Bagnols : le débat sur les fakes news introduit à l’école

La diffusion des fausses nouvelles, que l’on désigne souvent par l’anglicisme “fake news”, tel est le sujet de discussion ce vendredi 9 novembre au matin entre le député (LREM) Anthony Cellier et la classe média du collège Gérard-Philipe à Bagnolmment aborder cette tendance à fabuler qui explose les compteurs des nouveaux supports numériques ? « Je commence par dire aux élèves qu’on est dans la réalité et pas dans un film de James Bond, répond le député. Durant la campagne électorale américaine, 126 millions d’Américains ont été exposés à des contenus sponsorisés achetés par la Russie sans apparaître comme tel mais sous un prête-nom. Cela pose un grave problème démocratique dans la mesure où il y a manipulation d’un processus électoral. »

Une loi en période électorale

Cela permet aussi au législateur d’évoquer les récents textes de lois censés protéger le débat public d’une ingérence étrangère : « Un parti politique peut saisir le juge des référés en période électorale, les pouvoirs de contrôle du CSA sont étendus et les plateformes numériques se voient imposées plus de transparence s’agissant des contenus sponsorisés. »

La hausse du prix du carburant

D’expérience et actualité oblige, le parlementaire sait qu’il n’échappera pas à la hausse du prix du carburant et des manipulations alimentant les réseaux sociaux. Entre autres exemples : «  le directeur de la gendarmerie annonçant que les gilets jaunes seront sanctionnés, la lettre, truffée de fautes d’orthographe du chef de l’État exigeant l’usage de la force contre les manifestants du 17 novembre, ou encore les policiers solidaires des bloqueurs de route. »

L’idée d’un complot

Autant de “fakes news” ajoute-t-il, destinées à véhiculer l’idée « d’un complot du gouvernement contre la grogne qui monte dans le pays ». Anthony Cellier loue  la saine réaction des médias qui ont mis en place des systèmes de « désintox » pour lutter contre ces fausses informations. « Une telle démarche ne peut pas venir d’un ministère officiel, car on ne lui accorderait pas le crédit nécessaire. »

« Réfléchir avant de retweeter » 

La loi, reconnaît aussi le parlementaire, est un peu démunie pour lutter contre la diffusion des nouvelles mensongères.Tetées, partagées, celles-ci se multiplient en cascades virales et se reproduisent plus loin, plus vite, plus largement et plus profondément que la vérité sur tous les supports d’information. Que faire contre “les fakes news” « Il faut s’occuper du comportement des utilisateurs qui doivent réfléchir deux secondes avant de retweeter  » suggère avec  bon sens le député de la circonscription.  »L’apprentissage, le développement de l’esprit critique, l’éducation, donnent des pistes importantes. Parents, enseignants, citoyens, il s’agit d’un devoir collectif qui ne concerne pas que les politiques. »

Source: https://www.midilibre.fr/2018/11/08/bagnols-le-debat-sur-les-fakes-news-introduit-a-lecole,4829010.php
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