfance et de leur adolescence à étudier, ce qui consiste bien souvent à apprendre par cœur, afin de pouvoir entrer dans les universités d’élite, sésames d’une carrière et d’un mariage réussis.

Le système éducatif est souvent cité à l’étranger comme un modèle de méritocratie rigoureuse. La Corée est d’ailleurs parmi les pays les plus performants, 11 ème au dernier classement PISA, qui mesure les compétences scolaires des jeunes de 15 ans. Mais la pression subie par les enfants est accusée d’être à l’origine du taux de dépression et de suicide chez les adolescents parmi les plus élevés du monde.

Le documentaire permet de toucher la réalité d’une dynamique familiale fréquente en Corée du Sud, et d’une concurrence exacerbée assimilée par certains à de la maltraitance systématique. Pour parvenir au statut d’enfant prodige, la soeur de la cinéaste, Yun-yung, passe des heures après l’école dans des «hagwons» ou instituts privés à étudier l’anglais, le chinois, l’informatique ou la rédaction.

la fillette éclate en sanglots, pique des crises

Sa mère tient une liste de tous les livres lus par sa fille depuis l’âge de cinq ans. Elle emprunte 26 livres tous les quinze jours à la bibliothèque, soit le maximum autorisé. Elle voudrait que Yun-yung lise chaque année des milliers de livres. «J’ai l’impression de réussir quelque chose en regardant ça», dit la mère en actualisant sa liste avec des ouvrages qui vont de livres d’auto-perfectionnement pour enfants aux biographies de gens célèbres. Alors qu’elle mémorise jusque tard dans la nuit des mots d’anglais ou résout des problèmes de mathématiques complexes, la fillette éclate en sanglots, pique des crises ou développe des maux de tête soudains. Alors sa mère la câline ou la gronde pour qu’elle continue.

La réalisatrice de 26 ans, elle-même une ex «enfant douée» en sciences, s’oppose à sa mère sur l’éducation de sa sœur. Apprendre par cœur ou réussir des tests ne lui a pas permis de savoir ce qu’elle voulait faire dans la vie, fait-elle valoir. Yun-yung évoque régulièrement son rêve de «devenir une enfant douée» et «de fréquenter la meilleure université» mais elle ne sait pas expliquer pourquoi.

«Seuls ceux qui endurent la souffrance peuvent sourire».Slogan affiché dans la cour de l’école

«Je voyais que ma mère voulait éduquer Yun-yung comme elle l’avait fait pour moi, ma soeur crouler sous la pression, se transformer en gamine colérique et dure. Je voulais faire quelque chose pour elle», explique Koo Yun-joo à l’AFP. «Maman voulait aussi changer (…). Mais c’est plus facile à dire qu’à faire quand on vit dans cet environnement, où tous les autres parents et leurs enfants font la course pour arriver en tête».

Dans la cour de récréation de l’école primaire de Yun-yung, on peut lire le slogan suivant: «Seuls ceux qui endurent la souffrance peuvent sourire». Dans la plupart des quartiers résidentiels, d’innombrables «hagwons» promettent aux parents de faire de leur progéniture «des enfants plus spéciaux que les autres». Une autre soeur de Koo, enseignante en primaire, raconte que la plupart de ses élèves sont encore plus malheureux que Yun-yung. Le meilleur élève de sa classe a reconnu avoir des pensées suicidaires.

La famille décide finalement de relâcher la pression. Yun-yung a moins de cours privés et moins de livres à lire. Sa mère, une femme au foyer, décide de prendre un peu plus de temps pour elle. Une animation du documentaire montre des figures de formes et de couleurs différentes sur un tapis roulant en train de devenir identiques, avec la mention «première classe 1» frappée sur la poitrine.

«Je voulais que les gens voient ce qui manque à nos enfants, la capacité de s’amuser, de jouer avec les autres, ou de réfléchir tranquillement sur eux-mêmes, avec cette quête aveugle de l’excellence à tout prix», conclut Koo.

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/comment-la-pression-scolaire-accable-les-enfants-coreens_fe722880-cae5-11e8-8ffb-6e0fcfe630eb/
Dans l’Hérault, CAMINA vous guide dans votre orientation scolaire, universitaire et professionnelle
CAMINA utilise la méthode MENTAL’O

Pour lutter contre l’espionnage, les Etats-Unis envisagent de se passer des étudiants chinois

D’après le Financial Times, l’administration de Donald Trump avait un temps envisagé d’interdire aux étudiants chinois le sol américain. Pour des raisons économiques et diplomatiques, le président a écarté cette proposition.

