Assises de l’eau, face au changement climatique : un nouveau pacte

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« Les conséquences du réchauffement climatique sont d’ores et déjà perceptibles, en particulier sur les ressources en eau à travers les épisodes de sécheresse plus nombreux et plus intenses. Nous devons bien évidemment lutter contre les causes du dérèglement climatique, mais il nous faut aussi lutter contre ses conséquences déjà visibles et travailler dès maintenant à l’adaptation de notre pays à ces nouvelles contraintes. En pratique, cela signifie qu’il faut arrêter de considérer l’eau comme une ressource inépuisable. »

François de Rugy

ministre de la Transition écologique

et solidaire

Annoncées dès 2017, les Assises de l’eau ont été l’objet d’une première séquence consacrée aux services d’eau et d’assainissement et à la relance des investissements pour améliorer la gestion des réseaux et réduire les fuites d’eau en août 2018, puis en novembre 2018, une seconde séquence intitulée « grand cycle” de l’eau a porté plus particulièrement sur l’enjeu de l’adaptation des territoires au dérèglement climatique.

Le comité de pilotage de cette séquence s’est réuni 4 fois avec une large consultation en ligne, qui a reçu 400 contributions, ainsi trois groupes de travail ont pu approfondir les thématiques essentielles autour de l’eau :

  • l’économiser,
  • la partager
  • et la protéger. 

Des solutions fondées sur la nature mais aussi sur le financement et les objectifs de développement durable ont été étudié par deux groupes de travail transversaux.

Ce sont donc 23 actions concrètes pour faire face à une disponibilité de la ressource réduite et plus aléatoire de l’eau qui s’articulent autour de trois grands objectifs prioritaires qui ont pu être dégagés :

  1. Protéger les captages d’eau potable pour garantir une eau de qualité à la source. Il s’agit notamment de renforcer les moyens des collectivités pour intervenir sur les zones d’alimentation de captage et les protéger les pollutions diffuses, en y favorisant l’agriculture biologique et des pratiques agricoles qui utilisent moins de pesticides.
  2. Économiser et mieux partager l’eau pour préserver cette ressource vitale. L’objectif est de baisser les prélèvements d’eau de 10% d’ici 2025 et de 25% en 15 ans. Tous les usages sont concernés : domestiques, agricoles, industriels. L’utilisation d’eaux non conventionnelles (eaux usées traitées, eaux de pluie, eaux grises traitées) sera autorisée dans de nouvelles situations où une eau de qualité potable n’est pas nécessaire et où les risques sanitaires sont maitrisés (pour les chasses d’eau ou le nettoyage de stations d’épuration par exemple), et encouragée. Les projets de territoire pour la gestion de l’eau (PTGE) permettront par la concertation entre les acteurs de terrain et le changement de pratiques de rétablir un équilibre entre les ressources disponibles et les besoins, en créant lorsque c’est pertinent techniquement et économiquement, des stockages d’eau, autant que possible multi-usages.
  3. Préserver nos rivières et nos milieux humides. Ces écosystèmes aquatiques sont nos alliés pour réduire l’impact des risques naturels amplifiés par le dérèglement climatique (inondations, sécheresses, érosion des sols). Lorsqu’ils sont en bon état, ils stockent naturellement l’eau. Dans ce contexte, 25 000 km de cours d’eau seront restaurés d’ici 2022, les milieux humides seront davantage protégés de l’artificialisation et la surface de zones humides protégées sera doublée d’ici 2030.

Enfin, pour celles et ceux qui se seraient passés à côté : la web série « en immersion » à ne pas manquer !

En savoir plus…

Source: http://www.jeunes.gouv.fr/actualites/agenda/article/assises-de-l-eau-face-au
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