Le concours de plaidoirie a rendu son verdict à la faculté de droit de Montpellier

Dans la salle des Actes de la faculté de droit, ils étaient deux, lundi matin. Vêtus des robes sombres caractéristiques, Jordi Chambon et Valentin Ghnassia ont chacun argué et défendu et plaidé leur cause : échec ou succès, où en est la loi Evin sur le tabac depuis 1991, devant cinq jurés. 

Pour ce 24e concours annuel de plaidoirie et d’éloquence, les deux étudiants finalistes ont donné en spectacle une véritable joute verbale, à grands coups de mots et de verve. Et c’est Jordi Chambon, étudiant de troisième année en droit, qui a unanimement remporté les voix du jury.

A peine intimidé par le public, il aurait pu ne faire qu’une bouchée de son adversaire, le jeune premier Valentin Ghnassia. Mais c’était sans compter sur la force de frappe verbale de l’apprenti ténor du barreau, en première année de faculté. Une performance que la présidente du jury, Me Michelle Anahory, a jugée «  inédite en 24 ans de concours pour quelqu’un de si jeune  ».

Un tremplin professionnel pour les étudiants

Institution à la faculté de droit, ce concours a été fondé il y a 24 ans par l’actuelle présidente du jury, Michelle Anahory, avocate associée au cabinet PBA à Paris. « C’est un jeu avec une partie pour et une partie contre. En droit, il est tout aussi important de savoir s’exprimer, autant à l’écrit qu’à l’oral, avance la présidente. Malheureusement aujourd’hui, les étudiants sont de moins en moins entraînés à cette exigence verbale à l’université. Le concours est un outil ludique lors duquel ils travaillent leur éloquence, leur pertinence de propos. C’est d’ailleurs un exercice qui se développe dans d’autres écoles et facultés, et plus seulement en droit. »

Plus qu’un entraînement, le concours de plaidoirie présenteaussi un aspect pratique pour le vainqueur.  » À l’issue du concours, il y a un stage d’un mois à la clé, dans notre cabinet à Paris où le vainqueur pourra se former et se créer l’ébauche d’un carnet de contacts dans la sphère professionnelle.  » Un tremplin non négligeable donc pour les étudiants, autant qu’un vivier de talents pour les professionnels. «  Les bons éléments, ceux qui s’impliquent lors de leur stage, peuvent être rappelés par la suite pour signer de nouvelles conventions, voire en vue d’une embauche  », achève Michelle Anahory.

Source: https://www.midilibre.fr/2019/02/11/le-concours-de-plaidoirie-a-rendu-son-verdict-a-la-faculte-de-droit-de-montpellier,8008475.php
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