Un tag antisémite fait scandale à HEC

Des étudiants ont découvert ce matin des inscriptions antisémites sur le mur d’une des salles d’étude d’HEC. La direction, «profondément choquée», condamne fermement les faits et va porter plainte.

«Juden». Voici l’inscription qui figure en grosses lettres orange, sur le mur et le tableau d’une classe d’HEC. Une série de croix gammées s’ajoute au décor, découvert avec indignation par des élèves à leur entrée en cours ce vendredi matin dans cette prestigieuse école de commerce. Plusieurs photos ont été postées dans la journée sur les réseaux sociaux.

Les étudiants sous le choc

Parmi les élèves qui ont découvert le tag, deux d’entre eux sont israéliens. «Ils m’ont rapidement appelé pour me prévenir, raconte le rabbin d’HEC. Les grands-parents de l’un d’eux sont rescapés de la Shoah. Il fallait l’entendre au téléphone tant il tremblait». Le rabbin fait remarquer que cet événement intervient au lendemain d’une émission sur le conflit israélo-palestinien, diffusée sur France 2.

Les étudiants ont été nombreux à se mobiliser, pour informer la direction et le public. «Cela fait peur de se dire que même dans un milieu aussi privilégié que le nôtre, on peut faire face à de l’antisémitisme primaire», déplore Cédric Sabbah, ancien président de l’association HEC Israël. En lien avec le rabbin d’HEC et d’autres étudiants, Cédric Sabbah a œuvré à la diffusion de ces tags sur les réseaux sociaux, en attendant que l’école réagisse.

L’école condamne radicalement les faits

«C’est la première fois qu’un tel événement se produit à HEC, et nous sommes profondément choqués, affirme Eric Ponçonnet, directeur général adjoint de l’établissement, en charge des affaires du campus. C’est un acte aux antipodes de nos valeurs communautaires, et nous prendrons toutes les mesures nécessaires pour le condamner.» Eric Ponsonnet explique qu’une enquête devrait être rapidement ouverte. «Nous envisageons de porter plainte dès demain, avec l’école mais aussi les associations d’étudiants», annonce-t-il également.

Le campus d’HEC accueille plus de 2 000 étudiants, de 105 nationalités différentes, et «elles ont toujours vécu dans une grande harmonie», ajoute Eric Ponsonnet. Le rabbin d’HEC se réjouit de la réaction de la direction, et rappelle qu’il faut avant tout «s’assurer que ce genre d’événements ne se reproduise plus». Il attend que l’école publie un communiqué condamnant cet acte, et annonce qu’un repas sera organisé lundi avec toutes les communautés sur le campus.

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/un-tag-antisemite-fait-scandale-a-hec_5e8f170c-ce2c-11e8-913b-46be04476de0/
Dans l’Hérault, CAMINA vous guide dans votre orientation scolaire, universitaire et professionnelle
CAMINA utilise la méthode MENTAL’O

Frédérique Vidal lance un plan pour éviter les dérapages en week-end d’intégration

Même si le bizutage est interdit, chaque année des journées d’intégration continuent de déraper dans certaines écoles. La ministre, Frédérique Vidal, souhaite mieux les encadrer en aidant les associations.

Les week-ends d’intégration étudiants bientôt mieux encadrés? C’est l’ambition de la ministre de l’Enseignement supérieur Frédérique Vidal qui va réunir mercredi universités et associations étudiantes pour signer une charte relative à l’organisation des événements festifs.

Un an après la mort d’un étudiant lors d’un week-end alcoolisé en Bretagne.

«Chaque année, des événements organisés pour l’intégration des nouvelles promotions sont associés à des prises de risque qui peuvent conduire à des drames», souligne en préambule cette charte, qui s’inscrit dans une nouvelle campagne de prévention, un an après la mort d’un étudiant lors d’un week-end alcoolisé en Bretagne.

La charte, qui devra être remplie par les organisateurs d’événements festifs étudiants, renseignera notamment leur programme, leur budget, les «risques accidentels liés au lieu» et la quantité d’alcool prévue.

Elle encourage en outre les responsables associatifs à suivre des formations «à la réduction des risques et aux premiers secours» ou à faire appel à des secouristes professionnels.

» LIRE AUSSI – Enquête interne à l’école d’infirmiers de Toulouse après un «bizutage de grande ampleur»

Favoriser l’organisation d’évènements sûrs et responsables

«Aujourd’hui les associations étudiantes n’ont pas vraiment toutes les clefs pour organiser des événements responsables et elles manquent de formation», rappelle le ministère. Dans une lettre adressée fin septembre à tous les représentants d’établissements, Frédérique Vidal les a invités à accompagner les associations et les bureaux des élèves «dans l’organisation de tout événement festif», rappelant que la responsabilité du chef d’établissement peut être engagée, «que l’événement se déroule ou non en ses murs».

