Malgré les obstacles, ces élèves dyslexiques réussissent leurs études

Les élèves dyslexiques peuvent bénéficier de dispositifs pédagogiques et d’aménagements de leurs examens. Bien souvent, ils réussissent brillament leurs études, malgré les obstacles.

«Je suis dyslexique, dyspraxique et dysorthographique», énumère Baptiste. Des troubles qui lui ont posé de «nombreux problèmes» au cours de sa scolarité. «Lorsque j’écris, c’est très saccadé, difficilement lisible», explique-t-il. C’est pourquoi, depuis l’école primaire, il utilise un ordinateur pour prendre des notes. «Ça me simplifie la vie, même si j’ai également besoin d’un AVS (auxiliaire de vie scolaire NDLR) pour m’aider, car j’ai du mal à écouter et comprendre le cours tout en prenant des notes», détaille-t-il.

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Au cours de sa scolarité, le jeune homme a donc été accompagné par un AVS dans chacun de ses cours, sauf dans des matières comme le sport, l’art plastique ou la musique. «Il prend des notes pendant que moi, j’écoute et j’essaye de comprendre et de mémoriser le cours», précise le lycéen. Pour Julien, les difficultés ont aussi commencé dès son entrée à l’école. «En primaire, j’avais du mal avec les poésies, les dates à apprendre, c’était très difficile, se souvient-il. Je dispose d’un ordinateur en cours depuis le CM2, et pour les partiels, je bénéficie d’un tiers-temps».

«Des associations sont susceptibles d’aider les familles»

En effet, depuis la loi de 2005, les élèves souffrant de dyslexie peuvent bénéficier de dispositifs pédagogiques et d’aménagements de leurs examens (voir plus loin). Cécile a un secrétaire scripteur à qui elle dicte ses énoncés. Celui-ci est mis à sa disposition par l’université et la jeune fille n’a rien à débourser. Au collège, en cours, quelqu’un prenait des notes pour elle. «Au lycée, j’avais le droit à un logiciel de dictée vocale qui s’appelle ‘Dragon’: j’étais mise dans une salle à part avec mon ordinateur, je dictais et je rendais le tout sur clé USB», se souvient-elle. Seul bémol, tous les dispositifs ne sont pas tous gratuits. L’ordinateur et le logiciel qu’elle utilisait avaient été entièrement financés par sa famille. «Mais il y a des associations qui sont susceptibles d’aider les familles d’élèves dyslexiques», précise la jeune femme.

Une progression avec le temps

Être un étudiant dyslexique n’est pas de tout repos. «Cela demande beaucoup plus d’efforts, expose Baptiste. Je mets plus de temps à comprendre, à apprendre. Tout au long de ma scolarité, j’ai toujours dû travailler plus que les autres», ajoute-t-il. Cette année, alors qu’il s’apprête à passer le bac, le lycéen avoue passer la plupart du temps à travailler: «Parfois le week-end, je trouve du temps pour me reposer ou voir mes amis», précise-t-il tout de même.

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Heureusement, les problèmes liés à la dyslexie diminuent avec le temps, et le travail. «En primaire, je passais six heures par semaine chez l’orthophoniste quand mes amis allaient au tennis», se rappelle Julien. Ces professionnels, chargés de rééduquer les personnes ayant des troubles de la voix, de la parole et du langage, sont très indiqués pour faire progresser les jeunes atteints de dyslexie. «Lorsque j’étais petite, j’y allais souvent, ce qui m’a permis de faire énormément de progrès», confirme Cécile.

Aujourd’hui, malgré leurs troubles, une grande partie des jeunes parviennent à réussir leurs études. «Ce n’est pas quelque chose qui m’a handicapé durant ma scolarité», lâche Julien. «Grâce aux méthodes que l’on m’a apprises, j’arrive à apprendre plus facilement, plus rapidement. Et je dois avouer que je suis plutôt optimiste pour le bac», conclut Baptiste.

