Classement des écoles d’ingénieurs: le surprenant palmarès de l’Usine nouvelle

Comme chaque année, le magazine l’Usine nouvelle publie son classement des écoles d’ingénieurs. Et comme l’an dernier, certaines grosses surprises viennent se hisser haut dans le palmarès.

C’est devenu une habitude. L’an dernier, nous avions déjà souligné que le classement des écoles d’ingénieurs de l’hebdomadaire l’Usine nouvelle réservait son lot de surprises, avec notamment les très bonnes places de certaines écoles d’informatique grâce à de forts salaires à l’embauche. À un degré moindre, le classement mis en ligne ce mercredi matin délivre encore quelques surprises, en classant toujours principalement par rapport à l’insertion professionnelle et la dimension internationale des écoles, et pas du tout par rapport au pedigree des élèves ni à la sélectivité à l’entrée.

L’entrepreneuriat a été revalorisé au détriment du salaire

«La capacité d’une école d’ingénieurs à incuber des projets innovants ou à accompagner des étudiants entrepreneurs est devenue un élément plus important»Anne-Sophie Bellaiche, rédactrice en chef du service Économie et société de L’Usine nouvelle.

Les critères retenus cette année sont semblables aux années précédentes, avec quatre grandes catégories que sont l’insertion professionnelle, l’international, la recherche et l’entrepreneuriat. Parmi ces quatre groupes, on retrouve des sous-critères comme le salaire ou le pourcentage de diplômés partis en thèse. Seule évolution cette année, l’entrepreneuriat a été revalorisé au détriment du salaire, ce qui a fait bouger quelques lignes. «La capacité d’une école d’ingénieurs à incuber des projets innovants ou à accompagner des étudiants entrepreneurs est devenue un élément plus important», explique Anne-Sophie Bellaiche, rédactrice en chef du service Économie et société de L’Usine nouvelle.

Côté «valeurs sûres», d’abord, on note un top 3 logique, avec le retour à la seconde place de l’école des Mines Paristech, absente l’an dernier pour avoir refusé de communiquer des données à l’Usine nouvelle. L’École polytechnique confirme sa première place, avec notamment une excellente note de recherche, «comme c’est le cas pour beaucoup de grands établissements publics» d’après Anne-Sophie Bellaiche. Après l’X et les Mines ParisTech, on retrouve à la troisième place CentraleSupélec, qui jouit notamment d’une excellente note à l’international en envoyant de nombreux étudiants à l’étranger, en stage ou en échange. Derrière dans le top 10, les positions des Ponts ParisTech, de Centrale Nantes, d’Isae-Supareo, de Chimie ParisTech ou de l’ESPCI ne surprennent pas, avec de très bonnes notations dans les quatre critères retenus.

Surprise: l’Esilv arrive neuvième

La première «surprise» par rapport à d’autres classements similaires est l’école postbac Esilv, 9ème, qui surfe toujours sur une excellente insertion professionnelle (classée 2ème sur cette catégorie), avec notamment 100% des élèves en CDI dans les 18 mois et un salaire annuel brut moyen de 45 479 euros. «L’Esilv reste très performante grâce à sa spécialisation en informatique, un secteur qui recrute beaucoup et paie très bien», explique Anne-Sophie Bellaiche. Derrière, on retrouve comme l’an dernier une belle performance des Mines Nancy (13ème), qui jouissent «d’une bonne note d’insertion, mais aussi d’une belle présence à l’international avec une situation géographique proche de l’Allemagne ou de la Suisse».

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Autre école pas forcément attendue à ce niveau de performance, l’Efrei de Paris (16ème) «profite des synergies qu’elle a pu faire en fusionnant avec une autre école d’ingénieurs, l’Esigetel», ou encore l’Epita (Kremlin-Bicêtre), 20ème, une école d’informatique qui peut se targuer d’avoir la huitième meilleure note du classement en insertion professionnelle. L’EPF (21ème), anciennement Ecole polytechnique féminine, jouit d’une bonne note à l’international. À noter également les excellents résultats en entrepreneuriat (88 diplômes incubés) de l’INSA Centre-Val-de-Loire, «une école qui pousse chaque élève à avoir un projet d’innovation très poussé, devant des jurés», explique Anne-Sophie Bellaiche.

Pour établir son classement, l’Usine nouvelle s’est appuyée sur les données disponibles sur le site de la Commission des titres d’ingénieurs (CTI). À noter une nouveauté de cette année: le classement permet aussi de savoir combien d’étudiants sont en alternance dans ces écoles.

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/classement-des-ecoles-d-ingenieurs-le-surprenant-palmares-de-l-usine-nouvelle_a9dfbf24-29fb-11e9-9279-a223b4194805/
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