Tous les actes de bizutage sont interdits

«Il ne s’agit pas de restreindre la possibilité offerte aux étudiants de se réunir dans un cadre festif et convivial, mais de favoriser l’organisation d’évènements sûrs et responsables», fait valoir le ministère. Un guide a déjà été distribué à la rentrée aux étudiants en charge des week-ends d’intégration, avec des conseils pratiques. Il rappelle aussi que tous les actes de bizutage sont interdits et que le fait d’amener autrui, contre son gré ou non, à consommer de l’alcool de manière excessive lors de réunions liées aux milieux scolaire et socio-éducatif est puni de six mois d’emprisonnement et de 7.500 euros d’amende.

En septembre 2017, un jeune étudiant de la faculté dentaire de Rennes était décédé après avoir consommé beaucoup d’alcool lors d’un week-end d’intégration.

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/frederique-vidal-lance-un-plan-pour-eviter-les-derapages-en-week-end-d-integration_23165340-cbbe-11e8-8ffb-6e0fcfe630eb/
Dans l’Hérault, CAMINA vous guide dans votre orientation scolaire, universitaire et professionnelle
CAMINA utilise la méthode MENTAL’O

Comment fonctionne l’incubateur de start-up d’une école de commerce

REPORTAGE – Dans les grandes écoles, les élèves peuvent s’initier à l’entrepreneuriat grâce aux incubateurs de start-up intégrées à leur établissement. Voici les différentes étapes de l’incubation à Neoma BS.

Mark Zuckerberg, Bill Gates: beaucoup d’entrepreneurs ont créé leur entreprise quand ils étaient étudiants. Du reste,entreprendre pendant ses études est un excellent moyen de se préparer au monde du travail. Selon un sondage OpinionWay/Union des auto-entrepreneurs, 46 % des 18-24 ans souhaitent entreprendre. Pour aider les jeunes à passer de l’idée au projet, de plus en plus d’écoles de commerce (mais aussi les universités et les écoles d’ingénieurs) créent leur propre incubateur de start-up. Ces structures mettent à disposition des bureaux, des informations, des ateliers pratiques et un accompagnement personnalisé. Elles s’adressent d’abord aux élèves de l’école, mais les diplômés et associés extérieurs sont généralement aussi les bienvenus.

» LIRE AUSSI – Classement des écoles de commerce du Figaro

Neoma fait partie des écoles de commerce qui disposent de leur propre incubateur. Depuis sa création en 2011, il a permis la création de 130 entreprises, dont Quitoque, un service de livraison de plats équilibrés à domicile, ou Ulysse, une plateforme de réservation de vols. En 2017, les start-up ont levé huit millions d’euros et recruté 200 personnes. Actuellement, une centaine de projets sont incubés sur les trois campus de l’école, à Reims, Rouen et Paris. François Jolly, chargé d’affaires des incubateurs, rappelle les différentes étapes du programme d’incubation proposé par Neoma.

» LIRE AUSSI – «J’ai testé un cours en réalité virtuelle à Neoma»

1. La présentation du projet: mieux vaut être en groupe

L’étudiant ou le diplômé qui a une idée en tête la présente d’abord à l’équipe de l’incubateur lors d’un premier rendez-vous. «Nous évaluons alors la faisabilité du projet et son potentiel de développement, explique François Jolly. Le profil du porteur de projet, sa capacité à entreprendre, à aller au bout, sont également déterminants. Les projets en groupe retiennent plus notre attention, car un projet mené en seul est généralement plus périlleux».

Les trois campus de Neoma disposent d’un incubateur de start-up.

2. La sélection du jury: le fameux «pitch»

À l’issue de ce rendez-vous, l’entrepreneur constitue son dossier de candidature. Il comporte notamment une étude de marché, la problématique, une proposition de valeur (quel problème résoud le produit/service) et une description de la cible visée. «Il ne suffit pas d’avoir une bonne idée: il faut, en plus, une certaine disposition d’esprit, une capacité à encaisser les coups durs… Pour citer Thomas Edison, le génie, c’est 10 % de talent et 90 % de travail», insiste François Jolly.