Et si les États-Unis se passaient d’étudiants chinois sur leur sol? C’est l’une des propositions qui a été faite par Stephen Miller, l’un des conseillers à la Maison Blanche, au président américain Donald Trump. D’après le Financial Times, pour limiter le nombre d’espions chinois sur le territoire américain, l’idée a été évoquée auprès du président qui l’aurait finalement écartée après une discussion avec l’ambassadeur des États-Unis en Chine.

» LIRE AUSSI – La Chine accuse Taïwan d’utiliser des étudiants pour l’espionner

La problématique est de taille. En effet, la Chine est le pays qui envoie le plus d’étudiants aux États-Unis, et de très loin. Se passer d’eux, pour Washington, c’est se passer chaque année de 350.000 âmes jeunes et talentueuses. À titre de comparaison, le second plus gros contingent est indien, avec 186.000 étudiants, suivis des sud coréens, à un peu plus de 50.000.

«Les États-Unis deviendront plus faibles, et plus pauvres»

C’est donc le conseiller de Donald Trump Stephen Miller qui a soufflé cette idée au président, dans le but d’éradiquer l’espionnage supposé par certains étudiants chinois du territoire américain. D’après le Financial Times, limiter le nombre d’étudiants chinois, souvent brillants, permettait en plus de tirer une balle dans les pieds des meilleures universités du pays, très critiques envers Donald Trump. Terry Branstad, ancien gouverneur de l’Iowa et ambassadeur américain à Pékin, a finalement expliqué que les universités les plus touchées ne seraient pas les plus prestigieuses mais celles des plus petits états comme l’Iowa.

Pour finir de convaincre Donald Trump de ne pas interdire aux Chinois d’envoyer des étudiants aux États-Unis,

«Cela ne se passe pas que dans les plus grandes villes, ça se déroule partout»Christopher Wray, directeur du FBI

l’ambassadeur a aussi prévenu le président que de nombreux états profitaient économiquement de la présence de ces étudiants sur le sol américain. Dont acte pour Trump.

S’il n’a pas opté pour une décision radicale -refuser tout visa aux étudiants chinois-, le président américain serait toutefois en train de se poser la question d’une méthode douce -les limiter en nombre-. Edward Alden, du think-tank «Council on foreign relations», explique au Financial Times que «les États-Unis ont réussi à se tailler la part du lion parmi les plus grands talents internationaux parce que les étrangers savent qu’ils peuvent ici s’inscrire dans les meilleures universités du monde. Sans eux, les États-Unis deviendront plus faibles, et plus pauvres».

Les États-Unis «hautement naïfs»

L’espionnage par la République populaire de Chine inquiète outre-Atlantique. En février, le directeur du FBI Christopher Wray disait craindre toutes les méthodes «non traditionnelles» de l’espionnage moderne par les Chinois, dont les étudiants, les professeurs ou les scientifiques. «Cela ne se passe pas que dans les plus grandes villes, ça se déroule partout» avait-il déclaré avant de reconnaître que les États-Unis avaient un «haut niveau de naïveté» sur ces questions.

» LIRE AUSSI – Les étudiants du bachelor de l’ESCP Europe peuvent faire leur première année en Chine

Ce n’est pas la première fois que les Chinois se retrouvent au cœur d’une affaire d’espionnage impliquant des étudiants. Le mois dernier, Pékin accusait l’île-état de Taïwan de vouloir enrôler les étudiants chinois dans des réseaux d’espionnage pour «infiltrer» et «saboter» les activités de la Chine continentale.

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/pour-lutter-contre-l-espionnage-les-etats-unis-envisagent-de-se-passer-des-etudiants-chinois_1bf7f168-c722-11e8-ba15-0a85a59e020d/
Dans l’Hérault, CAMINA vous guide dans votre orientation scolaire, universitaire et professionnelle
CAMINA utilise la méthode MENTAL’O

Ces jeunes qui font appel à des coachs pour étudier à l’étranger

Les Français sont plus nombreux chaque année à partir faire leurs études à l’étranger. Moyennant 2000 euros en moyenne, des «coachs» spécialisés fleurissent un peu partout pour aider ces jeunes à construire leurs dossiers.

Une fois son bac en poche, Louis a poursuivi en bachelor de mathématiques à l’université Emory d’Atlanta aux États-Unis. Un rêve pour lequel il a travaillé d’arrache-pied dès la classe de première. Selon l’Unesco, 80 000 Français sont, comme lui, partis étudier à l’étranger en 2015. Un chiffre qui a augmenté de 40 % entre 2010 et 2015.

