Mode : l’IFM et l’École de la chambre syndicale fusionnent

En sortant de la gare d’Austerlitz, on tourne la tête et on aperçoit ce grand bâtiment vert, sur les quais. L’Institut français de la mode va devenir la grande école de la mode souhaitée par Pierre Bergé.

La France aura désormais sa grande école de mode. Prévue pour 2020, l’Institut Français de la Mode et la l’École de la chambre syndicale de la couture parisienne, vont fusionner pour ne former qu’une seule entité: l’IFM.

Disparu trop tôt, Pierre Bergé, n’aura pas vu l’aboutissement de son projet. Il y a deux ans, mi-2016, l’Institut Français de la Mode et l’École de la chambre syndicale de la couture parisienne avaient annoncé un rapprochement stratégique. Le projet avait été voulu par Pierre Bergé, alors président du conseil d’administration de l’IFM et Sidney Toledano, président du Conseil d’orientation de l’École de la chambre syndicale de la couture parisienne. Ce projet également soutenu par la ville de Paris, le ministère de l’Industrie et le ministère de la Culture, faisait consensus. «Ce sont deux écoles complémentaires sans aucune concurrence, c’est une fusion qui a du sens.», explique Delphine Wharmby, directrice marketing et communication à l’IFM.

Cela fait longtemps que les professionnels réclamaient la création d’une grande école de mode à Paris pour contrer les écoles étrangères comme la Central Saint Martins de Londres, comme le soulignait Lyne Cohen-Solal dans un rapport daté de 2015, alors conseillère de Paris.

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Pierre Bergé, et Sidney Toledano avaient officialisé leur rapprochement en 2016.

Ces deux écoles ont l’avantage d’être complémentaires. Créée en 1986, l’Institut Français de la Mode propose des formations très réputées, mais accessibles seulement à partir d’un bac +4/5 , dans la création et le management. Son programme Postgraduate de concepteur de mode est visé par l’État et certifié au niveau 1 (bac +5).

Quant à l’École de la chambre syndicale de la couture parisienne, l’ECSCP, elle est centrée sur l’apprentissage des techniques. Créée en 1927 par les professionnels de la haute couture, elle propose un CAP métiers de la mode, une formation de modélisme en alternance et un bachelor stylisme et modélisme en trois ans après le bac. Après la fusion, cette grande école proposera des formations du CAP au doctorat à plus de 1 000 étudiants (au lieu de 800 aujourd’hui).

À la rentrée 2018, les deux écoles ont travaillé sur les aspects de gouvernance à deux, sur la manière de coordonner leur offre pédagogique.

Au niveau des locaux, chacune gardera les siens pour ses formations déjà existantes. Mais de nouveaux locaux (dont la construction prendra fin à la rentrée 2020) verront le jour à la Cité de la mode et du design. Deux nouvelles formations verront le jour: un bachelor of arts (proposé en français ou en anglais) en fashion design et un master of arts avec une majeure vêtements et des spécialisations en modélisme créatif, image, accessoires ou mailles.

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/mode-l-ifm-et-l-ecole-de-la-chambre-syndicale-fusionnent_69e71b7e-dd2a-11e8-b0f3-62444cdc1bef/
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À 24 ans, il fait sa première Route du Rhum en solitaire

INTERVIEW – Tout juste diplômé, William Mathelin-Moreaux, 24 ans, fait partie des plus jeunes participants inscrits au départ de la Route du Rhum. Il raconte son aventure au Figaro.

Rendez-vous incontournable pour les adeptes de voile, la célèbre Route du Rhum fête cette année ses 40 ans. Le 4 novembre, ils seront près de 100 solitaires à partir du port de Saint-Malo, pour s’embarquer vers Point-à-Pître en Guadeloupe et remporter la course transatlantique qui a lieu tous les quatre ans. Celle-ci a la particularité d’accueillir plusieurs types de bateaux, monocoques ou multicoques de tailles différentes. Pour cette édition, ils seront répartis en six catégories contre cinq l’an passé. Tous les voiliers à partir de 39 pieds sont acceptés.

William est le plus jeune concurrent.