Le jury se réunit environ tous les deux mois pour sélectionner les projets qui intégreront l’incubateur. Il est composé de banquiers, de business angels, d’enseignants de l’école et d’anciens entrepreneurs incubés. Le candidat présente («pitche») son projet et doit convaincre en cinq minutes.

3. L’incubation: le lancement de l’entreprise

Durant la phase d’incubation, le projet se mue en entreprise ou «start-up». Les porteurs de projets, qui prennent généralement le statut d’autoentrepreneur, créent leur premier prototype, leur logo, leur site Internet, etc. Autrement dit, ils créent leur entreprise et vont tester leur produit/service. Ils peuvent alors présenter leur projet auprès de clients et d’investisseurs, dont font partie les entreprises partenaires et les anciens élèves de l’école. L’incubateur n’investit pas dans les entreprises mais facilite le rapprochement entre les entrepreneurs et les investisseurs.

Plus les obstacles et difficultés sont repérés tôt, plus il est facile de rebondir

«À leur arrivée, les incubés suivent une formation intensive de deux mois durant laquelle ils apprennent ou réapprennent tous les aspects de la création d’une entreprise innovante: le pitch, la communication, la veille stratégique, les statuts juridiques, etc.», détaille François Jolly. L’objectif est de préparer au plus vite les entrepreneurs à tester le marché. Plus les obstacles et difficultés sont repérés tôt, plus il est facile de rebondir et d’adapter le développement de son produit.

Jusqu’à la première levée de fonds

En principe, les start-up restent incubées jusqu’à leur première levée de fonds ou jusqu’à ce que l’on estime que l’entreprise est assez solide pour accélérer son développement seul. À Neoma, les projets sont incubés pendant 24 mois au maximum. «Il est possible de prolonger cette période, en particulier si l’étudiant a commencé à être incubé en première année ou si la première levée de fonds, indispensable pour certains projets, n’a pas encore eu lieu», précise François Jolly.


■L’avis de Rayane Louhibi, étudiant en 2e année du programme grande école à Neoma BS (campus de Reims), qui développe son projet de jeu de société Battle Birds dans l’incubateur de l’école:

Rayane Louhibi a intégré l’incubateur de Neoma dès sa premire année du PGE.

J’ai commencé à imaginer mon projet Battle Bird lors de ma deuxième année de prépa. Il s’agit d’un jeu de stratégie dans l’univers de la fantasy. Dès mon entrée à Neoma, j’ai voulu intégrer l’incubateur de l’école afin de concilier les cours et mon projet d’entreprise. Lors de ma présentation face au jury, j’ai dû présenter en cinq minutes mon modèle économique, le chiffre d’affaires envisagé et les partenaires éventuels.

Lors de ma première année d’incubation, j’ai suivi beaucoup de cours sur différents aspects de la création d’entreprise, comme la propriété intellectuelle ou les statuts juridiques. Des échanges réguliers, par mail ou de visu, ont lieu régulièrement avec l’équipe de l’incubateur. L’occasion de leur poser des questions et de les informer de l’avancée du projet.

Je commence ma deuxième année d’incubation et je dispose à présent de bureaux dans l’incubateur. L’avantage en étant incubé est que mon premier semestre est étalé sur toute l’année. Cela me laisse le temps de m’investir dans mon projet et de m’impliquer dans la vie associative de l’école, car je suis également vice-président d’une association promouvant la culture geek.

En partenariat avec Campus-Channel: retrouvez toutes les vidéos de NEOMA Business School

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/comment-fonctionne-l-incubateur-de-start-up-d-une-ecole-de-commerce_d8b5da8e-bc25-11e8-a5fc-1727e77495e3/
Dans l’Hérault, CAMINA vous guide dans votre orientation scolaire, universitaire et professionnelle
CAMINA utilise la méthode MENTAL’O

Les écoles de commerce postbac sont encore réticentes à intégrer Parcoursup

Certaines écoles de commerce postbac vont faire leur entrée sur Parcoursup dès janvier 2019, les autres ont obtenu une dérogation leur donnant une année supplémentaire pour s’y préparer.

C’est l’un des changements majeurs prévus par la loi Orientation et réussite des étudiants (ORE). Désormais, outre les écoles publiques, la totalité des formations postbac reconnues par le ministère de l’Enseignement supérieur sont obligées de recruter leurs étudiants via le site Internet Parcoursup.