» Inscrivez-vous gratuitement aux rencontres de l’orientation du Figaro Étudiant

Après la Belgique, c’est dans l’ordre le Royaume-Uni, le Canada, la Suisse, l’Allemagne et les États-Unis qui attirent le plus les étudiants français. Mais les admissions dans ces universités sont complexes, surtout aux États-Unis. Et certaines familles préfèrent se tourner vers des coachs spécialisés pour les aider à constituer leur dossier de candidature.

«Je ne vois pas comment on aurait pu s’en sortir sans coach», confie la mère de Louis. «La procédure est si dense qu’à côté Parcoursup m’a paru un long fleuve tranquille», ajoute-t-elle.

Une procédure complexe

Choisir les universités est déjà une étape difficile, tant l’offre est immense: la Grande-Bretagne compte plus de 180 universités et les États-Unis, 4 000. «Il est difficile de savoir si sa candidature est réaliste. Sans coach, j’aurais fait des choix très différents. Résultat: j’ai été admis dans six universités sur dix», témoigne Louis.

«Le choix de l’établissement doit répondre au projet et au profil de l’élève», explique Maxime Legrand, fondateur de la société de coaching Educa. En plus des bulletins scolaires dont il faut parfois une traduction assermentée, une lettre de motivation est exigée, ainsi que des lettres de recommandation d’enseignants, de chefs d’entreprise ou d’associations. Mais c’est surtout les rédactions ou «essays» qui demandent le plus de travail. «Le risque est de tomber dans la naïveté, de ne pas suffisamment relier la description de ses qualités à son projet d’orientation», alerte Michel Azaria, fondateur de Sup in USA.

» LIRE AUSSI – «Je ne sais pas quoi faire comme études»: ce que peut proposer un coach

La plupart des universités étrangères demandent aussi des tests d’anglais, comme le TOEFL ou l’IELTS. Les universités américaines requièrent de passer l’ACT (American College Testing) ou le SAT (Scholastic Aptitude Test), des épreuves en anglais de réflexion et de mathématiques, et parfois des oraux.

2000 euros en moyenne

«La préparation des dossiers entraîne beaucoup d’anxiété pour l’élève, mais aussi pour les parents», constate Natalie La Balme, College Counsellor à l’École Jeannine-Manuel. Dans ce lycée bilingue parisien, plus de 65 % des élèves partent à l’étranger après le bac.

Cet accompagnement n’est pas gratuit. Il faut compter en moyenne 2 000 euros le bilan d’orientation et 500 euros par université présentée. Mais la facture peut grimper jusqu’à 10 000 euros. «Une goutte d’eau, comparée au coût de la scolarité dans certains pays comme les États-Unis, qui est de 70 000 dollars par an en moyenne», nuance Michel Azaria.

Même si cela demande plus de travail, certains choisissent de s’en passer. Le centre éducation de la Commission franco-américaine organise des séances d’information. «Pour rendre service», l’Américain Scott Ivins donne ses conseils bénévolement à quinze étudiants par an qui viennent par le bouche-à-oreille. Matthieu, étudiant à l’université McGill de Montréal après un bac passé à Paris, a choisi de se débrouiller seul, sans coach. Pour Lucile, sa mère, «il était hors de question de rentrer dans cette spirale délirante».

Inscrivez-vous aux rencontres de l’orientation, le salon du Figaro Étudiant – Regarder sur Figaro Live

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/ces-parents-qui-font-appel-a-des-coachs-pour-etudier-a-l-etranger_66c616ac-c655-11e8-a072-efbb51a9b336/
Dans l’Hérault, CAMINA vous guide dans votre orientation scolaire, universitaire et professionnelle
CAMINA utilise la méthode MENTAL’O

Lycée français ou école locale : quel établissement pour étudier à l’étranger ?

Lycées français, cours à distance, établissements locaux… Les enfants d’expatriés passent souvent d’une formule à l’autre. Et les lycées français n’ont pas systématiquement leurs faveurs.

Avant même de terminer son installation à l’étranger se pose la question de la scolarité. Dans quels écoles, collèges ou lycées s’inscrire quand on doit suivre ses parents à l’étranger? Faut-il privilégier un établissement français ou local? Le bac obtenu à l’étranger permet-il de s’inscrire dans une école ou université française? Le Figaro fait le point sur les différentes solutions qui s’offrent aux enfants d’expatriés.