William Mathelin-Moreaux, diplômé en architecture depuis janvier dernier, a décidé de rejoindre l’aventure. Du haut de ses 24 ans, il sera l’un des deux plus jeunes concurrents dans cette course transatlantique, rassemblant sur un pied d’égalité skippers professionnels et amateurs. Quelques jours avant le départ, il raconte au Figaro les coulisses de ce grand défi.

FIGARO ETUDIANT- Vous avez grandi à Rouen, Reims, puis Paris, d’où vous vient cette passion de la voile?

William MATHELIN-MOREAUX- J’ai appris la voile en famille. Mes parents n’avaient pas de bateau mais j’ai découvert la mer à l’occasion des vacances passées sur l’île Chausey, en Normandie, où ma famille a une maison. J’ai navigué avec mes oncles et tantes, puis découvert le monde de la course vers 16 ans. Ma première régate était une course interlycées dans le Morbihan. J’étais alors scolarisé à Fénelon-Sainte-Marie, à Paris. Pour pouvoir participer, il a fallu trouver un bateau, des sponsors. C’était compliqué à 16 ans, mais c’est grâce à cette expérience que j’ai pris goût au montage de projet. Ensuite, j’ai obtenu mon bac ES, et j’ai choisi de faire des études d’architecture, à Paris.

Le tout sans arrêter de naviguer?

Exactement. J’ai retrouvé à l’École Spéciale d’Architecture (ESA) un autre étudiant passionné de voile. Ensemble nous avons relancé l’association sportive de l’école, l’ASCESA, pour participer à des régates étudiantes mais aussi faire naviguer des étudiants qui n’avaient pas d’expérience de la mer. C’est également à ce moment-là que j’ai commencé à être embarqué comme équipier avec des équipages professionnels ou semi-professionnels. Cela m’a permis de découvrir la navigation sur des bateaux plus grands, sur plusieurs jours, en équipage.

«J’ai participé à plein de courses comme la Fast Net Race, l’Armen Race, la Dream Cup, le Tour de Belle île…»William Mathelin-Moreaux

Pendant mes six années à l’ESA, le rythme était dense car les études d’architecture demandent beaucoup de travail personnel. Avec d’autres copains, étudiants aux Arts et métiers et dans une école de communication, on partait de Paris le vendredi soir après les cours, on faisait nos devoirs pendant le trajet. On arrivait en Bretagne à 1 heure du matin et à 6 heures nous étions sur les quais prêts à naviguer. C’est ainsi que j’ai participé à plein de courses comme la Fast Net Race, l’Armen Race, la Dream Cup, le Tour de Belle île… Il faut savoir que les jeunes équipiers sont très recherchés sur ces courses parce qu’ils sont facilement disponibles, et qu’ils ne coûtent rien. Nous sommes payés en expérience.

Pour William, une place dans le top 15 serait déjà très bien, mais le niveau est très élevé.

Comment est né votre projet de participer à la Route du Rhum?

Il a commencé à mûrir il y a 1 an et demi, au retour d’un stage à l’étranger, en Asie. Avec mon noyau dur de copains, nous nous demandions ce que nous allions faire après l’école. J’ai compris que j’avais envie de monter un projet pour m’engager sur des courses professionnelles, en solo, en commençant par la Route du Rhum. Je n’ai jamais envisagé d’arrêter mes études pour me consacrer à la voile exclusivement, parce que le métier d’architecte me plaît beaucoup. Mais une fois mon diplôme obtenu, j’ai décidé de me consacrer à 100% à mon projet. C’était le moment où jamais.

«Beaucoup de portes se sont fermées à cause de mon âge»William Mathelin-Moreaux

Il a donc fallu trouver un sponsor. Beaucoup de portes se sont fermées à cause de mon âge, de mon manque d’expérience, et des sommes nécessaires, qui sont très importantes. Tout le projet de la Route du Rhum, en comptant la location du bateau, coûte quand même 200 000 euros. La plupart des skippers qui s’engagent sur des courses comme celle-là ont souvent au moins 5 ou 6 ans d’expérience. Mais j’ai quand même fini par convaincre mon sponsor, Beijaflore, et j’ai ensuite trouvé mon bateau, en mars dernier. C’est bateau de 12 mètres, qui appartient à la Classe 40.

Quel est l’objectif sportif sur cette course?

