Le salaire des jeunes diplômés va augmenter en 2019

Le salaire des diplômés de bac +4/5 va augmenter sur l’année à venir, de 5 à 10% en fonction des secteurs. Une dynamique de marché favorable pousse les entreprises à embaucher avec des rémunérations plus attractives.

Le temps est au beau fixe pour les jeunes diplômés. C’est ce dont témoigne la nouvelle étude du cabinet Walters People, spécialisé dans le recrutement intérimaire et permanent pour les fonctions supports et financières des entreprises. D’après celle-ci, le marché de l’emploi regorge de propositions pour les Bac +2/3 et 4/5, vers lesquels grands groupes comme PME se tournent de plus en plus. Cet engouement se traduit par une augmentation générale des salaires de jeunes diplômés entre 2018 et 2019.

Les sociétés à la chasse aux jeunes diplômés

«Le contexte de croissance économique pousse les sociétés à dynamiser leurs équipes», explique Alain Mlanao, directeur général de Walters People. C’est pour cela qu’elles se tournent vers les jeunes diplômés, dont les salaires augmentent de 5 à 10 % pour les bacs+4/5. Dans le secteur bancaire marqué par un contexte de sécurisation, les métiers liés au risque et à la conformité sont très valorisés, avec des salaires qui devraient augmenter de 11% sur 2019.

» LIRE AUSSI – Les entreprises qui payent le mieux leurs stagiaires en France

La digitalisation transforme aussi l’assurance et l’assistanat, les poussant à renouveler leurs effectifs et rechercher des profils polyvalents et plus jeunes. Pour le premier secteur, le métier de souscripteur offrira aux jeunes diplômés un salaire entre 33 et 44.000 euros annuels. Concernant l’assistanat, les salaires devraient augmenter de 7% en 2019. Les métiers de l’immobilier (+7 % pour les chefs de chantier) et de la construction (+4 % pour les profils juniors), sont aussi de plus en plus attractifs. De même, l’univers informatique (IT) réserve une augmentation des salaires, d’environ 4% pour les profils juniors.

Dans tous ces secteurs, les besoins sont grandissants et l’augmentation des salaires est un moyen de pallier à la pénurie de candidats. Cette hausse profite aussi aux bac+3. Les alternants sont les profils les plus recherchés, car ils sont directement opérationnels. Et les compétences techniques cessent aujourd’hui d’être l’ultime critère de recrutement. «La digitalisation invite les employeurs à considérer davantage les qualités humaines dans le recrutement», fait remarquer Alain Mlanao. «Les jeunes sont certes prisés pour leur maîtrise informatique, mais aussi leur sens relationnel et commercial» ajoute-t-il. Les procédures de recrutement intègrent de plus en plus des tests de personnalité.

Fidéliser les jeunes, le défi des entreprises

Ce contexte favorable semble rassurer les jeunes diplômés, dont 78% ont «confiance en l’avenir de leur secteur d’activité», révèle encore l’étude. Cette confiance se porte également sur leur formation. 95% des jeunes diplômés estiment qu’elle «leur assure une entrée sereine dans le monde du travail». Malgré tout, ils ont souvent du mal à se projeter à long terme au sein d’une même entreprise. «Les jeunes ont soif de nouveauté et de liberté. Le défi est de leur montrer qu’on peut évoluer au sein d’une même entreprise», analyse Alain Mlanao. L’enquête Walters People révèle que 88% d’entre eux sont restés moins de 3 ans dans leur premier poste.

» LIRE AUSSI – Quel est le salaire des diplômés de l’université?

D’une manière générale, les aspirations des jeunes diplômés à l’égard de leur travail ont évolué. «Les jeunes sont très sensibles aux relations avec leur manager, mais aussi au sens de leur travail. Ils recherchent de plus en plus des entreprises porteuses de valeurs, dans une logique de recherche de sens à leur expérience, et pas seulement une promesse financière», fait remarquer Alain Mlanao. L’enquête révèle que pour eux, le premier critère n’est pas le salaire mais l’environnement de travail (64%). La possibilité de télétravail ou les questions de parité et d’équité sont également considérés par les jeunes diplômés. Ces évolutions exigent une adaptation de la part des entreprises qui modifient leur écosystème pour mieux y répondre. La banque et l’assurance développent largement des modèles collaboratifs, dans lesquels les jeunes se reconnaissent de plus en plus.

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/le-salaire-des-jeunes-diplomes-va-augmenter-en-2019_5911b440-c87a-11e8-ba15-0a85a59e020d/
Dans l’Hérault, CAMINA vous guide dans votre orientation scolaire, universitaire et professionnelle
CAMINA utilise la méthode MENTAL’O