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/dyslexie-ils-reussissent-leurs-etudes-malgre-tout_81b46cb2-cbe0-11e8-896c-7d05c73a49da/
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Avec Soprano, les élèves révisent leurs leçons en chantant

À la demande de l’application Studytracks, le rappeur marseillais vient d’eregistrer deux titres pour apprendre ses leçons. Le théorème de Thalès et Le bonheur en philo sortent ce jeudi.

«Rosa, rosa, rosam…» Après les déclinaisons latines chantées autrefois par Jacques Brel, et c’est au tour de Soprano de mettre en musique les leçons. Deux nouveaux tubes du rappeur marseillais, Le Théorème de Thalès et Le Bonheur en philo, sortiront ce soir. Cette initiative ne vient pas de lui, mais de l’application Studytracks. Lancée en Angleterre en 2016, cette dernière propose de nombreuses musiques pour aider les élèves à apprendre leurs leçons dans les différentes matières. Ayant déja enregistré plus de 100.000 téléchargements, l’application s’est mise à la langue de Molière en mars dernier.

Soprano a appris le rap avec MC Solaar

Occupé tout l’été par la sortie de son nouvel album Phoenix, Soprano a tout de suite approuvé la proposition de Studytracks. «J’ai kiffé le concept: apprendre en musique», confie-t-il dans les colonnes du Parisien. Il ajoute que c’est grâce à MC Solaar et Francis Cabrel qu’il a appris, en cinquième, les métaphores et oxymores. «Notre prof avait su nous captiver. Quand tu travailles sur un artiste que tu aimes, ça passe tout de suite mieux. C’est pour ça que j’ai voulu m’investir dans ce projet, afin de faire connaître davantage cette application. Quand ils découvriront ces deux titres, mes enfants vont être fiers», rapporte encore le Parisien.

Une mission qui fait écho à la devise du chanteur dans son nouveau single A la vie, à l’amour, qui dit: «Avant d’être important, sois un homme et utile». Soprano est déja intervenu dans des collèges et des lycées, et ce partenariat avec Studytracks se veut dans la continuité de cet engagement auprès des jeunes. «Moi, je crois à cette façon d’apprendre. Pour les jeunes, qui ont toujours leur téléphone et des écouteurs avec eux, c’est pratique. Alors si je peux aider à étendre cette méthode en France, je serai heureux», explique-t-il toujours au journaliste du Parisien. Il ne gagnera d’ailleurs pas d’argent avec ces deux titres. Une partie des bénéfices sera reversée à son association d’aide aux enfants des Comores.

Soprano, une tête d’affiche pour faire monter l’appli

Pour l’application Studytracks, la participation de Soprano est aussi un fort atout de communication. Parmi les 175 textes déja enregistrés -presque tous en rap-, aucun n’était interprété par un chanteur connu. Le succès du rappeur marseillais permettra sans doute d’élargir le public.

Dans les prochains jours, 125 nouveaux textes devraient faire suite à ces nouveaux titres sur le bonheur et le théorème de Thalès. L’application, déjà testée dans les collèges de l’académie de Poitiers (Vienne), pourrait bien changer la façon d’apprendre des jeunes Français. Soprano invite d’ailleurs les professeurs à moderniser leur manière d’enseigner. Le rap en séduira peut-être quelques-uns…

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/avec-soprano-les-eleves-repassent-leurs-lecons-en-chantant_f2ce437a-c7a6-11e8-b75f-9c16ab6fbce8/
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Quand Charles Aznavour était élève à l’École des enfants du spectacle

Comme Benoît Magimel ou Clovis Cornillac après lui, Charles Aznavour fut élève au collège Rognoni de Paris, l’École des enfants du spectacle. De 1933 à 1936, il y apprit le chant, mais aussi la danse et la comédie.