La terminer! Une place dans le top 15 serait extra, mais ça ne va pas être évident car le niveau dans ma classe de bateau est très élevé. Il y a beaucoup de skippers pros très expérimentés comme Yoann Richomme, par exemple. Mais quel que soit le résultat, c’est une expérience très riche: je ne fais pas que de la voile, je fais aussi de la gestion de projet, de la comptabilité, de la communication, j’apprends beaucoup.

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/a-24-ans-il-fait-sa-premiere-route-du-rhum-en-solitaire_fb71d990-dc20-11e8-922b-33a252f100b3/
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Route du Rhum: rencontre avec William, 24 ans, l’un des cadets de la course

INTERVIEW – Tout juste diplômé, William Mathelin-Moreaux, 24 ans, sera l’un des deux plus jeunes jeunes participants au départ de la Route du Rhum dimanche 4 novembre. Il raconte son aventure au Figaro.

Rendez-vous incontournable pour les adeptes de voile, la célèbre Route du Rhum fête cette année ses 40 ans. Le 4 novembre, ils seront près de 100 solitaires à partir du port de Saint-Malo, pour s’embarquer vers Point-à-Pître en Guadeloupe et remporter la course transatlantique qui a lieu tous les quatre ans. Celle-ci a la particularité d’accueillir plusieurs types de bateaux, monocoques ou multicoques de tailles différentes. Pour cette édition, ils seront répartis en six catégories contre cinq l’an passé. Tous les voiliers à partir de 39 pieds sont acceptés.

William est le plus jeune concurrent.

William Mathelin-Moreaux, diplômé en architecture depuis janvier dernier, a décidé de rejoindre l’aventure. Du haut de ses 24 ans, il sera l’un des deux plus jeunes concurrents dans cette course transatlantique, rassemblant sur un pied d’égalité skippers professionnels et amateurs. Quelques jours avant le départ, il raconte au Figaro les coulisses de ce grand défi.

FIGARO ETUDIANT- Vous avez grandi à Rouen, Reims, puis Paris, d’où vous vient cette passion de la voile?

William MATHELIN-MOREAUX- J’ai appris la voile en famille. Mes parents n’avaient pas de bateau mais j’ai découvert la mer à l’occasion des vacances passées sur l’île Chausey, en Normandie, où ma famille a une maison. J’ai navigué avec mes oncles et tantes, puis découvert le monde de la course vers 16 ans. Ma première régate était une course interlycées dans le Morbihan. J’étais alors scolarisé à Fénelon-Sainte-Marie, à Paris. Pour pouvoir participer, il a fallu trouver un bateau, des sponsors. C’était compliqué à 16 ans, mais c’est grâce à cette expérience que j’ai pris goût au montage de projet. Ensuite, j’ai obtenu mon bac ES, et j’ai choisi de faire des études d’architecture, à Paris.

Le tout sans arrêter de naviguer?

Exactement. J’ai retrouvé à l’École Spéciale d’Architecture (ESA) un autre étudiant passionné de voile. Ensemble nous avons relancé l’association sportive de l’école, l’ASCESA, pour participer à des régates étudiantes mais aussi faire naviguer des étudiants qui n’avaient pas d’expérience de la mer. C’est également à ce moment-là que j’ai commencé à être embarqué comme équipier avec des équipages professionnels ou semi-professionnels. Cela m’a permis de découvrir la navigation sur des bateaux plus grands, sur plusieurs jours, en équipage.

«J’ai participé à plein de courses comme la Fast Net Race, l’Armen Race, la Dream Cup, le Tour de Belle île…»William Mathelin-Moreaux

Pendant mes six années à l’ESA, le rythme était dense car les études d’architecture demandent beaucoup de travail personnel. Avec d’autres copains, étudiants aux Arts et métiers et dans une école de communication, on partait de Paris le vendredi soir après les cours, on faisait nos devoirs pendant le trajet. On arrivait en Bretagne à 1 heure du matin et à 6 heures nous étions sur les quais prêts à naviguer. C’est ainsi que j’ai participé à plein de courses comme la Fast Net Race, l’Armen Race, la Dream Cup, le Tour de Belle île… Il faut savoir que les jeunes équipiers sont très recherchés sur ces courses parce qu’ils sont facilement disponibles, et qu’ils ne coûtent rien. Nous sommes payés en expérience.

Pour William, une place dans le top 15 serait déjà très bien, mais le niveau est très élevé.

