À Sète, « il faut un grand pôle public de formation professionnelle »

L’apprentissage, c’est son dada. Une grande partie de sa vie. C’est aussi son job. Jean-Luc Bou est conseiller municipal d’opposition, un homme de gauche, communiste convaincu, mais surtout il est professeur d’histoire au lycée Joliot-Curie. Dans le cadre de la nouvelle loi sur l’apprentissage entrée en vigueur au début de l’année, il dit qu’il faut aller vite et milite pour la création à Sète « d’un grand pôle public de formation professionnelle ».

L’an dernier, pour mes élèves, 68 % des bacheliers n’ont pas eu accès à un BTS via Parcoursup

Public car les « boîtes privées ne vont pas se gêner pour s’installer. Or le constat est qu’il y a une très grosse demande et surtout une très grosse pénurie notamment pour les bacs pro. L’an dernier, pour mes élèves, 68 % des bacheliers n’ont pas eu accès à un BTS via Parcoursup ».

Le professeur estime qu’on ne peut pas s’arrêter à ce constat d’échec. Or, le besoin se fait sentir, que l’on soit du côté des élèves bien sûr mais aussi des employeurs : « Aujourd’hui un contrat d’apprentissage sur deux, c’est du post bac or, au CFA municipal, on vient de femer un bac pro. On ne bouge pas du niveau 5 (CAP) ».

Jean-Luc Bou a aussi une idée du lieu de ce grand pôle à créer : l’ex collège Victor Hugo : « Il est idéal et il faudra évidemment trouver une solution de relogement pour les ateliers d’artistes, pas question de les mettre dehors ».

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La formation professionnelle, un projet de ville pour les élections municipales de 2020

Le conseiller municipal sait aussi que la formation professionnelle en France représente 29 milliards d’euros et de « nouvelles niches de profit vont se révéler car la nouvelle loi va libéraliser ce marché qui va devenir concurrentiel ». C’est là où la force publique doit agir : « à notre échelle, celle de Sète, la municipalité dispose des moyens. Je note que sous la municipalité Arrau, on a eu la création du lycée Joliot-Curie. Sous celle de Martelli, la création du CFA en 1976. Sous Marchand, un IUT a été créé par la Région. Sous Liberti, le pôle Ifremer/IRD. Et sous Commeinhes, en trois mandats, rien pour la formation professionnelle ».

La problématique est pourtant simple : « Il s’agit de mettre en adéquation les acteurs publics de la formation professionnelle sur les métiers porteurs pour la jeunesse sétoise et au-delà qui souffre par ailleurs d’un taux de chômage bien supérieur à celui du plan national. C’est le temps du “pédago”. Dès la fin du mois de janvier, je vais mettre autour de la table tous les acteurs de la formation professionnelle avec la fabrique citoyenne qui servira de projet de ville pour les élections municipales de 2020 ». Voilà bien un enjeu de taille pour la bataille des municipales.

Mais aussi…

Étudiants

On estime à près de 600 le nombre d’étudiants à Sète en BTS et en IUT. Ils sont répartis dans les cinq filières proposées par le lycée professionnel JoliotCurie et par une autre au lycée Saint-Jo. Il n’y a pas de formation post bac au CFA. L’année prochaine, 3 unités de formation pour l’apprentissage (UFA) vont ouvrir à Joliot-Curie, Charles-de-Gaulle et au lycée de la mer.

CFA

Jean-Luc Bou suit de près l’imminente décision quant à la nomination à la tête du CFA (centre de formation pour apprentis) Nicolas-Albano. La structure municipale, au cœur d’une polémique en fin d’été dernier avec le départ surprise du directeur, a donné lieu à une procédure de remplacement. Plusieurs candidatures ont été examinées et le nom du successeur de Michel Ferrier devrait être annoncé dans les jours à venir.

Source: https://www.midilibre.fr/2019/01/14/a-sete-il-faut-un-grand-pole-public-de-formation-professionnelle,7944265.php
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