«Charles Aznavour habitait juste en face du collège, dans des bâtiments qui ont été détruits depuis», explique Alexis Lebert, directeur du collège Rognoni, rue du Cardinal Lemoine à Paris, dans le 5ème arrondissement. Aussi connu sous le nom d’«École des enfants du spectacle», cet établissement pleure aujourd’hui la mort de l’un de ses plus illustres anciens. À partir de 1933 et pendant trois ans, de ses neuf à ses onze ans, l’interprète de La bohème prend des cours de chant, de musique, de danse et de comédie. Cette école, qui a ensuite formé des artistes comme Clovis Cornillac, Virginie Ledoyen ou Benoît Magimel, continue d’attirer de jeunes artistes en leur proposant des emplois du temps aménagés.

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«Je n’avais qu’à traverser la rue, puisque mon père habitait en face, avait expliqué Charles Aznavour devant les collégiens de son ancienne école le 1er février 2018 alors qu’il venait leur rendre une visite. L’école des enfants

Charles Aznavour en visite dans son ancien collège, en février 2018.

du spectacle était ouverte, on venait un peu quand on voulait, elle accueillait les jeunes comédiens peu fortunés… et m’a tout appris!» D’après le blog de l’école, Charles Aznavour avait rencontré «à l’improviste» en ce début d’année les élèves qui avaient cours de musique au moment de sa visite. Ainsi, Clément au violon et Leith à l’accordéon, tous deux élèves de cinquième, lui ont joué «Adios Nonino», du bandonéoniste argentin Piazzola, pour célébrer sa venue.

Au théâtre à 9 ans

Dès l’âge de 9 ans, Charles Aznavour se dirigeait donc déjà vers une carrière artistique. Son père Misha Aznavourian avait à cette époque ouvert un café rue du Cardinal-Lemoine, juste en face du collège Rognoni où il inscrivit donc son fils. «Monsieur Rognoni, le fondateur du collège et sociétaire de la Comédie- Française, s’était lié d’amitié avec le très jeune Charles, c’est pour ça qu’il l’avait reçu dans son collège», explique le directeur actuel de l’école, Alexis Lebert.

En parallèle de son cursus à L’école des enfants du spectacle, Shahnourh Varenagh Aznavourian, le vrai nom de l’artiste, s’inscrit dès 1933 au théâtre du Petit monde de Roland Pilain, dans le 11ème arrondissement de Paris, aux côtés de sa sœur Aïda. C’est là qu’il décide de prendre comme nom de scène «Charles Aznavour».

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Aujourd’hui, l’école accueille environ 270 élèves dans ses rangs, avec une philosophie restée inchangée. «Nous avons des classes aménagées pour des enfants qui suivent un parcours artistique, explique encore le directeur de l’école. Les cours de chant, musique, danse ou comédie sont pris à l’extérieur de l’école». Les élèves peuvent s’inscrire du CM1 à la troisième au collège Rognoni, et ils choisissent s’ils veulent y prendre des cours le matin ou l’après-midi.

«L’école et le collège Rognoni visent l’excellence», témoigne Sabine dont la fille, qui chantait à la chorale Saint-Merri à Paris, a été scolarisée en CM1 et CM2 à l’École des enfants du spectacle. «Elle était avec des enfants qui lui ressemblaient, des comédiens, des chanteurs, mais aussi des patineurs, des joueurs de tennis». «Mais l’entrée est assez sélective», poursuit Sabine. Et sa fille a raté l’audition permettant d’intégrer la 6 ème du collège.

Aujourd’hui, aucune salle ni amphithéâtre ne porte le nom d’Aznavour, mais cela ne saurait tarder. «Nous sommes en train de construire une nouvelle salle de théâtre qui pourrait bien être rebaptisée au nom de ce génie de la chanson française», confie Alexis Lebert. Une association, Génération Rognoni, a par ailleurs été créée le 22 septembre pour encourager davantage les rencontres entre les anciens, dont certains sont célèbres, et les jeunes collégiens de la petite école du cinquième arrondissement.

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/le-college-rognoni-l-ecole-des-enfants-du-spectacle-de-l-eleve-aznavour_5e792fc2-c572-11e8-8ab8-0865eb3bb52c/
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