Comment est né votre projet de participer à la Route du Rhum?

Il a commencé à mûrir il y a 1 an et demi, au retour d’un stage à l’étranger, en Asie. Avec mon noyau dur de copains, nous nous demandions ce que nous allions faire après l’école. J’ai compris que j’avais envie de monter un projet pour m’engager sur des courses professionnelles, en solo, en commençant par la Route du Rhum. Je n’ai jamais envisagé d’arrêter mes études pour me consacrer à la voile exclusivement, parce que le métier d’architecte me plaît beaucoup. Mais une fois mon diplôme obtenu, j’ai décidé de me consacrer à 100% à mon projet. C’était le moment où jamais.

«Beaucoup de portes se sont fermées à cause de mon âge»William Mathelin-Moreaux

Il a donc fallu trouver un sponsor. Beaucoup de portes se sont fermées à cause de mon âge, de mon manque d’expérience, et des sommes nécessaires, qui sont très importantes. Tout le projet de la Route du Rhum, en comptant la location du bateau, coûte quand même 200 000 euros. La plupart des skippers qui s’engagent sur des courses comme celle-là ont souvent au moins 5 ou 6 ans d’expérience. Mais j’ai quand même fini par convaincre mon sponsor, Beijaflore, et j’ai ensuite trouvé mon bateau, en mars dernier. C’est bateau de 12 mètres, qui appartient à la Classe 40.

Quel est l’objectif sportif sur cette course?

La terminer! Une place dans le top 15 serait extra, mais ça ne va pas être évident car le niveau dans ma classe de bateau est très élevé. Il y a beaucoup de skippers pros très expérimentés comme Yoann Richomme, par exemple. Mais quel que soit le résultat, c’est une expérience très riche: je ne fais pas que de la voile, je fais aussi de la gestion de projet, de la comptabilité, de la communication, j’apprends beaucoup.

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/a-24-ans-il-fait-sa-premiere-route-du-rhum-en-solitaire_fb71d990-dc20-11e8-922b-33a252f100b3/
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Route du Rhum: à 24 ans, William est l’un des plus jeunes de la compétition

INTERVIEW – William Mathelin-Moreaux, 24 ans, sera l’un des deux plus jeunes participants au départ de la Route du Rhum. Il raconte au Figaro son combat pour décrocher des sponsors et prendre le départ.

Rendez-vous incontournable pour les adeptes de voile, la célèbre Route du Rhum fête cette année ses 40 ans. Le 4 novembre, ils seront près de 100 solitaires à partir du port de Saint-Malo, pour s’embarquer vers Point-à-Pître en Guadeloupe et remporter la course transatlantique qui a lieu tous les quatre ans. Celle-ci a la particularité d’accueillir plusieurs types de bateaux, monocoques ou multicoques de tailles différentes. Pour cette édition, ils seront répartis en six catégories contre cinq l’an passé. Tous les voiliers à partir de 39 pieds sont acceptés.

William est le plus jeune concurrent.

William Mathelin-Moreaux, diplômé en architecture depuis janvier dernier, a décidé de rejoindre l’aventure. Du haut de ses 24 ans, il sera l’un des deux plus jeunes concurrents dans cette course transatlantique, rassemblant sur un pied d’égalité skippers professionnels et amateurs. Quelques jours avant le départ, il raconte au Figaro les coulisses de ce grand défi.

FIGARO ETUDIANT- Vous avez grandi à Rouen, Reims, puis Paris, d’où vous vient cette passion de la voile?

William MATHELIN-MOREAUX- J’ai appris la voile en famille. Mes parents n’avaient pas de bateau mais j’ai découvert la mer à l’occasion des vacances passées sur l’île Chausey, en Normandie, où ma famille a une maison. J’ai navigué avec mes oncles et tantes, puis découvert le monde de la course vers 16 ans. Ma première régate était une course interlycées dans le Morbihan. J’étais alors scolarisé à Fénelon-Sainte-Marie, à Paris. Pour pouvoir participer, il a fallu trouver un bateau, des sponsors. C’était compliqué à 16 ans, mais c’est grâce à cette expérience que j’ai pris goût au montage de projet. Ensuite, j’ai obtenu mon bac ES, et j’ai choisi de faire des études d’architecture, à Paris.