● Les établissements français de l’AEFE: la solution la plus sécurisante

Collège Stanislas de Montréal, lycée Charles de Gaulle de Londres, lycée français international Victor Segalen de Hong Kong… La plupart des grandes métropoles du monde disposent d’établissement français. Le réseau d’enseignement français à l’étranger, encadré par l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE), compte 497 écoles, collèges et lycées dans 137 pays. Ces établissements accueillent 350.000 élèves dont 126.000 Français et 224.000 étrangers. Ils sont soit gérés directement par l’AEFE, soit conventionnés (associations ou fondations privées), soit partenaires (avec notamment la Mission laïque française, qui dispose de 109 établissements d’enseignement français dans 38 pays, en particulier en Afrique et au Moyen-Orient).

Le lycée français de Londres se trouve dans le quartier de Kensington, très fréquenté par les Français.

Leur point commun? Ces établissements sont homologués par l’Éducation nationale: leur enseignement est reconnu comme «conforme aux principes, aux programmes et à l’organisation pédagogique du système éducatif français». Des cours de langue et de culture locale sont prévus dans les emplois du temps.

Quels diplômes? Ils préparent aux deux examens du secondaire, à savoir le diplôme national du brevet (DNB) et le bac. Au bac, les élèves peuvent choisir l’option internationale du baccalauréat (OIB). Les lycéens passent toutes les épreuves correspondant à leur série, à l’exception de la langue étrangère de la section et de l’histoire-géographie qui font l’objet d’épreuves spécifiques, à l’écrit et à l’oral. Pour les sections chinoises, une épreuve spécifique de mathématiques remplace l’épreuve d’histoire-géographie. Quatorze sections conduisent à l’OIB: allemande, américaine, arabe, britannique, chinoise, danoise, espagnole, italienne, japonaise, néerlandaise, polonaise, portugaise, russe et suédoise. Les lycées français de l’étranger se distinguent par des taux de réussite au bac (97,3 % en 2018) bien plus élevés qu’en France (88,3%).

» LIRE AUSSI – Lycées français de l’étranger: des frais de scolarité en forte hausse

Quels prix? Contrairement aux établissements publics implantés en France, la scolarité dans ces établissements est payante, et souvent très chère. Une année au lycée français Charles de Gaulle de Londres coûte par exemple 7800 € par an. Au lycée français de San Francisco, ces frais s’élèvent à 26.300 € par an. Sous la présidence de Nicolas Sarkozy, les frais d’inscription dans les établissements étrangers étaient pris en charge par l’État. Trop coûteuse, la mesure a été supprimée en 2012 par son successeur François Hollande. Les parents peuvent toujours solliciter une bourse auprès de l’AEFE. Le montant de l’aide est fixé selon les ressources de la famille et le coût de la vie du pays. En complément, des bourses d’établissements sont parfois proposées.

Il existe un lycée français dans toutes les grandes villes du monde, mais les frais de scolarités sont bien plus élevés qu’en France.

» LIRE AUSSI – La volte-face de Macron sur les lycées français de l’étranger

Quelle pédagogie? Autre différence avec les lycées publics en France: «Les effectifs des classes sont plus réduits qu’en France. Cela facilite les rapports avec les professeurs et les autres élèves, quasiment tous expatriés, souligne Victor, inscrit pendant trois ans au lycée français international Charles de Gaulle de Pékin. L’ensemble des cours était assuré en français, mais nous pouvions apprendre le chinois en première langue (LV1), deuxième langue (LV2) ou en OIB». Une fois son bac S obtenu, il a pu s’inscrire dans la prestigieuse université McGill à Montréal (Canada). «Un choix né de mes rencontres avec des expatriés canadiens en Chine», se souvient l’étudiant qui entame sa quatrième année d’études.

Comment poursuivre ses études? Comme pour les élèves français ayant étudié en France, l’inscription dans l’enseignement supérieur se fait via la plateforme Parcoursup.

» LIRE AUSSI – Comment entrer à l’université McGill de Montréal

● Les autres lycées internationaux: l’International Baccalaureate

La plupart des lycées internationaux privés préparent à l’International Baccalaureate (IB). L’enseignement peut être fait en anglais, français et espagnol. La liste des lycées internationaux concernés est visible sur le site de l’IB.

Quelle poursuite d’études? Ce diplôme dispense les lycéens français de passer le bac et permet d’intégrer une université française ou étrangère (3000 établissements d’enseignement supérieur dans le monde). Certains établissements imposent des conditions d’admission supplémentaires, notamment Sciences Po, les universités Paris 2 Panthéon Assas, Paris 7 ou Paris Nanterre. Attention: si l’IB est préparé dans une autre langue que le français, le niveau en français peut être un peu juste pour réussir ses études en France. Arthur termine sa scolarité Bavarian International School de Munich (Allemagne) où il prépare l’IB en anglais. Si le jeune homme parle un français parfait, sa mère redoute que son niveau à l’écrit ne l’empêche de réussir en classe préparatoire. C’est pourquoi Arthur envisage un bachelor en anglais dans une école de commerce française.