Une nouveauté qui ne réjouit pas tout le monde. Depuis quelques mois, plusieurs importants acteurs de l’enseignement supérieur ont déclaré leurs réserves quant à cette nouvelle règle. Parmi les plus récalcitrants: les écoles de commerce postbac. Depuis plusieurs années, une grande majorité de ces établissements avaient cessé de recruter via la procédure Admission postbac (APB), l’ancêtre de Parcoursup. Principal défaut pointé par ces acteurs: la trop grande rigidité du calendrier du site ministériel.

Les écoles ont obtenu une dérogation

» LIRE AUSSI – Parcoursup: en 2019, la phase principale se terminera fin juillet

Aujourd’hui, malgré la nouvelle plateforme d’orientation mise en place par le gouvernement, le problème reste entier. «Le calendrier de Parcoursup n’est pas corrélé avec le nôtre. D’habitude, nous fournissons à nos équipes pédagogiques la liste des futurs étudiants fin juin alors que, sur Parcoursup, la procédure normale a duré cette année jusqu’en septembre. C’est pénalisant pour nous, notre rentrée académique se déroulant fin août», témoigne Céline Verdriere, responsable du service recrutement à l’Iéseg, qui recrute pour son programme grande école via la banque d’épreuves commune Accès, avec l’Essca et l’Esdes.

Il y a quelques jours, la ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, s’est montrée rassurante, annonçant notamment un raccourcissement des délais de réponse et fixant le terme de la procédure normale à fin juillet. Mais cette annonce ne suffit pas à rassurer les écoles de commerce. La plupart d’entre elles ont d’ailleurs demandé et obtenu une dérogation pour ne pas intégrer Parcoursup en janvier 2019, mais l’année d’après.

«Les modalités de Parcoursup faciliteront la vie des jeunes»

Le concours Sésame, qui regroupe plusieurs écoles postbac dont l’EM Normandie, l’ESCE ou l’Ipag, va bénéficier de cette dérogation. «Nous avons souhaité obtenir un délai supplémentaire avant d’entrer sur Parcoursup. Nous devons régler quelques détails concernant l’organisation de nos épreuves», détaille Thomas Lagathu, directeur du concours Sésame. Les deux épreuves d’anglais vont par exemple fusionner, afin de faire gagner du temps aux correcteurs. «Nous allons également donner la possibilité aux élèves qui ne peuvent pas se déplacer de passer les entretiens à distance.» Un travail que la banque d’épreuves entend mener dès cette année afin de ne pas être pris au dépourvu en 2020, lors de son arrivée sur la plateforme d’orientation.

À l’inverse, d’autres écoles de commerce ont pris la décision d’aller sur Parcoursup dès janvier 2019. «Cela nous paraît être une évidence, argue Benoît Herbert, directeur de l’Istec. Les modalités de Parcoursup faciliteront la vie des jeunes, qui auront toutes les formations reconnues au même endroit, et avec les mêmes dates d’admission.»

Un logiciel pour sélectionner les étudiants

» LIRE AUSSI – Le calendrier de Parcoursup devrait changer dès 2019

En outre, grâce au site internet Parcoursup, les écoles vont bénéficier d’un logiciel clé en main pour classer les élèves de terminale et les bacheliers en fonction de leurs notes et de leur dossier scolaire. Une perspective qui ravit Benoît Herbert, qui a pris la décision de supprimer les épreuves écrites et de sélectionner sur dossier les jeunes admis pour les oraux. «C’est beaucoup moins discriminant», juge-t-il.

Le constat est le même pour l’Idrac, qui a également choisi d’entrer sur Parcoursup dès janvier 2019. «Nous avons déjà l’habitude de travailler avec cette plateforme, puisque notre programme en trois ans est disponible sur le portail depuis plusieurs années. Je ne vois donc pas l’intérêt de reculer l’échéance», explique Laurent Espine, directeur du réseau Idrac.

Toutefois, l’Idrac va également devoir s’adapter. «Nous recrutions au fil de l’eau avec plusieurs concours dans l’année, cela ne sera plus le cas. Nous allons également digitaliser un certain nombre d’épreuves écrites pour coller au calendrier», prévient-il. Mais peu importe les inconvénients, ces écoles n’ont pas envie de rater le virage Parcoursup. «Le logiciel va nous apporter une visibilité et une légitimité naturelles», se réjouit Laurent Espine. Ce qui devrait augmenter sensiblement le nombre de candidatures.

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/les-ecoles-de-commerce-postbac-sont-encore-reticentes-a-integrer-parcoursup_5aae416e-c655-11e8-a072-efbb51a9b336/
Dans l’Hérault, CAMINA vous guide dans votre orientation scolaire, universitaire et professionnelle
CAMINA utilise la méthode MENTAL’O