Le tout sans arrêter de naviguer?

Exactement. J’ai retrouvé à l’École Spéciale d’Architecture (ESA) un autre étudiant passionné de voile. Ensemble nous avons relancé l’association sportive de l’école, l’ASCESA, pour participer à des régates étudiantes mais aussi faire naviguer des étudiants qui n’avaient pas d’expérience de la mer. C’est également à ce moment-là que j’ai commencé à être embarqué comme équipier avec des équipages professionnels ou semi-professionnels. Cela m’a permis de découvrir la navigation sur des bateaux plus grands, sur plusieurs jours, en équipage.

«J’ai participé à plein de courses comme la Fast Net Race, l’Armen Race, la Dream Cup, le Tour de Belle île…»William Mathelin-Moreaux

Pendant mes six années à l’ESA, le rythme était dense car les études d’architecture demandent beaucoup de travail personnel. Avec d’autres copains, étudiants aux Arts et métiers et dans une école de communication, on partait de Paris le vendredi soir après les cours, on faisait nos devoirs pendant le trajet. On arrivait en Bretagne à 1 heure du matin et à 6 heures nous étions sur les quais prêts à naviguer. C’est ainsi que j’ai participé à plein de courses comme la Fast Net Race, l’Armen Race, la Dream Cup, le Tour de Belle île… Il faut savoir que les jeunes équipiers sont très recherchés sur ces courses parce qu’ils sont facilement disponibles, et qu’ils ne coûtent rien. Nous sommes payés en expérience.

Pour William, une place dans le top 15 serait déjà très bien, mais le niveau est très élevé.

Comment est né votre projet de participer à la Route du Rhum?

Il a commencé à mûrir il y a 1 an et demi, au retour d’un stage à l’étranger, en Asie. Avec mon noyau dur de copains, nous nous demandions ce que nous allions faire après l’école. J’ai compris que j’avais envie de monter un projet pour m’engager sur des courses professionnelles, en solo, en commençant par la Route du Rhum. Je n’ai jamais envisagé d’arrêter mes études pour me consacrer à la voile exclusivement, parce que le métier d’architecte me plaît beaucoup. Mais une fois mon diplôme obtenu, j’ai décidé de me consacrer à 100% à mon projet. C’était le moment où jamais.

«Beaucoup de portes se sont fermées à cause de mon âge»William Mathelin-Moreaux

Il a donc fallu trouver un sponsor. Beaucoup de portes se sont fermées à cause de mon âge, de mon manque d’expérience, et des sommes nécessaires, qui sont très importantes. Tout le projet de la Route du Rhum, en comptant la location du bateau, coûte quand même 200 000 euros. La plupart des skippers qui s’engagent sur des courses comme celle-là ont souvent au moins 5 ou 6 ans d’expérience. Mais j’ai quand même fini par convaincre mon sponsor, Beijaflore, et j’ai ensuite trouvé mon bateau, en mars dernier. C’est bateau de 12 mètres, qui appartient à la Classe 40.

Quel est l’objectif sportif sur cette course?

La terminer! Une place dans le top 15 serait extra, mais ça ne va pas être évident car le niveau dans ma classe de bateau est très élevé. Il y a beaucoup de skippers pros très expérimentés comme Yoann Richomme, par exemple. Mais quel que soit le résultat, c’est une expérience très riche: je ne fais pas que de la voile, je fais aussi de la gestion de projet, de la comptabilité, de la communication, j’apprends beaucoup.

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/a-24-ans-il-fait-sa-premiere-route-du-rhum-en-solitaire_fb71d990-dc20-11e8-922b-33a252f100b3/
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L’école LVMH forme gratuitement les jeunes au luxe et à l’artisanat

REPORTAGE – Mardi 23 octobre, les élèves de l’Institut des Métiers d’Excellence (IME) recevaient leur diplôme au siège du Groupe LVMH. Cette formation en alternance est victime de son succès.

L’ambiance est à la fête au siège de LVMH avenue Montaigne, ce mardi 23 octobre. Dans l’auditorium plein à craquer, les étudiants de l’Institut des Métiers d’Excellence (IME) sont réunis pour la cérémonie de remise de leurs diplômes. «Nous devons pérenniser le savoir-faire de nos marques, atout extraordinaire pour la France», proclame Bernard Arnault, PDG de LVMH, introduisant la cérémonie.