[embedded content]

● Les lycées locaux: la solution la plus économique

Rien n’empêche les parents de scolariser leurs enfants dans une école, un collège ou un lycée public local. C’est une solution moins coûteuse qui permet une immersion totale. Un bon niveau dans la langue locale est forcément requis pour s’y inscrire. Il faudra constituer un dossier scolaire complet (bulletins, attestation du niveau de langue) et le faire traduire. Cette formule est à privilégier dans le cadre d’une expatriation longue durée ou lorsqu’il n’existe pas de lycée français à proximité. «J’envisageais de poursuivre mes études supérieures au Royaume-Uni. Après avoir passé quatre ans dans le système français du CE1 au CM2 (deux ans au lycée Alexandre Dumas de Moscou, deux ans à Paris), j’ai réintégré le système britannique. J’ai poursuivi mes études en Angleterre au collège et au lycée, en internat pour trouver un peu plus de stabilité», détaille Lucie, 21 ans, aujourd’hui étudiante à l’University College de Londres (UCL).

» LIRE AUSSI – Parcoursup: comment étudier en France si j‘habite à l’étranger?

Bon à savoir: en Chine, il n’est pas possible de s’inscrire dans une école publique locale. «Les enfants des expatriés ne peuvent pas être scolarisés dans une école publique, il faut avoir obligatoirement un passeport chinois», témoigne Caroline qui a vécu avec sa famille à Shanghaï. Toutefois, ajoute-t-elle, il existe des lycées privés chinois ouverts aux étrangers et d’excellent niveau, comme YK Pao School à Shanghaï.»

» LIRE AUSSI – Le lycée français de Los Angeles, l’école des stars de Jade et Joy Hallyday

Quelle poursuite d’études en France? Cette formule ne convient pas toujours aux enfants qui envisagent un retour au pays, comme le rappelle Marjorie Murphy, journaliste expatriée pendant dix ans au Canada et créatrice du podcast ExExpat qui s’intéresse aux difficultés de l’impatriation. «Au retour, l’adaptation n’est pas seulement linguistique, elle est aussi culturelle. Par exemple, mon fils ne connaissait aucun poème car ce n’est pas une coutume d’en apprendre au Canada. Il a aussi dû se familiariser avec de nouveaux mots et expressions. Ces petits détails peuvent déstabiliser au début», prévient la mère.

Le retour peut être compliqué pour les élèves ayant étudié dans un établissement non reconnu par le ministère français de l’Éducation. Pour s’inscrire ou se réinscrire en France, «ils doivent réussir un examen qui déterminera leur classe, rappelle le site Service-public. Organisé par le chef d’établissement d’accueil souhaité, l’examen porte sur les principales disciplines communes à la classe fréquentée et à la classe dans laquelle l’élève souhaite poursuivre ses études».

À noter que les candidats français qui ont passé l’équivalent du bac à l’étranger (Abitur, A-level…) peuvent tout à fait postuler dans l’enseignement supérieur français via la plateforme Parcoursup.

● L’enseignement à distance avec le Cned

Les élèves ne disposant pas d’établissements français dans leur ville ou région peuvent suivre une scolarité complète à distance, de la maternelle à la terminale, avec le Centre national d’enseignement à distance (Cned). «Ils peuvent effectuer une inscription réglementée afin de suivre l’intégralité du programme scolaire officiel, rappelle Étienne Rabaté, directeur délégué en charge des affaires internationales au Cned. Le certificat de scolarité, les relevés de notes et l’avis d’orientation sont alors émis par le Cned».

» LIRE AUSSI – Ces étudiants ont choisi l’enseignement à distance

Il est aussi possible de combiner une scolarité locale avec ces cours à distance. «Les élèves installés aux États-Unis et au Royaume-Uni sont les plus nombreux à suivre les cours du Cned en complément d’une scolarité locale», précise Étienne Rabaté. Ce programme complémentaire est recentré sur trois matières, généralement le français, les maths et l’histoire-géographie. Il doit faciliter une éventuelle poursuite d’études dans le système français. En cas de retour en France, les démarches sont les mêmes que pour un changement de domicile.

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/lycee-francais-ou-ecole-locale-quel-etablissement-pour-etudier-a-l-etranger-_3f7b5596-a092-11e8-9b41-e9c4ac128ac5/
Dans l’Hérault, CAMINA vous guide dans votre orientation scolaire, universitaire et professionnelle
CAMINA utilise la méthode MENTAL’O