Il réussit sa première année de médecine avec un bac professionnel

Selon les statistiques, un bac scientifique est la condition sine qua non pour réussir son passage en deuxième année de médecine. Mais il arrive que certains candidats y arrivent contre toute attente.

Cet étudiant a fait mentir toutes les statistiques. Quand Pierre Serditch, déjà âgé de 24 ans, et doté d’un bac pro commerce comme seul passeport, s’est inscrit à la faculté de médecine de Besançon, ses chances étaient nulles. Selon l‘Est républicain qui a rencontré l’étudiant, ce don Quichotte a même reçu un mail dissuasif de l’université au moment des inscriptions: «Orientation vers une filière courte et professionnalisante fortement conseillée». Mais le jeune homme n’en a pas tenu compte. Résultat, il a réussi le terrible concours de Paces à la place très honorable de 94 ème dans le numerus clausus (pour 220 places), et du premier coup. Il a raconté au journaliste Nicolas Bastuck son parcours scolaire en dent de scie: redoublement en 4 ème, arrêt des études en première, bac pro, mais aussi son voyage aux États-Unis, la création d’une entreprise de livraison de repas, un job dans la fibre optique.

Besançon a le taux de réussite en médecine le plus élevé de France

Quel est son secret? L’étudiant a appliqué les mêmes principes que pour une compétition sportive, sa passion: révisions intenses et régulières, lever 6 heures, coucher 21 heures, cinq heures de révisions par jour, et une année sans Facebook, sans copine, une alimentation saine, pas de sortie. Selon lui, au bout du compte, «c’est la motivation qui prime».

Pierre a tout de même eu un mental en acier trempé. Il doit être l’un des rares étudiants en France à avoir réussi sa Paces avec un bac pro. Le site d’orientation active de l’université Paris Descartes, rappelle que le bac S est le seul sésame pour réussir la première année de médecine. «En 2017, 100% des 553 étudiants admis à un des concours étaient titulaires d’un bac S (ou équivalent si bac étranger). Plus de 80% des reçus, sur l’ensemble des 4 concours, sont titulaires du bac S mention B ou TB, et moins de 3% ont un bac S mention passable».

Besançon, le taux de réussite le plus élevé

Sans dénigrer son incroyable performance, il a aussi eu la chance d’être inscrit en médecine à Besançon. Selon le site letudiant.fr, Besançon est en effet la ville où le taux de réussite est le plus élevé, avec 33,33% de réussite dans l’une des quatre filières médicales, et 26, 5 % en médecine. En comparaison, il n’est que de 12,1 % à Aix Marseille (14,1 % en médecine).

Mais avec le nouveau site Parcoursup mis en place cette année, ce genre de prouesse risque d’être impossible. En effet, les universités peuvent désormais classer les candidats, et donner la priorité aux bacheliers scientifiques. Ce qui est plutôt une bonne chose, le taux d’échec étant suffisamment élevé. Pierre a eu raison de viser une réussite du premier coup.

Comment se passe la vie d’un étudiant en médecine ? – Regarder sur Figaro Live

Source: http://etudiant.lefigaro.fr/article/il-reussit-sa-premiere-annee-de-medecine-avec-un-bac-professionnel_19a9458a-d08a-11e8-a48c-c6d2c6cff49b/
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