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Depuis sa création par le groupe en 2014, ce programme de formation professionnelle aux métiers de l’artisanat et du luxe a accueilli plus de 500 étudiants en alternance. Alors qu’ils n’étaient que 28 la première année, la nouvelle promotion compte 200 élèves.

L’IME permet à des jeunes de moins de 26 ans (30 sous certaines conditions), de suivre une formation en alternance. La formation est gratuite, et les apprentis reçoivent une rémunération (entre 55 et 85 % du smic en fonction de leur âge). Ils travaillent dans l’une des 32 maisons du groupe LVMH tout en suivant une formation diplômante. Les 20 formations, du CAP au Master 2, permettent de se former à tous les métiers du luxe: bijouterie-joaillerie, haute couture, maroquinerie, vigne et vin, horlogerie, métiers de la vente et du design. Aujourd’hui, 15 écoles sont partenaires en France, Suisse, et Italie: École Duperré, Haute école de la joaillerie, Les compagnons du devoir et du tour de France, École de la chambre syndicale de la couture parisienne….

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«Nous devons pérenniser le savoir-faire de nos marques, un atout extraordinaire pour la France» Bernard Arnault, PDG de LVMH

La formation est un succès. Pour cette cinquième édition de remise des diplômes, 87 étudiants sont récompensés par un brevet d’excellence (titre accordé par l’IME aux meilleurs éléments), soit 83% des apprentis. Le taux de réussite aux diplômes est de 98% en 2018. Et le taux de placement ou la poursuite d’études est de 80% pour 2018. Et 56% des apprentis de cette cinquième promotion, poursuivent leur carrière chez LVMH et ses partenaires externes.

Assurer la survie des métiers de l’artisanat et du luxe

«Les maisons LVMH ont besoin des jeunes pour survivre»Chantal Gaemperle, Directeur Ressources Humaines et Synergies Groupe LVMH.

L’IME vise également à démocratiser les métiers du luxe et de l’artisanat auprès des jeunes, qui les connaissent peu ou «appliquent souvent l’autocensure», explique Chantal Gaemperle. Et d’ajouter: «Les maisons LVMH ont besoin des jeunes pour survivre». L’Institut entretient sa politique d’égalité des chances grâce à l’initiative d’un «village IME» organisé depuis trois ans à Clichy-sous-bois (93) pour attirer les meilleurs talents de tous les milieux sociaux. C’est à cette occasion que Myriam, juriste, a découvert le programme d’alternance en bijouterie joaillerie. Elle a été embauchée par la maison Chaumet.

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Pour les étudiants, un premier pas vers le prestige

«J’ai appris à me dépasser, à recommencer dès que je n’étais pas satisfaite à 100% de mon travail »Émilie, diplômée de l’IME, employée au département VIP chez Dior

Parmi eux, Émilie, venue recevoir son brevet d’excellence, est aujourd’hui promue première main débutante atelier flou haute couture, dans le département VIP de la maison Dior.«L’alternance de l’IME nous plonge au cœur du métier. Grâce à mon tuteur, extraordinaire, j’ai appris à me dépasser, à recommencer dès que je n’étais pas satisfaite à 100% de mon travail», confie la jeune femme.

Porte d’entrée privilégiée dans le groupe LVMH, l’IME est aussi une occasion d’élargir son regard sur les différents métiers de l’artisanat et du luxe. Les nombreuses «master classes» permettent aux apprentis de découvrir d’autres disciplines, et de partager leurs expériences. «Une chance que n’offrent pas les formations traditionnelles», constate Maxime, diplômé de l’IME en 2016 et aujourd’hui bijoutier-joailler chez Chaumet. «Cette rencontre avec les autres métiers inspire, et permet de mieux retourner à son métier de base», fait remarquer Chantal Gaemperle.

Reste que l’admission dans cette formation de prestige ne se fait pas en un claquement de doigts. Si la sélection est faite «sur mesure, adaptée à chaque formation et chaque candidat», comme l’explique la directrice de l’Institut Florence Rambaud, elle n’en est pas moins exigeante.

