« 29 fermetures de classes » en projet dans les écoles des Pyrénées-Orientales

La réunion se tiendra ce mardi 12 février. Mais les syndicats ont déjà un aperçu assez précis des intentions de l’inspection académique. Selon le SNUipp, majoritaire chez les instituteurs, les services départementaux de l’Éducation nationale envisageraient de fermer 29 classes pour pouvoir en ouvrir 29 autres ailleurs à la rentrée 2019-2020. La création de douze classes de CE1 plafonnées à quatorze élèves est notamment prévue dans les établissements perpignanais relevant du réseau d’éducation prioritaire (Rep).

Double impact

« Le problème, c’est que les 49 postes débloqués cette année au niveau de l’académie sont tous allés à l’Hérault, indique le cosecrétaire départemental du SNUipp, Jérôme Guy. Les Pyrénées-Orientales n’ont obtenu aucun poste. La carte scolaire devra donc être établie à moyens constants. Ils doivent financer chaque ouverture par une fermeture. »

Premier impact de cette « dotation zéro » : une bonne dizaine d’écoles où les effectifs moyens flirtent avec les trente élèves par classe risquent de ne pas obtenir d’ouverture cette année. Le SNUipp compte notamment attirer l’attention de l’inspecteur sur les situations des écoles maternelles F.-Mitterrand de Pia (30 élèves par classe), ou encore sur celles des Platanes à Perpignan (29,33), du Boulou (29) ou de Toulouges (28,75).

Jérôme Guy pointe aussi du doigt certaines des fermetures auxquelles envisage de procéder l’inspection. « S’ils ferment une classe en maternelle à Saleilles, comme cela est envisagé, les effectifs par classe passeraient par exemple à 27 élèves en moyenne », s’énerve-t-il.

Parents mobilisés

Le SNUipp s’interroge également sur le bien-fondé des suppressions de classes proposées aux maternelles de Bages et de Saint-André, où les effectifs moyens par section atteindraient respectivement 26,6 et plus de 25 élèves après fermetures. Sans oublier le cas de l’école maternelle Jules-Ferry d’Estagel, où les parents d’élèves et la municipalité s’opposent depuis le début du mois de février à la suppression d’un poste.

Ce mardi, la contestation sera également au rendez-vous devant l’inspection académique de Perpignan. Les parents d’élèves de plusieurs villages potentiellement impactés par la nouvelle vague de fermetures annoncée prévoient de se mobiliser dès 9 heures. Histoire de mettre la pression sur le comité technique.

Les points chauds de la carte scolaire

Le SNUipp recense plus d’une dizaine d’écoles où des ouvertures de classes lui semblent nécessaires, mais où l’inspection ne compte par créer de nouvelles sections.

Maternelles. Selon le syndicat, il conviendrait d’ouvrir des classes à l’école F.-Mitterrand de Pia (30 élèves par classe en moyenne à l’heure actuelle), aux Platanes de Perpignan (29,33 élèves/classe), au Boulou (29 élèves/classe), à Toulouges (28,75), aux écoles Ferry et Roudayre de Perpignan (28 et 27,33), ou encore à Latour-Bas-Elne (27,25).

Élémentaires. Ouvertures réclamées à l’école Dolto d’Elne (27,57 élèves par classe en moyenne), à l’école Hyacinthe-Rigaud de Perpignan (27,91), au Soler (26,9), à l’école Chagall de Céret et à Saillagouse (26), ainsi qu’en filière bilingue à l’école Jacques-Prévert de Cabestany (29,33).

(SOURCE : L’INDEPENDANT)

Source: https://www.midilibre.fr/2019/02/12/29-fermetures-de-classes-en-projet-dans-les-ecoles-des-pyrenees-orientales,8009711.php
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