■ L’IME de LVMH en bref:

Création: 2014
Public
: jeunes âgés de 16 à 25 ans, 30 ans sous certaines conditions.
Rythme:
variable, par exemple, de 3 jours en entreprise et 2 jours en formation ou de 2 semaines en entreprise et 1 semaine en formation.
Durée
: de 6 mois à 4 ans.
Rémunération
: entre 55 % et 85 % du smic en fonction de l’âge.
Écoles partenaires: Haute école de joaillerie de Paris, École de la chambre syndicale de la couture parisienne, Les compagnons du devoir et du tour de France, Avize Viti Campus, École d’Horlogerie LVMH, EMASUP Paris, EIML Paris, Polimoda, For.Al, l’École supérieure des arts appliqués Duperré…
Offres d’emploi en alternance
: sur le site de LVMH, rubrique «postuler à l’IME».
Inscriptions et informations:
sur le site de LVMH

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/l-ecole-lvmh-forme-gratuitement-les-jeunes-au-luxe-et-a-l-artisanat_2a645c78-d762-11e8-b42a-252d37f2e545/
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Le nouveau directeur des Arts Déco veut faire de l’ouverture sociale «une priorité»

INTERVIEW – Nommé directeur de l’École nationale supérieure des arts décoratifs à la rentrée 2018, Emmanuel Tibloux veut mieux faire connaître l’école et diversifier l’origine des étudiants, essentiellement parisiens.

Située à Paris, rue d’Ulm, à deux pas de Normale sup, la prestigieuse École nationale supérieure des arts décoratifs est un fleuron de l’enseignement supérieur, sous tutelle du ministère de la Culture. Créée en 1766, elle a formé de nombreux artistes, designers et illustrateurs français. Ses anciens célèbres s’appellent Auguste Rodin, Hector Guimard (l’architecte des bouches de métro), Jacques Tardi (Adèle Blanc-sec), et plus récemment l’illustratrice et blogueuse Pénélope Bagieu. En septembre, l’école a changé de directeur. Emmanuel Tibloux a quitté Lyon, où il dirigeait l’École des Beaux-arts, pour prendre la tête des Arts Déco, remplaçant Marc Partouche, parti à la retraite. Pour le nouveau directeur, «l’ouverture sociale de l’école doit être une priorité».

«Cette année, il y a eu 2 000 candidats, pour 75 admis, soit un taux de réussite de 3,75 %»Emmanuel Tibloux, directeur de l’École nationale supérieure des arts décoratifs

LE FIGARO ETUDIANT – Vous êtes arrivé en septembre. Qu’est-ce qui vous a surpris en arrivant aux Arts Déco?

Emmanuel TIBLOUX– C’est la seule école d’art qui accorde une telle importance à la technique. Avec 18 ateliers, l’école possède des outils de production extraordinaires. L’éventail des spécialités proposées est aussi remarquable. Il y en a dix: architecture d’intérieur, art-espace, cinéma d’animation, design graphique/multimédia, design objet, design textile et matière, design vêtement, image imprimée, photo/vidéo et scénographie. Avoir autant de secteurs dans une école est une richesse, mais c’est aussi très complexe en termes d’organisation. C’est un peu comme s’il y avait 10 écoles en une. Il faut apporter à chaque secteur beaucoup de soin et d’attention.

Située à deux pas du Panthéon, l’école accueille 75 % de Parisiens.

L’école est accessible après le bac. Mais la plupart des bacheliers s’inscrivent dans des ateliers privés pour se préparer aux épreuves. Les frais de scolarité de ces prépas ne sont-ils pas un frein pour certains étudiants moins aisés?

L’école est très sélective en effet. Cette année, il y a eu 2 000 candidats, pour 75 admis, soit un taux de réussite de 3,75 %. Aujourd’hui, les admis sont à 75 % des Parisiens. Et 62 % d’entre eux ont fait L’Atelier de Sèvres ou Prep’art. La diversification de nos étudiants est un enjeu fondamental, tant d’un point de vue social que géographique. Cela non seulement au regard de l’égalité des chances, mais aussi de la créativité, qui tend à se nourrir de la différence.

On ne peut pas empêcher l’existence des prépas privées, car l’éducation est aussi un marché. Mais il est de notre responsabilité de soutenir la diversité et donc le service public. Lorsque j’étais aux Beaux-Arts de Lyon, nous avons doublé les effectifs de notre classe prépa, qui accueille désormais 60 étudiants par an. Il n’y a pas aujourd’hui de classe prépa au sein des Arts-Déco, mais c’est une question que nous devons nous poser. L’ouverture sociale de l’école doit être une priorité. C’est pourquoi je me suis intéressé à ce qu’a entrepris Richard Descoings à Sciences Po.

«L’arrivée sur Parcoursup augmentera le nombre de candidats, ce qui garantira une meilleure visibilité, et une plus grande diversité sociale » Emmanuel Tibloux, directeur de l’école des Arts-Déco

Il faut aussi faire connaître l’école au plus grand nombre. Celle-ci a une excellente réputation, mais peu savent ce qui s’y passe vraiment. Or il s’y passe des choses essentielles puisqu’on y apprend à travailler dans tous les domaines de la création qui modèlent le monde de demain: l’art, la mode, le design, les médias…

Pensez-vous faire évoluer le concours à la faveur de votre entrée prochaine dans Parcoursup?

Dans la mesure où je viens d’arriver à la direction de l’école, il est trop tôt pour envisager une grande réforme du concours d’entrée dès cette année. Nous avons demandé une dérogation pour entrer dans Parcoursup en 2020. Et nous profiterons de cette opportunité pour faire évoluer notre mode d’admission. L’arrivée sur la plateforme augmentera le nombre de candidats, ce qui garantira une meilleure visibilité, et une plus grande diversité sociale. Il faudra faire un travail auprès des lycées pour lever l’autocensure des candidats. Mais il est fondamental que nous gardions la main sur la sélection.

À chaque rentrée, 75 bacheliers sont admis en première année (ici l’intérieur restructuré par Philippe Starck en 2004).

Pourquoi les lycéens qui ont suivi les cours d’arts plastiques au lycée paraissent si mal préparés aux épreuves de sélection des écoles d’art?

Il est temps de rattraper notre retard. Nous devons construire des ponts avec le lycée. Aujourd’hui, les professeurs de l’Éducation nationale viennent essentiellement de l’université. Les professeurs des écoles d’art doivent intervenir dans ces établissements, et contribuer à former les professeurs de l’Éducation nationale, afin qu’ils soient plus en phase avec les pratiques contemporaines. Nous avons un rôle à jouer.

Quels sont les débouchés professionnels après les Arts Déco?

L’école réalise chaque année une étude sur le devenir des diplômés. Et pour les diplômés 2012, 80 % ont trouvé un emploi. Et 23 % ont trouvé un emploi à la sortie, 19 %, trois mois après, 23 %, de 3 à 6 mois, et 25 %, ont mis entre 7 à 9 mois. Seuls 10 % ont mis plus d’un an. Surtout, à 82 %, cet emploi correspond à leurs qualifications. Et pour 82 %, leur formation leur paraît adaptée à leur poste de travail. Les revenus par contre ne sont pas élevés: 1500 à 2000 € brut.

Quels sont vos projets en France et à l’étranger?

Nous avons déjà de nombreux partenariats avec des universités étrangères. Cette fois l’idée est de créer une antenne en Chine à Anxi, avec l’Ensci (École nationale supérieure de création industrielle), Les Ateliers. Cinq étudiants partiront là-bas, pour travailler pour Alibaba (l’Amazon chinois). Enfin, nous faisons partie de PSL (Paris sciences lettres), qui associe une dizaine de grandes écoles et universités. Ce qui nous donne une meilleure visibilité à l’étranger. En France, nous souhaitons collaborer davantage avec les autres écoles d’art françaises, et notamment avec l’Ensci, et les Beaux-Arts de Paris.

L’école des Arts Déco possède un atelier de design textile et matière (ici l’atelier).

Selon le directeur, la plupart des bacheliers admis sont passés par une prépa privée parisienne (ici le cours de peinture aux Arts Déco).

Située en plein coeur du 5 ème arrondissement de Paris, les Arts Déco font partie de PSL (Paris Sciences Lettres) , qui associe une dizaine de grandes écoles et universités: Dauphine, l’École normale supérieure, Mines ParisTech…

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/le-nouveau-directeur-des-arts-deco-veut-faire-de-l-ouverture-sociale-une-priorite-_8bfdc338-d3b7-11e8-a48c-c6d2c6cff49b/
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